PlanetSolar : le plus grand bateau solaire du monde

Publié le par Gerome

Jules Verne prédisait déjà qu'un jour l'homme serait capable de tout détruire ou de tout sauvegarder. Epuisement de nos ressources d'énergies fossiles et dérèglement climatique dus à leur utilisation nous obligent à repenser notre société.

Paradoxalement, cette situation est une opportunité pour notre civilisation. Utiliser la technologie et nos connaissances pour améliorer notre efficacité énergétique et promouvoir les énergies renouvelables est le chemin vers un monde durable.

PlanetSolar veut démontrer que nous pouvons changer, les solutions existent et il n'est pas trop tard. Les générations de demain ont leur regard tourné vers nous, nos choix marqueront le futur de l'humanité.

Un concentré de technologie futuriste

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Le bateau PlanetSolar est un multicoque surmonté de panneaux solaires photovoltaïques. En construction depuis le mois d'août, il bénéficiera de proportions impressionnantes, tout en étant silencieux et propre. L'objectif est de naviguer à une vitesse moyenne de 8 nœuds autour du monde, une vitesse considérable pour un bateau fonctionnant à l'énergie solaire.

Le multicoque accueillera deux marins lors du tour du monde et jusqu'à cinquante personnes lors des navigations promotionnelles prévues aux escales.

De nombreuses recherches ont permis de déterminer ses dimensions et ses formes idéales en fonction du parcours. Les ingénieurs de PlanetSolar doivent gérer la propulsion, la conception des panneaux solaires et le stockage de l'énergie, les matériaux et l'environnement extérieur. De nombreuses études vont par ailleurs être effectuées dans ces différents domaines.

 

Pour promouvoir le projet PlanetSolar et le développement durable, une exposition itinérante sous la forme d'un village «PlanetSolar» accompagnera le premier tour du monde à l'énergie solaire. Le Village sera composé de trois sphères dont chacune représentera l'un des trois piliers du développement durable : Ecologie - Economie - Social.

Il aura la particularité unique d'être alimenté par des énergies propres, notamment par des panneaux solaires installés sur l'un des dômes du Village. Des thèmes spécifiques seront abordés, en lien avec les objectifs du développement durable. Le village itinérant permettra d'intégrer un large public au projet et d'organiser des événements culturels, des programmes éducatifs, des conférences, des expositions interactives et des projections de films.

En bref, il permettra de :

    * Disposer d'une plateforme permettant au public de partager le projet PlanetSolar, en Suisse et dans le reste du monde.
    * Promouvoir le développement durable, et plus particulièrement ses aspects environnementaux.
    * Montrer des solutions concrètes et communiquer un message positif.
    * Populariser l'écologie et démontrer que tout un chacun peut, même avec des moyens modestes, contribuer à la protection de notre planète.

 

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Des aires marines protégées pour sauver le manchot d'Afrique de l'extinction

Publié le par Gerome

Le CNRS est formel : des aires marines protégées pourraient sauver le manchot du Cap de l'extinction. Une équipe de chercheurs franco-sud-africaine a en effet démontré les effets bénéfiques de l'arrêt de la pêche dans les zones occupées par cette espèce, qui se nourrit exclusivement de poisson.
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Seul manchot africain, le manchot du Cap (Spheniscus demersus) est en danger d'extinction. Entre 2001 et 2009, sa population mondiale a décliné de 60% en raison d'une pénurie de nourriture due au déplacement des bancs de poissons dont les manchots africains se nourrissaient. Une situation exacerbée par la compétition entre ces oiseaux marins et les pêcheries qui exploitent les derniers poissons disponibles.

Face à cette menace d'extinction et en concertation avec les chercheurs et les industries de la pêche, l'agence gouvernementale sud-africaine responsable de la gestion des pêcheries a réalisé une expérience sur l'impact des aires marines protégées (AMP). En janvier 2009, une zone d'océan de 20 kilomètres de rayon autour de l'île St Croix abritant la plus grande colonie de manchots du Cap était fermée à la pêche. Une autre zone témoin, autour de la colonie de Bird Island, est restée ouverte afin de permettre aux chercheurs de comparer les comportements alimentaires des manchots.


