La chasse à la baleine rouverte en Norvège

Publié le par Gerome

Si la chasse à la baleine fait depuis 28 ans l'objet d'un moratoire, elle est toujours pratiquée en Norvège, où elle vient d'être rouverte. Ce sont quelque 1.286 cétacés qui pourraient ainsi être capturés d'ici à la fin de la saison de pêche. 

 

La chasse à la baleine a repris vendredi dernier en Norvège, rapporte le site Zegreenweb. Si le pays avait cessé de capturer des cétacés conformément au moratoire adopté en 1983 par la Commission baleinière internationale (CBI), il autorise à nouveau la chasse à la baleine depuis 1993.

Au cours des quatre prochains mois, 1.286 cétacés pourront ainsi être tués dans les eaux norvégiennes. Le pays résiste à toutes les pressions internationales, contrairement au Japon qui en février dernier avait cessé prématurément sa chasse dans l'Antarctique face au harcèlement que faisait subir aux pêcheurs l'organisation Sea Sheperd (voir notre article). Pourtant, les Norvégiens sont de moins en moins nombreux à soutenir la chasse à la baleine, dont la chair a vu sa cote diminuer sensiblement ces dernières années.


Victimes d'une chasse intensive, plusieurs espèces de baleines sont menacées depuis de nombreuses années. Mais les pays pêcheurs, le Japon, la Norvège et l'Islande, minimisent ces menaces et refusent de se plier au moratoire de la CBI. Celle-ci tente régulièrement de négocier, mais en vain.

 

 


Publié dans Nature

Partager cet article

Google investit dans le solaire

Publié le par Gerome

Jeudi, Google a annoncé avoir investi 3,5 millions d'euros dans l'achat d'un parc solaire en Allemagne. Pour le groupe, il s'agit du premier achat de ce type en dehors du territoire américain.   

 

google1.jpg

 

Google vient d'acheter pour la modique somme de 3,5 millions d'euros un parc solaire situé dans le Brandebourg, à proximité de Berlin la capitale allemande. C'est ce qu'a annoncé jeudi dans un communiqué le géant américain, dont c'est le premier investissement de ce type hors des Etats-Unis.

Placé sur un ancien terrain militaire, le parc solaire pourra délivrer lorsqu'il sera opérationnel, environ 18,65 mégawatts selon le communiqué du groupe, qui a également précisé que cette capacité fera de lui "un des plus grands parcs d'Allemagne". 

Il ne s'agit pas du premier achat de ce type pour le géant américain de l'internet puisqu'il a déjà investi 100 millions de dollars dans un parc éolien aux Etats-Unis.

 

 


Partager cet article

Les véhicules polluants bientôt bannis de huit centres-villes

Publié le par Gerome

Huit agglomérations vont expérimenter des restrictions de circulation des véhicules polluants en centre-ville, a annoncé mercredi la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

 

Les Zones d'actions prioritaires pour l'air (ZAPA) vont être testées prochainement et pendant trois ans par la ville de Paris, Plaine Commune (en Seine-Saint-Denis), Clermont Communauté, Nice Côte d'Azur, Grenoble Alpes Métropole, le Grand Lyon, la Communauté de Pays d'Aix et la Communauté urbaine de Bordeaux.

En France, la pollution aux particules serait la cause de 42.000 décès prématurés chaque année, rappelle le ministère du Développement durable, qui organise mercredi et jeudi les premières Assises nationales de la qualité de l'air.


Les communes volontaires peuvent interdire la circulation de certains types de véhicules (deux roues, voitures, poids lourds) en fonction de la pollution qu'ils émettent -en se fondant par exemple sur leur année de construction.

"L'idée n'est pas du tout d'exclure une partie des véhicules et donc des habitants du centre-ville. L'idée, c'est de trouver un moyen de le partager mieux et peut-être de ne pas laisser circuler des poids lourds polluants qui peuvent trouver une alternative", a expliqué Nathalie Kosciusko-Morizet à la sortie du conseil des ministres.

Le conseil municipal décide des types de véhicules ciblés "dans un dialogue avec les commerçants", a insisté la ministre, dans la cour de l'Elysée. Ces derniers pourront notamment être encouragés à recourir à des services de livraison utilisant des véhicules électriques.


Les Low Emissions Zones (zones à faibles émissions) ont été expérimentées dans quelque 180 villes européennes, a noté NKM, en assurant que les émissions de particules avaient depuis diminué de 40% à Stockholm, de 25% à Berlin et de 19% à Londres.

