Nouvelle avancée pour les véhicules à hydrogène, le carburant du futur

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Nouvelle avancée pour les véhicules à hydrogène, le carburant du futur

 

 

Un nouveau pas a sans doute été effectué sur le chemin de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Des scientifiques américains ont réussi à produire de l'hydrogène de façon plus rapide et moins chère que les méthodes classiques, a-t-on appris ce lundi. Cette avancée, publiée dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS), pourrait contribuer à accélérer l'arrivée à grande échelle de véhicules fonctionnant à l'hydrogène, plus économiques et ne produisant pas de dioxyde de carbone (CO2), selon des experts.

 

En pratique, les chercheurs de l'Institut de technologie de Virginie (Virginia Tech) ont élaboré un processus biologique pour produire de l'hydrogène rapidement avec de hauts rendements à partir du glucose et du xylose, des sucres que l'on trouve en abondance dans les tiges, les épis et les cosses de maïs. Grâce à un modèle informatique, ils ont pu déterminer les enzymes - molécule permettant d'accélérer les réactions chimiques du métabolisme - qui permettaient d'obtenir le plus d'hydrogène à partir de cette biomasse. Ce qui a permis de tripler le taux de production d'hydrogène comparativement aux taux obtenus en utilisant des concentrations standards, selon les chercheurs.

 

«Cela signifie que nous avons fait la démonstration de l'étape la plus importante vers une économie fondée sur l'hydrogène, à savoir produire et distribuer de l'hydrogène vert pas cher provenant de la biomasse locale», estime Percival Zhang, professeur au département ingénierie des systèmes biologiques de Virginia Tech.

Ce projet a été financé en partie par Shell dans le cadre de l'initiative « GameChanger » (« changer la donne ») et la Fondation nationale américaine des Sciences.

 

 

 

 

 

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Etude choc : les pesticides réduisent la production de sperme

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Etude choc : les pesticides réduisent la production de sperme

 

 

Les niveaux de résidus de pesticides les plus élevés dans les fruits et légumes consommés sont associés à une moindre qualité du sperme, selon une étude publiée mardi 31 mars. Notamment en cause : les fraises, les pommes, les poires ou les épinards, dont la teneur en résidus de pesticides est particulièrement élevée.

 

L'étude, réalisée auprès de 155 hommes, âgés de 18 à 55 ans, fréquentant un centre de traitement de l'infertilité, est publiée mardi dans la revue spécialisée Human Reproduction ; 338 recueils de sperme provenant de ces hommes ont été analysés entre 2007-2012.

Des études précédentes ont déjà montré que les expositions professionnelles aux pesticides pourraient avoir un effet sur la qualité du sperme, mais jusqu'à présent, il y a eu peu de recherches sur les effets des pesticides dans l'alimentation.

Nombre de spermatozoïdes inférieur de 49 %

Selon cette étude, les hommes qui consomment les niveaux de résidus de pesticides les plus élevés dans les fruits et légumes consommés ont un nombre de spermatozoïdes inférieur de 49 % (86 millions par éjaculat contre 171 millions) par rapport aux hommes qui en consomment le moins, ainsi qu'un pourcentage de formes normales de spermatozoïdes inférieur de 32 %.

 

Pour déterminer la teneur en pesticides dans l'alimentation, la consommation en fruits et légumes des participants a été évaluée par questionnaire. Les niveaux de résidus de pesticides ont été estimés sur la base des données du ministère de l'agriculture américain. Les fruits et légumes consommés ont été ainsi répartis en groupes en fonction de leur teneur en résidus de pesticides : basse (pois, haricots, pamplemousse et oignons...), modérée ou élevée (fraises, épinards, poivrons, pommes, poires...). Le fait de laver et peler ces aliments a été pris en compte mais pas la nature des produits consommés (« bio » ou pas).

 

« Ces résultats suggèrent que l'exposition aux pesticides utilisés dans la production agricole pour l'alimentation peut être suffisante pour affecter la spermatogenèse chez l'homme », selon les auteurs. Ils admettent toutefois que leur étude a certaines limites et que « d'autres recherches sont nécessaires ». Ce type d'étude sur des couples consultant pour infertilité ne permet pas d'extrapoler à l'ensemble de la population masculine sans regarder si on y retrouve la même association. De plus, outre le petit nombre de participants, la mesure des pesticides n'était pas directe, selon des spécialistes.

