Pire que la pollution, la Chine face à l'étroitesse de ses ressources en eau

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Atlantico interroge Franck Galland.


Franck Galland est l'un des meilleurs spécialistes français des questions liées à la géopolitique de l'eau. Il a publié L'eau : géopolitique, enjeux, stratégies, aux éditions du CNRS (2008). Il a créé en 2011 Environmental Emergency & Security Services, cabinet d’ingénierie-conseil dont la vocation est d’accompagner les opérateurs d'infrastructures critiques eau & énergie dans l’anticipation et la gestion de situations de crises dues à des catastrophes naturelles.

La population de la Chine représente 21% de la population mondiale mais le pays ne dispose que de 7% des ressources en eau douce de la planète. Un problème d'autant plus majeur qu’il existe une très forte inégalité d'accès et une très forte pollution de cette ressource.


Atlantico : A l'heure actuelle, l'eau est le plus grand problème écologique de la Chine en raison de sa rareté et de sa pollution. Ainsi, par exemple, Pékin a les mêmes problèmes de pénurie d'eau qu'il peut y avoir dans un pays comme l'Arabie Saoudite. Quelle est la réalité de la situation dans le pays ?

Franck Galland : A l'évidence la Chine a un énorme problème de quantité comme de qualité de l'eau. Mais à cela s'ajoute un problème d'inégalité de répartition. En effet, à l'échelle nationale, il y a une moyenne de 2 100 m3 d'eau par habitant et par an. Avec ces chiffres, la Chine se situe au-dessus de la barrière de stress hydrique (estimée à 1 000 m3 d'eau par habitant et par an, ndlr). Mais en réalité, dans certains bassins du pays, notamment au nord et au nord-est, c'est-à-dire là où vivent près de 45% de la population chinoise, il n'y a que 500 m3 d'eau par habitant et par an. Ces zones sont donc à des niveaux critiques de ressources en eau. Ces provinces se retrouvent effectivement au même niveau que des pays comme l’Algérie (environ 300 m3 d’eau par habitant et par an) et le Pakistan (300 m3 d’eau par habitant et par an). Le niveau de stress hydrique est donc le même que celui de pays désertiques.

En clair, si la Chine du sud concentre 80 % des ressources en eau et 55 % de la population du pays, la Chine du nord s’apparente à un parent pauvre : elle possède moins de 15 % de l’eau disponible tout en hébergeant 45 % de la population chinoise. Force est de constater que la Chine se retrouve face à un énorme problème à régler. Problème d'autant plus important que la population chinoise est supérieure à 1,3 milliard d'habitants. Dès lors, pour nourrir l'ensemble du pays, l'agriculture a besoin de beaucoup d'eau et doit jongler avec les problèmes de pénurie.

C'est dans cette optique que fin 2012, le Comité central du parti communiste et le Conseil d'Etat ont édicté trois lignes rouges à ne pas dépasser : limiter l'usage de l'eau, améliorer l’efficacité de son utilisation sur l'ensemble du territoire et sur le nord du pays en particulier. Ainsi, il a été décidé de fixer à 700 milliards de m3 (ce qui représente les ¾ du volume de l'eau annuellement renouvelable, ndlr) la limite annuelle de ponction sur les ressources.

Avant, les autorités chinoises ne restreignaient pas l'eau à des fins industrielles, domestiques ou agricoles. Ils pompaient allègrement dans les rivières. Depuis 2012, c'est fini ! Ils n'ont plus le choix sinon ils vont tout droit à la catastrophe !

 

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A cause de la surexploitation, des rivières entières disparaissent totalement du paysage. Comment lutter contre ce phénomène ? Les immenses projets de barrages et de canaux sous-terrains sont-ils une solution suffisante ? Comment faire pour trouver un équilibre durable ?

Effectivement, il y a l'heure actuelle la mise en place de grands programmes de transferts destinés à ramener de l'eau du sud au nord. Mais c'est "déshabiller Pierre pour habiller Paul". Il faut donc trouver d'autres solutions. C'est pour cela qu'ils ont annoncé fin 2012, en même temps que les trois lignes rouges, la mise en place d'un programme d'augmentation à 60% de l'efficacité des techniques d'irrigation à horizon 2030. L'agriculture qui consomme toujours plus d'eau va donc bénéficier de lourds investissements dans ce domaine et sa consommation sera mieux gérée, mieux régulée.

