Méthode Kousmine

Publié le par Gerome

La méthode Kousmine est un régime alimentaire crée par la doctoresse Catherine Kousmine qui propose de lutter contre les maladies modernes en s'autoguérissant.
Le but de la méthode Kousmine n'est pas de perdre du poid, mais d'avoir une alimentation saine et équilibrée. Elle permet de vivre en bonne santée et de lutter contre des maladies "dégénératives" tel que:



    * des maladies métaboliques : cholestérol, diabète, obésité, artériosclérose, ostéoporose, hypertension artérielle, attaques cérébrales ou crises cardiaques
    * des maladies inflammatoires, auto-immunes et dégénératives : cancers (une femme sur quatre aurait un cancer dans sa vie), nombreuses allergies (40 % des enfants), sclérose en plaques, polyarthrite chronique évolutive…
    * des infections à répétition (rhinopharyngites, otites, gastro-entérites…) de plus en plus fréquentes en particulier chez les enfants.

Si on souhaite utiliser la méthode Kousmine pour s'attaquer à des maladies grave et profondément encrées dans l'organisme, il est alors nécessaire d'appliquer une série de moyens qui complètent la première démarche.

Cette méthode, créé par le Dr Kousmine, se base sur 5 piliers:



    * Une alimentation saine
    * Une complémentation en nutriments
    * L’hygiène intestinale
    * Lutter contre l’acidification anormale de l’organisme
    * La cure de vaccins

Dans nos pays occidentaux, depuis quelques décennies notre alimentation a été profondément remaniée. Nous n'avons plus le même régime alimentaire que nos ancêtre et notre santé en est impactée.
Excès de viande de produits laitiers et de graisses saturées

La viande et le fromage ont supplanté le pain de nos aïeux avec des effets désastreux sur notre santé et sur l'environnement.

Les graisses saturées
    Celles-ci rigidifient les membranes de nos cellules, empêchant les échanges cellulaires et provoquant des lésions au niveau des tissus.

Elles favorisent l'apparition des pathologies cardiovasculaires, des maladies métaboliques et dégénératives. Il y aura également des conséquences sur l'activité cérébrale et l'équilibre nerveux.



Ces graisses saturées sont présentes d'une part dans les huiles raffinées et d'autre part, de manière cachée, dans dans la viande, la charcuterie, les fromages, la pâtisserie. Un steak maigre contient 1/3 de son poids en matière grasse. Un fromage gras est aussi gras qu'une viande grasse. Les huiles végétales raffinées sont chauffées jusqu'à 200° avant d'être extraites puis raffinées, décolorées, désodorisées pour les rendre comestibles. Ce sont des huiles mortes, toxiques pour l'organisme. Il faut se méfier des huiles pressées à froid raffinées qui sont extraites avec des solvants chimiques. Éviter également les margarines préparées à partir des huiles ci-dessus, qui, de plus, sont hydrogénées. (Ces margarines sont utilisées abondamment dans les pâtisseries, petits gâteaux, apéritifs et plats industriels).



Le leurre des produits laitiers
    Nous vivons dans la crainte constante de manquer de calcium.

Sous les effets d'une publicité insidieuse, nous pensons : "Il faut beaucoup de calcium, donc il faut du lait !"

Les produits laitiers contiennent effectivement du calcium en bonne quantité, mais provoquent une acidification de l'organisme à cause, entre autres, d'un excès de phosphates. Non seulement le calcium du lait sera mal absorbé, mais on observera à la longue une déminéralisation avec risque d'ostéoporose.
Excès de sucre et de farine blanche



Notre consommation de sucre est passé de 2,4 kg par personne et par an en 1840 à près de 50 kg actuellement !

Nous compensons le stress, le vide de l'existence, un manque d'amour… en mangeant du chocolat, des gâteaux, des pâtisseries et des friandises de toutes sortes… Mais ces aliments nous nourrissent avec des calories vides, nous intoxiquent avec des colorants, des conservateurs et des mauvaises graisses. Ils provoquent des fermentations intestinales, un risque d'obésité et de diabète, une diminution de l'immunité avec infections à répétitions, des caries dentaires, une agressivité et surtout une dépendance : le sucre appelle le sucre.



Méfiez-vous des faux sucres comme l'aspartame (Canderel) très toxique, cancérigène et qui rend la glycémie incontrôlable.

