Les Etats unis vendent un permis de tuer un rhinocéros pour 350000 $

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Immoral, monstrueux, inhumain, il n'y a pas assez de qualificatifs pour qualifier ce qu'il se passe.

 

Un permis de chasser un rhinocéros noir en Namibie a été vendu aux enchères pour 350.000 dollars (256.000 euros) samedi à Dallas, aux Etats-Unis.

Le produit de la vente doit financer la protection d'espèces animales menacées mais les associations de défense des animaux jugent l'opération immorale.

Le permis autorise à tuer un seul rhinocéros trop vieux pour se reproduire et il prévoit que le chasseur soit accompagné de gardes namibiens chargés de veiller à ce que l'animal chassé corresponde aux critères prévus.

Le Safari Club de Dallas, organisateur des enchères à l'occasion de sa convention annuelle, visait un prix de 250.000 à un million de dollars.

"Les biologistes en Namibie espéraient que les enchères organisées aux Etats-Unis dégagent un produit record destiné à la préservation des rhinocéros, et c'est exactement ce qui s'est passé", a déclaré Ben Carter, directeur général du club.

"Ces animaux ne contribuent plus à la croissance de la population et, par beaucoup d'aspects, ils nuisent à la croissance de la population parce que les rhinocéros noirs sont très agressifs et jaloux de leur territoire. Très souvent, ils tuent les plus jeunes, les reproducteurs."

Plus de 75.000 personnes avaient signé une pétition en ligne sur le site www.causes.com pour tenter d'empêcher la vente.

Il reste environ 25.000 rhinocéros en Afrique, 20.000 blancs et 5.000 noirs, dont la majorité vivent en Afrique du Sud.

La Namibie, comme l'Afrique du Sud, autorise une chasse encadrée conforme aux règles internationales dont les recettes sont allouées au financement des réserves naturelles.

Mais près de 950 rhinocéros ont été tués par des braconniers rien qu'en Afrique du sud en 2013 selon le ministère de l'Environnement.

En Namibie, les braconniers n'ont tué que dix animaux depuis 2006 selon le réseau international de surveillance TRAFFIC.

 

 


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Japon : Des aliments empoisonnés aux pesticides causent des milliers d’intoxications

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De millions de produits surgelés ont été rappelés en magasin après que des milliers de Japonais aient été intoxiqués par la présence de pesticides.
360 plaintes ont déjà été déposées mardi et la médiatisation du scandale devrait multiplier ce chiffre dans les prochains jours. Fin décembre, c’est la filiale Aqlifoods qui avait alerté sur la présence inexpliquée d’un pesticide appelé malathion – interdit en France depuis 2008 – sur plusieurs produits surgelés fabriqués dans une usine de la préfecture de Gunma. Ce sont des clients dérangés par une étrange odeur qui avaient contacté l’entreprise quelques jours auparavant.

Principalement utilisé dans l’agriculture comme produit antiparasitaire, ce pesticide est très toxique pour les insectes. Lorsqu’il se décompose en malaoxon, il devient particulièrement toxique pour l’homme (60 fois plus que le malathion). 6,4 millions d’articles ont été rappelés en magasin, notamment des pizzas et aliments pour bébés dont l’ingestion a provoqué des diarrhées, vomissements et autres troubles. Toutefois, à ce jour, seuls 1,49 million d’articles avaient été récupérés.

Depuis le 29 décembre, jour de la première annonce de rappel diffusée par Aqlifoods, la filiale aurait reçu pas moins de 630 000 appels de personnes ayant acheté ou consommé les produits concernés. Des soupçons d’ajout délibéré de malathion lors du processus de production pèsent sur l’usine de fabrication du fait d’une teneur en pesticide particulièrement élevée. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur l’affaire.

 


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Hong Kong : la pollution est telle qu'elle fait fuir les investisseurs

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Hong Kong suffoque dans un nuage de pollution qui fait tousser les milieux d'affaires, inquiets de voir la mégapole financière perdre son statut et sa matière grise au profit de concurrentes plus "propres".

