5 plantes pour prendre soin de son foie après les fêtes

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Fatigue, maux de tête ou nausées : après quelques verres d’alcool, la gueule de bois nous guette et la succession d’agapes de fin d’année laisse notre foie débordé dans son travail d’élimination. Quelques conseils permettent de prévenir les dégâts : boire doucement et jamais à jeun, éviter les mélanges, les spiritueux de couleur foncée, limiter les quantités d’alcool, l’excès de graisses et la déshydratation en buvant régulièrement de l’eau.

 

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Après les fêtes, on peut retrouver plus vite la pleine santé en prenant soin de se reposer, de marcher, en buvant beaucoup d’eau, de bouillons ou de tisanes et en se mettant à la diète avec des aliments faciles à digérer, comme une salade de cresson ou de roquette, qui sont de très bons dépuratifs. Enfin, quelques plantes sont connues pour leurs propriétés drainantes et régénérantes pour le foie, comme le chardon-Marie, l’artichaut, le radis noir…


L’artichaut

Les feuilles d’artichaut stimulent la production de bile par la vésicule biliaire et contribuent ainsi à la digestion des graisses alimentaires en facilitant leur évacuation vers l’intestin. Par ailleurs, certaines études indiquent que les feuilles d’artichaut peuvent faire baisser le taux de lipides dans le sang (dont le cholestérol), ce qui semble bienvenu après les fêtes et contribue à la protection cardio-vasculaire. On peut les utiliser en infusion à raison d’une cuillère à café par tasse et d’une à trois tasses par jour avant les repas. Des gélules ou un extrait fluide de plantes seront peut-être plus adaptés à ceux que le goût amer de la tisane rebute. En cas de calculs dans les voies biliaires ou d’allergie aux astéracées (arnica, pissenlit, tournesol…), il faut cependant l’éviter.


Le radis noir



Ce célèbre détoxifiant a toute sa place dans nos repas qui suivent les fêtes, surtout en cas de migraines hépatiques. Grâce à ses molécules soufrées, il aidera efficacement le foie à éliminer le trop-plein de déchets tout en favorisant aussi la production de la bile et son évacuation dans l’intestin. Acheter un ou deux radis noirs au marché et le consommer en salade est le moyen le plus simple de profiter de ses bienfaits. Pour mieux digérer et comme détoxifiant, on peut en faire aussi un jus à l’aide d’une centrifugeuse. Celui-ci atténuerait les effets d’une alimentation trop grasse. Enfin, une autre alternative consiste à se procurer des préparations en pharmacie utilisant les racines et les feuilles de radis sous forme d’ampoules qui permettent d’augmenter le pouvoir de détoxification des cellules du foie. Comme pour l’artichaut, en cas de calculs biliaires, il faut être prudent.


Le chardon-Marie

Ce puissant détoxifiant est sans doute un des meilleurs protecteurs et régénérants du foie et il serait d’ailleurs utilisé dans certains hôpitaux belges pour traiter les intoxications à l’amanite phalloïde. L’OMS le reconnaît comme « traitement complémentaire des hépatites aiguës et chroniques provoquées par l’abus d’alcool, certains médicaments et des substances toxiques ». Le chardon-Marie peut être pris avant et après les agapes (une semaine avant pour protéger le foie par exemple) sous forme d’infusions (il est assez amer) ou d’extrait fluide, de gélules ou de teinture mère en pharmacie. Comme pour les plantes amères, il est déconseillé en cas de crise de calculs biliaires et, bien sûr, en cas de traitement, il faut demander conseil à votre médecin. De même, il est déconseillé pour les femmes enceintes et les enfants (moins de 18 ans).


Le romarin

Les Grecs connaissaient déjà les vertus de cette plante emblématique des régions méditerranéennes. Tonique et anti-infectieux, il soulage aussi les digestions difficiles, stimule la vésicule biliaire et régénère le foie. Cette polyvalence en fait une plante idéale pour accompagner les excès et la fatigue de la fin d’année. Une à trois tasses de tisane par jour seront parfaites et agréables pour détoxifier et mieux digérer.