Pour arriver à relever un tel défi, la Chine a pris l'exemple de Singapour et d'Israël. Aujourd'hui l'Etat hébreu réutilise 76% des ses eaux usées. Et ce dans le but d'arroser les champs agricoles, les espaces verts, la production industrielle... Grâce à cette technologie, Israël est devenu auto-suffisant dans le domaine de l'eau. Israël allait en guerre à cause de l'eau il y a trente ans, ce n'est plus le cas désormais grâce à la réutilisation des eaux et grâce à une haute-technologie dans ce domaine. Haute-technologie que les Chinois commencent tout juste à acquérir.

Par ailleurs, la Chine se met à pratiquer de plus en plus la technique du désalement de l'eau. Et les autorités s'en donnent tellement les moyens qu'à terme la Chine sera l'une des plus grandes puissances dans ce domaine. Selon des données du ministère chinois de l'Aménagement du territoire datant de 2011, le taux d'urbanisation des zones côtières va passer de 46,6% à 65% en 2030. La population chinoise sera donc de plus en plus côtière. Et qui dit côte , dit possibilité de désalement. En 2013, les stations de désalement traitent 1 million de m3/jour d'eau. Le Conseil d'Etat table sur 2,6 millions de m3/jour pour 2015.

Efficacité opérationnelle en milieu urbain, irrigation intelligente dans l'agriculture, réutilisation des eaux usées, désalement et tout une batterie de technologies que les Chinois vont copier sur les pays développés sont autant de solutions déjà mises en place pour faire face aux problèmes de l'eau dans le pays. D'autant plus que tout cela vient bien évidemment de leurs grands programmes d'aménagement hydraulique qui visent à ramener de l'eau du sud au nord.

Le problème de l'eau est pris à bras le corps par les autorités chinoises. C'est le sujet le plus important des 100 prochaines années.
Le sujet est d'autant plus d'importance qu'en 2009 la Banque mondiale a estimé que le coût global de la crise de l'eau en Chine représentait 2,3% de son PIB. A terme, comment la Chine peut-elle survivre ? Comment faire en sorte, en plus des solutions déjà envisagées, que la croissance ne soit pas affectée à ce point ?

Effectivement, la Chine subit l'impact de la crise de l'eau sur son PIB et continuera de le subir. Tout cela sans parler de la dégradation de la qualité de la ressource en eau. Car la pollution a aussi un impact très important. C'est un peu un cercle fermé dont il est difficile de sortir. Trop d'activité industrielle engendre de la pollution, la pollution induit une dégradation de la qualité des nappes, des rivières et de la qualité de l'air. La croissance chinoise va continuer à être altérée mais je pense que la Chine l'a pris en compte. Et toutes les solutions déjà évoquées vont avoir des conséquences sur la croissance. Car qui dit forts investissements dans le désalement ou dans l'irrigation intelligente, dit création d'entreprises et création d'emplois. Toutes les infrastructures développées vont à terme avoir un impact positif sur la croissance.

Autre problème économique soulevé par les problèmes d'eau en Chine : le pays se met à importer du maïs, du riz et des céréales. Auparavant, elle ne le faisait pas. Cette importation n'a pas pour objectif de nourrir la population mais bien le bétail. En effet, il faut environ 15 000 litres d'eau pour produire un kilo de viande et cela la Chine ne peut plus se le permettre. Donc ils importent du maïs. C'est donc un phénomène nouveau à prendre en compte : la Chine, auparavant auto-suffisante, se met à importer.  Et ce malgré une production record !


Le manque cruel d'eau dans le pays peut aussi avoir des conséquences internationales. En effet, les pays frontaliers (Inde, Bangladesh, Kazakhstan, Russie, Vietnam...) commencent à s'inquiéter de la surexploitation de la Chine car cela affecte leur consommation et ralentit le débit des fleuves communs. On parle d'une éventuelle guerre de l'eau. Est-ce que la situation peut dégénérer à ce point ?