Nous consommons également beaucoup trop d'aliments à base de farine blanche (pain, pâte, pâtisseries…). Et l'on constate actuellement une éclosion des intolérances au gluten.

Toutes ces opérations de raffinage du sucre, des céréales ou des huiles suppriment en grande partie vitamines et minéraux, perturbent la structure des protéines et des lipides, ce qui engendre une fragilisation du système immunitaire et du système nerveux et une acidification de l'organisme.
Manque de fibres, de vitamines et de minéraux

Nous manquons cruellement de vitamines, minéraux et oligo-éléments protecteurs et de fibres que nous trouvons dans les légumes, les crudités et les fruits (non traités) et dans les céréales complètes. Mais ce qui nous fait le plus défaut, ce sont les acides gras insaturés (présent dans les huiles de première pression à froid).



La consommation des plats industriels tout prêts nous apporte un excès de sel, de phosphates et de toxiques en tout genre.
Quelques conseilles alimentaires simple basés sur la méthode Kousmine

    * Abondante en crudités, légumes et fruits de saison.
    * Suffisamment variée.
    * Intégrale : la moins raffinée et traitée possible.
    * Avec une ration quotidienne d'acides gras insaturés, grâce aux différentes huiles vierges de première pression à froid.
    * Hypotoxique : peu de graisses saturées (la plupart des graises animales), chauffées et de plats industriels, de sel et de sucre.
    * Liée aux saisons,
    * et joyeuse ! Ce n'est pas un régime mais un art de vivre…

Des crudités, des légumes et des fruits de saison



C'est l'une des principales sources en vitamines, minéraux et fibres, avec une large part d'antioxydants et de micronutriments protecteurs (contre les radicaux libres). Les fruits et les légumes jouent un rôle essentiel dans la lutte contre l'obésité et le diabète (faible apport énergétique et pouvoir rassasiant) et contre l'ostéoporose (pouvoir alcalinisant). Une consommation de 500 g de fruits et légumes par jour entraîne une diminution de 30 % de la mortalité chez les hommes.


Des céréales complètes

Les céréales complètes apportent une énergie lente, dispensée selon les besoins. Elles permettent de réduire le besoin de sucre et le grignotage et ainsi d'équilibrer son poids. En plus des sucres lents, elles apportent des fibres, des protéines, des vitamines du groupe B et des minéraux. Le sucre de canne complet, en remplacement du sucre blanc, par sa richesse en sels minéraux et oligoéléments permet également de maîtriser sa consommation de sucre.


Les bons corps gras

D'après Kousmine, à cause de notre alimentation actuelle, nous sommes bien souvent en carrence de vitamine F. Cette vitamine est en faite une série d'acides gras poly-insaturés, rebatisée par la suite omega3, omega6, ...

Aussi, il est essentiel pour la santé de consommer quotidiennement des acides gras insaturés que nous trouvons dans les huiles vierges de première pression à froid : une bonne huile d'olive bien sûr, mais aussi l'huile biologique de tournesol, riche en oméga 6, complétée par des huiles de noix ou de colza pour leur richesse en oméga 3. On pourra, en fonction des besoins, complémenter avec des huiles d'onagre, de bourrache, de poissons, et des graines de lin.

Un bon équilibre en acides gras insaturés permet une bonne construction de notre équilibre nerveux et hormonal, mais aussi de notre immunité (important en cas d'allergies par ex.). Il est également garant de la qualité de notre peau et de nos muqueuses.



Dans le même but, évitez les mauvaises graisses : les huiles raffinées, les margarines, les fritures et les cuissons à l'huile. Diminuez la consommation de viandes grasses, de charcuterie, de fromage, de beurre. Et mangez davantage de poissons, en alternant poissons maigres et poissons gras, de fromages de chèvre et de brebis, d’oeufs de ferme cuits mollets, de légumineuses, de châtaignes…

Une consommation suffisante en acides gras poly-insaturés et en céréales complètes permet également de limiter les dépendances au sucre, au café, au tabac…


Hygiène intestinale et contrôle du pH : la voie de la santé

Quand la muqueuse intestinale devient perméable, de nombreuse toxines passent dans le sang. Or il a été montré que beaucoup de tumeurs cancéreuses renferment des toxines de même nature que celles de l'intestin. Pour éviter cela, il est donc nécessaire d'avoir une bonne hygiène intestinale.

