Le gouvernement veut moins de charbon et plus de voitures électriques

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Le gouvernement veut moins de charbon et plus de voitures électriques

 

 

Pastille verte et primes pour remplacer les vieux diesel, suppression des aides à l'export pour les centrales à charbon: le gouvernement a dévoilé mercredi sa «feuille de route écologique» pour 2015, plutôt bien accueillie par les ONG et les Verts.

Un «certificat qualité de l'air» que les véhicules propres pourront apposer derrière leur pare-brise sera lancé «avant l'été», ont annoncé lors d'un point de presse le Premier ministre Manuel Valls et la ministre de l’Écologie Ségolène Royal.

 

«Plusieurs certificats de couleurs différentes seront créés en fonction des seuils d'émissions polluantes des véhicules», a précisé Ségolène Royal à propos de cette mesure qui rappelle la fameuse «pastille verte» mise en place en 1998, mais abandonnée cinq ans plus tard faute d'efficacité.

Ces certificats permettront aux véhicules les plus propres de circuler lors des pics de pollution ou dans des zones de circulation restreintes, qui pourront prochainement être créées par les collectivités.

Ils «seront gratuits et seront délivrés via internet sur la base de la carte grise des véhicules», a indiqué la ministre, précisant que le dispositif technique devait encore être finalisé.

 

Les vieux diesel étant désormais dans le viseur du gouvernement, soucieux de son bilan écologique à quelques mois de la conférence de l'Onu sur le climat à Paris, une enveloppe de 140 millions d'euros pour les primes à la conversion de ces véhicules sera disponible en 2015.

Annoncées dès cet automne, les aides à la conversion des vieux diesel iront jusqu'à 10.000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique et jusqu'à 6.500 euros pour un hybride, a confirmé le Premier ministre. Ces aides entreront en vigueur au 1er avril.

Au soutien aux véhicules électriques et hybrides a été ajoutée une prime de 500 euros pour permettre aux ménages non imposables de remplacer leurs vieux diesel par un véhicule essence neuf ou d'occasion.

 

«Il nous faut progressivement sortir du réflexe +tout diesel+», a estimé Manuel Valls, qui a présenté la feuille de route devant le Conseil national de la transition écologique (ONG, élus, représentants du patronat et des syndicats).

Ce nouveau bonus, tout comme les certificats verts, est «une bonne nouvelle», estiment les ONG.

Ces mesures ont également été saluées par l'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique, qui table sur une progression «d'au moins 50% en 2015» du marché des véhicules électriques (0,6% des immatriculations en 2014).

 

Autre mesure emblématique issue des travaux de la conférence environnementale fin novembre: la fin des aides à l'export pour les projets de centrales à charbon, l'énergie la plus polluante tant du point de vue de la pollution de l'air que des émissions de CO2.

«Le président de la République l'a dit et je le répète: la France supprimera l'assurance-crédit à l'export des centrales à charbon sans stockage de CO2», a déclaré Manuel Valls, soulignant que la France devait «montrer l'exemple à quelques mois» de la conférence climat au Bourget.

 

Le calendrier de ce retrait doit toutefois encore être arrêté.

«C'est une bonne nouvelle si elle s'applique immédiatement», a réagi le Réseau action climat, qui fédère de nombreuses ONG.

Sont en jeu les assurances-crédits accordées par la France pour les projets de centrales à charbon portés par des industriels comme Alstom.

Seuls les projets les moins polluants prévoyant le captage et le stockage du CO2 - très peu nombreux à l'heure actuelle - bénéficieront de garanties publiques.

Le gouvernement s'est également engagé à publier en 2015 «une étude d'impact environnemental et socio-économique de la baisse des vitesses routières maximales autorisées» et à intégrer «un mécanisme incitant les entreprises à promouvoir l'usage du vélo par les salariés» dans la prochaine loi de finances.

 

«Satisfait», Europe-Ecologie-Les-Verts a demandé à voir se «concrétiser dans les plus brefs délais» ces annonces, notamment dans la loi de finances.

Benoit Hartmann de France Nature Environnement déplore toutefois que des mesures d'interdiction plus fortes que le moratoire européen en vigueur n'aient pas été prises sur les insecticides néonicotinoïdes, mis en cause dans la surmortalité des abeilles. «Et sur beaucoup d'autres points, on a un catalogue de mesures mais pas de financement ni de calendrier», a-t-il regretté.

