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76% de viande consommée en plus dans le monde d'ici 2050, une menace pour l'environnement

Publié le par Notre Terre

Nouvelle alerte de la communauté scientifique sur la consommation mondiale de viande. Dans un article publié cet été dans la revue Science, des chercheurs alertent sur la menace que va faire peser une augmentation de la consommation de viande sur l’environnement.

En cinquante ans, la consommation de viande a déjà doublé, passant de 23 à 43 kilos par personne. "La grande préoccupation est que si la consommation de viande augmente encore, elle le sera massivement", explique au Guardian Tim Key, co-auteur d'une étude sur le sujet, publiée dans la revue Science. "Il est difficile d'imaginer comment le monde pourrait fournir à une population de 10 milliards de personnes ou plus la quantité de viande actuellement consommée dans la plupart des pays à revenu élevé sans effets négatifs sur l'environnement.'

Les Nations Unies estiment que la consommation de viande va encore augmenter de 76 % d’ici 2050 avec une multiplication par deux de la consommation de volaille, une augmentation de 69 % de la consommation de bœuf, et une hausse de 42 % pour le porc. D'ici la moitié du siècle, le secteur représentera 45 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, contre 15 % actuellement.

Les cinq producteurs de viande et de lait polluent autant que les grands pétroliers

production viande pollution

Ces émissions sont le fait d'un petit nombre d'acteurs. Selon une autre étude actualisée récemment par l’ONG Grain et de l’IATP (Institute for agricultural and trade policy), les cinq principaux producteurs de viande et de lait émettent, ensemble, plus de gaz à effet de serre que les plus gros producteurs pétroliers que sont Exxon, BP ou Shell. Plus préoccupant encore, les 20 premiers producteurs de viande émettent autant de gaz à effet de serre qu’un pays comme l’Allemagne et doublent presque celles de la France !

Outre les émissions de gaz à effet de serre élevées du secteur, les experts alertent aussi sur la perte de biodiversité liée à la déforestation pour cultiver des terres, sur l’assèchement des cours d’eau pour l’irrigation et sur les conséquences néfastes pour la santé d’une consommation de viande trop importante (maladies cardio-vasculaires, cancers colorectaux…).

Source : Novethic.fr 

 

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Une étude montre comment la lumière des écrans détruit la rétine

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Alors que les écrans se généralisent dans notre quotidien, la lumière bleue qu'ils émettent à haute dose est une fois de plus mise en cause. On savait déjà qu'elle pouvait perturber le sommeil et être nocive pour les yeux. Dans une étude publiée dans la revue Scientific Reports, des chercheurs américains démontrent comment une exposition prolongée peut avoir des conséquences irréversibles pour la vue.

En regardant un écran de télévision, un ordinateur ou une tablette, la lumière émise active les photorécepteurs. Un réseau de cellules très dense dans l'oeil, mais aussi très sensible.

La lumière bleue des écrans interagit avec les photorécepteurs et active une molécule, le rétinal, contenu dans chacune des cellules. Mais une fois exposé à la lumière bleue, le rétinal devient toxique. Dès deux heures et demie passées devant un écran, la molécule finit par tuer le photorécepteur, en endommageant la membrane de la cellule.

Eviter les écrans dans le noir

Il s'agit d'une bombe à retardement : moins de photorécepteurs, à terme, c'est une vision très parcellaire. Des taches irréversibles peuvent apparaître dans le champ de vision après 60 ans. La réaction chimique est encore plus forte et destructrice lorsque l'écran est regardé dans le noir, car les pupilles sont dilatées.

Les chercheurs ont cependant trouvé une solution. Une molécule protectrice, pour empêcher le jeu dangereux entre le rétinal et la lumière bleue. Molécule qui pourrait être appliquée sous la forme de goutte. Objectif protéger les enfants : leur cristallin ne filtre pas la lumière bleue. Et la meilleure solution reste de limiter l'exposition des plus jeunes aux écrans.

Consultez l'étude en cliquant sur ce lien

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Les ondes émises par les téléphones mobiles affectent la mémoire des jeunes

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Les ondes émises par les téléphones mobiles affectent la mémoire des jeunes

Une étude du Swiss TPH portant sur 700 écoliers en Suisse a mis en évidence une baisse significative de performance de la mémoire chez les jeunes utilisant leur appareil sur l’oreille droite.