La fumeterre

En plus d’être diurétique, facilitant ainsi l’élimination urinaire, la fumeterre permet de soulager les douleurs digestives légères (spasmes de la vésicule et des voies biliaires notamment). C’est aussi un bon dépuratif du foie qui stimule la production de la bile et facilite son évacuation. En prime, elle améliorerait la mémoire et aurait des effets intéressants en cas d’affections dermatologiques. On la trouve sous forme de gélules, d’extraits fluides ou de sirops en pharmacie et bien sûr en infusion à raison d’une à trois tasses par jour environ une demi-heure avant les repas.

D’autres plantes peuvent soulager le foie et la vésicule biliaire comme le curcuma, le pissenlit, l’orthosiphon et le boldo et l’on peut les retrouver facilement dans des mélanges de tisanes spécifiques en pharmacie ou herboristerie. En prenant les précautions d’usage (éviter chez les femmes enceintes, les enfants et en cas de traitement) et en restant vigilant en cas de symptômes aigus ou persistants (consultez votre médecin), quelques jours de cure pendant ou après les fêtes vous permettront de commencer l’année du bon pied !

 Pour aller plus loin : »200 plantes qui vous veulent du bien« , de Carole Minker, pharmacienne, Editions Larousse

 

 

 

Fatigue, maux de tête ou nausées : après quelques verres d’alcool, la gueule de bois nous guette et la succession d’agapes de fin d’année laisse notre foie débordé dans son travail d’élimination. Quelques conseils permettent de prévenir les dégâts : boire doucement et jamais à jeun, éviter les mélanges, les spiritueux de couleur foncée, limiter les quantités d’alcool, l’excès de graisses et la déshydratation en buvant régulièrement de l’eau. Après les fêtes, on peut retrouver plus vite la pleine santé en prenant soin de se reposer, de marcher, en buvant beaucoup d’eau, de bouillons ou de tisanes et en se mettant à la diète avec des aliments faciles à digérer, comme une salade de cresson ou de roquette, qui sont de très bons dépuratifs. Enfin, quelques plantes sont connues pour leurs propriétés drainantes et régénérantes pour le foie, comme le chardon-Marie, l’artichaut, le radis noir…

L’artichaut

Les feuilles d’artichaut stimulent la production de bile par la vésicule biliaire et contribuent ainsi à la digestion des graisses alimentaires en facilitant leur évacuation vers l’intestin. Par ailleurs, certaines études indiquent que les feuilles d’artichaut peuvent faire baisser le taux de lipides dans le sang (dont le cholestérol), ce qui semble bienvenu après les fêtes et contribue à la protection cardio-vasculaire. On peut les utiliser en infusion à raison d’une cuillère à café par tasse et d’une à trois tasses par jour avant les repas. Des gélules ou un extrait fluide de plantes seront peut-être plus adaptés à ceux que le goût amer de la tisane rebute. En cas de calculs dans les voies biliaires ou d’allergie aux astéracées (arnica, pissenlit, tournesol…), il faut cependant l’éviter.

Le radis noir

Ce célèbre détoxifiant a toute sa place dans nos repas qui suivent les fêtes, surtout en cas de migraines hépatiques. Grâce à ses molécules soufrées, il aidera efficacement le foie à éliminer le trop-plein de déchets tout en favorisant aussi la production de la bile et son évacuation dans l’intestin. Acheter un ou deux radis noirs au marché et le consommer en salade est le moyen le plus simple de profiter de ses bienfaits. Pour mieux digérer et comme détoxifiant, on peut en faire aussi un jus à l’aide d’une centrifugeuse. Celui-ci atténuerait les effets d’une alimentation trop grasse. Enfin, une autre alternative consiste à se procurer des préparations en pharmacie utilisant les racines et les feuilles de radis sous forme d’ampoules qui permettent d’augmenter le pouvoir de détoxification des cellules du foie. Comme pour l’artichaut, en cas de calculs biliaires, il faut être prudent.