Privilégier les produits « bio »

Malgré tout, pour le professeur de nutrition et d'épidémiologie Jorge Chavarro (Harvard Medical School, Boston), co-auteur de l'étude, « ces résultats ne doivent pas décourager la consommation de fruits et légumes en général ». Il suggère néanmoins de privilégier la consommation de produits « bio » ou d'éviter les produits connus pour contenir de grandes quantités de résidus.

 

Entre 1989 et 2005, la concentration en spermatozoïdes avait déjà chuté d'un tiers chez les Français. Une étude sur la fertilité masculine en France, conduite par l'Institut de veille sanitaire (InVS) et publiée en février 2014 dans Reproduction avait permis d'opérer une discrimination régionale. Le résultat était une suspicion accrue sur les pesticides, les régions de viticulture (Aquitaine et Midi-Pyrénées) étant parmi les plus touchées.
 
Le Monde
 
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Victoire pour les abeilles : les insecticides néonicotinoïdes vont être interdits en France en 2016

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Victoire pour les abeilles : les insecticides néonicotinoïdes vont être interdits en France en 2016

 

 

Le jeudi 19 mars 2015, les députés ont adopté un amendement, déposé par Gérard Bapt et Delphine Batho, qui interdit l'utilisation des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, responsables de la mortalité des abeilles, à compter de janvier 2016.

 

"L'interdiction vise toute la famille des néocotinoïdes pour éviter que l'industrie ne substitue des produits cousins après le retrait d'un produit précis" a expliqué Gérard Bapt, député de Haute Garonne et également médecin.

 

Le problème est que la réglementation européenne "ne permet pas une interdiction stricte de ces produits chimiques" a rappelé la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. Les députés devront donc continuer à se battre pour imposer cette mesure face aux inévitables futures pressions des lobbies et des agriculteurs.

Le déclin des abeilles met en cause l'avenir de l'humanité

L'Union Nationale des Apiculteurs Français (Unaf) a alerté le gouvernement en 2014 en indiquant que la production de miel pour cette année était seulement d'environ 10 000 tonnes, soit 3 à 4 fois moins qu'il y a 20 ans.

 

"Pire que les années 2012 et 2013 déjà extrêmement difficiles pour les apiculteurs français, la production nationale est en 2014 la plus faible de notre histoire. A l'exception de l'Ouest et de la Bretagne qui semblent quelque peu épargnés, dans toutes les régions de France et en particulier dans les grandes régions de production comme Provence Alpes Côte-d'Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon... les récoltes sont en baisse de 50 à 80% !" a expliqué l'Unaf dans un communiqué paru en septembre dernier.

 

La cause principale de cette extinction massive des abeille ? Les pesticides ! Ils sont accusés par de nombreuses études scientifiques d'être responsables de la baisse croissante du nombre d'insectes pollinisateurs et en particulier des abeilles.

Il faut savoir que le déclin des abeilles, qui sont des insectes vitaux pour la pollinisation des végétaux et par conséquent pour la production alimentaire, peut mettre en cause l'avenir de l'humanité. Sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90% de la nourriture dans le monde, plus de 70% dépendent des abeilles pour leur pollinisation !

 

Choisir de refuser l'utilisation de produits chimiques toxiques et de protéger les abeilles, c'est ainsi choisir de protéger la biodiversité, l'environnement, notre santé et notre avenir.

Ils semblent aujourd'hui qu'enfin les députés aient entendu le cri d'alarme des apiculteurs et compris l'urgence de la situation !

Alexandre Sieradzy

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Un défenseur de Monsanto dit que l'herbicide est potable, mais refuse d'en boire quand on lui en propose

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Ce qui va suivre n'est pas très bon pour la promotion de Monsanto.

Interrogé par la chaîne de télévision française Canal +, un défenseur de Monsanto, le Dr Patrick Moore a assuré que le produit chimique que contient l'herbicide Roundup ne présentait aucun danger pour l'être humain.

 

«Je ne crois pas que le glyphosate en Argentine cause le cancer (de la rate). Vous pouvez en boire un grand verre et ça ne fait aucun mal, explique au journaliste de l'émission Spécial Investigation, le Dr Patrick Moore.
- Ah bon, vous en voulez ? J'en ai là si vous en voulez», lui demande le journaliste.

Le Dr Moore lui dit oui juste avant de se rétracter : «Bon en fait, pas vraiment, reconnait-il. Je ne suis pas un idiot.»

