Huchon consacre le retour au bio des ex-terrains de la F 1

Publié le par Gerome

Après le retrait du projet de circuit de Formule 1 à Flins-Les Mureaux, le conseil régional vient d’acquérir les terres de la ferme de la Haye par l’intermédiaire de l’agence des espaces verts d’Ile-de- (AEV). La région a ainsi acheté les 174 ha pour un montant de 1,76 M€. Près de 140 ha de terres agricoles seront ainsi divisés entre trois exploitants bio.


En effet, le comité technique de la Safer Ile-de- s’était engagé à un retour des terres à l’agriculture, en les revendant à la région, si le projet de F 1 n’était pas réalisé.

« C’est vraiment emblématique de ce que l’on peut arriver à faire en se mobilisant tous ensemble », affirme avec joie Hélène Danel, présidente de l’association Flins sans circuit F 1.

Une partie des terres restantes attribuée à la ville des Mureaux

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Le PS de la région, Jean-Paul Huchon, a également profité de l’occasion pour revenir sur « l’idée saugrenue de Bédier (NDLR : l’ex-président UMP du conseil général des Yvelines) », et rappeler « l’ambition de la région de développer l’agriculture biologique, car nous devons apprendre à produire autrement en respectant l’environnement ». Il espère arriver à produire « 20% de bio dans la région d’ici une dizaine d’années ».

Ainsi, deux couples de maraîchers, les Frémin et les Picard, se partageront 20 ha pour y cultiver des légumes et quelques fruits bio. Enfin, Xavier Dupuis, s’est vu octroyer 115 ha sur lesquels il souhaite développer des céréales et des légumes bio pour les cantines scolaires. Une partie des terres restantes sera attribuée à la ville des Mureaux, et la région souhaite également développer d’autres projets écologiques sur les berges de Seine.

Le parisien

 

 


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La richesse n'enfante ni la paix, ni le bonheur

Publié le par Gerome

Si les grands livres sont ceux qui vous rendent humbles, le dernier ouvrage de Daniel Cohen est de ceux là. En remontant les millénaires, relisant les grands économistes, il nous apprend une chose simple et terrible: la richesse n'enfante ni la paix, ni le bonheur. Quelle remise en cause! Daniel Cohen: «La prospérité du vice. Une introduction (inquiète) à l'économie» Albin Michel.


L'économie c'est l'instrument des Lumières et de leur vision optimiste de l'humanité. Au delà des crises comme celle que nous traversons,  la machine «économie», croyait-on, fabriquait une croissance hier localisée, aujourd'hui mondiale, forte et partagée. Cuillère et fourchette, elle sort de la misère des millions d'êtres et leur offre progressivement de quoi manger, de quoi se vêtir, de quoi s'éduquer, bref de quoi apprendre à maîtriser leur destin. Les hommes, une fois l'estomac plein, perdent les raisons de se faire la guerre. Voilà la mondialisation heureuse. Forcément, l'humanité connaît  des avancées et des reculs mais comme l'ont dit Montesquieu et Condorcet, le commerce pousse vers un adoucissement des mœurs et des cœurs. Et seul le refus des Lumières, les antiques conflits culturels et religieux, regroupés par Huntington dans «le choc des civilisations»,  peuvent remettre en cause cette avancée commune vers l'âge d'or.


Patatras! Le professeur de l'Ecole nationale supérieure, nous démolit notre doux paradis sur terre. Tout çà est une blague. D'abord, dit-il, la prospérité pour tous est très récente, elle a été fragile, l'est encore et le sera de plus en plus dangereusement avec l'épuisement des ressources, pétrole et matières premières. Ensuite cette prospérité n'a jamais empêché les guerres, au contraire. La boucherie de 1914 a été déclenchée en pleine euphorie économique. Inversement 1939 arrive, dix ans après, comme une conséquence de la Crise de 1929. Bref, rien à voir.


