Le Français émet toujours plus de CO2

Publié le par Gerome

Les émissions du français moyen ont augmenté ces dernières années assure le cabinet Carbone 4. Qui appelle à un changement radical de notre mode de consommation...


Plus 13% de CO2 en 20 ans: un Français émet toujours plus de gaz à effet de serre pour s'équiper, se déplacer, se soigner, selon un cabinet d'experts qui rappelle que la lutte contre le réchauffement passera nécessairement par un changement de nos modes de consommation. «On croit, quand on regarde simplement nos émissions nationales, qu'on est sur la bonne voie et qu'on pourra réduire nos émissions sans violemment contraindre le consommateur. Nous, on constate que ce n'est pas vrai», explique à l'AFP l'ingénieur Jean-Marc Jancovici, co-fondateur du cabinet Carbone 4.


La question «combien un Français émet-il de gaz à effet de serre (GES)?» appelle en effet deux réponses bien différentes. Selon l'inventaire officiel des émissions françaises, établi par le réseau Citepa, la quantité de GES rejetées depuis le sol français est «restée stationnaire voire a légèrement diminué» depuis 20 ans alors que la population a augmenté. Par habitant, les émissions ont donc diminué, d'environ 25%.


Diminution de la part de la viande rouge

Un paradoxe dû à une différence de méthodologie: le cabinet a comptabilisé non pas le CO2 émis depuis la France mais celui généré par la production de tous les biens et services consommés en un an par un «Français moyen». «La philosophie de notre calcul est donc de chiffrer les émissions qui correspondent non pas à la production française mais à notre confort de vie», résume Jean-Marc Jancovici.


En résulte un véritable «bilan carbone» de la «sphère privée» d'un Français: nombre de kilomètres parcourus hors travail, surface des logements, kilos de viande mangés, achat et usages des téléviseurs, portables, etc. Bilan: en 20 ans, les émissions dues à l'alimentation - premier poste émetteur - ont baissé en raison d'une diminution de la part de viande rouge et celles liées aux logements restées quasi-stables.


Ecrans plat et ordinateurs expliquent la hausse des émissions


Mais c'est loin d'être le cas partout. La principale cause de la hausse des émissions du Français identifiée par cette étude serait ainsi l'apparition en masse des joujoux high-tech comme les téléviseurs à écran plat et les ordinateurs familiaux, qui, loin d'être «verts», réclament «un très lourd parc industriel en amont». Et génèrent des émissions de CO2 en grande partie hors de nos frontières, notamment en Asie où beaucoup sont fabriqués, et n'apparaissent donc quasiment pas dans l'inventaire national français.


Le Français émet également de plus en plus de CO2 pour se déplacer - hors travail - non pas tant à cause de sa voiture, dont les émissions restent plutôt stables, que de l'avion, dont l'accès s'est largement démocratisé. Une autre source non négligeable de la hausse des émissions tient au développement des «services» utilisés par le Français, au premier rang desquels les dépenses de santé, souligne Carbone 4.


«Tout ça nous rappelle, certains ont parfois tendance à l'oublier, qu'on ne pourra rien faire pour lutter contre le changement climatique sans toucher à la consommation», souligne Jean-Marc Jancovici. Même si, nuance Jean-Pierre Fontelle, directeur général du Citepa, «le consommateur n'a pas toujours les moyens de savoir où est fabriqué le produit qu'il achète». «On peut essayer d'acheter ses fruits et légumes en local, mais ce n'est pas toujours aussi facile pour d'autres produits».

 

 


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L'Afrique du Sud veut sauver ses rhinocéros

Publié le par Gerome

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Le 22 septembre c’est la Journée sans voiture, une bonne initiative pour tenter de convaincre les populations de privilégier les modes de transports doux et ainsi de soulager la planète. C’est également une date importante pour la biodiversité  puisqu’on a célébré hier la Journée mondiale du rhinocéros . Traqués par les braconniers pour leurs cornes, ces mammifères sont particulièrement menacés.