Les champs électromagnétiques à hautes fréquences des téléphones mobiles peuvent avoir des effets néfastes sur le développement de la mémoire dans certaines zones du cerveau. C’est ce qu’indique une étude du Swiss TPH.

Pour le cerveau, la principale source d’exposition à de tels champs électromagnétiques à hautes fréquences est l’utilisation d’un téléphone mobile à proximité de la tête, a indiqué jeudi l’Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH) à Bâle. Les études menées jusqu’ici n’avaient pas permis de tirer des conclusions claires.

L’équipe de Martin Röösli a fait un pas de plus par rapport à une recherche publiée en 2015 dans la revue Environment International, avec un échantillon doublé ainsi que de nouvelles informations sur l’absorption du rayonnement électromagnétique par le cerveau. Il s’agit des premières études épidémiologiques sur l’estimation de la dose cumulée chez les jeunes, note le Swiss TPH.

Près de 700 écoliers de 12 à 17 ans provenant de classes de 7e à 9e année en Suisse alémanique ont été recrutés pour cette étude baptisée HERMES (Health Effects Related to Mobile phone usE in adolescentS). Ils ont été suivis pendant un an par les chercheurs, qui ont notamment obtenu des opérateurs de téléphonie les données individuelles des utilisateurs.

La mémoire figurale touchée

Résultats: les conclusions de l’étude de 2015 ont été confirmées, soit un effet négatif sur le développement des prestations de la mémoire dite figurale. Il s’agissait de tests mémoriels sur ordinateur à l’aide de figures abstraites à assembler.

La mémoire figurale est située principalement dans l’hémisphère droit du cerveau, et les chercheurs ont mis en évidence une baisse significative de performance chez les jeunes utilisant leur appareil sur l’oreille droite. Cela tend à indiquer que la dose de rayonnement électromagnétique absorbée est responsable des effets observés, selon le Pr Röösli, cité dans le communiqué.

Comparativement, envoyer des messages, jouer ou surfer sur internet ne provoque qu’une irradiation modeste du cerveau, et aucun lien avec le développement de la mémoire n’a été mis en évidence. Les jeunes ont aussi été soumis à des tests de mémoire verbale, sans résultat significatif.

Utiliser les écouteurs ou le haut-parleur

Pour les chercheurs, des études supplémentaires sont nécessaires, en particulier afin d’exclure d’autres facteurs comme la puberté ayant une influence non seulement sur l’usage du téléphone mais aussi sur le comportement et les capacités cognitives des jeunes.

En attendant, le Martin Röösli suggère de réduire les risques potentiels en utilisant les écouteurs ou le haut-parleur, notamment lorsque la réception est mauvaise et la puissance du téléphone à son maximum.

Ces travaux soutenus par le Fonds national suisse ont été réalisés en collaboration avec le projet européen GERoNiMO, qui vise à étudier l’influence des champs électromagnétiques à hautes fréquences sur la santé. Des scientifiques belges ont également participé à l’étude publiée dans la revue Environmental Health Perspectives.

Source : letemps.ch

 

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H&M, Benetton et Zara suppriment les substances chimiques dangereuses de leurs vêtements

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detox greenpeace

Après sept ans de mobilisation, de campagnes chocs, de tests en laboratoire, de rapports détaillés et de manifestations, Greenpeace tire un bilan positif de sa campagne Detox. Selon l’ONG, 80 entreprises, représentant 15 % du secteur du textile, sont en bonne voie d’éliminer les substances chimiques dangereuses de leur production d’ici 2020. Et nombre d'entre elles ont déjà supprimé les PFC, considérés comme des perturbateurs endocriniens.

"L’impossible est devenu réalité". Une fois n’est pas coutume, l’ONG Greenpeace Allemagne vient de publier un rapport sur la mode (1) dans lequel il salue les efforts réalisés par quelques dizaines d’entreprises du secteur pour éliminer l’utilisation et le rejet de substances chimiques. C’est suffisamment rare pour être signalé. Depuis sept ans, l’ONG mène une grande campagne, baptisée Detox, auprès des marques de prêt-à-porter pour les sensibiliser à la question.