 

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"Pas mal de gens sont déjà partis" à cause de la pollution, assure James Middleton, président de l'association Clear the Air qui mène la guerre aux véhicules "sales" dont les rejets enveloppent Hong Kong d'une brume mortifère.

L'ancienne colonie britannique publie depuis le 30 décembre des mesures de pollution atmosphérique plus précises, compilées dans un nouvel Indice sanitaire de qualité de l'air (AQHI).


En dix jours, les niveaux de pollution n'ont pas quitté la zone d'alerte et atteint à quatre reprises le plus haut niveau de dangerosité qui recommande à la population de limiter les sorties en extérieur.

De nombreux Hongkongais ont fait part de leur inquiétude sur Twitter ou Facebook depuis la publication de l'indice, dont les associations écologistes espèrent qu'il va contraindre les autorités, accusées de laxisme, à prendre le problème à bras-le-corps.


Il "va certainement pousser le gouvernement à faire quelque chose", estime ainsi le responsable de l'ONG Clean Air Network, Kwong Sum-yin.

L'indice mesure les niveaux de concentration de plusieurs particules polluantes et les compare avec les admissions hospitalières pour troubles respiratoires et cardiovasculaires.

Le chef de l'exécutif hongkongais, Leung Chun-ying, s'est engagé à faire de la lutte contre la pollution de l'air une priorité de son mandat quinquennal.

Le gouvernement prévoit le remplacement de plus de 80.000 véhicules diesel entre 2014 et 2019 et des normes environnementales plus strictes pour les navires qui visitent le port de Hong Kong, l'un des plus fréquentés au monde.

Un programme de remplacement des pots catalytiques sur 20.000 véhicules supplémentaires, essentiellement des taxis, a démarré en octobre afin de réduire les émissions d'oxyde d'azote.


"Les familles finiront par partir"


Mais les ONG se plaignent de la lenteur avec laquelle ces mesures sont mises en oeuvre.

"Nous ne sommes pas satisfaits du calendrier", confirme Kwong Sum-yin.

Melonie Chau, de Friends of the Earth, préconise d'instaurer un système de circulation alternée en cas de pic de pollution, une gageure apparente dans ce temple du capitalisme financier où bus, tramways et taxis côtoient Lamborghini, Ferrari, Porsche et Rolls-Royce avec chauffeur.

Sauf que le sujet touche justement au portefeuille: Hong Kong a perdu son leadership mondial au classement 2013 des villes les plus compétitives dressé par l'International Institute for Management Development de Lausanne, se faisant dépasser par les États-Unis et la Suisse.

 

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Les milieux d'affaires attribuent ce recul à la pollution et craignent qu'elle n'entache durablement la réputation de Hong Kong, nuisant à son attractivité auprès des talents étrangers dont la ville a besoin pour maintenir son rang en Asie.

"Je me verrais bien vivre quelques années à Hong Kong, mais y élever des enfants? J'y réfléchirais à deux fois", témoigne un touriste, Todd Scott, cadre supérieur canadien de 37 ans, en contemplant les gratte-ciel pris dans la suie.

James Middleton, de Clear the Air, prédit que "toutes les familles avec enfants, ainsi que ceux qui souffrent d'asthme, finiront pas partir".

Les mois d'hiver sont les plus pollués avec les vents du nord qui poussent de l'air chargé d'émissions toxiques en provenance de Chine populaire. Hong Kong est située à l'embouchure de la Rivière des perles, une région industrielle parmi les plus denses de Chine.


La concentration de particules fines en suspension (PM2.5) a même atteint le niveau de celles mesurées à Pékin le 10 janvier, une référence peu flatteuse en la matière, selon le site d'information chinois aqicn.org.

 

 



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Victoire de pêcheurs chiliens contre la centrale espagnole Endesa

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La Cour suprême du Chili a intimé vendredi au géant espagnol de l'électricité Endesa de s'assurer que la centrale thermoélectrique de Bocamina (sud) respecte les normes environnementales, après la plainte d'un collectif de pêcheurs.