Quand au bonheur, relève Daniel Cohen dans un des chapitres les plus instructifs, il ne s'élève pas avec le niveau de vie. Ce qui compte sont les variations du revenu de chacun. La consommation est «comme une drogue», le plaisir qu'elle procure est éphémère, il en faut «toujours plus». Vous n'êtes heureux que lorsque votre situation s'améliore, surtout en comparant  avec celle du voisin. «La société moderne est avide de croissance, davantage que de richesse».  D'où la course au PIB (Produt intérieur brut).


Qu'est-ce à dire pour demain? Quelle conséquence aura la crise? Que faire? Le lecteur est pris par la main dans ce détour millénaire, drivé par une pédagogie lumineuse, pour retenir les leçons du professeur et conclure modestement à une «économie inquiète», sous-titre de l'ouvrage.

Remettre en cause l'économisme et la prospérité aussi profondément et avec autant de puissance: les écologistes de tout poil vont pouvoir penser qu'ils ont enfin trouvé leur économiste en chef.  Si la croissance n'apporte ni la paix ni le bonheur pourquoi s'acharner dans le «toujours plus» alors que l'étouffement gagne?


Daniel Cohen raconte qu'avant l'ère industrielle, chaque progrès économique augmentait la natalité et la population grossissait mais elle butait très vite sur le manque de terre pour se nourrir. L'agriculture aux rendements décroissants n'arrivait pas à augmenter le niveau de vie durablement. L'industrie va offrir la révolution des «rendements croissants» et vaincre la malédiction de Malthus: elle permet la croissance permanente. Mais justement c'est fini, disent les écologistes. Nous revoilà face à la butée des ressources terrestres manquantes.


La planète est «encombrée», souligne le professeur Cohen qui rappelle que plusieurs civilisations, les Mayas, les Vikings, l'Île de Pâques, sont mortes pour n'avoir pas su faire face au risque écologique. La seule issue serait-elle alors  la décroissance, la frugalité, la limitation des biens que chacun peut espérer? Est-ce le retour de la malédiction de Malthus? L'enfermement dans un monde clos?


Pas forcément, répond Daniel Cohen. Les problèmes sont identifiés, il faut trouver «la volonté collective» de les affronter. Les pays émergents peuvent trouver des moyens de ne pas répéter les erreurs de l'Europe. Esprit des Lumières, quand tu nous tiens, le pessimisme n'est pas obligatoire. Même constat volontariste sur la finance : la cupidité des banquiers, l'abandon des régulations, l'emballement systémique ne sont pas obligatoires. Il est possible de reprendre la main.


Ecologie, finance, un troisième défi se présente: le cybermonde. Daniel Cohen croit qu'Internet signe la mort définitive de la malédiction de Malthus. L'ONU prédit qu'en 2050 l'ensemble des femmes de la terre se seront alignées sur le modèle «américain» de la femme libérée: 1,85 enfant par ménage. Comment? Grâce à la télévision qui ouvre les yeux sur les autres et permet des comparaisons. La démographie débordante sera alors un problème réglé.

Mais reste que cette reprise en main par l'humanité de son destin n'est garantie. Nous entrons, conclut le livre, dans l'incertitude, «le nouveau facteur oppressant de l'histoire humaine».

Eric Le Boucher

 

 

 


Publié dans Divers (Hors sujet)

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Six dangers mortels pour la civilisation

Publié le par Gerome

Matthew Stein, auteur du livre When Technology Fails (Quand la technologie échoue), décrit la «parfaite tempête» qu'affronte notre civilisation. La conjonction de six évènements majeurs qui chacun séparément peuvent mettre à bas notre mode de vie. «Si nous ne sommes pas capables de calmer cette tempête, elle va détruire, sans aucun doute, la vie sur terre telle que nous la connaissons» écrit-il dans le Huffington Post.

Matthew Stein ajoute que «la définition de la démence est de faire la même chose encore et encore en espérant un résultat différent. Si nous continuons à nous comporter comme nous l'avons fait au cours du siècle dernier, les six tendances vont continuer à faire décliner et s'effondrer les systèmes de la nature qui forment les fondations de notre civilisation et le sang de l'économie mondiale».