Le chardon-Marie

Ce puissant détoxifiant est sans doute un des meilleurs protecteurs et régénérants du foie et il serait d’ailleurs utilisé dans certains hôpitaux belges pour traiter les intoxications à l’amanite phalloïde. L’OMS le reconnaît comme « traitement complémentaire des hépatites aiguës et chroniques provoquées par l’abus d’alcool, certains médicaments et des substances toxiques ». Le chardon-Marie peut être pris avant et après les agapes (une semaine avant pour protéger le foie par exemple) sous forme d’infusions (il est assez amer) ou d’extrait fluide, de gélules ou de teinture mère en pharmacie. Comme pour les plantes amères, il est déconseillé en cas de crise de calculs biliaires et, bien sûr, en cas de traitement, il faut demander conseil à votre médecin. De même, il est déconseillé pour les femmes enceintes et les enfants (moins de 18 ans).

Le romarin

Les Grecs connaissaient déjà les vertus de cette plante emblématique des régions méditerranéennes. Tonique et anti-infectieux, il soulage aussi les digestions difficiles, stimule la vésicule biliaire et régénère le foie. Cette polyvalence en fait une plante idéale pour accompagner les excès et la fatigue de la fin d’année. Une à trois tasses de tisane par jour seront parfaites et agréables pour détoxifier et mieux digérer.

La fumeterre

En plus d’être diurétique, facilitant ainsi l’élimination urinaire, la fumeterre permet de soulager les douleurs digestives légères (spasmes de la vésicule et des voies biliaires notamment). C’est aussi un bon dépuratif du foie qui stimule la production de la bile et facilite son évacuation. En prime, elle améliorerait la mémoire et aurait des effets intéressants en cas d’affections dermatologiques. On la trouve sous forme de gélules, d’extraits fluides ou de sirops en pharmacie et bien sûr en infusion à raison d’une à trois tasses par jour environ une demi-heure avant les repas.

D’autres plantes peuvent soulager le foie et la vésicule biliaire comme le curcuma, le pissenlit, l’orthosiphon et le boldo et l’on peut les retrouver facilement dans des mélanges de tisanes spécifiques en pharmacie ou herboristerie. En prenant les précautions d’usage (éviter chez les femmes enceintes, les enfants et en cas de traitement) et en restant vigilant en cas de symptômes aigus ou persistants (consultez votre médecin), quelques jours de cure pendant ou après les fêtes vous permettront de commencer l’année du bon pied !

 Pour aller plus loin : »200 plantes qui vous veulent du bien« , de Carole Minker, pharmacienne,

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La pollution chinoise a atteint "le toit du monde"

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La pollution atmosphérique qui fait régulièrement suffoquer les villes en Chine n'épargne désormais plus la région himalayenne du Tibet, dont la capitale Lhassa était enveloppée vendredi d'un épais brouillard.


La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), les plus dangereuses, a dépassé ces deux derniers jours à Lhassa le seuil de 500 microgrammes par mètre cube, selon un relevé publié sur un site gouvernemental.

Ce niveau est vingt fois plus élevé que le plafond préconisé par l'OMS pour une exposition de 24 heures.


La visibilité a fortement chuté en raison du brouillard polluant, empêchant jeudi les avions d'atterrir sur le Toit du monde, a rapporté le groupe de presse Phoenix.

Des photographies mises en ligne sur les réseaux sociaux montraient le palais du Potala, résidence du dalaï lama avant son exil en Inde en 1959, très difficilement discernable à travers la grisaille en plein jour.

«Le dernier paradis sur Terre n'est plus», a écrit un internaute.


«Ceci prouve que Lhassa est un territoire indissociable de la Chine», a ironisé un autre, en reprenant la propagande martelée par le régime communiste au sujet du Tibet, région qui a été envahie militairement par les forces chinoises en 1950.

La pollution atmosphérique est devenue un problème majeur en Chine, provoquant un accroissement inquiétant des maladies respiratoires et une vive irritation au sein de la population lassée des excès du rythme de développement de la deuxième économie mondiale.