 

 

 

 

 

 

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Iran: la grande sécheresse dont personne ne parle

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Iran: la grande sécheresse dont personne ne parle

 

 

«Nous n'avons plus d'eau et la poussière est partout», se désole Nazar Sarani, dont le village était autrefois une île au coeur d'une biosphère exceptionnelle aujourd'hui asséchée dans le sud-est de l'Iran.

 

«La sécheresse dure depuis sept ans», témoigne le berger de 54 ans, l'un des derniers habitants de Sikhsar, où de vieilles barques en bois rappellent que ce village avait autrefois les pieds dans l'eau.

«Avant, il y avait des lacs, des barques et on pêchait», se rappelle Nazar Sarani. «Aujourd'hui, nous avons des tempêtes de sable et nous vivons dans la poussière».

Il y a 15 ans, Hamoun était la septième zone humide au monde. Elle couvrait jusqu'à 4.000 km2 à cheval entre l'Iran et l'Afghanistan, alimentée par la rivière Helmand qui prend sa source de l'autre côté de la frontière.

Hamoun abritait une faune et une flore diverses, comme les biosphères de Shadegan dans l'ouest de l'Iran et d'Anzali dans le nord.

 

Mais ces zones sont désormais des déserts. La faute au changement climatique, aux pluies moins régulières chaque année, mais aussi à l'action de l'homme et à la mauvaise gestion des ressources par l'administration iranienne.

Selon des chiffres officiels, les barrages iraniens ne sont remplis qu'à 40% de leur capacité et neuf grandes villes dont Téhéran sont menacées par les restrictions d'eau.

La situation est encore plus critique au Sistan-Balouchistan, l'une des régions les plus pauvres et les plus dangereuses du pays. La province, où réside une importante minorité sunnite dans un pays à majorité chiite, est frontalière du Pakistan et de l'Afghanistan.

 

Mais les barrages construits en Afghanistan ont asséché la région qui reçoit de moins en moins d'eau de pluie. L'économie locale s'est effondrée avec la reconversion forcée des fermiers et pêcheurs, une émigration massive des jeunes hommes vers Zabol, la grande ville la plus proche de Sikhsar, ou d'autres provinces. La pauvreté et la consommation de drogue ont augmenté, comme les problèmes de santé à cause des vents de sable.

 

 

Pour son approvisionnement en eau, Sikhsar dépend désormais des camions-citernes.

«La plupart de nos enfants ont quitté le village, pour travailler comme manoeuvre à Yazd, Semnan ou Téhéran. Ceux qui restent vont partir bientôt», témoigne Nazar Sarani.

Comme les autres paysans, il a vu son troupeau de vaches fondre de 100 bêtes à 10 actuellement, et la vente du lait ne suffit plus à nourrir sa famille et payer les études de ses quatre enfants.

 

Egalement berger, Mohammad Bazi dénonce l'inaction du gouvernement pour forcer l'Afghanistan à rouvrir les vannes. Il doit parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour faire paître ses bêtes. «J'ai commencé à tuer mes vaches, puisque le lait ne rapporte plus assez», explique-t-il.

Côté afghan, on estime injuste de rejeter entièrement la faute sur un pays en guerre depuis 1979, et dont la reconstruction prendra du temps. «La situation est encore pire de notre côté de la frontière», affirme l'ambassadeur afghan en Iran, Nassir Ahmad-Nour.

Les habitants pointent également la mauvaise gestion des ressources, notamment la part énorme qui revient aux agriculteurs.

 

«Nous avons besoin d'une coopération locale, régionale, et internationale, dit Massoumeh Ebtekar, la vice-présidente iranienne chargée de l'Environnement. Nous travaillons avec le gouvernement afghan afin de protéger nos droits sur l'eau et assurer son transfert vers l'Iran».

Le gouvernement iranien travaille avec les agences de l'ONU présentes en Iran mais la tâche paraît herculéenne.

 

«Toute la région devient plus chaude et plus sèche. Il y a bien sûr le facteur du changement climatique mais le principal problème est la façon de gérer l'eau», explique à l'AFP Gary Lewis, coordinateur des agences des Nations unies en Iran.

 

«De l'autre côté de la frontière, sur 9 milliards de m3 dans les bassins, 8 sont utilisés. Il reste un milliard qui devrait arriver en Iran. Mais une grande partie est utilisée pour l'agriculture et il y a aussi des problèmes de distribution», dit-il.

La responsabilité de l'Afghanistan «est réelle» et «la question doit être examinée par les deux parties au plus haut niveau», estime M. Lewis, alarmé par une situation «qui n'est plus durable».

 

 

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