La pollution aux particules est "très agressive pour la santé", a rappelé la ministre du Développement durable et des Transports, en évoquant l'asthme, les allergies et les maladies cardio-vasculaires. "C'est vraiment des problèmes de santé lourds. Pour l'asthme, par exemple, il y a maintenant 3.500.000 Français qui sont malades de l'asthme".

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Une accumulation d'eau douce dans l'Arctique pourrait affecter le Gulf Stream, selon des chercheurs

Publié le par Gerome

Une gigantesque poche d'eau douce dans l'océan Arctique pourrait gagner l'Atlantique et potentiellement affecter le Gulf Stream, courant océanique qui contribue de manière substantielle au climat tempéré de l'Europe de l'Ouest, ont déclaré mardi des océanographes à l'Associated Press.

 

Cette accumulation inhabituelle s'explique par une hausse des volumes d'eau rejetés par des fleuves du Canada et de Sibérie et par la fonte de la banquise, deux conséquences du réchauffement climatique, ont précisé les chercheurs.

Si elle gagne l'Atlantique, cette eau douce pourrait dans le pire des cas modifier le Gulf Stream, explique Laura De Steur, de l'Institut royal des Pays-Bas pour la recherche marine. Selon le chercheur allemand Benjamin Rabe, de l'Institut Alfred Wegener, la teneur en eau douce de l'océan Arctique a augmenté de 20% depuis les années 1990.


Le débit accru des grands fleuves septentrionaux "pourrait potentiellement affecter la circulation océanique à grande échelle dans l'Atlantique", explique Mme De Steur. "c'est important pour nous en Europe occidentale car notre climat dépend en grande partie" du Gulf Stream.

Ce courant océanique pourrait être affecté si cette réserve d'eau douce rejoignait l'Atlantique, soulignent Mme De Steur et M. Rabe. Pour l'instant, elle est maintenue dans l'Arctique par les vents, dont le sens de rotation général -ils tournent dans le sens des aiguilles d'une montre- n'a pas changé depuis 12 ans, une période inhabituellement longue. Normalement, la direction des vents se modifie à intervalle de cinq à dix ans.


"Il est important de surveiller" cette accumulation d'eau douce "pour voir si elle peut gagner l'Atlantique, où elle pourrait potentiellement affecter le Gulf Stream et la circulation thermohaline", souligne Mme De Steur.

 

 

Publié dans Nature

Partager cet article

Les glaciers des Andes fondent plus vite qu’au cours des 350 dernières années

Publié le par Gerome

Publiée le 3 avril dans Nature Geoscience, une étude anglo-suédoise, utilisant des images satellite autant que des données séculaires, montre l'inquiétante vitesse actuelle de la fonte des glaciers des Andes.  

 

glaciers-des-andes.jpg

 

Au nord de la Patagonie, entre l'Argentine et le Chili, les glaciers andins sont répartis sur deux grands champs de glace : l'un, au  nord, s'étend sur près de 200 kilomètres et couvre une surface de 4.200 kilomètres carrés ; l'autre, au sud, s'étend sur plus de 350 kilomètres, couvrant 13.000 kilomètres carrés. Or, leur fonte - et la montée du niveau de la mer qui en résulte - se produit plus rapidement maintenant qu'à n'importe quel autre moment au cours des 350 dernières années, selon une étude réalisée par des chercheurs des Universités de Berystwyth et d'Exeter (Royaume-Uni), et de Stockholm (Suède).


Si des études avaient déjà montré que les glaciers perdaient du volume de plus en plus vite au cours des 30 dernières années - période où les images satellite ont permis ce type d'évaluation -, l'équipe a voulu remonter plus loin dans le temps : outre ces outils modernes, ils ont utilisé des relevés anciens pour tracer la fonte de 270 des plus grands glaciers des Andes depuis le  "petit âge glaciaire", période de regain des glaciers qui a eu lieu vers 1870 pour le champ de glace du nord et vers 1650 pour celui du sud.


"Nous savions que les glaciers en Amérique du Sud étaient beaucoup plus grands pendant le petit âge glaciaire, alors nous avons cartographié la taille des glaciers à l'époque et calculé la quantité de glace perdue par le retrait et l'amincissement des glaciers", explique le Pr Neil Glasser de l'Université d'Aberystwyth. "Ce travail est important, car c'est la première fois que quelqu'un fait une estimation directe de la contribution des glaciers à la hausse du niveau de la mer depuis la révolution industrielle (entre 1750 et 1850)", précise le Dr Stephen Harrison de l'Université d'Exeter.

 


Publié dans Nature

Partager cet article