 


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De Varsovie 2013 à Paris 2015, sept cent trente jours pour sauver le climat

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Chaque conférence sur le climat jette une lumière crue sur les antagonismes énergétiques posés sur la table des négociations. Celle de Varsovie, close il y a peu, a même «sublimé» ces tensions, la capitale polonaise hébergeant à la même période un sommet international sur le charbon et mettant en scène ces contradictions, en une belle unité de lieu, de temps et d’action !

 

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Ne galvaudons pas Varsovie 2013 qui aura eu ce mérite de révéler spectaculairement que la lutte contre le changement climatique se joue face à une profusion d’énergies fossiles : le sous-sol recèle des centaines d’années de charbon et de gaz et de quoi voir venir le siècle prochain pour le pétrole. Contrairement aux craintes nées des chocs des années 70, ce n’est pas un épuisement des hydrocarbures qui nous contraint à changer de modèle. Cette abondance de carbone complique même singulièrement la donne. Comme la pénurie d’énergie ne menace plus, chacun peut considérer qu’il est… urgent d’attendre (le retour de la croissance dans le Nord, l’accès de tous aux richesses essentielles dans le Sud) pour prévenir les dérèglements climatiques.


Ce serait une erreur majeure, car la croissance mondiale, tirée par les économies émergentes (Chine et Inde aux premiers rangs) est largement «assouvie» par des centrales au charbon polluantes, qui dégagent déjà 44% du gaz carbonique émis sur la planète (et pourraient représenter près de 60% de l’électricité produite en 2035). L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prédit que, en alimentant cette addiction au carbone, le réchauffement climatique avoisinerait les 4 °C en 2100, bien au-delà des 2 °C au-delà desquels nous plongerions dans l’inconnu.


L’Europe en crise n’est pas hors de ces tensions et n’échappe pas à la tentation du court terme. Il est vrai que les raisons de modifier le cap ou le rythme de la lutte ne manquent pas : l’absence de politique énergétique européenne, chaque Etat membre jouant sa partition, perturbe gravement les marchés électriques et gaziers (tandis que celui du CO2 délivre des tonnes presque «gratuites»), alors que dans le même temps les Etats-Unis sont dopés par leurs hydrocarbures de schiste. Le poison du doute s’instille logiquement dans nos débats. Pourtant, les Européens doivent rester convaincus qu’ils n’ont pas d’autre voie, pour refonder un modèle de croissance, que d’inventer des sociétés sobres en carbone. Souvent repoussés à l’arrière-plan de la mondialisation, les Etats de l’UE ont comme seul atout maître d’avoir, les premiers, traduits une vision climatique en objectifs politiques contraignants. Si nous devions renoncer ou tergiverser, nous nous condamnerions à un rôle supplétif dans la globalisation faute d’autre ligne stratégique.


Paris 2015 succédant à Varsovie 2013 (via une halte au Pérou en 2014), les Européens ont donc devant eux sept cent trente jours pour faire naître un accord climatique. Pas plus. La responsabilité est écrasante, et le cahier des charges dense. Un accord soutenable à long terme supposera (entre autres prouesses) de faire émerger un prix mondial du carbone (pour rééquilibrer les filières énergétiques en fonction de leur empreinte sur le climat) et que les pays du Nord financent, stoïquement, les efforts des pays du Sud pour limiter leurs émissions, faciliter leur adaptation au changement et compenser les pertes subies par les pays victimes de catastrophes climatiques. Alourdissons la barque, en soulignant que le 1,2 milliard d’habitants n’ayant pas d’accès à l’électricité ne devront pas rester en marge d’un New Deal énergétique.


Ne nous abritons pourtant pas derrière l’Europe. Certes, l’accord de 2015 devra être universel, et chaque pays aura sa part de responsabilité dans le succès ou l’échec de la conférence Climat de Paris. Mais la France, pays hôte en 2015, aura une responsabilité particulière dans le succès nécessaire, par son habileté diplomatique sans doute, mais aussi par sa capacité à tracer elle-même les voies de sa propre transition énergétique.