Le rhinocéros blanc du Nord  (Ceratotherium simumcottoni) en particulier a vu sa population fondre comme neige au soleil, au point de ne plus atteindre aujourd’hui qu’une dizaine d’individus qui vivent tous en captivité. Quant à ses « cousins », leur situation n’est guère plus réjouissante. 287 individus ont en effet été tués par des braconniers depuis le début de l’année en Afrique du Sud , dont seize rhinocéros noirs (Diceros bicornis), une espèce pourtant en danger critique d’extinction selon la liste rouge établie l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

 

Ces actes de barbarie, qui se sont déroulés en grande majorité dans le célèbre parc national Kruger, la plus grande réserve animalière du pays, ont été sévèrement réprimés par les agents de sécurité locaux. Depuis janvier, ces derniers auraient selon le WWF procédé à 165 arrestations, les condamnations allant parfois jusqu’à douze années de réclusion. « Les autorités sud-africaines prennent le problème très au sérieux et commencent à démanteler les gangs à l’origine de ces tueries. Placer ces criminels puissants derrière les barreaux pour 10 ou 20 ans, c’est envoyer un message fort à ces réseaux pour les inciter à stopper ces pratiques », a commenté le Docteur Joseph Okori, responsable du Programme Rhinocéros d’Afrique de l’ONG.


Les autorités sud-africaines se préparent également à recevoir des émissaires chinois et vietnamiens pour débattre des moyens à mettre en œuvre pour contenir la hausse de la demande de cornes de rhinocéros . Rappelons en effet qu’elles sont particulièrement prisées en Asie, où elles sont utilisées dans la médecine traditionnelle et où les populations leur prêtent des vertus qui n’ont pour l’heure pas été  scientifiquement prouvées. « La demande pour la corne de rhinocéros et l’ivoire d’éléphant menace de détruire une grande partie du patrimoine naturel de l’Afrique. Nous voulons voir pour de bon la fin de ces marchés illicites en Asie », a indiqué le Docteur Morne du Plessis, directeur général du WWF Afrique du Sud.


Les délégations étudieront enfin les possibilités de mener conjointement des enquêtes criminelles et d’assurer un meilleur respect de la législation. Le temps presse…

 

 


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La Chine veut améliorer sa qualité environnementale

Publié le par Gerome

A l'occasion du septième Forum international de l'environnement et du développement de Chine, le gouvernement a annoncé son intention de réévaluer ses normes de qualité environnementale. De nouveaux seuils de pollution portant notamment sur l'air, l'eau, le sol et le bruit, seront mises en place dans les cinq prochaines années.


La Chine vient d'annoncer son intention de réévaluer les normes de la qualité de l'environnement du pays, et ce au cours des cinq prochaines années, rapporte le site Radio Chine Internationale. De nouveaux seuils d'émissions polluantes dans les secteurs industriels clés seront mis en place, a déclaré le vice-ministre de la Protection de l'Environnement Zhou Jian à l'occasion du septième Forum international de l'Environnement et du Développement de Chine.


Les normes concernant la qualité de l'air, de l'eau, du sol, mais aussi la pollution sonore seront révisées, tandis que des campagnes spéciales seront lancées pour faire face aux problèmes environnementaux auxquels est exposée la population chinoise. Parmi les problèmes urgents à traiter, la pollution de l'eau potable et le traitement des déchets, a souligné Zhou Jian.


En outre, la question des émissions de gaz à effet de serre a été abordée par le ministre chinois des Sciences et Technologies, Wan Gang, lors de la quatrième réunion ministérielle du Forum sur le leadership en matière de séquestration du carbone (CSLF). Il a assuré que la Chine souhaitait déployer des efforts communs avec les autres pays pour développer les technologies de captage et de stockage du CO2.

 

 

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OGM – CJUE : la clause de sauvegarde française illégale pour vice de forme !

Publié le par Gerome

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé que la clause de sauvegarde prise par la France en février 2008 pour suspendre la culture du maïs transgénique MON810 était illégale en raison d’un vice de procédure.
Cette décision est lourde de conséquences : elle rouvre la porte à la culture de maïs OGM en France. A l’origine de cet épisode juridique? Monsanto. En 2008, cette dernière avait saisi le Conseil d’Etat, qui avait à son tour saisi la CJUE.

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Monsanto et ses complices habituels : l’Assemblée générale des producteurs de maïs (AGPM), le Syndicat des établissements de semences agréés pour les semences de maïs (SEPROMA) et plusieurs autres producteurs de semences tirent aujourd’hui profit d’un vice de forme ! Les industriels ne reculent devant aucune manœuvre pour sauver leur business.