La consommation d'oméga 3 rend la muqueuse intestinale imperméable : cela permet d'éviter le passage des toxines dans le sang.

Il est parfois nécessaire de nettoyer le côlon de ses toxines (diète et lavement) pour favoriser le travail détoxifiant du foie au profit de tout l'organisme. N'oublions pas que 70 % des cellules immunitaires sont situées dans l'intestin.

Nous avons vu qu'une alimentation inadéquate acidifie notre organisme avec pour conséquence : déminéralisation, ostéoporose, arthrose, crampes musculaires, caries dentaires mais aussi infections à répétition, agressivité… Ceci est aggravé par le stress, la sédentarité, le manque de sommeil, des problèmes affectifs, la pollution, le tabac…



Seule une alimentation naturelle et variée, largement végétale et peu salée, alliée à une bonne hygiène de vie (exercice physique adapté à ses besoins et sommeil suffisant, en évitant autant que possible les sources de stress et de pollution) permet de maintenir notre pH à 7 pour un bon équilibre des fonctions organiques. Le test du pH urinaire est le moyen de contrôle le plus simple de notre état de santé et nous permet d'agir rapidement en cas de déséquilibre.

 

 

Publié dans Nutrition & Santé

Partager cet article

France : un arrêté pour protéger les mammifères marins

Publié le par Gerome

La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a indiqué jeudi en Corse qu’un arrêté visant à interdire toute perturbation intentionnelle des mammifères marins avait été pris. Ceci concerne les activités humaines, commerciales, scientifiques tout comme de loisirs.

 

mammiferes-marins-391.jpg

Jeudi, au cours d'une visite en Corse, la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé qu’un arrêté visant à interdire toute perturbation des mammifères marins avait été pris le 1er juillet. Selon les pouvoirs publics, ces animaux attirent en effet de nombreuses activités qui leur sont particulièrement dérangeantes : tourisme (observation des baleines, plongée), activités scientifiques, navigation commerciale (collisions), de plaisance ou certains aménagements en mer.


"Jusqu'à maintenant, vous n'aviez pas le droit de destruction, mais vous pouviez gêner par vos activités. Là, il n'est plus possible de déranger les mammifères marins", a indiqué la ministre citée par l'AFP. Elle explique, "vous n'avez pas le droit désormais de trouver que les baleines c'est formidable et donc d'aller les voir et de les empêcher de vivre. Avant, vous n'aviez pas le droit de les tuer mais vous pouviez avoir une attitude extrêmement agressive à leur égard et donc perturbatrice, pourvu que vous ne les détruisiez pas. Maintenant elles sont protégées au-delà de la simple destruction".


L’arrêté interdit également la dégradation des aires de repos ou d'alimentation de ces animaux, prévoit "l'obligation de déclarer toute capture non intentionnelle" et enfin, interdit toute importation de produits dérivés de phoques, afin de limiter la chasse de ces espèces dans plusieurs pays extra-européens. Selon Mme Kosciusko-Morizet, depuis l'entrée en vigueur de l'arrêté, aucune verbalisation n'a encore été recensée.


Des guides pour protéger le détroit corse


La ministre s'exprimait depuis le détroit des Bouches de Bonifacio, qui vient d’être classé "zone maritime particulièrement vulnérable" par l'Organisation maritime internationale (OMI). Selon elle, grâce à ce nouveau statut, l'OMI pourra bénéficier de mesures de protection particulières, visant notamment à inciter les bateaux transportant des matières dangereuses à embarquer, le temps du passage, un pilote italien ou français connaissant bien les lieux. Le recours à ce "guide" pourrait devenir obligatoire par la suite et cette mesure pourrait intervenir dès 2012, espère la ministre.


Chaque année, le détroit voit passer quelque 4.000 bateaux, dont 10% contenant des matières dangereuses, indique Sciences et Avenir. "Or le détroit est à la fois dangereux, parce que les fonds sont hauts et qu'il y a beaucoup d'îlots, et en même temps il est très fragile d'un point de vue écologique", a encore dit la ministre. "La vraie solution est donc d'avoir un pilote à bord qui connaît le coin".