Et le bilan est positif. "Nous avons fait de grands progrès dans l'élimination progressive des produits chimiques dangereux qui polluent nos cours d'eau et notre environnement. Il y a eu un changement de paradigme majeur dans l'industrie du vêtement qui assure désormais la responsabilité de sa chaîne de production et non plus seulement de ses produits", se réjouit Bunny McDiarmid, directeur exécutif de Greenpeace International.

Éthoxylates de nonylphénols, phtalates, métaux lourds, alkylphénols, formaldéhyde, amines... Au total, 80 entreprises, représentant 15% de l’industrie textile, se sont engagés à éliminer 11 substances de leur production d’ici 2020. 72 % ont déjà totalement supprimé les PFC considérés comme des perturbateurs endocriniens, et les 28 % restant sont en bonne voie, assure Greenpeace. 

Detox, une norme mondiale ?

Parmi les acteurs les plus engagés, on trouve par exemple H&M, Inditex (groupe propriétaire de Zara) ou encore Benetton. "De nombreuses enseignes internationales comme Zara ou Adidas ont décidé de prendre leurs responsabilités : elles testent les rejets d’eaux usées de leurs usines de fabrication, font des efforts de transparence sur leur sous-traitance (en Chine, au Mexique, etc.), et remplacent les produits chimiques toxiques par des alternatives moins nocives", précise l’ONG dans son rapport.

Pour arriver à ce résultat, les marques ont notamment développé de meilleures relations avec leurs fournisseurs. Près des trois quarts font part de plus de transparence et divulguent leurs fournisseurs sur l'ensemble de la durée de vie de leurs produits (Scope1, 2, 3). Il faut désormais continuer de convaincre les autres marques que des alternatives existent. "Il est grand temps que les décideurs politiques prennent le relais et fassent de Detox une norme mondiale", conclut Kirsten Brodde, responsable de la campagne Detox-my-Fashion de Greenpeace.

En attendant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a rappelé, dans un avis rendu début juillet, qu’il faut laver tout vêtement neuf avant de le porter pour éviter les risques d’allergies et d’irritations cutanées. Un passage en machine permet en effet de réduire l’exposition à des substances chimiques comme les nonylphénols qui sont à la fois des substances irritantes, toxiques pour la reproduction et des perturbateurs endocriniens.

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Compteur Linky : une note salée pour les particuliers

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Ces boîtiers intelligents doivent permettre aux consommateurs de réaliser des économies d’énergie. Ils sont surtout une bonne affaire pour l’exploitant du réseau. Contrairement aux promesses, les Français devront mettre la main à la poche. Décryptage.

Déployés depuis la fin de 2015 par Enedis (ex-ERDF), les nouveaux compteurs électriques intelligents baptisés Linky sont déjà présents dans neuf millions de foyers. Leur particularité : ils envoient et reçoivent des informations sans l’intervention d’un technicien.

L’objectif affiché étant de permettre aux particuliers une meilleure maîtrise de leur consommation d’électricité, et donc des économies sur la facture. Les yeux rivés sur 2021, date butoir de renouvellement de l’ensemble du parc de 35 millions de compteurs d’ancienne génération, Enedis ne ménage pas ses efforts : à l’heure actuelle, c’est au rythme de 30 000 boîtiers posés chaque jour que Linky progresse dans toute la France ! Problème : la contestation s’amplifie. Avec, notamment, comme sujet d’inquiétude la santé.

 

De nombreuses associations, telles Robin des Toits, s’insurgent contre l’émission d’ondes électromagnétiques, jugées dangereuses. Ensuite, et surtout, les compteurs jaunes sont pointés du doigt pour leur financement. Enedis promet, en effet, qu’ils ne coûteront pas un centime aux particuliers. Une affirmation battue en brèche par la Cour des comptes. Dans un rapport sévère, publié en février dernier, les sages de la rue Cambon ont dénoncé un « dispositif coûteux pour le consommateur, mais avantageux pour Enedis ». En clair, et à l’encontre du discours officiel, Linky va permettre au gestionnaire de réseau de faire son beurre sur le dos des clients.

Des coûts compensés par des économies théoriques

Pour comprendre, il faut revenir sur quelques aspects techniques. Le déploiement des compteurs sur l’ensemble du territoire est assuré par Enedis, mais l’installation à proprement parler a été déléguée à des prestataires.