Non, il faut être un peu plus modéré sur cette question. Je pense qu'aujourd'hui la Chine est consciente de la menace qu'elle fait peser sur ses pays riverains, notamment l'Inde. L'une des craintes des autorités indiennes était que le programme de transfert des eaux du sud au nord est à terme des conséquences sur l'une des sources du Brahmapoutre (fleuve qui prend sa source en Chine via le Tibet et qui traverse l'Inde et le Bangladesh, ndlr). Les autorités indiennes avaient peur de constater un ralentissement du flux de l'eau. Mais, en 2009, les Chinois ont eux-mêmes désamorcés la bombe en assurant que la dérivation prévue à l'ouest n'était pas nécessaire. Les Chinois essaient de calmer le jeu sur cette question.  Pour preuve, le nouveau président Xi Jinping a fait passer des messages très clairs à ce sujet lors de la réunion des BRICS à Durban au mois de mars. La Chine propose dont une logique partenariale avec l'Inde pour l'exploitation de ce fleuve. Il y a une inquiétude réelle  mais la Chine tente de calmer le jeu coûte que coûte.

La population de la Chine représente 21% de la population mondiale mais le pays ne dispose que de 7% des ressources en eau douce de la planète. Un problème d'autant plus majeur qu’il existe une très forte inégalité d'accès et une très forte pollution de cette ressource.

Atlantico : A l'heure actuelle, l'eau est le plus grand problème écologique de la Chine en raison de sa rareté et de sa pollution. Ainsi, par exemple, Pékin a les mêmes problèmes de pénurie d'eau qu'il peut y avoir dans un pays comme l'Arabie Saoudite. Quelle est la réalité de la situation dans le pays ?

Franck Galland : A l'évidence la Chine a un énorme problème de quantité comme de qualité de l'eau. Mais à cela s'ajoute un problème d'inégalité de répartition. En effet, à l'échelle nationale, il y a une moyenne de 2 100 m3 d'eau par habitant et par an. Avec ces chiffres, la Chine se situe au-dessus de la barrière de stress hydrique (estimée à 1 000 m3 d'eau par habitant et par an, ndlr). Mais en réalité, dans certains bassins du pays, notamment au nord et au nord-est, c'est-à-dire là où vivent près de 45% de la population chinoise, il n'y a que 500 m3 d'eau par habitant et par an. Ces zones sont donc à des niveaux critiques de ressources en eau. Ces provinces se retrouvent effectivement au même niveau que des pays comme l’Algérie (environ 300 m3 d’eau par habitant et par an) et le Pakistan (300 m3 d’eau par habitant et par an). Le niveau de stress hydrique est donc le même que celui de pays désertiques.

En clair, si la Chine du sud concentre 80 % des ressources en eau et 55 % de la population du pays, la Chine du nord s’apparente à un parent pauvre : elle possède moins de 15 % de l’eau disponible tout en hébergeant 45 % de la population chinoise. Force est de constater que la Chine se retrouve face à un énorme problème à régler. Problème d'autant plus important que la population chinoise est supérieure à 1,3 milliard d'habitants. Dès lors, pour nourrir l'ensemble du pays, l'agriculture a besoin de beaucoup d'eau et doit jongler avec les problèmes de pénurie.

 C'est dans cette optique que fin 2012, le Comité central du parti communiste et le Conseil d'Etat ont édicté trois lignes rouges à ne pas dépasser : limiter l'usage de l'eau, améliorer l’efficacité de son utilisation sur l'ensemble du territoire et sur le nord du pays en particulier. Ainsi, il a été décidé de fixer à 700 milliards de m3 (ce qui représente les ¾ du volume de l'eau annuellement renouvelable, ndlr) la limite annuelle de ponction sur les ressources. Avant, les autorités chinoises ne restreignaient pas l'eau à des fins industrielles, domestiques ou agricoles. Ils pompaient allègrement dans les rivières. Depuis 2012, c'est fini ! Ils n'ont plus le choix sinon ils vont tout droit à la catastrophe !

A cause de la surexploitation, des rivières entières disparaissent totalement du paysage. Comment lutter contre ce phénomène ? Les immenses projets de barrages et de canaux sous-terrains sont-ils une solution suffisante ? Comment faire pour trouver un équilibre durable ?

