Des bords de routes fleuris pour sauver les abeilles

Publié le par Gerome

Il était temps que le gouvernement réagisse! Après avoir été alerté par des associations écologistes, des scientifiques et des apiculteurs, l'état français avoue que sans les abeilles, on n'aurait plus très longtemps à vivre. Cette mesure aussi louable soit-elle ne se fait pas dans le sens de la protection de l'environnment mais bien dans le sens de la protection de l'humanité! Une fois de plus, l'humain agit pour sauver sa peau et c'est déplorable même si je salue cette action...
Ceci me fait penser au bio : on consomme de plus en plus de produits bio pour être en bonne santé car la peur du cancer se fait sentir, on prend conscience que les pesticides et autres OGM sont nocifs pour la santé. On s'apperçoit que la protection des sols et des nappes phréatiques, le maintien de l'agriculture bio passent au second plan.

effondrement-des-colonies-d-abeilles.jpg

Au printemps prochain, des fleurs vont être plantées sur les bords de certaines routes de France. But de la manoeuvre: aider les abeilles menacées de disparition en raison d'un manque de pollen, mais aussi de l'émergence de maladies qui les déciment. Cette initiative des ministères de l'Environnement et des Transports pourrait rapidement être étendue à l'ensemble du réseau routier national.

Dès le printemps prochain, des espèces végétales mellifères seront semées sur quelque 250 kilomètres d'accotements "afin d'offrir aux abeilles de nouvelles ressources florales pour leur alimentation" ont expliqué Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, et Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie.
Cette initiative a pour but d'améliorer l'alimentation des abeilles et de contribuer au renforcement de leurs défenses immunitaires quand virus, maladies, pesticides ou agriculture intensive menacent de les décimer. Comme l'a souligné Chantal Jouanno, "plus de 35% de nos ressources alimentaires proviennent aujourd'hui des insectes pollinisateurs comme les abeilles. Les protéger, c'est aussi assurer notre survie".

abeilles-en-Europe.jpg

Ce projet est vivement salué par les associations telles que le Réseau biodiversité pour les abeilles qui regroupe des apiculteurs et des agriculteurs et sera chargé d'assurer le suivi apicole de l'expérimentation. Celle-ci sera menée pendant trois ans dans six grandes régions correspondant aux directions interdépartementales des routes. Elle pourrait ensuite être étendue à l'ensemble du réseau routier français non concédé, ce qui représente environ 12000 kilomètres.

Le gouvernement expérimentera également le fauchage tardif qui consiste à ne faucher qu'une seule fois les bords de routes dans la saison au lieu de trois, laissant alors le temps à certaines fleurs de s'épanouir.
Depuis une dizaine d'années, les colonies d'abeilles connaissent un taux de mortalité inquiétant qui peut atteindre 40 à 80% dans certaines régions du monde.

Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Les prairies : des puits de carbone efficaces contre le réchauffement climatique

Publié le par Gerome

Couvrant 30% de la surface de la Terre, les 3,4 milliards d'hectares de prairies ont un très grand potentiel pour atténuer le réchauffement climatique. D'après un récent rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les prairies représentent en effet des puits de carbone qui, s'ils sont bien exploités, pourraient être plus efficaces que les forêts dans la lutte contre le réchauffement climatique.

prairie-vahl.jpg

Les pâturages et parcours qui absorbent et stockent le CO2,"ont un vaste potentiel inexploité pour atténuer le changement climatique" lit-on dans un communiqué publié par l'ONU.
Les prairies représentent 70% des terres agricoles et d'après le FAO, l'exploitation de ce potentiel devrait constituer l'une des principales priorités de l'après-Kyoto. Les pâturages stockent 30% du carbone du sol dans le monde mais sont particulièrement sensibles à la dégradation des sols. Le surpâturage, la salinisation, l'acidification et d'autres processus affecteraient en effet 70% des pâturages alors qu'une meilleure gestion de ces puits de carbone pourrait permettre de capturer, selon certaines estimations, 1 milliard de tonnes de CO2 par an.

Le FAO préconise que la communauté internationale, pour commencer, se fixe pour objectif de gérer 5 à 10% des terres de parcours de manière à pouvoir séquestrer le carbone d'ici à 2020.  "Cela permettrait de stocker 184 millions de tonnes de carbone par an" souligne l'ONU.
Et d'ajouter que cette gestion améliorée des prairies pourrait également "aider les populations pastorales à s'adapter au changement climatique parce que le carbone supplémentaire ainsi stocké améliore la capacité des sols à retenir l'eau et donc leur capacité à résister à la sécheresse".

Alors que la mauvaises gestion des prairies est extrêmement néfaste pour leur biodiversité dont le potentiel serait seulement légèrement inférieur à celui des forêts, le rapport du FAO propose que soient mises en place des mesures destinées à promouvoir une gestion améliorée des prairies telles que "des avantages financiers et des incitations non financières, notamment la formation et le partage des connaissances".