 

 

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Avec 58 réacteurs nucléaires la France n'est pas assez préparée face à un accident

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Avec 58 réacteurs nucléaires la France n'est pas assez préparée face à un accident

 

 

Périmètres d'évacuation étriqués, sirènes d'alerte inaudibles, communications défaillantes, chaos prévisible: quatre ans après Fukushima, la France, dont le réseau de réacteurs est l'un des plus denses du monde, semble encore insuffisamment préparée à un accident nucléaire.

 

Les survols de sites nucléaires par des drones et les attentats de janvier ont relancé l'inquiétude d'élus locaux, qui depuis l'accident nucléaire japonais dénoncent «l'ineptie» des plans d'urgence, ces «périmètres des plans particuliers d'intervention» (PPI) prévus autour des centrales.

Alors qu'à Fukushima un périmètre de 20 km a dû être évacué, les PPI français envisagent une évacuation dans des rayons de 2 ou 5 km seulement autour des centrales. Le préfet tranche le jour de l'accident en fonction de sa gravité.

Dans un deuxième périmètre de 10 km de rayon, une mise à l'abri de la population, là où elle se trouve, est envisagée. Et les habitants doivent avoir chez eux des comprimés d'iode. Ces médicaments ne protègent pas de toutes les radiations mais, pris rapidement, ils permettent d'éviter des cancers de la thyroïde.

 

Dans ce contexte, le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, reconnaît que «les principes d’élaboration des PPI et les périmètres associés doivent être réexaminés».

Bordeaux, quatrième métropole de France, soit 720.000 personnes à 45 km des réacteurs du Blayais, a demandé en novembre une extension du PPI de la centrale à 80 km.

 

- Un habitant sur trois rate l'alerte -

 

L'association nationale des commissions locales d'informations (Anccli) réclame un périmètre de 80 km pour tous les sites nucléaires. Les «Clis» regroupent autour de chaque site nucléaire élus, syndicats, scientifiques, voire écologistes.

Au Japon, les communes concernées doivent désormais préparer une évacuation sur 30 km, un rayon plus large que prévu par les plans antérieurs à l'accident du 11 mars 2011, plans qui se sont avérés inopérants face à l'ampleur de la catastrophe. Reste que leur concrétisation s'avère complexe. En Europe, quand ils existent, les périmètres d'évacuation varient d'un à 20 km et ceux de distribution préventive d'iode de cinq à 50 km. Au Japon un village situé à cette distance de la centrale accidentée a été évacué.

 

En France, où tournent 58 réacteurs dans 19 centrales, les réacteurs du Bugey (Ain) se trouvent à 35 km de Lyon, ceux de Gravelines (Nord) à 25 km de Dunkerque comme de Calais.

 

A ce stade, l'Etat français refuse de dire s'il envisage de modifier ses PPI comme sont en train de le faire l'Allemagne et la Suisse. En attendant, les élus dénoncent les défaillances des dispositifs au sein même des périmètres actuels.

«En 12 ans, on a fait quatre exercices de crise. Le système d'alerte (sirène, haut parleur, appels téléphoniques) de la population s'est à chaque fois montré peu fiable. Lors du dernier exercice, en 2012, un Flamanvillais sur trois n'a pas reçu l'alerte ou alors avec retard», raconte Patrick Fauchon, maire PS de Flamanville (Manche), qui vient toutefois d'obtenir l'installation d'une seconde sirène pour laquelle il bataille depuis des années.

 

Alexis Calafat, dont la mairie est à 500 mètres de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) n'entend pas toujours la sirène non plus. Ce système est certes doublé partout d'un dispositif d'appels des téléphones fixes de la population sur 2 km, mais cette précaution est jugée insuffisante à l'ère du portable. Lors du dernier exercice autour de Gravelines en 2011, le système a permis de composer 6.000 numéros en 15 minutes mais 28,7% des appels ont sonné dans le vide. Et les abonnés sur liste rouge n'ont pas été contactés.

 

Golfech dispose à présent d'un système d'alerte de la population par téléphone portable que l'Etat envisage d'étendre au niveau national.

Les municipalités sont aussi censées passer en voiture dans les rues avec un haut parleur, mais ce dernier s'avère à peine audible, comme l'a constaté l'AFP. A l'heure du double vitrage, ce système paraît si inopérant que M. Calafat y a renoncé.

