Le monde sans foi, ni loi de la finance s'engage en faveur du climat

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Le monde sans foi, ni loi de la finance s'engage en faveur du climat

 

 

C'est l'histoire de satan qui se réveille un matin et qui se dit qu'il va donner des ronds à la fondation Brigitte Bardot. Voilà l'effet que ça me fait. De belles annonces, de belles promesses qui n'engagent que ceux qui les écoutent. Il est à rappeler que la finance mondiale est basée sur le capitalisme et la mondialisation, responsable et unique coupable du déréglement climatique et de l'effondrement de la biosphère.

 

La sphère financière veut réduire voire arrêter le financement du charbon, investir dans les énergies vertes, publier l'empreinte carbone de ses portefeuilles d'actifs... Les gansters en cravate ont multiplié les annonces en faveur du climat vendredi, mais les ONG se demandent légitimement si elles seront suivies d'effets.

 

A la tribune du «Climate finance day», forum financier organisé en vue de la COP21, la grande conférence internationale qui se tiendra à Paris en décembre, les interlocuteurs étaient formels: le monde financier a conscience de l'enjeu du réchauffement climatique et est prêt à assumer sa part de l'effort.

 

L'assureur Axa a ouvert le bal, son PDG annonçant une série de mesures, dont un retrait de ses investissements placés dans les entreprises les plus consommatrices de charbon à hauteur de 500 millions d'euros.

 

Dans le détail, l'assureur sortira du capital des compagnies minières dont plus de 50% du chiffre d'affaires provient du charbon et de celui des énergéticiens dont plus de 50% du chiffre d'affaires est issu de centrales à charbon.

 

Parallèlement, il s'est engagé à tripler ses investissements verts d'ici 2020 pour atteindre plus de 3 milliards d'euros.

La banque Crédit Agricole a également annoncé il y a quelques jours son souhait de stopper tout financement du charbon.

La Caisse des dépôts a pour sa part indiqué qu'elle allait publier l'empreinte carbone de toutes les entreprises dont elle est actionnaire -- en fait, toutes celles du CAC 40 -- et les inciter à réduire cette empreinte sous peine de retirer ses fonds. Elle consacrera également 15 milliards d'euros au financement de la transition énergétique entre 2014 et 2017 sous la forme de prêts aux collectivités locales et aux entreprises.

 

Pour Les Amis de la Terre, si ces annonces vont dans la bonne direction, la question qui se pose désormais est celle de la transparence, du suivi de l'engagement et de la vérification, indique à l'AFP Lucie Pinson, chargée de campagne au sein de l'ONG.

 

 

«C'est insuffisant pour l'instant mais si ça lance un signal, une dynamique pour le marché, c'est bien», estime-telle.

Les financements du charbon, responsable de 45% des émissions de gaz à effet de serre, proviennent pour plus de la moitié du marché, et non directement des banques, explique-t-elle.

Reste qu'en France, le premier créancier de cette énergie fossile, BNP Paribas, ne s'est pas engagé, souligne-t-elle, regrettant aussi le flou des critères des annonces faites par les acteurs financiers.

 

«Stopper le financement des énergies fossiles, qui représentent 75% de l'énergie, 95% des transports, n'est pas réaliste. La transition va se faire peu à peu et ces entreprises ont besoin de financements pour investir dans les énergies propres», objecte de son côté Abyd Karmali de Bank of America, banque américaine qui a également annoncé son intention de réduire son exposition au charbon.

 

Pour M. Karmali, il existe de réelles incitations pour le secteur à s'engager dans la finance verte. «Les marchés financiers commencent à se réorienter sérieusement vers le secteur, pour plusieurs raisons: le couple rendement/risque est orienté dans la bonne direction, grâce à la baisse des coûts des énergies renouvelables, au contexte favorable que créent les politiques mondiales et au développement de nouveaux produits».

 

En outre, selon Philippe Germa, le directeur général de WWF France, le secteur n'a pas le choix: «la finance est au cœur de nos attentes, elle doit comprendre que les choses vont changer».

Le problème, c'est qu'elle est structurée pour le court terme, alors que les besoins de l'écologie s'inscrivent dans le long terme, regrette-t-il.

 

Pour lui, les annonces du jour sont encourageantes, même si elles ne marquent que le démarrage d'une transition. «On espère que ce n'est pas du +greenwashing+, il va falloir maintenant travailler en profondeur avec eux».