Effectivement, il y a l'heure actuelle la mise en place de grands programmes de transferts destinés à ramener de l'eau du sud au nord. Mais c'est "déshabiller Pierre pour habiller Paul". Il faut donc trouver d'autres solutions. C'est pour cela qu'ils ont annoncé fin 2012, en même temps que les trois lignes rouges, la mise en place d'un programme d'augmentation à 60% de l'efficacité des techniques d'irrigation à horizon 2030. L'agriculture qui consomme toujours plus d'eau va donc bénéficier de lourds investissements dans ce domaine et sa consommation sera mieux gérée, mieux régulée.

Pour arriver à relever un tel défi, la Chine a pris l'exemple de Singapour et d'Israël. Aujourd'hui l'Etat hébreu réutilise 76% des ses eaux usées. Et ce dans le but d'arroser les champs agricoles, les espaces verts, la production industrielle... Grâce à cette technologie, Israël est devenu auto-suffisant dans le domaine de l'eau. Israël allait en guerre à cause de l'eau il y a trente ans, ce n'est plus le cas désormais grâce à la réutilisation des eaux et grâce à une haute-technologie dans ce domaine. Haute-technologie que les Chinois commencent tout juste à acquérir. 

Par ailleurs, la Chine se met à pratiquer de plus en plus la technique du désalement de l'eau. Et les autorités s'en donnent tellement les moyens qu'à terme la Chine sera l'une des plus grandes puissances dans ce domaine. Selon des données du ministère chinois de l'Aménagement du territoire datant de 2011, le taux d'urbanisation des zones côtières va passer de 46,6% à 65% en 2030. La population chinoise sera donc de plus en plus côtière. Et qui dit côte , dit possibilité de désalement. En 2013, les stations de désalement traitent 1 million de m3/jour d'eau. Le Conseil d'Etat table sur 2,6 millions de m3/jour pour 2015.

 Efficacité opérationnelle en milieu urbain, irrigation intelligente dans l'agriculture, réutilisation des eaux usées, désalement et tout une batterie de technologies que les Chinois vont copier sur les pays développés sont autant de solutions déjà mises en place pour faire face aux problèmes de l'eau dans le pays. D'autant plus que tout cela vient bien évidemment de leurs grands programmes d'aménagement hydraulique qui visent à ramener de l'eau du sud au nord.

Le problème de l'eau est pris à bras le corps par les autorités chinoises. C'est le sujet le plus important des 100 prochaines années.


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Les Etats unis vendent un permis de tuer un rhinocéros pour 350000 $

Publié le par Notre Terre

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Immoral, monstrueux, inhumain, il n'y a pas assez de qualificatifs pour qualifier ce qu'il se passe.

 

Un permis de chasser un rhinocéros noir en Namibie a été vendu aux enchères pour 350.000 dollars (256.000 euros) samedi à Dallas, aux Etats-Unis.

Le produit de la vente doit financer la protection d'espèces animales menacées mais les associations de défense des animaux jugent l'opération immorale.

Le permis autorise à tuer un seul rhinocéros trop vieux pour se reproduire et il prévoit que le chasseur soit accompagné de gardes namibiens chargés de veiller à ce que l'animal chassé corresponde aux critères prévus.

Le Safari Club de Dallas, organisateur des enchères à l'occasion de sa convention annuelle, visait un prix de 250.000 à un million de dollars.

"Les biologistes en Namibie espéraient que les enchères organisées aux Etats-Unis dégagent un produit record destiné à la préservation des rhinocéros, et c'est exactement ce qui s'est passé", a déclaré Ben Carter, directeur général du club.

"Ces animaux ne contribuent plus à la croissance de la population et, par beaucoup d'aspects, ils nuisent à la croissance de la population parce que les rhinocéros noirs sont très agressifs et jaloux de leur territoire. Très souvent, ils tuent les plus jeunes, les reproducteurs."

Plus de 75.000 personnes avaient signé une pétition en ligne sur le site www.causes.com pour tenter d'empêcher la vente.

Il reste environ 25.000 rhinocéros en Afrique, 20.000 blancs et 5.000 noirs, dont la majorité vivent en Afrique du Sud.