A l'aide d'enregistreurs GPS miniaturisés attachés à 91 oiseaux des deux colonies, les chercheurs ont étudié le comportement de recherche alimentaire des manchots. Les résultats constatés sont frappants : avant la fermeture à la pêche, les manchots de St Croix se nourrissaient principalement à plus de 20 kilomètres de leur colonie, parcourant parfois jusqu'à 150 kilomètres à la nage pour chercher de la nourriture. Au bout de seulement trois mois, ils ont modifié leur effort de pêche et 70% de leurs plongées ont été effectuées à moins de 20 kilomètres, à l'intérieur de l'aire marine protégée.

Leur temps de recherche alimentaire a alors diminué de 30%, réduisant ainsi leur dépense énergétique journalière de 40%. Sur Bird Island, les manchots ont continué à se comporter comme en 2008.

L'expérience, unique au monde, confirme l'impact négatif de la pêche industrielle sur les conditions de nourrissage des manchots et démontre les bienfaits immédiats d'une aire marine protégée pour la conservation d'une espèce de prédateurs marins supérieurs en danger d'extinction.

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

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Lumière sur : LE JEU

Publié le par Gerome

Le JEU (Jardin d'Echange Universel) est un réseau d'échange décentralisé à la différence du SEL (Système d'Echange Local) qui est centré dans un lieu géographie. A part ça, le principe est le même.

Le JEU est un système favorisant les échanges entre les humains. Ce réseau d'échange est sans structures, ni frontières, ni centre de comptabilité.

La participation au JEU ne requiert ni inscription, ni cotisation, ni "membership". Chacun des utilisateurs, dits "partenaires du JEU", tient à jour sa comptabilité dans son "carnet JEU".

L'invention de l'argent fut nécessaire pour faciliter les transactions. Avant son utilisation, le commerce était très limité car on devait toujours trouver un produit ou service pour satisfaire le propriétaire du bien désiré. On devait souvent trouver un tiers parti (ou plusieurs) pour finaliser les transactions. L'argent a vu le jour pour permettre "instantanément" les transactions (à condition d'en avoir). JEU s'est développé en plusieurs régions de France en 1998, à la suite de l'idée originale de Daniel Fargeas.

Le but du JEU est de créer de l'abondance, donc de permettre aux participants d'obtenir des biens et/ou des services qu'ils ne pourraient obtenir autrement (manque d'argent, isolement, etc). Le but n'est aucunement de maintenir toujours un solde positif.

Plus le nombre de participants augmentera, plus la variété de produits et services sera intéressante. Tout peut s'échanger par le système JEU!...

 

"JEU c’est une alternative au système dans lequel nous vivons, c’est créer ensemble une autre façon d’acquérir des biens et services dans le respect, l’égalité, la diversité, la solidarité et la confiance."

JEU c’est un outil d’échange entre participantEs, un système d’échange de biens et services autogéré et sans frontière. En offrant ainsi nos biens et services, dans ce système d’où tout argent est exclu, nous nous réapproprions notre pouvoir économique et devenons ainsi plus autonomes et autosuffisantEs.

Non seulement nous y brisons l'isolement à travers des rencontres intéressantes et enrichissantes, mais nous faisons des prises de conscience qui nous amènent à consommer de façon plus éclairée et conséquente.

 

Les transactions se réalisent grâce à une unité universelle : les "points JEU". À la base, une unité, un "point JEU" équivaut à une minute de temps humain. Vous offrez une heure de votre temps à votre voisin, il inscrit alors + 60 points dans votre carnet (et vous soustrayez 60 unités dans le sien). Il a été également établi par l'usage des premières années, qu'une heure équivaut à 10$ CND ou 10$ USD ou 10 Euros (1$ = 6 unités). Le système de points est totalement relatif. Les participants peuvent s'entendre sur une toute autre valeur lors d'une transaction (comme par exemple, "payer" une gardienne 5 $ de l'heure au lieu de 10 $. Un travail réalisé à l'ordinateur peut être rémunéré à 20$/hr ou plus, la machine étant considérée comme un individu). On peut donc établir toutes transactions sur une base horaire ou sur la valeur monétaire de ce pays et de cette époque. Si vous estimez que le produit que vous voulez vendre vaut 100$, la transaction sera donc de 600 unités.

