Raréfaction des abeilles : l’ONU s’inquiète sérieusement

Publié le par Gerome

Publié jeudi 10 mars, un rapport émis par les services environnementaux de l'ONU confirme l'alarmante disparition progressive des abeilles dans tout l'hémisphère nord, soulignant l'impact potentiel énorme de ce phénomène sur la production de denrées agricoles, dépendante de ces insectes pollinisateurs.

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"Le fait est que sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90% de la nourriture dans le monde, plus de 70 sont pollinisées par les abeilles. La manière dont l'humanité gère ses actifs liés à la nature, notamment les pollinisateurs, définira en partie notre avenir collectif au XXIe siècle", déclare Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue).


Pesticides, pollution de l'air, réduction de la variété des plantes à fleurs et manque d'apiculteurs (en Europe), et enfin parasitage par un acarien mortel appelé Varroa destructor, sont les causes principales du déclin des abeilles, lequel est observé essentiellement dans les pays industrialisés de l'hémisphère nord.

Le parasite n'affecte pas les abeilles de l'hémisphère sud, qui ont en outre accès à des pollens de différentes plantes, et  sont en meilleure santé que celles du nord, qui se nourrissent sur les espèces végétales moins nombreuses qui caractérisent nos agricultures intensives.

Les scientifiques, qui ont du mal à évaluer précisément l'impact de cette chute d'effectifs - qui atteint 85% dans certaines régions -, préconisent la mise en place d'un réseau international pour aborder le problème.

 


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Près de 170 entreprises vont expérimenter l'affichage environnemental à partir du 1er juillet

Publié le par Gerome

A partir du 1er juillet pour une durée d'un an, 168 entreprises vont expérimenter l'affichage environnemental sur un total d'environ 1.000 produits, a annoncé mardi le ministère de l'Ecologie. Ce système, qui était une des mesures préconisées par le Grenelle de l'environnement, informera le consommateur de l'impact écologique de ses achats pour le guider, s'il le souhaite, vers les produits les plus respectueux de l'environnement.

 

Deux cent trente entreprises s'étaient portées volontaires pour tester ce nouvel affichage, positif notamment en terme d'image, et, au final, 168 entreprises ont été sélectionnées. "Les projets très insuffisants ont été éliminés", a expliqué à l'Associated Press Gaël Virlouvet, responsable des questions économiques à France Nature Environnement (FNE), qui assistait dans la matinée à la conférence de presse de lancement de l'opération.

Les entreprises sélectionnées sont représentatives de secteurs d'activité très diversifiés (alimentaire, boisson, produits hygiène, habillement, équipements électriques, électroniques, mobilier, produits de construction...), "de la PME artisanale aux champions mondiaux de la distribution" comme Carrefour ou Casino, souligne le ministère.


"L'étiquette énergie sur l'électro-ménager ou plus récemment l'étiquette CO2 sur les véhicules ont prouvé leur efficacité, tout l'enjeu aujourd'hui est de réussir à passer à la vitesse supérieure en mettant en place une démarche multi-critères qui nous renseigne pleinement sur l'empreinte écologique de nos achats", déclare dans un communiqué la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

"L'enjeu de cette nouvelle expérimentation est de passer aujourd'hui d'une approche monocritère essentiellement centrée sur la lutte contre le changement climatique (consommation d'énergie et émissions de CO2) à une approche multi-critères", précise le ministère, en notant qu'"il est important d'intégrer des informations également concernant leur impact sur la biodiversité, les ressources naturelles (eau, biodiversité, matières premières non renouvelables...)".


Stéphane Bernard, juriste environnement à la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), a déclaré à l'AP que son association de consommateurs soutenait cette initiative, à condition que "l'information donnée soit fiable".

"Cet affichage va entrer en collision avec tout ce qu'on trouve déjà sur les emballages", prévient-il, en observant que cela pouvait donner des "informations contradictoires". "Des produits de l'agriculture conventionnelle pourraient avoir de meilleurs notes que des produits bio", remarque-t-il, notant toutefois que pour "la plupart des gens, le premier critère (d'achat), c'est le prix".


Dans un communiqué, l'AFOC (Association Force Ouvrière Consommateurs) "se félicite de cette expérimentation qui vise à améliorer l'information des consommateurs sur l'impact environnemental généré par un produit tout au long de son cycle de vie", mais elle souligne que "l'information délivrée doit être fiable, lisible et compréhensible".


"C'est une très bonne initiative, on soutient cette idée-là", a estimé pour sa part Gaël Virlouvet, responsable des questions économiques à FNE. "Ce qu'on a observé, c'est que lorsque les produits sont étiquetés comme écologiques, ça a un impact net. Il y a 10 à 30% de ventes en plus pour les produits concernés", assure-t-il. Gaël Virvoulet souligne quand même que l'étiquetage "doit être clair pour le consommateur".

Parmi les quelque 1.000 produits concernés, on trouvera notamment des oeufs, du vin, de l'eau ou encore du papier. Cet étiquetage aura un coût pour les entreprises participantes mais, selon Gaël Virlouvet, elles ont "tout intérêt à rejoindre cette démarche". "Cette demande environnementale est en pleine croissance", a-t-il souligné.