Les problèmes d'alerte «c'est vrai partout», assure le président de l'Anccli, Jean-Claude Delalonde.

Les centrales elles-mêmes sont-elles parées? Beaucoup en doutent depuis l'exercice de crise improvisé demandé par des parlementaires lors d'une visite surprise à Paluel (Seine-Maritime) en 2011. Documentation parfois erronée, clef du tableau électrique indisponible: Claude Birraux, alors président (UMP) de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), y a constaté «des situations parfois burlesques».

 

La communication entre les autorités ne semble pas rodée non plus. Fin 2011, lors du dernier exercice autour de l'usine de retraitement d'Areva à Beaumont-Hague (Manche), qui concentre le plus de matière radioactive en Europe, la préfecture a mis 40 minutes pour parvenir à se connecter en audioconférence avec Areva et l'ASN. Les codes téléphoniques n'étaient pas les bons.

«Nombre d'exercices demandent à la population de rester chez elle et de laisser les enfants à l'école. Mais des alertes déclenchées par erreur ont montré que quand les gens pensent que c'est un véritable accident, ils se précipitent à l'école pour prendre leurs enfants et s'en aller», témoigne Alexis Calafat, qui préside l'association des maires de communes où se trouvent des sites nucléaires.

 

A Gravelines, en 2011, on a testé l'évacuation. Résultat: un «ballet incessant d'autobus qui se croisaient et se recroisaient au centre de Gravelines et créaient des bouchons inextricables, parce que les chauffeurs ne savaient pas où ils devaient se rendre», selon un rapport de la CLI.

A Golfech, les exercices de crise ne sont plus pratiqués que tous les cinq ans au lieu de trois ans, pour des raisons budgétaires, déplore M. Calafat.

Et dans la très nucléaire Normandie, où l'usine de la Hague est restée coupée du monde pendant deux jours en 2013 à cause de la neige avant que l'armée ne dégage la route, les élus s'interrogent sur l'accessibilité des sites.

 

La France a toutefois progressé depuis 20 ans, nuancent des élus.

En témoigne la création après Fukushima des Forces d'action rapide nucléaire (Farn), composées de 230 «pompiers du nucléaire». Ce dispositif unique au monde, salué par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), est réparti sur quatre sites: Paluel, le Bugey, Civaux (Vienne) et Dampierre (Loiret).

Depuis 2011, tous les départements doivent avoir leur stock d'iode à distribuer sur tout leur territoire. Dans le Haut-Rhin, par exemple, les lieux de stockage sont multiples. En Moselle, les comprimés sont regroupés à moins de 15 minutes de la centrale de Cattenom. Dans la Manche, en revanche, ils sont près de Saint-Lô, à une heure et demie de route de Flamanville.

 

En cas d'accident, une fois les comprimés acheminés dans le canton concerné, il revient aux maires d'avoir une liste de volontaires pour les distribuer. «Les maires en sont pénalement responsables. Ils peuvent se retrouver face à un tribunal comme celui de la Faute-sur-mer», affirme Yannick Rousselet de Greenpeace France. L'ancien maire de cette commune vendéenne a été condamné en décembre à quatre ans de prison ferme pour la mort de 29 personnes lors du passage de la tempête Xynthia en 2010.

 

Quant à l'Assemblée nationale, elle devrait voter jeudi, sur proposition de l'UMP, la création d'un délit pénal d'intrusion dans les centrales nucléaires, passible d'un an d'emprisonnement, pour s'opposer aux actions des militants antinucléaires.

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Chine: 9 villes sur 10 au-delà des seuils de pollution

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Chine: 9 villes sur 10 au-delà des seuils de pollution

 

 

Selon les chiffres dévoilés, ce lundi, par le ministère de la Protection environnemental, près de 90% des grandes villes de Chine ne sont pas parvenues à respecter les normes de qualité de l'air en 2014. «C'est mieux qu'en 2013», s'est pourtant félicité le ministère à la suite de la publication de ces statistiques.