Le gouvernement doit s’engager à prendre une nouvelle clause de sauvegarde

Maintenant que la CJUE a rendu son arrêt, l’affaire retourne devant le Conseil d’Etat français, qui devra annuler la décision prise en février 2008. Celui-ci peut mettre plusieurs mois à le faire mais quoi qu’il en soit, il devra tôt ou tard se conformer à la décision de la CJUE, comme le veut le droit européen.

Désormais, c’est au gouvernement de prendre ses responsabilités : s’il ne met pas en place une nouvelle clause de sauvegarde, le moratoire français sur la culture du maïs MON 810 sera bel et bien condamné et on risque de voir réapparaître les OGM dans nos champs dès le printemps prochain.

Le nécessaire respect du principe de précaution

La CJUE a déclaré la clause de sauvegarde française illégale en remettant notamment en cause le choix de la procédure mise en œuvre. Sur ce point, elle a estimé que la France s’était trompée de fondement juridique et qu’elle n’avait pas le droit d’adopter unilatéralement des mesures pour interdire la culture du MON 810.

Sur le fond, en février 2008, la clause de sauvegarde française avait été motivée par des « risques sérieux pour l’environnement » (dissémination, apparition de résistances sur les ravageurs cibles, effets sur la faune non cible) en application du principe de précaution. C’est donc un retour à la case départ…

Le principe de précaution est inscrit dans la Constitution française. En l’absence d’études suffisantes, il est évident qu’on ne doit pas planter des OGM. La France et les autres pays de l’Union européenne doivent donc enclencher des clauses de sauvegarde en se servant des fondements juridiques adaptés.

MàJ : le 8 septembre, OGM : NKM assure que la France prendra une « nouvelle clause de sauvegarde » si nécessaire sur LePoint.fr « Si la clause française était annulée pour des questions procédurales, nous prendrions une nouvelle clause de sauvegarde [...], car les questions environnementales, elles, demeurent sans réponse« , a indiqué la ministre dans un communiqué.
Ces déclarations se veulent rassurantes mais la vigilance des citoyens ne doit pas se relâcher, la nouvelle clause de sauvegarde doit voir le jour !

 

 

 

Publié dans OGM j'en veux pas!

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La Mer de Glace, une montagne de déchets

Publié le par Gerome

La Mer de Glace est le plus grand glacier français. C'est donc tout naturel qu' il soit aussi le plus visité. Le problème? Chacun des 500.000 visiteurs annuels pense toujours être le seul à y abandonner un bâton d'escalade cassé ou un bout de semelle arraché. Un nettoyage de ce véritable patrimoine naturel est organisé le 23 septembre.Plus de deux tonnes de déchets ont été ramassés lors du nettoyage 2010. Ils sont acheminés en hélicoptère.

 

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Pas très écologique me direz-vous, mais nécessaire vu la quantité de déchets et les 70 mètres d'échelle qu'il faudrait monter pour arriver au chemin de fer qui dessert le site ! D'une surface de 40 km2, le glacier sera nettoyé par une soixantaine de volontaires de l'entreprise Lafuma et du Club Alpin Français de Chamonix.


La Mer de Glace est un lieu exceptionnel en raison de sa taille et de sa beauté, mais aussi grâce à un accès facilité pour les touristes grâce au chemin de fer qui arrive au dessus du site. Pendant les 5 kilomètres de la traversée en train, on profite d'un panorama exceptionnel sur la Mer de Glace, ainsi que sur les vallées situées entre son point de départ Chamonix et son terminus Montenvers.


On savait déjà le site menacée de disparition par la pollution atmosphérique et le réchauffement climatique. C'est pour mieux comprendre les enjeux de la sauvegarde et de l'entretien des glaciers que le glaciologue Luc Moreau se rendra sur place afin d'expliquer aux volontaires ce qu'est un glacier et qu'elles sont les enjeux de sa préservation.


L'épaisseur de la Mer de Glace se réduit de 4 à 5 mètres par an depuis 1994. Cette année encore il a fallut rajouter des échelles supplémentaires pour pouvoir l'atteindre.

 

 


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