La Namibie, comme l'Afrique du Sud, autorise une chasse encadrée conforme aux règles internationales dont les recettes sont allouées au financement des réserves naturelles.

Mais près de 950 rhinocéros ont été tués par des braconniers rien qu'en Afrique du sud en 2013 selon le ministère de l'Environnement.

En Namibie, les braconniers n'ont tué que dix animaux depuis 2006 selon le réseau international de surveillance TRAFFIC.

 

 


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Japon : Des aliments empoisonnés aux pesticides causent des milliers d’intoxications

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De millions de produits surgelés ont été rappelés en magasin après que des milliers de Japonais aient été intoxiqués par la présence de pesticides.
360 plaintes ont déjà été déposées mardi et la médiatisation du scandale devrait multiplier ce chiffre dans les prochains jours. Fin décembre, c’est la filiale Aqlifoods qui avait alerté sur la présence inexpliquée d’un pesticide appelé malathion – interdit en France depuis 2008 – sur plusieurs produits surgelés fabriqués dans une usine de la préfecture de Gunma. Ce sont des clients dérangés par une étrange odeur qui avaient contacté l’entreprise quelques jours auparavant.

Principalement utilisé dans l’agriculture comme produit antiparasitaire, ce pesticide est très toxique pour les insectes. Lorsqu’il se décompose en malaoxon, il devient particulièrement toxique pour l’homme (60 fois plus que le malathion). 6,4 millions d’articles ont été rappelés en magasin, notamment des pizzas et aliments pour bébés dont l’ingestion a provoqué des diarrhées, vomissements et autres troubles. Toutefois, à ce jour, seuls 1,49 million d’articles avaient été récupérés.

Depuis le 29 décembre, jour de la première annonce de rappel diffusée par Aqlifoods, la filiale aurait reçu pas moins de 630 000 appels de personnes ayant acheté ou consommé les produits concernés. Des soupçons d’ajout délibéré de malathion lors du processus de production pèsent sur l’usine de fabrication du fait d’une teneur en pesticide particulièrement élevée. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur l’affaire.

 


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Hong Kong : la pollution est telle qu'elle fait fuir les investisseurs

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Hong Kong suffoque dans un nuage de pollution qui fait tousser les milieux d'affaires, inquiets de voir la mégapole financière perdre son statut et sa matière grise au profit de concurrentes plus "propres".

 

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"Pas mal de gens sont déjà partis" à cause de la pollution, assure James Middleton, président de l'association Clear the Air qui mène la guerre aux véhicules "sales" dont les rejets enveloppent Hong Kong d'une brume mortifère.

L'ancienne colonie britannique publie depuis le 30 décembre des mesures de pollution atmosphérique plus précises, compilées dans un nouvel Indice sanitaire de qualité de l'air (AQHI).


En dix jours, les niveaux de pollution n'ont pas quitté la zone d'alerte et atteint à quatre reprises le plus haut niveau de dangerosité qui recommande à la population de limiter les sorties en extérieur.

De nombreux Hongkongais ont fait part de leur inquiétude sur Twitter ou Facebook depuis la publication de l'indice, dont les associations écologistes espèrent qu'il va contraindre les autorités, accusées de laxisme, à prendre le problème à bras-le-corps.


Il "va certainement pousser le gouvernement à faire quelque chose", estime ainsi le responsable de l'ONG Clean Air Network, Kwong Sum-yin.

L'indice mesure les niveaux de concentration de plusieurs particules polluantes et les compare avec les admissions hospitalières pour troubles respiratoires et cardiovasculaires.

Le chef de l'exécutif hongkongais, Leung Chun-ying, s'est engagé à faire de la lutte contre la pollution de l'air une priorité de son mandat quinquennal.

Le gouvernement prévoit le remplacement de plus de 80.000 véhicules diesel entre 2014 et 2019 et des normes environnementales plus strictes pour les navires qui visitent le port de Hong Kong, l'un des plus fréquentés au monde.

Un programme de remplacement des pots catalytiques sur 20.000 véhicules supplémentaires, essentiellement des taxis, a démarré en octobre afin de réduire les émissions d'oxyde d'azote.


"Les familles finiront par partir"


Mais les ONG se plaignent de la lenteur avec laquelle ces mesures sont mises en oeuvre.