 

 


Publié dans Les bonnes nouvelles

Partager cet article

DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’ANIMAL

Publié le par Gerome

photos-animaux-sauvages--3-.jpg

 

 

 

PRÉAMBULE:

 

Considérant que la Vie est une, tous les êtres vivants ayant une origine commune et s'étant différenciés au cours de l'évolution des espèces, considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d'un système nerveux possède des droits particuliers, Considérant que le mépris, voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et conduisent l'homme à commettre des crimes envers les animaux, Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l'espèce humaine du droit à l'existence des autres espèces animales,
Considérant que le respect des animaux par l'homme est inséparable du respect des hommes entre eux,

IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :

Article premier
Tous les animaux ont des droits égaux à l’existence dans le cadre des équilibres biologiques. Cette égalité n’occulte pas la diversité des espèces et des individus.

Article 2
Toute vie animale a droit au respect.

Article 3
1- Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.
2- Si la mise à mort d’un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d’angoisse.
3- L’animal mort doit être traité avec décence.

Article 4
1- L’animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel, et de s’y reproduire.
2- La privation prolongée de sa liberté, la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l’animal sauvage à d’autres fins que vitales, sont contraires à ce droit.

Article 5
1- L’animal que l’homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs.
2- Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou mis à mort de manière injustifiée.
3- Toutes les formes d’élevage et d’utilisation de l’animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l’espèce.
4- Les exhibitions, les spectacles, les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune violence.

Article 6
1- L’expérimentation sur l’animal impliquant une souffrance physique ou psychique viole les droits de l’animal.
2- Les méthodes de remplacement doivent être développées et systématiquement mises en œuvre.

Article 7
Tout acte impliquant sans nécessité la mort d’un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie.

Article 8
1- Tout acte compromettant la survie d’une espèce sauvage, et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide, c’est à dire un crime contre l’espèce.
2- Le massacre des animaux sauvages, la pollution et la destruction des biotopes sont des génocides.

Article 9
1- La personnalité juridique de l’animal et ses droits doivent être reconnus par la loi.
2- La défense et la sauvegarde de l’animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux.

Article 10
L’éducation et l’instruction publique doivent conduire l’homme, dès son enfance, à observer, à comprendre, et à respecter les animaux.

La Déclaration Universelle des Droits de l'Animal a été proclamée solennellement à Paris, le 15 octobre 1978, à la Maison de l'Unesco.
Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l'Animal en 1989, a été rendu public en 1990.

 

 


Publié dans Nature

Partager cet article

Des produits toxiques détectés dans les produits de quatorze grandes marques de vêtements

Publié le par Gerome

Le dernier rapport de Greenpeace ne fait pas dans la dentelle : sur les soixante-dix-seize échantillons provenant de quatorze grandes marques de vêtements * qu’a examiné l’ONG, cinquante-deux présentent des traces de substances chimiques toxiques. « Des éthoxylates de nonylphénol (NPE) ont été détectés dans deux tiers de ces échantillons », a souligné Li Yifang, représentante de l’association en Chine, lors de la présentation de l’étude.


Précisons que les NPE sont des produits couramment utilisés dans les détergents et dans la production de textile naturels et synthétiques. A priori inoffensifs, ils présentent cependant un danger lorsqu’ils se décomposent, mutant alors en nonylphénol (NP), un perturbateur hormonal susceptible à la fois de contaminer la chaîne alimentaire et de s’accumuler au sein des organismes, menaçant leur fertilité, leur système de reproduction et leur croissance.


Conçus pour la plupart en Asie (Chine, Vietnam, Malaisie, Philippines), les échantillons ont été prélevés dans dix-huit pays, dont huit Etats-membres de l’Union Européenne (UE), où l’utilisation du nonylphénol est officiellement interdite dans l’industrie textile depuis 2003. « Ce n’est pas seulement un problème pour les pays en développement (PED) où sont fabriqués les textiles : étant donné que des quantités résiduelles de NPE sont relâchées quand les vêtements sont lavés, ils s’insinuent dans des pays où leur usage est interdit », a résumé Li Yifang. Si les risques sont bien connus des professionnels, les entreprises textiles continueraient cependant de faire comme si.

 

« Toutes ces marques figurent sur la liste des entreprises qui cautionnent ce type de pratiques. Il est temps qu’elles aussi prennent leurs responsabilités », a enjoint Greenpeace dans un communiqué.