L’épreuve de vérité, qui nous légitimera pour parler au monde, se jouera devant le Parlement fin 2014, lors du vote de la loi sur la transition énergétique. Les horizons de temps fixés par François Hollande lors des deux dernières conférences environnementales (un mix électrique diversifié en 2025 ; une diminution de la consommation énergétique de 50% en 2050) sont déjà des signaux importants pour réinstaller le politique dans sa capacité à s’abstraire de la tyrannie du court terme. Mais en faisant de Paris 2014 le marchepied de Paris 2015, nous confirmerons notre aptitude à concevoir une économie positive de l’énergie, qui se projette sur le temps long et qualifie notre pays dans le concert des nations.

 

 


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De grandes quantité d'eau liquide découvertes sous les glaces du Groenland

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Des scientifiques ont découvert un vaste réservoir d'eau douce, emprisonné sous des couches de neige, près de la surface de la calotte glaciaire du Groenland. Sa particularité ? L'eau y reste liquide toute l'année. Une bonne façon pour les chercheurs d'estimer l'impact du réchauffement climatique sur la fonte de la glace du continent gelé.  Selon eux, l'eau serait stockée dans une poche d'air qui s'est créée entre les particules de glace et la nappe serait d'une taille plutôt conséquente : 70.000 kilomètres carrés, soit environ la taille de l'Irlande.

Mais la taille n'est pas la seule caractéristique surprenante de cette nappe puisque les chercheurs pensent que son eau resterait à l'état liquide toute l'année, malgré les températures qui règnent au Groenland. Aussi, le réservoir pourrait bien apporter de précieux indices sur l'élévation du niveau de la mer dans le futur et le comportement de la calotte glaciaire du Groenland face au changement climatique. Comprendre l'accumulation de neige L'équipe de chercheurs a raconté que la nappe d'eau douce avait été découverte avant le début de la saison des fontes, durant l'été. C'est pourquoi ils suggèrent que l'eau pourrait rester continuellement liquide. Le réservoir a été déniché au cours du programme Arctic Circle Traverse.

 

L'objectif de l'équipe était alors de déterminer quelle quantité de neige était tombée au Groenland au cours des 30 à 60 dernières années et comment le changement climatique pouvait affecter son accumulation. En effet, la calotte glaciaire est le résultat de l'accumulation et de la compression de la neige, qui se transforme alors en glace. Comprendre ce mécanisme d'ajout rentre alors dans les calculs de gain et de perte de la masse totale de la calotte glaciaire. En avril 2011, donc, une petite équipe de l'Université de l'Utah et du Byrd Polar Research Center s'est rendu au Groenland pour extraire des échantillons de glace de la surface de la calotte glaciaire.


L a couche d'eau se situe environ à 10 mètres sous la surface d'une région de neige compacte pas encore transformée en glace et appelée firn en anglais. L'eau remplit alors tous les espaces entre les flocons. Les chercheurs ont utilisé un radar souterrain afin de pouvoir regarder sous la surface de la plaque de la glace, à la recherche de dépôts d'eau. Ils ont ainsi découvert une couche entière, continue et gigantesque d'eau douce. En parallèle, la NASA, au cours de son Opération Ice Bridge, a survolé la surface, à l'aide d'un radar embarqué. C'est ce qui a permis d'estimer que le réservoir s'étendait sur 70.000 kilomètres carrés. "Cette découverte était une surprise totale", précise le Docteur Rick Forster, géographe à l'Université de l'Utah et auteur principal de l'étude sur la découverte.

 

D'autres expéditions ont ajouté, qu'en hiver, des ruisseaux d'eau liquide se déversent librement des bords de la calotte glaciaire, suggérant la présence d'un réservoir d'eau liquide au cœur de la banquise, même par les températures les plus glacées. Selon certains, l'eau liquide proviendrait de la "firn", cette neige pas encore glacée. Pourtant, jusqu'à présent, "personne n'a jamais observé de l'eau dans la firn ayant persisté tout au long de l'hiver", rappelle Rick Forster, repris par le CS Monitor.