Voilà les six dangers mortels pour la civilisation humaine selon Matthew Stein:

1. Le changement climatique: avec un degré de certitude de 90%, les plus grands scientifiques mondiaux estiment que le climat de la terre est en train de changer à un rythme qui s'accélère et que ces changements ont une origine humaine.

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2. La fin du pétrole: l'économie mondiale et notre culture sont construites en grande partie sur la dépendance envers un pétrole bon marché. Depuis les voitures que nous conduisons, les avions dans lesquels nous volons, les immeubles où nous habitons, la nourriture que nous mangeons et les vêtements que nous portons, tout cela est transporté avec du pétrole, fabriqué à partir du pétrole ou avec des machines utilisant du pétrole. La production de pétrole a sans doute atteint son maximum, «peak oil», en 2005-2006 et baisse depuis. Pendant des années, les gouvernements ont rejeté les théories du «peak oil». Mais en avril, l'armée américaine a publié un rapport affirmant que «d'ici 2012 la capacité de production excédentaire de pétrole dans le monde aura entièrement disparue et à partir de 2015, les besoins non satisfaits pourraient atteindre 10 millions de barils par jour».

3. L'effondrement de la vie dans les océans. Ce n'est pas pour rien si 11 des 15 plus grandes zones de pêche au monde sont en train de disparaître. Le plancton, la base de la chaîne alimentaire dans les océans, disparaît.

4. La déforestation. Plus de 50% des forêts dans le monde ont disparu. La déforestation est responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre supplémentaires presque le double des émissions provenant des transports et de l'industrie (14% chacun). Les forêts sont une composante essentielle du système climatique et de la préservation et de l'entretien des nappes phréatiques.

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5. La crise alimentaire mondiale. Les sols, le climat et l'eau. Pour la première fois depuis que la révolution agricole a commencé,  le monde produit moins de nourriture chaque année en dépit de l'augmentation de la population.

6. La surpopulation. C'est un problème que peu acceptent de regarder en face. Au cours des dix dernières années, la population de la planète s'est accrue de plus de personnes que toutes celles ayant existé entre la naissance de Jésus Christ et celle d'Abraham Lincoln. En l'an 1 000, la population mondiale était d'environ 500 millions d'habitants. Environ 800 ans plus tard, elle a atteint un milliard. Il lui a fallu 130 ans pour atteindre 2 milliards en 1930. Elle sera de 7 milliards en 2012. Nous n'avons pas d'avenir si la population continue à augmenter à ce rythme là.

 

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Publié dans Nature

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Signature d'un accord pour protéger 720.000 km² de forêt boréale au Canada

Publié le par Gerome

Écologistes et industriels du bois ont signé un accord pour protéger quelque 720.000 km² de forêt boréale au Canada en encadrant l'abattage des arbres. Un accord qui met fin à des années de guerre ouverte entre les défenseurs de l'environnement et les groupes forestiers.

 

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Le 18 mai, les principaux groupes forestiers et acteurs écologistes du Canada se sont enfin entendus en signant un accord historique visant à mieux protéger la forêt boréale. L'accord a été conclu entre l'Association des produits forestiers du Canada (APFC), au nom de vingt-et-un grands groupes industriels, et neuf grandes organisations écologistes, dont Greenpeace et la Fondation David Suzuki.Les industriels du bois, tels que AbitibiBowater ou Cascades, se sont ainsi engagés à suspendre tout nouvel abattage d'arbres sur quelque 29 millions d'hectares de forêts.

 

Un engagement pris pour protéger des espèces vulnérables, comme le caribou des bois ou le carcajou.Ayant obtenu de la part des groupes forestiers l'effort qu'ils attendaient depuis des années, les écologistes qui avaient lancé plusieurs campagnes de boycottage contre les producteurs, vont désormais pouvoir les suspendre."Nous sommes très heureux que ces efforts aient mené au plus important plan de conservation de forêts ouvertes à l'exploitation de l'Histoire", s'est félicité Steve Lallick du Pew Environment Group.

 

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