Selon le Monde, il y a deux ans, seules trois villes de la liste testée, Haikou, dans la province du Hainan; Lhassa, capitale du Tibet, et les îles constituant Zhoushan, respectaient ces normes. Elles ont été rejointes l'an dernier par Shenzhen, Huizhou et Zhuhai (province du Guangdong), Fuzhou, dans le Fujian voisin, et Kunming dans le sud-ouest. Au total, sur les 74 villes passées au crible, seules 8 ont donc réussi à respecter les normes de qualité de l'air.

 

Sur les dix communes les moins bien «classées», sept sont situées dans la province du Hebei, spécialisée dans l'industrie lourde, qui entoure Pékin, ville souvent confrontée à des épisodes «d'airApocalyspe». Sur place, la mesure moyenne du PM2  (indice de pollution atmosphérique) est de 93 microgrammes par mètre cube, alors que la norme admise par l'Etat est de 35. Malgré l'état d'urgence, le gouvernement chinois estime que la moyenne nationale ne devrait pas descendre en dessous la norme avant 2030.

 

 

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Le plus grand glacier de l'Antarctique oriental est en train de fondre

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Le plus grand glacier de l'Antarctique oriental est en train de fondre

 

 

Le plus grand glacier de l'Antarctique oriental est en train de fondre à cause du réchauffement de l'océan. Totten, qui fait 120 kilomètres de long sur plus de 30 km de large, était pourtant, jusqu'ici, considéré comme étant situé dans une zone épargnée par les courants chauds, où la glace demeurait donc très stable et peu sujette aux variations.

De retour d'une expédition sur place, des scientifiques australiens ont cependant indiqué que l'eau autour du glacier s'était avérée plus chaude qu'attendue et que le glacier allait donc fondre par sa partie immergée.

«L'Est Antarctique est plus vulnérable qu'on ne le pensait»

«Le fait que des eaux chaudes puissent atteindre ce glacier témoigne que l'Est Antarctique est potentiellement plus vulnérable à l'impact du réchauffement global qu'on ne le pensait jusqu'alors», estime aujourd'hui Steve Rintoul, chef d'une expédition menée dans l'Antarctique durant cet été austral.

Le glacier Totten ne devrait pas, pour autant, fondre instantanément, et aucune montée brutale du niveau des mers n'est à craindre. Mais à terme, sa disparition pourrait engendrer une hausse de six mètres du niveau des mers, On rappellera toutefois que le rythme de la fonte des glaciers dans la zone de l'Antarctique la plus exposée à ce phénomène a triplé au cours de la dernière décennie, selon une étude publiée le mois dernier portant sur les 21 dernières années.

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Ondes : Loi définitivement adoptée !

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Communiqué de Presse de l'association Robin des Toits


Loi ABEILLE

 

laurence-abeille.jpgLa députée EELV Laurence Abeille

 

La loi votée ce jeudi 29 janvier 2015 permet d'introduire un peu plus de transparence et de démocratie dans le développement des nouvelles technologies. Elle ouvre la voie à une réduction de l'exposition de la population aux radiofréquences (classées cancérigènes possibles par l'OMS - Organisation Mondiale de la Santé) ; elle met en place une instance de dialogue réunissant les parties prenantes ; elle incite à l'usage du "kit mains-libres" ; elle interdit le WIFI dans les crèches ; elle interdit la publicité sur la téléphonie mobile en direction des enfants ; elle demande un rapport sur l'électro-hypersensibilité.   

 

C'est peu par rapport à l'ambition initiale de la proposition de loi de Laurence Abeille (EELV). C'est pourtant une première avancée qui a une grande portée symbolique dans un contexte où le lobbying industriel a été spectaculaire contre ce texte de loi - le parcours législatif de ce texte a pris plus de 2 ans ! 

Robin des Toits attend une promulgation rapide de cette loi pour qu'elle entre en application le plus rapidement possible.

 

Robin des Toits s'inquiète du niveau de désinformation de certains élus pourtant censés "représenter la nation", leur frénésie pour le "tout connecté" quelles qu'en soient les conséquences sanitaires, et souligne paradoxalement leur déconnexion d'avec le terrain, d'avec le dossier et d'avec la réalité des connaissances scientifiques...

 

Robin des Toits félicite les parlementaires qui ont permis l'adoption de cette loi - au premier rang desquels il faut citer Laurence Abeille, auteure et rapporteure de cette loi -  et les encourager à poursuivre dans cette voie.

 

Cette loi est tout simplement une première au niveau Européen !

Publié dans Les bonnes nouvelles

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