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La marée noire aux Etats-Unis : je m'exprime

Publié le par Gerome

J'ai eu quelques remarques concernant mon mutisme au sujet de la marée noire au large de la Louisiane aux USA.... "Pourquoi Notre Terre qui habituellement traite de tous les sujets sensibles, n'écrit rien, pas une ligne, pas un mot sur cette catastrophe écologique?".....

Question simple, réponse compliquée! Je pense, je dis bien je pense, car je n'en suis pas encore sûr, que j'ai fait l'autruche. C'est à dire que cette marée noire m'a énormément affecté, il n'y a pas un jour où je n'en entendais pas parler, à la radio, à la télé, sur le net, dans les journaux, dans les bistrots.

A chaque fois, c'est pour moi une souffrance de savoir que la Terre et l'humanité doivent faire face à la plus grosse marée noire de toute l'histoire, de savoir la souffrance des animaux qui meurent par milliers, de savoir la flore partiellement détruite, et les habitants complètement désemparés face à ce désastre écologique.


Et puis en plus de cette souffrance, vient la frustration de ne rien pouvoir faire, de me trouver à des milliers de bornes, assis dans mon confortable fauteuil face à mon PC alors qu'à l'heure où je vous parle des centaines de personnes s'activent à nettoyer les plages, sauver les animaux, endiguer la nappe de pétrole, boucher le trou par lequel s'échappe ce liquide visqueux.......


En effet, je pense avoir fait l'autruche : à force de trop en entendre et de trop en voir sur ce sujet, j'ai été dégoûté. Alors voilà, cet article ne résout rien, il ne sert à rien, il est d'une stérilité incommensurable, c'est un bilet d'humeur parmi des millions qui sont chaque jour rédigés dans le monde!

Allez a+! Les prochains articles seront sans doute plus instructifs et productifs que ce foutu billet.

 

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Pour suivre en temps réel l'état de la couche d'ozone

Publié le par Gerome

Ici, il est nul question d'un voyeurisme malsain, où l'internaute assiste à la fin programmée de la planète Terre, assistant minute après minute à son long trépas....
Ici, il est question de nous rendre compte par nous mêmes du désastre écologique que la race humaine a déclenché. Grâce aux satellites de la NASA, on peut donc se rendre compte de l'état de la couche d'ozone :

Pour accéder au site cliquez ici :

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NON à l'or illégal!

Publié le par Gerome

Il faut éradiquer le marché noir du métal jaune: la chronique de Serge Orru, directeur général du WWF France, qui vient de lancer une campagne en ce sens.

C'est à la Saint-Valentin, la fête des amoureux, que nous avons lancé la campagne "Non à l'or illégal" car dans cette année 2010 où la biodiversité est honorée, nous voulons alerter et faire réagir les pouvoirs publics et les professionnels de la filière aurifère devant les méfaits de l'orpaillage illégal.

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Nous demandons aussi aux amoureux d'aimer notre planète en offrant un or extrait dans des conditions socialement et écologiquement responsables.

Il faut poser sans cesse la question aux joailliers sur l'origine de leur or proposé à la vente pour connaître exactement son parcours de la mine à la vitrine. Pour lutter contre un trafic illégal, par essence très secret, il faut le rendre visible aux yeux de tous.

Le carat ne doit pas refléter l'intoxication de la chaîne du vivant par le mercure et  la misère humaine qui prévalent notamment dans le Parc Naturel de Guyane où près de 15 000 à 30 000 malheureux garimpeiros provenant du Brésil ou du Surinam extraient les pépites d'or dans des conditions humaines épouvantables et commettent  des dégâts considérables dans  la nature amazonienne censée pourtant être protégée.

J'ai pu voir, il y a quelques mois, dans ces forêts magnifiques autour de Saul, ces pauvres orpailleurs et les impacts environnementaux et sociaux de cette ruée difficilement endiguable.

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Dans ce département français ainsi qu'au niveau national et international, les professionnels de la filière de l'or doivent proposer des alternatives responsables et les pouvoirs publics français devront montrer l'exemple en choisissant la traçabilité dans leurs commandes d'or.

Autrement dit, l'idée principale est de mobiliser un outil du marché pour éradiquer le marché noir du métal  jaune.