 

La prochaine étape, décisive, restera l'éventuel accord des pays participant à la conférence sur le climat, sans lequel le secteur privé ne pourra pas faire grand-chose, selon lui.

Pour Thomas Vellacott, directeur général de WWF Suisse, cette conférence se prépare sous de meilleures auspices que les précédentes, justement du fait de l'adhésion unanime du secteur privé et financier.

 

 

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Les grands projets français d'énergies marines

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Les grands projets français d'énergies marines

 

 

De la technologie marine la plus mûre, l'éolien offshore, à la plus expérimentale, l'énergie thermique des mers, en passant par les hydroliennes, voici les principaux projets d'énergies marines renouvelables au large de la France.

- Six projets de parcs éoliens marins, de 450 à 498 mégawatts (MW) chacun, soit l'équivalent chacun de la consommation électrique annuelle de 600.000 à 700.000 personnes, ont été choisis par le gouvernement après deux appels d'offres. La France n'atteindra toutefois pas son objectif de 6.000 MW dans ce domaine en 2020.

 

Alors que selon le GWEC (conseil mondial de l'énergie éolienne), 2.488 turbines étaient opérationnelles fin 2014 sur 74 sites au large de 11 pays d'Europe, les quatre premiers champs français sont annoncés pour 2018 à 2020.

Trois sont menés par EDF au large de Fécamp en Seine-Maritime (83 éoliennes de 6 MW, à 13 km minimum des côtes), de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados (75 éoliennes, à 10 km minimum des côtes) et de Saint-Nazaire (80 éoliennes, à plus de 12 km). Les machines sont construites par Alstom. Les enquêtes publiques sont prévues au second semestre 2015.

 

Un quatrième est prévu pour 2020 au large de Saint-Brieuc (62 éoliennes de 8 MW à 17 km minimum des côtes), mené par l'espagnol Iberdrola. Les éoliennes

doivent être fabriquées par Adwen, récente société commune d'Areva et de l'espagnol Gamesa. L'enquête publique est prévue en 2016.

 

Ces quatre parcs de 2 à 2,5 milliards d'euros chacun doivent créer 10.000 emplois directs, avait annoncé Paris en 2012.

Deux autres parcs de 62 éoliennes chacun ont été ensuite choisis par le gouvernement pour une mise en service «envisagée à partir de 2021». Ils seront construits au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée). Leur maître d'oeuvre, Engie (ex-GDF Suez), a assuré que ces projets d'une capacité totale de 1.000 mégawatts allaient créer 6.000 emplois directs et indirects.

 

 

- Hors appels d'offre, un parc de 30 MW via 13 éoliennes flottantes (les autres sont posées au sol) est annoncé par le port de Marseille à l'horizon 2018 au large de Fos-sur-Mer.

- En matière d'hydroliennes, deux projets de fermes pilotes, à l'horizon 2018, ont été choisis par le gouvernement, au large de Cherbourg. L'un de 5,6 MW (quatre hydroliennes) est mené par Engie et Alstom, l'autre, de 14 MW (sept hydroliennes), par EDF et DCNS.

Dans cette technologie, la France est «plutôt en avance», selon le syndicat des énergies renouvelables (SER). Une dizaine seulement de ces turbines immergées qui tournent avec les courants créés par les marées sont testées dans le monde, selon le SER.

 

- Enfin, DCNS a annoncé la construction d'ici 2018, en Martinique, d'une centrale flottante de 15 MW exploitant la différence de température entre la surface et le fond de la mer, un concept réservé aux eaux tropicales.

 

 

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Vidéo : le mensonge dans lequel nous vivons

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Une vidéo courte et simple, qui explique simplement comment nous vivons et les mensonges qui entourent nos vies.

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Le massacre des rhinocéros s'est accéléré en Afrique du Sud...

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Le massacre des rhinocéros s'est accéléré en Afrique du Sud...

 

 

Mais qu'est ce qu'on attend pour arrêter ces massacres?

 

Le rythme du massacre des rhinocéros s'est encore accéléré en Afrique du Sud, avec 393 animaux tués par des braconniers sur les quatre premiers mois de l'année, une progression de près de 18% en un an, a indiqué dimanche la ministre de l'Environnement.

 

«A la fin avril 2015, le nombre de rhinocéros que nous avons perdus à cause des braconniers était de 393 pour l'ensemble du pays», contre 331 sur la période correspondante de 2014, a déploré la ministre Edna Molewa.