A l'issue d'une expérimentation d'une durée d'un an au moins, la loi prévoit que le gouvernement remettra un rapport d'évaluation au Parlement. Sur cette base, la généralisation de l'affichage des caractéristiques environnementales des produits pourrait être décidée, a précisé le ministère.

 

 


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L’agroécologie pourrait permettre de protéger la planète

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Un rapport de l'Onu publié mardi estime que le développement de l'agroécologie (méthode basée sur le renouvellement des sols) peut permettre d'améliorer les rendements dans les régions les plus pauvres tout s'adaptant au réchauffement climatique.

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"A ce jour, les projets agroécologiques ont montré une augmentation moyenne des rendements de 80% dans 57 pays en développement, avec une augmentation moyenne de 116% pour tous les projets africains", a affirmé à l’AFP Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l’Onu pour le droit à l’alimentation et auteur du rapport. "La science dit aujourd'hui que les méthodes agroécologiques sont meilleures que l'utilisation d'engrais chimiques pour accroître la production agricole dans les régions où sévit la faim", ajoute-t-il. Grâce à cette méthode, les petits agriculteurs de certaines régions du monde pourraient doubler leur production d’ici à 10 ans, estime le rapport de l’Onu.


Alors que les prix alimentaires mondiaux ont battu un nouveau record en février selon la FAO (l’organisation de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture), la question de l’accès à ces denrées alimentaires reste brûlante avec la perspective d’une planète comptant 9 milliards d’habitants en 2050.
Par ailleurs, l’urgence de limiter l’impact de l’homme sur les éco-systèmes est mis en avant et le rapport estime que "l’agroécologie peut jouer un rôle central". Cette méthode comprend "le recyclage des nutriments et de l'énergie dans l'exploitation, plutôt que l'introduction d'apports extérieurs ; l'intégration des cultures et du bétail ; la diversification des espèces et des ressources génétiques dans l'écosystème agricole dans le temps et l'espace". Grâce à l’agroécologie, les terres supporteraient ensuite mieux les phénomènes de sécheresse ou d’inondations. De plus, les sols stockeraient mieux le carbone, selon l'Onu.


Cependant, la méthode est "encore insuffisamment appuyée par des politiques publiques ambitieuses et va donc rarement au-delà du stade expérimental", regrette Olivier de Schutter.

 

 


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Voiture électrique : des distributeurs de boissons se muent en bornes de recharge

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Plusieurs sociétés japonaises proposeront dans quelques jours un étonnant concept : des distributeurs de boissons permettant de recharger les véhicules électriques. Souvent installés sur les trottoirs des villes du pays, ces distributeurs contribueront sensiblement au développement des infrastructures nécessaires au déploiement de ce mode de transport vert.

 

Dès le 10 mars prochain, les utilisateurs de voitures électriques pourront recharger leurs véhicules sur de nombreux distributeurs de boissons installés dans les rues nippones, rapporte le site du Matin. Plusieurs sociétés ont développé cette idée avec l'opérateur de télécommunications Softbank, des firmes spécialisées dans l'informatique et des fabricants de bornes, afin de donner un important coup de pouce au développement des infrastructures destinées aux véhicules électriques.


Les distributeurs de boissons se sont vu intégrer un module de charge fonctionnant avec les mêmes arrivée d'électricité et système de paiement. Un dispositif auquel devrait rapidement être ajouté un service d'informations destiné aux systèmes de radionavigation des véhicules, afin que les automobilistes puissent localiser facilement les points de charge disponibles les plus proches.

A travers le Japon, on compte quelque 2,5 millions de distributeurs de boissons, dont une grande majorité est située à l'extérieur. Les transformer progressivement en points de recharge pourrait engendrer un réel essor des véhicules électriques dans le pays. Car si le prix de ses véhicules est un important frein à l'achat, le manque de bornes de charge l'est aussi.

 

 


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La Chine prête pour une croissance verte ?

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Seconde économie et premier pollueur du monde, la Chine semble prendre conscience de l'impact de sa croissance sur l'environnement, et travaillerait à l'élaboration d'un nouveau plan quinquennal visant à verdir son économie.

 

En 2009, la Chine s'était engagée auprès de l'Onu à réduire de 40 à 45% sa consommation d'énergie par unité de produit intérieur brut d'ici 2020. Une ambition passant notamment par la fermeture des usines les plus polluantes du pays, qui devrait se poursuivre dans les années à venir.

Plusieurs sources affirment en effet que le prochain plan quinquennal de la Chine serait plus vert que les précédents, rapporte Science et Avenir. Alors que la mise en place de taxes visant à soutenir le développement des énergies propres fait l'objet de discussions, et pourrait être concrétisée en 2013, le plan prévoit une hausse des prix de l'énergie. L'instauration de marchés de quotas d'émission de CO2 serait elle aussi envisagée.


En outre, le gouvernement chinois entend renforcer sa lutte contre les pollutions nocives pour la santé. D'après le China Daily, le plan quinquennal prévoit en effet une réduction de 15%, et ce par rapport aux niveaux de 2007, des émissions de cinq métaux lourds : le plomb, le mercure, le chrome, le cadmium et l'arsenic. Il y a quelques jours, l'hebdomadaire chinois Nouveau siècle dressait un constat alarmant, révélant que 10% des récoltes de riz du pays sont contaminés par ces éléments.

 

 

 

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