Un bijou en or fait briller l'amour que l'on porte à l'autre et l'on ne doit pas ignorer  les conséquences de l'orpaillage sans règle claire et digne pour les hommes et la nature.

Objectif de cette campagne du WWF: rendre la filière légale étanche afin d'éviter la pénétration de l'or illégal dans le circuit commercial (entre 2000 et 2008, plus de 22 tonnes d'origine douteuse ont été exportées de Guyane, soit l'équivalent de sept millions d'alliances). Ce n'est pas parce que le kilogramme d'or atteint les 25000 euros que l'on doit laisser la cupidité perpétrer le crime écologique que nous dénonçons sans relâche.

On se donne rendez-vous dans une année pour faire le bilan de cette campagne utile que notre équipe du WWF en Guyane a remarquablement initiée en lançant une étude approfondie sur la filière du métal précieux.

Et si on écrivait pour mieux le protéger que l'environnement, c'est notre or-vironnement!!!

PS: Osons espérer que les médailles olympiques des JO de Vancouver aient la couleur or de l'éthique.


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Dans l'ombre du CO2, le danger O3

Publié le par Gerome

Hervé Morin du journal le Monde

Au sommet de Copenhague sur le climat, en décembre 2009, le CO2 a été au centre de toutes les attentions. Les Etats-Unis et la Chine, premiers pollueurs de la planète, sont laborieusement parvenus à un accord a minima sur la réduction des émissions de ce gaz.

Un autre gaz à effet de serre, l'ozone, mériterait sans doute de s'inviter dans les discussions entre les deux géants. Selon une étude publiée jeudi 21 janvier par la revue Nature, une part de ce polluant issu d'Asie se retrouve quelques jours plus tard au-dessus de l'ouest des Etats-Unis, au point de mettre en péril les réglementations américaines sur l'ozone.

 

On sait de longue date que la pollution est un phénomène mondialisé : le CO2 d'origine humaine n'est-il pas accusé de chambouler le climat de la planète ? Ne retrouve-t-on pas dans l'organisme des Inuits et des ours polaires de l'Arctique des métaux lourds et des polluants organiques persistants produits à des milliers de kilomètres, dans les pays industrialisés ? Des zones entières du Pacifique ne sont-elles pas colonisées par un océan de débris en plastique ? L'ozone n'est qu'un exemple, frappant, de ces exportations à longue distance des pollutions.

 

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Le trou de la couche d'ozone de 1980 à 1991. La tâche rosesymbolisant le trou grossit d'année en année!!


Pour l'homme, responsable de ses fluctuations, ce gaz est décidément un casse-tête. Quand il fait défaut, dans les hautes couches de l'atmosphère, il ne joue plus son rôle protecteur vis-à-vis des rayons ultraviolets. Mais quand l'ozone est trop concentré dans la troposphère, c'est-à-dire dans cette enveloppe des dix premiers kilomètres d'atmosphère où s'est développée la vie, il se comporte à son tour comme un poison envers la faune et la flore. Les feuillages sont oxydés par cette molécule d'O3 (trois atomes d'oxygène), qui s'attaque aussi aux voies respiratoires des animaux et des humains.


Mais si l'ozone est trop rare en altitude, et trop concentré près du sol, c'est la faute de l'homme : ce sont des gaz réfrigérants et propulseurs qui sont responsables de sa dégradation en altitude. Le protocole de Montréal (1987) a certes permis de restreindre leur usage, mais il faudra encore des décennies avant que les fameux "trous" dans la couche d'ozone, autour des pôles, soient résorbés.

Pour ce qui est de l'ozone troposphérique, les choses sont mal engagées : cet ozone-là, dont la concentration a été plus que doublée au cours du XXe siècle, est un polluant dit secondaire, produit par l'action du rayonnement solaire sur des polluants "précurseurs", notamment le dioxyde d'azote émis par les échappements des véhicules, des cheminées, incinérateurs et incendies de forêt.

Des mesures indirectes ont déjà montré que la déforestation en Indonésie est ainsi responsable d'un panache d'ozone qui peut se répandre jusqu'en Afrique de l'Est. Ces déplacements ont lieu à différentes échelles : en France, les taux d'ozone troposphérique sont plus élevés dans les zones rurales, car il faut souvent plusieurs jours pour que la photochimie transforme en O3 les polluants primaires issus des zones industrialisées.