Publié dans Nature

Partager cet article

Le mur végétal le plus haut de France à Villeurbanne

Publié le par Gerome

Le mur végétal le plus haut de France va être érigé à Villeurbanne. Il contribuera à la biodiversité animale et végétale en ville et marquera avec originalité l'entrée Est de Villeurbanne.

Au cœur du quartier de Cusset, à l'angle du cours Émile-Zola et de la rue Francis-de-Pressensé, fréquentés par plus de 22 000 véhicules chaque jour, la Ville va ériger un mur végétal sur 17 mètres de hauteur pour 14 mètres de largeur.
Sa construction a des allures d'événement car ce sera le mur végétal le plus haut de France. Il a été pensé selon un principe de contreforts, avec des espaces en creux qui reprennent l'esprit des Gratte-ciel.

L'aménagement d'un tel mur contribue à la biodiversité animale et végétale en jouant un rôle de trait d'union entre les grands espaces (Parc de la Commune de Paris, Anneau bleu) et les plus petits espaces de cœurs de quartier (square Dreieich, place Balland) favorables à l'installation de l'avifaune. Cette surface végétale présente par ailleurs un intérêt écologique certain par la création d'une biomasse importante, facteur de régulation thermique en milieu urbain, de captation et fixation de pollution atmosphérique.

Le chantier va débuter en janvier pour une durée de cinq mois. Eric Pierre Ménard, le paysagiste concepteur du projet a travaillé sur une proposition qui évoluera au rythme des saisons avec des variations de couleurs qui donnera l'impression d'une pixellisation. Des arbustes à grandes feuilles seront plantés au sommet et son socle sera aménagé à la manière d'un mini square avec un bosquet de petits érables.

A Villeurbanne, l'espace public est pensé comme un lieu de partage et d'urbanité. La présence de la nature et la biodiversité participent au bien être en ville. La Ville continue à accroître le nombre et la superficie des espaces verts avec l'objectif de créer ou d'aménager des espaces naturels dans chaque quartier, dans toute la ville.

Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

Kenya: un barrage éthiopien menace le lac Turkana

Publié le par Gerome

La région du lac Turkana (nord du Kenya) risquent d'être détruites par la construction d'un barrage hydro-électrique en Ethiopie sur l'un des principaux affluents du lac, a mis en garde mercredi une ONG écologiste.

Kenya---Lac-Turkana-copie-1.jpg

Actuellement en construction sur la rivière Omo, dans le sud de l'Ethiopie voisine, le barrage de Gilegel Gibe III doit être mis en service en 2013 et produira alors environ 1.870 mégawatts (MW) d'électricité.

La rivière Omo, qui prend sa source en Ethiopie, est l'un des principaux affluents du lac Turkana. A terme, trois barrages seront opérationnels sur son cours, avec deux autres centrales situées à 250 km au sud de la capitale éthiopienne Addis Abeba.

Deux ans seront nécessaires pour que se remplisse la retenue d'eau de Gilegel Gibe III, période au cours de laquelle la salinité du lac Turkana, non alimenté, augmentera considérablement, dégradant la biodiversité et menaçant l'économie locale, a affirmé une organisation écologiste kényane, les Amis du lac Turkana.

carte2dkenya.gif


Cette ONG demande la suspension des travaux pour que le gouvernement kényan, censé à terme importer une partie de l'électricité produite par le barrage, puisse évaluer l'impact du projet éthiopien sur l'environnement et les populations locales.

"Nous demandons aux autorités kényanes de réévaluer et de bien penser à ce qu'elles sont en train de faire, avant qu'il ne soit trop tard", a expliqué au cours d'une conférence de presse une responsable des Amis du lac Turkana, Samia Bwana.

Près de 300.000 personnes vivent de la pêche et de l'élevage sur les rives du Turkana, plus grand lac de la planète situé en zone désertique. Des centaines de milliers d'autres habitants, agriculteurs et éleveurs, dépendent des crues annuelles de la rivière Omo pour leurs cultures ou l'alimentation de leurs bétails.

"Le projet éthiopien n'apportera rien d'autre qu'une tragédie et du mal au Kenya", a estimé Richard Leakey, paléoanthropologue kényan et défenseur de l'environnement.


"Nous dépendons d'un pays réputé pour ses sécheresses à répétition, son manque d'eau qui ont pour conséquence l'exportation d'une électricité à un prix très coûteux. Il n'y a pas d'avenir dans cette partie aride de l'Afrique pour l'électricité hydroélectrique", a ajouté M. Leakey.

L'étude de faisabilité du projet éthiopien a été "si mal faite que la retenue du barrage même pas remplie, des fissures sont déjà constatées", a-t-il assuré.


Publié dans Nature

Partager cet article

La citation du jour

Publié le par Gerome

A quoi ça sert de tuer des baleines si c'est pour maquiller des thons?

Anonyme

baleines.jpg



Publié dans Les citations

Partager cet article