 

L'équipe de chercheurs estime que l'eau de la firn, la neige fondue en été ayant pénétré dans les couches de glace, a pu rester liquide grâce à la neige accumulée au-dessus. Cette dernière aurait isolé la couche des températures glaçantes de l'hiver du Groenland. Si la capacité du réservoir découvert est considérable, les scientifiques ne savent pas précisément quelle quantité d'eau peut être contenue. Avec le réchauffement climatique, les couches de neige compactée se déplacent de plus en plus vers la surface. Grâce à des études sur le terrain, Josh Harper, glaciologue à l'Université du Montana, estime que la capacité de stockage potentielle est gigantesque : entre 322 millions et plus de 140 milliards de tonnes d'eau. "Cela dépend surtout si le réservoir est connecté à un système qui se déverse dans l'océan ou s'il est isolé et agit comme une source de stockage sans connexion.

 

En tout cas, c'est massif, c'est un système que nous n'avons jamais observé que nous devons mieux comprendre si nous voulons prédire l'élévation du niveau de la mer", ajoute Josh Harper, repris par la BBC. Effet du changement climatique Des chercheurs pensent que cette découverte pourrait expliquer en partie les disparités entre les projections de pertes de la calotte glaciaire des modèles climatiques et les observations des satellites. "Cette large masse d'eau liquide dans la firn, représente aussi un dissipateur thermique qui pourrait jouer un rôle dans les interactions du Groenland avec le système climatique", affirme le Docteur Harper. Selon lui, "au fur et à mesure que l'intensité de la fonte de la surface du Groenland s'intensifie et s'étend aux couches couvertes de firn, le réservoir d'eau liquide pourrait avoir un rôle important dans le comportement de la calotte glaciaire face au changement climatique".

 

La réduction de la calotte glaciaire du Groenland s'est rapidement accélérée entre 1993 et 2005. Selon l'Intergovernmental Panel on Climate Change, la perte annuelle était d'environ 121 millions de tonnes de glace avant de passer à 229 milliards de tonnes entre 2005 et 2010. Au cours des vingt dernières années, le niveau de la mer s'est élevé d'environ 0,6 cm.

 

 


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Islande: Un projet autoroutier pourrait être abandonné pour ne pas déranger l'habitat des elfes

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Le journal anglais The Indépendant rapporte qu'en Islande, des avocats se sont joints à des écologistes pour réclamer l'abandon d'un projet d'autoroute aux autorités locales, entre autres parce qu'il pourrait déranger l'habitat des elfes. Les activistes affirment qu’une église d’elfes se trouverait sur le site potentiel.

L'autoroute en question permettrait de relier directement la péninsule d'Aftanes, où le président Ólafur Ragnar Grímsson a élu domicile, à la ville de Gardabaer, dans la banlieue de Reykjavik.

La Cour suprême d'Islande a suspendu le projet sur la demande d'un groupe de militants appelé « Les Amis de la Lave », pour qui la construction de l'autoroute aurait des conséquences négatives non seulement pour les elfes, mais aussi pour le paysage exceptionnel de la région, sa faune, et son patrimoine culturel et historique. Andri Snaer Magnason, un militant écologique du groupe, a expliqué à l’Associated Press que l’autoroute risquait de diviser un champ de lave et qu’elle allait détruire des sites de nidification de plusieurs espèces animales. Des centaines de personnes manifestent régulièrement dans la zone pour faire obstacle au travail des bulldozers.

Les créatures mythologiques sont très présentes dans le folklore scandinave et nordique. Cependant, au Danemark, en Norvège et en Suède, les gens ne croient plus aux elfes depuis le 19ème siècle, mais en Islande, les choses sont différentes et ils demeurent un sujet sérieux. En 2007, une enquête menée par l'université d'Islande avait même conclu que 62% des sondés estimaient qu'il était possible qu’ils existent. 

 

 


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