 

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Trou de la couche d'ozone de 1981 à 1999. Regardez : en 18 ans la couche d'ozone n'a pas arrêté de mincir.


C'est donc aussi le cas entre l'Asie et les Etats-Unis, au printemps. L'origine de cet ozone a pu être retracée par des chercheurs de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américaine, à partir de nombreuses mesures, dont certaines conduites par des avions de ligne équipés de capteurs à l'initiative du laboratoire d'aérologie de Toulouse (CNRS). "Cela apporte une des preuves les plus évidentes de ces transports à ce jour", note Kathy Law (universités Paris-VI et de Versailles, CNRS).

Il faut encore vérifier que cet ozone d'importation, mesuré à quelques kilomètres d'altitude, finit bien par retomber au sol, où son impact sur l'agriculture et la santé humaine et animale se fait sentir. L'enjeu est important : en Europe, par exemple, une étude de l'Agence européenne de l'environnement estimait, en 2007, que la pollution à l'ozone était à l'origine de 21 400 décès prématurés par an. Côté agriculture, des études ont estimé, en 2000, entre 14 et 26 milliards de dollars (de 15,1 à 28,1 milliards d'euros de l'époque) le coût des pertes de rendement au niveau mondial.


Dans les pays développés, les pics de pollution à l'ozone ont eu tendance à être moins sévères ces dernières années, grâce à la mise en place de réglementations sur les polluants précurseurs. La pollution chronique a cependant augmenté régulièrement. Au cours des prochaines décennies, la hausse la plus sensible concernera l'Afrique et l'Asie.

Dans la mesure où l'O3, contrairement au CO2, ne survit que quelques semaines dans l'atmosphère, "il y aurait un double bénéfice, immédiat, à contrôler les précurseurs de l'ozone, avance Kathy Law : lutter contre ses effets, mais aussi contre le réchauffement climatique". Un des protocoles de 1988 de la convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance - à l'origine destinée à lutter contre les pluies acides - vise précisément à réduire les oxydes d'azote. Les Etats-Unis en sont signataires. Reste à convaincre la Chine d'y adhérer.

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Pétrole : combien de temps encore?

Publié le par Gerome

Jusqu’à la fin des années 1990, les résultats de l’exploration et les progrès des techniques de récupération assistée dans les gisements en production ont permis le renouvellement des réserves. C’est pour cela que l’on dit souvent « depuis quarante ans, on a quarante ans de pétrole devant nous ». C’est encore le cas en 2005, puisque le monde dispose de 37 ans de réserves. Mais depuis quelques années, le renouvellement des réserves n’est plus assuré par l’exploration : les gisements découverts sont moins nombreux et plus petits (à l’exception de quelques zones nouvelles comme la mer Caspienne par exemple). Cela n’a pas encore d’effet sur la production. Mais il est certain qu’un jour, l’offre de pétrole ne pourra plus suivre une demande toujours croissante. Cela ne prendra pas la forme d’une disparition brutale du pétrole dans quarante ou cinquante ans.

Mais celle d’un pic à partir duquel la production va commencer à diminuer, lentement mais inexorablement. Ce pic, ce maximum, est appelé « pic de Hubbert ». Les experts ne sont pas d’accord entre eux sur le moment où va se produire ce pic. Pour les plus optimistes, c’est dans trente ans et pour les plus pessimistes, c’est dans cinq ans ! L’occurrence du pic de Hubbert est un paramètre des grands enjeux qui nous attendent dans les années à venir !

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Le "peak oil", bombe à retardement du XXe siècle

Alors, le peak oil, c’est pour quand ? Ce moment à partir duquel la production de pétrole mondiale va baisser, faute de réserves, arrive mais à une vitesse encore inconnue : "Impossible de répondre avec précision", reconnaît Jean Laherrère, l’un des membres de l’association Aspo (lire notre article), qui dénonce les surévaluations des gouvernements et des grands groupes pétroliers.