Ce deuxième volet n’est pas plus réjouissant que le premier, publié le 13 juillet dernier et selon lequel les fournisseurs des grandes marques textiles empoisonnent l’eau de certains fleuves chinois avec leurs déchets. Confrontée à de graves accusations, la direction de Nike s’est résolue à suivre l’engagement de celle de Puma, qui a promis de garantir à l’horizon 2020 « une transparence totale  vis-à-vis de tous les produits chimiques rejetés par les usines […] et de mettre à profit son influence, ses connaissances et son expérience pour mettre un terme à l’utilisation de substances chimiques dangereuses par l’industrie du textile ». Il était temps !

 

 


Publié dans Pollution

Partager cet article

Les villes peuvent apporter des solutions efficaces pour économiser l’eau

Publié le par Gerome

La Semaine Internationale de l’Eau, qui s’achèvera lundi, met cette année les populations urbaines à l’honneur.

goutte_d_eau.jpeg

Elle est avec l’énergie l’une des deux mamelles de la planète et notre bien le plus précieux. Réchauffement climatique oblige, elle se fait aussi de plus en plus rare, d’où de fortes tensions diplomatiques dans certaines régions du monde, notamment en Afrique et en Asie, et une question récurrente : fera-t-elle un jour l’objet d’une guerre ? On peut le craindre, indépendamment des campagnes préventives qui se multiplient à l’échelle mondiale pour inciter l’Homme qui a la chance de l’avoir à portée de main à ne pas trop tirer sur la corde.


C’est que l’eau, puisque c’est d’elle dont il s’agit, manque de plus en plus – les malheureux de la Corne de l’Afrique peuvent en témoigner -  que les situations de stress hydrique sont de plus en plus nombreuses et qu’avec l’accroissement démographique (les experts tablent sur neuf milliards d’individus à l’horizon 2050) des populations entières pourraient être décimées. Manifestement impossible à contenir sur la durée, la déforestation ajoute à l’inquiétude en Amazonie, au Congo ou encore en Indonésie.


Bien que la Terre en soit recouverte à hauteur de 72 %, plus d’un milliard d’être humains n’ont aujourd’hui pas accès à l’eau potable. Un citoyen américain a par ailleurs besoin de six cents litres d’eau par jour, soit trois fois plus qu’un Européen et grosso modo vingt fois plus qu’un Africain. Des disparités insupportables. Insupportable aussi, et assurément à méditer, le fait qu’il faille treize mille litres d’eau pour produire un malheureux kilogramme de boeuf…


Source de multiples tensions et gaspillages, au coeur de problématiques à la fois nombreuses et d’importance capitale, l’eau fait aussi l’objet d’une Semaine internationale dont l’édition 2011, qui rassemble deux mille cinq cents experts venus de cent trente pays, a été lancée dimanche dernier à Stockholm (Suède).

 

L’accent est porté cette année sur les enjeux urbains, largement sous-estimés sinon oubliés aujourd’hui. Et pourtant : « avec leurs économies d’échelle, les villes représentent d’excellentes opportunités pour développer des infrastructures permettant d’accroître la réutilisation des eaux usées et des déchets ainsi qu’une utilisation plus efficace de l’eau et des énergies », a rappelé le directeur exécutif de l’Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI) Anders Berntell. « Plus que jamais, nous avons besoin de nouvelles technologies et de politiques pour compenser les pénuries en eau qui frappent une proportion croissante de la population mondiale », a de son côté déclaré la ministre suédoise à l’Aide internationale Gunilla Carlsson au cours de la séance d’ouverture.


Quant au Commissaire européen chargé du Développement Andris Piebalgs, il vient de réaffirmer l’engagement continental de réduire de moitié à l’horizon 2015 le pourcentage de population privée d’un accès durable à un approvisionnement en eau potable et à des services d’assainissement de base. Immense, le défi ne pourra être relevé qu’à conditions d’une volonté politique indéfectible, de mesures fortes au niveau international et que chacun, du quidam au décideur, prenne conscience de ses responsabilités.


En attendant, les participants à cette vingt-et-unième Semaine Internationale,  qui a aussi donné lieu à un concours international de posters, publieront à son issue une déclaration sur laquelle les protagonistes du Sommet de la Terre 2012, qui se tiendra en juin prochain à Rio de Janeiro (Brésil), devraient s’appuyer. Il serait quoi qu’il en soit regrettable qu’ils ne profitent pas de l’occasion pour jeter les bases de la grande révolution « écoleau » dont l’humanité a besoin.

 

 


Publié dans Nature

Partager cet article