Dans l'ensemble du système, l'addition de tous les soldes des participants est toujours égale à 0. Cet équilibre se maintient sur toute la planète. Vous pouvez très bien utiliser vos "points" acquis dans votre village québécois pour l'échanger contre la location d'une villa dans le Midi de la France...

 


Publié dans Divers (Hors sujet)

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Danube : quatorze pays s'engagent à protéger le fleuve

Publié le par Gerome

Réunis à Vienne le 16 février dernier, les ministres de quatorze pays du bassin du Danube se sont engagés à nettoyer et à protéger ce fleuve, le deuxième plus long d'Europe.
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Parcourant quelque 2.860 kilomètres, le Danube est le deuxième plus long fleuve d'Europe après la Volga (cependant celui-ci prend sa source en Russie). Afin "d'améliorer la situation environnementale du fleuve et de ses affluents", les représentants de quatorze pays riverains du Danube, tels que l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Croatie ou la Bosnie, ainsi que des responsables de la Commission européenne, ont adopté un plan de gestion dont la mise en oeuvre est prévue d'ici à 2015.

Il s'agira dans un premier temps de réduire la pollution d'origine humaine du Danube, via une série de mesures comme la construction de nouvelles centrales hydro-électriques, l'interdiction des détergents contenant des phosphates, une meilleure gestion des risques de pollution accidentelle ou encore l'entretien des marais et digues longeant le fleuve.Mardi, des associations écologistes telles que le WWF et l'Union pour la protection de la nature en Bavière, ont remis aux ministres une pétition signée par 100.000 habitants du bassin du Danube. Cette pétition réclame le respect de l'environnement dans les projets de développement de la navigation sur le fleuve. Appelant à une interdiction européenne de la présence de phosphates dans les détergents domestiques, les militants écologistes ont promis de surveiller de très près la réalisation des engagements pris mardi par les pays qui se partagent les eaux du Danube.

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Un débat fort intéressant : Faut-il taxer l'eau en bouteilles?

Publié le par Gerome

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Paru dans le journal l'express :

Est-il responsable de boire de l'eau en bouteilles, dont la production et le transport ont un fort impact écologique, quand on a accès au robinet à de l'eau potable bien moins chère? Taxer l'eau en bouteilles, mesure salutaire ou liberticide? Donnez-nous votre avis, nous en tiendrons compte pour mener cette"enquête participative" tout au long du mois de février.

Dans une enquête parue en octobre 2009 et disponible sur le Web, le magazine Challenges pointait les enjeux scientifico-commerciaux liés au marché de l'eau en bouteilles: soupçons de toxicité du plastique contre qualité douteuse de l'eau du robinet, stratégies "durables" de Nestlé et Danone qui ne convainquent pas les écolos...

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La consommation d'eau en bouteilles peut-elle être responsable? Faut-il la taxer? L'eau du robinet est-elle d'assez bonne qualité pour s'en "contenter"?

Nous vous proposons d'enquêter sur ces questions jusque fin février.

Nous avons prévu plusieurs contenus à ce propos (mise à jour du 16 février):
- une interview de Jacques Neirynck, auteur des Scandales de l'eau en bouteilles (éd. Favre) (déjà en ligne, ici);
- une interview de Jean-Claude Lefeuvre, auteur de L'Eau douce en France: une gestion scandaleuse (éd. Milan);
- une interview d'un responsable d'une société du marché de l'eau en bouteilles;
- une compilation de déclarations de responsables écologistes et d'instances politiques et sanitaires (Afssa, ministère de l'Ecologie, Ville de Paris, etc.) sur ces questions;
- un décryptage des points clés du débat: l'eau minérale est-elle meilleure pour la santé? quel est le réel impact environnemental d'une bouteille d'eau? etc.;
- l'avis d'un spécialiste de la consommation: est-il légitime de vouloir taxer l'eau en bouteilles? est-ce réaliste? est-ce "liberticide"?
- une compilation des réactions des internautes, nombreux à s'indigner d'une possible taxe de plus.

Que pensez-vous de ce débat? Quelles autres pistes vous semblent intéressantes? Donnez votre avis en commentaire, nous vous répondrons et en tiendrons compte pour mener dans notre enquête.

 


Publié dans Nature

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