A raison de 130 euros par compteur, pose comprise, le programme de remplacement se chiffre au total à 5,7 milliards d’euros. Pour financer cette dépense non négligeable, l’entreprise a recours, sur demande de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), à un dispositif particulier : le différé tarifaire. Concrètement, elle avance dans un premier temps l’argent (les clients ne paient rien pour l’installation) et se remboursera avec intérêts à partir de 2021 via les factures. « Les coûts associés au déploiement des compteurs seront inclus dans le Turpe (tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité, NDLR), qui représente plus d’un tiers de la facture d’électricité des particuliers », confirme Sylvain Le Falher, président-directeur général et cofondateur de la start-up Hello Watt, un comparateur en ligne.

Dans le même temps, Enedis compte sur les économies théoriquement réalisées grâce à Linky – suppression des relèves à pied, diminution des fraudes… – pour les répercuter aux clients et annuler la hausse prévisible du Turpe. Un système vertueux a priori. Sauf que la Cour des comptes ne l’entend pas de cette oreille. Outre que rien ne garantit que les économies attendues seront suffisantes pour compenser l’augmentation des tarifs, elle révèle que l’exploitant du réseau fera peser au passage un surcoût de 506 millions sur les particuliers. Ce dernier correspond à la différence entre le taux auquel Enedis se finance et celui auquel elle accorde l’avance des frais d’installation. Soit une marge de 2,8 % ponctionnée sur les clients.

Et ce n’est pas tout. Un bonus est aussi prévu sur les performances de Linky (interventions à distance, rapidité de détection et d’intervention en cas d’incident…) : 1 % de la valeur prévue des investissements, répercuté là encore sur la facture des usagers. Un joli pactole que Bernard Lassus, directeur du programme Linky, tente de justifier : « Linky présente un véritable risque industriel, car Enedis devra payer des pénalités si les coûts et les délais ne sont pas respectés. » Or la Cour souligne qu’en réalité les sanctions ne sont contraignantes qu’en cas de retards importants. Pas de quoi réellement inquiéter l’entreprise…

Des économies loin d’être garanties avec le compteur

La pilule aurait moins de mal à passer si les économies d’énergie promises aux consommateurs étaient bien au rendez-vous. Mais, là encore, le compte n’y est pas. Enedis vend Linky comme un outil de maîtrise énergétique. Sauf que les informations disponibles via le compteur se limitent à l’index de consommation, à l’option tarifaire souscrite et à la puissance (apparente et maximale). Impossible de connaître la consommation en temps réel et ses variations, indispensables pour identifier, par exemple, les pics de consommation et donc changer ses habitudes. Pour ce faire, il aurait fallu adjoindre à Linky un « afficheur déporté ».

 

Ce boîtier ne sera disponible que pour les foyers en situation de précarité énergétique, en vertu de l’article 28 de la loi n° 2015-992, relative à la transition énergétique. A défaut, il faut payer pour l’obtenir ou se contenter des données consultables sur l’espace client en ligne (après avoir créé un compte spécifique). C’est-à-dire la consommation quotidienne en différé, exprimée en kWh et non en euros. Une mesure insuffisante elle aussi pour avoir un suivi fin. Enedis communique d’ailleurs peu sur le sujet : seuls 300 000 comptes ont été ouverts pour l’heure. Soit 3 % des usagers disposant de compteurs Linky.

A cette « pauvreté » des informations fournies s’ajoute la polémique sur la vie privée. Pour le collectif Stop Linky 47, le boîtier jaune est un « compteur mouchard », qui accumule de nombreuses données personnelles. Il enregistre la consommation d’électricité toutes les heures et peut techniquement le faire toutes les demi-heures, voire toutes les dix minutes. Or « une courbe de charge avec un pas de dix minutes permet de déduire de très nombreuses informations relatives à la vie privée, indiquait la Commission nationale informatique et libertés (Cnil).

Comme les habitudes de vie de l’abonné : heures de lever ou de coucher, nombre de personnes dans le foyer, périodes d’absences… » La commission a donc posé des règles claires pour encadrer les conditions de collecte et l’utilisation de la courbe de charge. Enedis ne peut, par exemple, la transmettre à des fournisseurs ou à d’autres prestataires qu’avec le consentement du client. Ce principe sera-t-il bien respecté en pratique ? Impossible de le savoir.