"Nous ne sommes pas satisfaits du calendrier", confirme Kwong Sum-yin.

Melonie Chau, de Friends of the Earth, préconise d'instaurer un système de circulation alternée en cas de pic de pollution, une gageure apparente dans ce temple du capitalisme financier où bus, tramways et taxis côtoient Lamborghini, Ferrari, Porsche et Rolls-Royce avec chauffeur.

Sauf que le sujet touche justement au portefeuille: Hong Kong a perdu son leadership mondial au classement 2013 des villes les plus compétitives dressé par l'International Institute for Management Development de Lausanne, se faisant dépasser par les États-Unis et la Suisse.

 

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Les milieux d'affaires attribuent ce recul à la pollution et craignent qu'elle n'entache durablement la réputation de Hong Kong, nuisant à son attractivité auprès des talents étrangers dont la ville a besoin pour maintenir son rang en Asie.

"Je me verrais bien vivre quelques années à Hong Kong, mais y élever des enfants? J'y réfléchirais à deux fois", témoigne un touriste, Todd Scott, cadre supérieur canadien de 37 ans, en contemplant les gratte-ciel pris dans la suie.

James Middleton, de Clear the Air, prédit que "toutes les familles avec enfants, ainsi que ceux qui souffrent d'asthme, finiront pas partir".

Les mois d'hiver sont les plus pollués avec les vents du nord qui poussent de l'air chargé d'émissions toxiques en provenance de Chine populaire. Hong Kong est située à l'embouchure de la Rivière des perles, une région industrielle parmi les plus denses de Chine.


La concentration de particules fines en suspension (PM2.5) a même atteint le niveau de celles mesurées à Pékin le 10 janvier, une référence peu flatteuse en la matière, selon le site d'information chinois aqicn.org.

 

 



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Victoire de pêcheurs chiliens contre la centrale espagnole Endesa

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La Cour suprême du Chili a intimé vendredi au géant espagnol de l'électricité Endesa de s'assurer que la centrale thermoélectrique de Bocamina (sud) respecte les normes environnementales, après la plainte d'un collectif de pêcheurs.


La Cour a relevé «l'existence de lacunes technologiques dans les pompes» de la centrale à charbon qui entraînerait «l'aspiration massive d'organismes dans ses systèmes de captation d'eau de mer», selon l'arrêt dont l'AFP a reçu une copie.

Cette décision contraint Endesa à corriger ces dysfonctionnements, sous la surveillance de la Superintendance de l'environnement (publique), dans cette centrale d'une capacité de production de 750 mégawatts. La centrale fournit 8% de l'électricité distribuée par le système central interconnecté, qui assure 94% de la distribution nationale.


Après cette décision, qui ne mentionne pas de délai, Endesa, filiale du groupe italien Enel, a annoncé qu'un plan était déjà en cours «pour éviter l'aspiration des organismes» par les pompes de la centrale.

La plainte à l'origine de cette décision avait été déposée par un groupe de 500 pêcheurs de Lo Rojas, une localité située à 550 km au sud de Santiago. Selon ces derniers, la captation de ressources halieutiques par la centrale perturbe fortement leur activité. Selon eux, algues, crabes et autres crustacés étaient en voie de disparition dans la zone.


En première instance, un tribunal de Concepcion (sud) avait décidé la suspension de l'unité II de la centrale, qui demeure à l'arrêt aujourd'hui. Bocamina I poursuit en revanche sa production.

«Nous sommes satisfaits de cette décision parce qu'Endesa a généré des dommages économiques en provoquant la mort et la perte de l'écosystème marin qui alimente la pêche artisanale», a déclaré à l'AFP Lorenzo Soto, avocat des pêcheurs.


En mars 2013, la justice avait déjà gelé la construction d'une centrale thermoélectrique d'Endesa à Punta Alcalde (nord) après un recours judiciaire présenté par un groupe de pêcheurs accusant le projet de contaminer le parc national Llanos de Challe et la réserve nationale Pinguinos de Humboldt.

Le système électrique chilien, qui présente un déficit important, devra augmenter de 50% sa capacité de production actuelle de 16.900 MW au cours des 20 prochaines années, selon le gouvernement.

 

 


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