La Cour a relevé «l'existence de lacunes technologiques dans les pompes» de la centrale à charbon qui entraînerait «l'aspiration massive d'organismes dans ses systèmes de captation d'eau de mer», selon l'arrêt dont l'AFP a reçu une copie.

Cette décision contraint Endesa à corriger ces dysfonctionnements, sous la surveillance de la Superintendance de l'environnement (publique), dans cette centrale d'une capacité de production de 750 mégawatts. La centrale fournit 8% de l'électricité distribuée par le système central interconnecté, qui assure 94% de la distribution nationale.


Après cette décision, qui ne mentionne pas de délai, Endesa, filiale du groupe italien Enel, a annoncé qu'un plan était déjà en cours «pour éviter l'aspiration des organismes» par les pompes de la centrale.

La plainte à l'origine de cette décision avait été déposée par un groupe de 500 pêcheurs de Lo Rojas, une localité située à 550 km au sud de Santiago. Selon ces derniers, la captation de ressources halieutiques par la centrale perturbe fortement leur activité. Selon eux, algues, crabes et autres crustacés étaient en voie de disparition dans la zone.


En première instance, un tribunal de Concepcion (sud) avait décidé la suspension de l'unité II de la centrale, qui demeure à l'arrêt aujourd'hui. Bocamina I poursuit en revanche sa production.

«Nous sommes satisfaits de cette décision parce qu'Endesa a généré des dommages économiques en provoquant la mort et la perte de l'écosystème marin qui alimente la pêche artisanale», a déclaré à l'AFP Lorenzo Soto, avocat des pêcheurs.


En mars 2013, la justice avait déjà gelé la construction d'une centrale thermoélectrique d'Endesa à Punta Alcalde (nord) après un recours judiciaire présenté par un groupe de pêcheurs accusant le projet de contaminer le parc national Llanos de Challe et la réserve nationale Pinguinos de Humboldt.

Le système électrique chilien, qui présente un déficit important, devra augmenter de 50% sa capacité de production actuelle de 16.900 MW au cours des 20 prochaines années, selon le gouvernement.

 

 


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2013 : année record pour les ventes de véhicules électriques et hybrides

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Les ventes de voitures électriques et hybrides ont connu une forte progression l'an dernier en France et représentent 3,1% de part de marché.

 

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Les ventes de voitures électriques se sont envolées de 55% à 8.779 unités, tirées par la Renault Zoé, la Nissan Leaf et la Bluecar de Bolloré utilisée dans le cadre du système d'autopartage Autolib' en région parisienne et bluely à Lyon, selon un communiqué de l'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique.


«C'est en grande partie des collectivités locales et des entreprises qui les achètent», précise Joseph Beretta, président de l'Avere. «Mais la Zoé rebat les cartes» car la marque au losange vise avant tout les particuliers avec sa citadine, explique-t-il.

Le nombre d'utilitaires légers électriques a bondi de 42% à 5.175, avec le Renault Kangoo II en tête, selon le communiqué.


La progression des ventes de modèles hybrides est encore plus forte. Elles ont quasiment doublé pour atteindre 41.389 véhicules, dont 28.676 dotés d'une motorisation essence et 12.713 dotés d'une motorisation diesel, selon l'Avere.

Si ces chiffres sont en forte hausse, ils ne représentent qu'une goutte d'eau des 1,79 million de voitures neuves écoulées l'an dernier dans l'Hexagone.

«La France reste le leader des ventes de véhicules électriques et hybrides en Europe», selon le communiqué, devant la Norvège et l'Allemagne. Ce devrait encore être le cas cette année, selon M. Beretta.


«En 2020, nous estimons que le parc roulant électriques et hybrides (voitures particulières et véhicules utilitaires légers) en France dépassera les 800.000 véhicules», fait-il savoir.

 

 


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