"Le peak oil pourrait déjà être en cours. Au sein de l’Aspo, nous considérons tous qu’il est probable qu’il interviendra à un moment ou un autre au cours de la présente décennie, dit Laherrère, qui a été longtemps directeur des techniques de prospections du groupe Total, avant de prendre sa retraite. Compte tenu du flou savamment entretenu autour des réserves, on ne sera vraiment sûr qu’il a eu lieu qu’une fois que les prix de pétrole commenceront à augmenter de manière systématique (...) Je crois que d’ici là, nous allons connaître une dizaine d’années au cours desquelles la courbe de la production pétrolière va ressembler à un plateau bosselé, avant qu’elle ne commence irrémédiablement à chuter."

Reculer pour mieux chuter

 

Dans le milieu pétrolier, l’unique consensus sur le peak oil concerne les zones de production qui l’ont déjà dépassé : les Etats-Unis (depuis les années soixante-dix), le Canada, le Venezuela et la Mer du Nord.

Le problème, c’est qu’aucun des scenarii officiels ne fait apparaître explicitement le peak oil. Les grands pays producteurs du Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Irak, Emirats arabes unis, etc.) ne devraient pas atteindre leur propre pic avant une trentaine d’années. Il suffirait donc qu’ils produisent plus pour compenser le déclin des autres régions pétrolifères.


"Ce raisonnement, tenu aussi bien par les pdg des principaux groupes pétroliers que la Maison Blanche est risqué à plus d’un titre", souligne Jean Laherrère. Le département américain de l’Energie a publié récemment un graphique indiquant une croissance de la production pétrolière mondiale de 2 % par an pour les prochaines décennies. Dans cette hypothèse, le peak oil n’apparaît pas avant 2037. Mais il est suivi par un effondrement brutal de la production, au rythme de -10 % par an !

"Cette façon d’envisager l’avenir est un crime contre les générations futures", s’emporte Laherrère. Le géologue français poursuit : "Certes, on peut continuer à raisonner à court terme encore pendant quelque temps en augmentant la production mondiale de 1 ou 2% par an. Mais plus on augmente le rythme des extractions pour repousser l’échéance, plus le choc post-peak oil sera dévastateur !"

Réserves "ultimes"
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L’Aspo conteste l’argument développé par les industriels du pétrole, selon lequel la technologie va bientôt permettre de recourir à des réserves pétrolières jusqu’ici laissées de côté (aux Pôles et au fond des océans). Le Dr Colin Campbell, fondateur de l’Aspo, explique : "On ne peut pas faire appel à ces réserves dites ’ultimes’ sans renchérir substantiellement le prix du baril. Le peak oil, ce n’est pas la fin du pétrole. C’est la fin du pétrole conventionnel pas cher. Mais la nuance ne change pas grand-chose : les conséquences économiques n’en sont pas moins redoutables."

Pour les transports, la situation actuelle est passablement délicate. Selon l’OCDE, plus de 96 % du trafic mondial de véhicules fonctionne encore grâce aux hydrocarbures.

La menace pourrait être encore plus grave pour l’agriculture intensive. Dans les textes de l’Aspo revient régulièrement la référence au lien entre l’explosion de la population mondiale et l’expansion de l’utilisation des engrais synthétiques à base d’hydrocarbures. "L’agriculture est devenue une filière de transformation du pétrole en nourriture, rappelle Laherrère. Après le peak oil, les prix du pétrole devraient augmenter inexorablement.


La ’révolution verte’ des engrais chimiques est l’un des facteurs qui a permis de multiplier par quatre la population mondiale au cours du XXe siècle. Tous les pays dont la démographie repose sur une agriculture intensive (les pays développés et un grand nombre de pays en développement) ont quelque matière à s’inquiéter d’une augmentation séculaire et irréversible des prix du pétrole.

Les grands équilibres géopolitiques pourraient eux aussi être bouleversés par la crise énergétique et économique qui, selon l’Aspo, devrait succéder au peak oil. Selon les chiffres publiés par BP en 2003, les pays du Moyen-Orient disposent de 65,4 % des réserves "prouvées" de pétrole dans le monde (25 % reviennent à la seule Arabie Saoudite). Leur part dans le marché mondial est déjà de 28 %. Selon l’Aspo, elle pourrait dépasser les 40 % d’ici deux décennies. La seconde guerre du Golfe pourrait un jour s’avérer n’être que la "deuxième".

 

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