L'Allemagne démonte son premier réacteur nucléaire

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C'est une bonne nouvelle en demi-teinte quand on sait que le nucléaire est remplacé par les centrales à charbon, grosses émettrices de CO2 et les plus polluantes d'Europe. Une tâche dans la transition énergétique que veut s'imposer le pays...

 

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Ce qui reste du réacteur de la centrale d'Obrigheim d'EnBW - sur ses 24 tonnes initiales, 16 ont déjà été mises en morceaux - est immergé, et bien à l'abri dans une pièce où personne ne reste jamais durant plus de dix minutes.

«Chaque étape est effectuée à la main, à distance», explique Michael Hillmann, ingénieur sur le site.

La centrale d'Obrigheim, nichée dans la vallée du Neckar (sud-ouest), a cessé de produire de l'électricité en mai 2005, après 37 ans de service, dans le cadre de la sortie de l'atome décidée au début de la décennie par le gouvernement de Gerhard Schröder et réaffirmée ensuite par Angela Merkel.


Le démantèlement effectif a commencé en 2008, au terme d'une longue phase de préparation qui implique la planification et la validation par les autorités concernées de toutes les étapes, dans les moindres détails. Le sectionnement de chacune des petites tiges coupées ce jour-là est consigné un par un, tout comme l'ordre dans lequel il doit être effectué.


En tout, ce sont 275.000 tonnes de matériel qui devaient être mises en pièces, dont moins de 1%, environ 2.000 tonnes, sont radioactives.

Le tout devrait être bouclé entre 2020 et 2025, estime Manfred Möller, responsable des opérations sur le site. Les bureaux et entrepôts, pour beaucoup déjà vides, pourraient un jour intéresser d'autres utilisateurs, et peut-être même la coupole caractéristique qui abritait le réacteur.

Le site n'emploie plus que 170 des 300 personnes qui y travaillaient - mais le tout s'est fait sans licenciements, précise M. Möller. S'y ajoutent quelque 150 salariés de sous-traitants.



 

Avec Obrigheim, EnBW se fait la main. L'opérateur, qui a longtemps compté le français EDF parmi ses actionnaires, devra comme ses concurrents allemands arrêter progressivement toutes ses centrales nucléaires, et les démanteler.

Deux de ses quatre autres réacteurs ont été stoppés sur ordre du gouvernement après Fukushima, les deux autres ont encore quelques années devant eux. Celui de Neckarwestheim II sera le dernier réacteur allemand à s'arrêter en 2022, parmi les neuf encore en activité sur le territoire.


Les opérateurs financent le démantèlementde leurs centrales grâce à des provisions constituées au fil des ans. EnBW a ainsi mis de côté plus de 7 milliards d'euros, les quatre opérateurs allemands (EON, RWE, Vattenfall, EnBW) en tout quelque 30 milliards d'euros.

EnBW estime en avoir jusqu'aux années 2040 d'ici à ce que tout soit terminé. Avec une énorme inconnue et un problème à résoudre : le pays ne s'est toujours pas doté d'un site définitif de stockage des déchets hautement radioactifs.

Le processus de recherche d'un site adéquat, qui a déjà pris des années, a été remis à zéro par le gouvernement d'Angela Merkel. En attendant, les opérateurs stockent les déchets dans des sites provisoires.


«Nous devons avoir la possibilité de nous débarrasser des déchets, cela fait partie intégrante de la transition énergétique», plaide M. Möller à l'attention des pouvoirs publics. Ce sont les opérateurs qui financent la recherche d'un site, et plus ils dépensent à cette fin, plus les inquiétudes grandissent sur leur capacité à financer le démantèlement des réacteurs.


L'expérience du chantier d'Obrigheim profitera à EnBW en interne, mais il pourrait aussi aider à développer «un nouveau champ d'activité», explique le porte-parole de la société Ulrich Schröder. Le démantèlement des centrales nucléaires a de beaux jours devant lui en Allemagne, et aussi à l'étranger. «Nous avons maintenant une vraie compétence en démantèlement, en gestion et recyclage des résidus», avance M. Schröder.


EnBW s'est aussi assuré les services d'un sous-traitant : EWN, héritier d'un combinat de RDA, maintenant propriété de l'Etat allemand, et spécialiste ès démantèlement nucléaire. Egalement dans son carnet de commandes : l'élimination de 120 sous-marins nucléaires russes.

 


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La jet-set au chevet de la planète?

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Nouveau hobby à bobo? Mode passagère, "place to be"? Ou prise de conscience réelle et sérieuse de la part de ceux qui polluent plus qu'un village entier en une année? Cela peut paraître dérangeant pour certains de voir ainsi le gratin d'Hollywood se retrouver entre "élites" pour lever des fonds afin de sauver ce qui reste à sauver...Pour ma part, je reste circonspect.

 

L'acteur américain Leonardo DiCaprio a levé mercredi soir plus de 25 millions de dollars pour sa fondation consacrée à la protection des derniers sites sauvages de la planète, lors d'une soirée caritative sur la presqu'île de Saint-Tropez.


Selon un communiqué de la fondation publié jeudi, la vedette a démarré le gala en tirant la sonnette d'alarme: «il n'y a jamais eu, depuis l'époque des dinosaures, autant d'espèces végétales et animales disparaissant aussi rapidement».

«Nous devons faire des efforts pour protéger une biodiversité riche», a-t-il lancé, devant 500 invités triés sur le volet, conviés à l'abri des regards dans un domaine viticole de la presqu'île de Saint-Tropez, destination estivale de la jet-set.