Le célèbre parc national Kruger, à la frontière avec le Mozambique (nord-est), reste le plus touché avec 290 animaux abattus, contre 212 un an plus tôt, a-t-elle précisé lors d'une conférence de presse.

 

Cette progression du braconnage malgré l'intervention de l'armée est d'autant plus inquiétante que l'on approche du moment où la mortalité va être supérieure aux naissances parmi les quelque 20.700 rhinocéros sud-africains - qui constituent environ 80% de la population mondiale.

Elle s'explique par la vente à prix d'or des cornes en Asie, en particulier au Vietnam, où elles sont prisées dans la médecine traditionnelle. La corne des rhinocéros est pourtant exclusivement composée de kératine, comme les ongles humains.

 

Les records sont tristement battus les uns après les autres: les statistiques officielles montrent que 1.215 rhinocéros avaient été abattus par des braconniers en Afrique du Sud en 2014, contre 1.004 en 2013, 668 en 2012, 448 en 2011, 333 en 2010, 122 en 2009, 83 en 2008 et seulement 13 en 2007.

 

Or, de nombreux spécialistes estiment que ces chiffres sous-estiment la réalité, de nombreuses carcasses échappant au macabre recensement des rangers.

La ministre Edna Molewa a quand même voulu se montrer optimiste dimanche, estimant que les efforts du gouvernement sud-africain pour lutter contre le braconnage «portent leur fruits» même si certaines stratégies doivent être affinées.

 

«Nous sommes sur le pied de guerre, nous pensons vraiment que ce combat devra être gagné et nous allons gagner», a-t-elle déclaré, notant que le nombre d'arrestations progresse.

Les autorités sud-africaines ont notamment mis à l'abri des rhinocéros du parc Kruger dans des zones spécialement protégées et 192 animaux ont été déplacés ailleurs en Afrique du Sud et dans les pays voisins. Plus de 200 rhinocéros doivent également être vendus au privé.

 

«Ce gouvernement ne gagnera pas cette bataille seul, mais grâce à des efforts réels et tangibles de nous tous», a lancé la ministre.

 

Pour signer la pétition c'est ici :

 

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/991/non-a-la-legalisation-du-commerce-des-cornes-de-rhinoceros

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Le champignon qui fait trembler Monsanto

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Le champignon qui fait trembler Monsanto

 

 

Un chercheur américain a découvert un moyen de remplacer les pesticides agricoles par des champignons naturels. Il ambitionne de révolutionner le secteur.

Remplacer les pesticides par des champignons! Telle est l'idée de Paul Stamets, un biologiste américain spécialiste reconnu de mycologie -l'étude des champignons, en termes profanes. Le brevet qu'il a déposé à ce sujet en 2006 est passé relativement inaperçu. Il pourrait néanmoins révolutionner l'agriculture mondiale, aux dépends des tentaculaires multinationales du secteur.

 

Paul Stamets. Une épine dans le pied du géant Monsanto depuis plus d'une décennie. Réapparue le mois dernier dans divers médias collaboratifs ou contestataires, sa découverte centrale est relative aux champignons entomopathogènes -parasitant les insectes. Par une opération biologique complexe, le chercheur en fait de redoutables tueurs d'insectes. Un test sur les fourmis lui a permis de constater l'efficacité de ce bio-pesticide, les cobayes se trouvant «momifiés» par le champignon. Le brevet qu'a déposé Stamets en 2006 couvre plus de 200.000 espèces et permettrait donc de lutter naturellement contre les parasites agricoles.

 

«Une technologie dérangeante»

 

«Cela pourrait réorganiser totalement l'industrie des pesticides dans le monde», s'exclame le Docteur en science du très sérieux National college of natural medicine de Portland. Soucieux de la santé des sols, il se réjouit de cette possibilité de décontamination des milieux polluées par les pesticides traditionnels, tels le célèbre Roundup de Monsanto. La diffusion de sa technologie provoquerait la mutation de toute l'industrie des pesticides.

 

Mais tout le monde ne l'entend pas de cette oreille. Le chercheur évoque, du propre aveu des cadres du secteur, «la technologie la plus dérangeante […] jamais rencontré». Dérangeante, cette révolution écologique le serait surtout financièrement, remettant en cause de juteux bénéfices. Ogre de l'activité, Monsanto génèrait en 2012 un chiffre d'affaire de 13,5 milliards de dollars.

 

Le Figaro

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