La résistance s’organise sur le terrain

Face à cette remise en cause tous azimuts, une question se pose : peut-on s’opposer à l’installation d’un compteur Linky dans son logement ? Non, selon l’Assemblée nationale, qui a rejeté en février dernier un amendement visant à permettre aux particuliers de s’opposer à la pose de ces appareils. Mais, sur le terrain, la résistance s’organise : 451 maires auraient ainsi refusé l’installation de compteurs Linky sur leurs terres, d’après le recensement opéré par le site militant Poal (Plate-forme opérationnelle anti-Linky).

« Les données recueillies par ce compteur pourraient permettre aux fournisseurs d’électricité de prendre des décisions néfastes pour les usagers, comme les coupures arbitraires à distance », dénonce Joachim Moyse, maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, une commune de 28 000 âmes de Seine-Maritime. Les élus et le maire ont signé en septembre un arrêté interdisant purement et simplement le déploiement de Linky sur la commune. Une démarche symboliquement forte, mais qui ne semble pas porter de fruits au niveau juri dique, comme le prouve la décision du tribunal administratif de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Les juges ont annulé, en décembre dernier, l’arrêté du maire de la commune qui instituait un moratoire sur l’installation des compteurs Linky. Selon les magistrats, il n’avait pas été constaté de trouble à l’ordre public, seul argument pouvant justifier à leurs yeux une telle décision par un édile.

Enedis fait tout également pour dissuader les récalcitrants. Bernard Lassus martèle qu’« il n’existe pas de procédure de refus d’installation d’un compteur Linky » et qu’en cas d’opposition, il faudra payer « un relevé spécial au moins une fois par an », correspondant aux frais de déplacement des agents pour relever l’ancien compteur. De plus, en vertu des conditions générales définies par Enedis, l’entreprise peut aller jusqu’à la coupure de l’électricité, le refus de l’installation de Linky pouvant être qualifié de trouble affectant l’exploitation ou la distribution de l’énergie (article 11.6.1 du contrat d’accès au réseau public de distribution pour une installation de consommation de puissance inférieure ou égale à 36 kVA). En clair, le compteur électrique n’est pas la propriété du consommateur, mais celle du gestionnaire de réseau, qui peut dès lors le remplacer selon son bon vouloir.

 

Au niveau légal, les sanctions de 1 500 euros, prévues par la loi sur la transition énergétique en cas de refus de l’installation, ont été supprimées. Résultat : votre contrat stipule que vous devez accepter l’installation de Linky, alors que la loi ne prévoit pas de sanction en cas de refus… Une faille que certains ont décidé d’exploiter. Arnaud Durand, avocat au barreau de Paris, argumente : « Enedis prétend depuis le départ que le compteur Linky serait obligatoire ; pourtant, aucune directive, loi ou règlement n’oblige le consommateur à l’accepter. »

Une action contre la violation des droits des consommateurs

Selon l’avocat, Linky n’étant pas un simple compteur utilisé pour la gestion du réseau, mais « un produit destiné aux consommateurs dans le cadre de la maison connectée », Enedis devrait se soumettre aux règles les plus élémentaires du droit de la consommation : demander l’accord explicite des particuliers avant toute installation. « L’entreprise va même plus loin en déployant ces compteurs intelligents chez des personnes ayant manifesté leur refus via l’envoi de lettres recommandées », relève Arnaud Durand. Comme il estime qu’Enedis ne respecte pas le droit, il va saisir les tribunaux, avec son confrère Christophe Lèguevaques, par le biais d’une action collective réunissant au moins 1 000 particuliers.

 

« Notre objectif est double : que les personnes n’étant pas encore équipées puissent le refuser et, pour les autres, nous demandons la repose d’un compteur traditionnel ou a minima la désactivation de la fonctionnalité communicante. » De son côté, l’UFC-Que Choisir a lancé en ligne une pétition visant les 200 000 signatures. L’association ne réclame pas le droit pour les usagers de refuser d’installer des nouveaux compteurs, mais simplement que la rémunération d’Enedis soit revue de telle sorte que les consommateurs ne paient pas l’addition et que le dispositif soit amélioré afin qu’il remplisse véritablement son rôle d’aide à la maîtrise de sa consommation énergétique. Une chose est sûre, Linky n’a pas fini de faire parler de lui

Source : Mieux vivre

Publié dans Nutrition & Santé

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