DiCaprio a ouvert les enchères en mettant en vente sa propre Harley Davidson, signée par Martin Scorsese et Robert De Niro. Deux rôles de figurants dans l'un de ses prochains films ont récolté des dons de 2,4 millions de dollars.

Bono, qui a poussé la chanson avec Julian Lennon (fils de John), a mis aux enchères sa guitare personnelle pour 1 million de dollars.


Une sculpture de Damien Hirst a été vendue au milliardaire Len Blavatnik pour plus de 6 millions de dollars, tandis qu'un dessin de Picasso est tombé dans l'escarcelle du magnat sud-africain Patrice Motsepe pour 1 million de dollars.

Acteurs, chanteurs, mannequins étaient de la fête (parmi eux Marion Cotillard, Jared Leto, Selena Gomez, Cara Delevingne, Petra Nemcova, Robin Thicke ou encore Joan Collins), côtoyant de grandes fortunes prêtes à payer entre 7.500 dollars et 130.000 dollars pour participer à la soirée.

 

 


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Japon: une nouvelle île soudainement apparue continue de grossir

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Une île soudainement apparue en novembre dernier à un millier de kilomètres au sud de Tokyo continue de grossir, selon les images prises cette semaine par les autorités japonaises.


Cette île, qui se présentait dans les premiers jours sous une forme à peu près ovale de 400 mètres de long sur 200 de large, a fini par rejoindre l'île inhabitée de Nishinoshima appartenant au petit archipel Ogasawara.

L'ensemble mesure désormais 1.550 mètres d'est en ouest et 1.350 mètres du nord au sud et selon un responsable des garde-côtes cité par la chaîne de télévision publique NHK, elle a des chances de s'étendre.

Trois cratères sont visibles sur les images tournées mercredi, dont deux crachent régulièrement de la lave, témoin d'une activité volcanique encore intense et qui a même tendance à s'accentuer.


Le nuage de poussière s'élève en outre jusqu'à 2.000 mètres d'altitude, trois fois plus haut que le mois dernier, et retombe à une distance de plusieurs centaines de mètres du cratère d'origine.

Depuis la fin de la guerre du Pacifique en 1945, quatre à cinq îles seraient soudainement apparues dans les eaux du Japon, un pays de séismes et de volcans, dont une en 1986, qui a disparu en l'espace de deux mois, et une en septembre 1973 également dans les parages de Nishinoshima. C'est toutefois la première fois depuis 40 ans qu'un nouvel îlot émerge dans cette zone.


La carte du Japon est déjà riche de quelque 6.852 îles, dont beaucoup de «cailloux» et quatre principales qui donnent sa forme filiforme au pays (Kyushu au sud-ouest, Shikoku au sud, Honshu au centre et Hokkaido au nord).

 


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Le Parlement adopte une loi en faveur des véhicules électriques

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Le Parlement a définitivement adopté dans la nuit de mardi à mercredi, par un vote de l'Assemblée nationale, une proposition de loi socialiste destinée à favoriser les véhicules électriques en accélérant le déploiement de bornes de recharges.


Le texte, déjà adopté par les députés le 6 mai, avait ensuite fait l'objet de la part du Sénat de légères modifications, que l'Assemblée a acceptées.


Pour favoriser l'usage des véhicules électriques afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et consolider le développement de cette industrie, il faut que les utilisateurs soient assurés de pouvoir facilement recharger leurs véhicules, ce qui nécessite le déploiement d'un réseau d'infrastructures de bornes, selon les auteurs du texte. Aujourd'hui, cette mission est confiée aux seules communes.


La proposition de loi prévoit d’exonérer de redevance l’opérateur de l’État qui implante, dans le cadre d’un projet national, des bornes de recharge de véhicules électriques sur le domaine public. Elle a pour objectif de doubler d'ici à la fin de l'année le nombre de points de recharge, qui s'élevait à 8.000 fin 2013.

Avec 25.000 véhicules, les véhicules électriques représentent 0,5% du parc automobile français, en hausse de 50% depuis 2012.

 


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Le mois de juin 2014 a été le plus chaud dans le monde depuis 1880

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Le mois de juin 2014 a été le plus chaud dans le monde depuis le début des relevés des températures en 1880, a indiqué lundi l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).


La température moyenne combinée à la surface des sols et des océans a atteint en juin 16,22 degrés Celsius, soit 0,72°C au-dessus de la moyenne du 20e siècle pour ce mois-là, dépassant ainsi le dernier record de chaleur pour juin, qui remontait à 2010, précise la NOAA.

«La majorité de la planète a fait face à des températures mensuelles supérieures à la moyenne, avec des records de chaleur dans des régions du sud-est du Groenland, du nord de l'Amérique du Sud, ou encore des zones de l'est et du centre de l'Afrique, ainsi que des parties du sud et du sud-est de l'Asie», explique l'agence dans un communiqué.

«Comme en mai, des zones éparpillées à travers tous les principaux bassins océaniques ont également connu des records de chaleur».


La dernière fois que la température d'un mois de juin a été inférieure à la moyenne du 20e siècle remonte à 1976, a indiqué le NOAA.

Pour ce qui concerne la seule température à la surface des océans, celle-ci a été en juin la plus élevée de toute l'histoire, battant un précédent record qui remontait à 1998, a aussi noté la NOAA.

Les glaces de l'Arctique ont également fondu davantage qu'en temps normal en juin. Leur niveau est à présent 5% en-dessous de la moyenne de la période 1981-2010.


Selon la même source, le mois de mai 2014 avait déjà été le plus chaud dans le monde depuis le début des relevés de températures en 1880, dépassant le précédent record de mai 2010.

 


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