La capacité mondiale de l'éolien devrait doubler d'ici 2010

Publié le par Gerome

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La capacité totale de production d'énergie éolienne devrait plus que doubler d'ici 2010 pour atteindre 149,5 gigawatts, selon un rapport publié récemment par le Conseil mondial de l'énergie éolienne.
Rien qu'au cours de l'année 2006, la capacité globale de production installée a été portée à plus de 74 GW, soit une hausse de 25%, indique le Conseil, qui représente les industries du secteur et leurs instances représentatives.

L'Europe reste à ce jour largement en tête et le sera toujours à la fin de la décennie mais dans une moindre mesure, selon les projections: en 2006, elle représentait 51% du marché annuel de l'éolien contre 72% en 2004 et sa part devrait être réduite à 44% en 2010 avec une capacité totale de production de 82 GW (contre 48 GW actuellement).
Sur cette même période 2006-2010, c'est l'Asie - Inde et Chine - qui devrait connaître le plus fort taux de croissance annuelle de ce secteur (28,3%) pour atteindre 29 GW de capacité installée (contre 10,7 GW en 2006), juste derrière l'Amérique du nord, deuxième marché régional derrière l'Europe, dont les capacités de production devraient croître de 24,6% par an en moyenne jusqu'à 31,6 GW en 2010 (contre 10,7 GW en 2006).

L'Afrique, note le rapport, reste le continent le plus mal équipé malgré l'émergence de deux leaders, l'Egypte et le Maroc. Le continent pourrait atteindre, avec les quelque développements attendus dans d'autres pays africains et du Moyen-orient, 900 mégawatts au total d'ici 2010.


Publié dans Les bonnes nouvelles

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De nouvelles maisons pour la Californie

Publié le par Gerome

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Des maisons écologiques qui résistent aux incendies, aux tremblements de terre et ne coûtent presque rien: sorties du désert en Californie (ouest), les habitations universelles de l'architecte Nader Khalili pourraient même un jour pousser sur la Lune.
Installé à Hesperia, ville aux portes du désert au nord-est de Los Angeles, le village expérimental de M. Khalili a au premier abord des allures de champignonnière. Mais en s'approchant, on distingue portes et fenêtres dans ces petits bâtiments ronds, hauts de moins de trois mètres.

Ces édifices se confondent avec le paysage du désert grâce à leur couleur sable. Et pour cause: les matériaux qui ont servi à les élaborer sont sortis du sol à quelques mètres de là.
"Le retour à la terre m'a semblé évident. Je n'ai rien inventé, toutes les civilisations méditerranéennes ont utilisé la terre sur laquelle elles vivaient pour bâtir", dit cet architecte d'origine iranienne, installé aux Etats-Unis depuis 1971.
Ancien architecte de gratte-ciel, il a fait aboutir son concept dans le "CalEarth Institute" (Institut pour l'architecture et l'art de la terre de Californie) qu'il anime à Hesperia.
"On creuse le sol. La terre est rassemblée dans des sacs, fermés. Empilés, on les fixe avec des fils barbelés", détaille ce petit homme à la barbe poivre et sel et aux yeux malicieux.

"Tout est dans la forme arrondie, pour les petits dômes comme pour la grande maison: tout repose sur l'arc. La forme traditionnelle d'une maison carrée avec des murs verticaux, c'est l'idéal pour qu'elle s'écroule un jour. Avec l'arc, rien ne peut tomber", affirme-t-il.
Une fois montée, la maison est brûlée de l'intérieur et une coquille de terre cuite vient ainsi sceller l'édifice. Au total, une grande maison ne coûte que 90.000 dollars et la sueur de trois personnes pendant une semaine.
maison.jpgL'intérieur de la maison

Baptisée "superadobe", allusion aux premières maisons en terre construites par les colons espagnols de Californie, elle est en outre alimentée en énergie propre et bénéficie d'une climatisation naturelle, grâce à des ouvertures judicieusement placées.
Ces prototypes ont attiré l'attention de la Nasa. Dès 1985, l'architecte et les responsables du programme lunaire de l'administration spatiale américaine se sont rencontrés, avec dans l'idée la construction des premières bases sur le satellite de la Terre.

"Avouez que ma technique est l'idéal", affirme M. Khalili. Acheminer des matériaux de constructions lourds sur la lune étant impensable, la poussière lunaire ou martienne suffira.
Les autorités locales en Californie, l'un des territoires les plus touchés par les séismes, ont récemment donné leur feu vert à la construction de maisons individuelles sur les plans de M. Khalili. Mais la technique intéresse aussi les Nations unies.

Le Haut Comité pour les réfugiés (HCR) et le Programme au développement (PNUD) sont venus étudier de près les prototypes d'Hesperia au début des années 2000. Des mini-dômes ont été construits sur les sites des tremblements de terre en Iran en 2002 et au Pakistan en 2005.
"Imaginez un monde où tous les réfugiés ont un abri", lance Nader Khalili. "En plus, cela ne coûte rien", conclut-il en insistant sur la transmission de sa technique par les jeunes étudiants qu'il reçoit toute l'année.
Source : AFP

Publié dans Habitat

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Un OGM interdit aux USA

Publié le par Gerome

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Dans la série des bonnes nouvelles :

Encore un revers pour les multinationales produisant des OGM. Au mois de mars, un juge de Californie avait déjà prononcé l'interdiction d'une semence de luzerne OGM commercialisée par MONSANTO. Début mai, la sentence devient permanente.
Dorénavant, la vente et la plantation de luzerne Roundup Ready sont illégales sur tout le territoire des Etats Unis. Les agriculteurs qui en possédaient déjà ont l'autorisation de semer encore cette année mais devront s'abstenir l'an prochain.

le Juge ( bien averti!) a ainsi estimé que cette semence nuisait à l'environnement et contaminait les champs de luzerne naturelle à proximité. Dans cette affaire , il a souligné la négligence du gouvernement. Selon lui, la contamination de la luzerne naturelle est déjà en cours. Il a donc demandé aux compagnies de rendre publiques les emplacements des champs plantés pour en informer les autres cultivateurs.
Au canada en revanche, cette luzerne est toujours autorisée, bein que les scientifiques y dénoncent le manque de rigueur et de transparence dans les évaluations de ces semences.
GreenPeace appelle le pays à les interdire, à suivre l'exemple de son voisin, pour une fois bon élève.
Source : l'âge de faire

Publié dans OGM j'en veux pas!

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L'église de Norvège au chevet de la planète

Publié le par Gerome

Dans mon article du 13 mai intitulé "Ecologie et spiritualité" je faisais une comparaison entre la vision de la Nature chez les Païens et chez les chrétiens. Pour résumer je disais que le paganisme était plus enclin à protéger la Nature car ses cultes se déroulaient en pleine forêt et que sa doctrine était basée sur le rythme des saisons et la vénération des éléments. A contrario, le christianisme de l'époque était matérialiste, belliqueux et ne se gênait pas pour raser des forêts entières pour répondre à ses besoins mais aussi pour saper le moral des animistes qu'ils tentaient de convertir au Dieu unique.
En conclusion je m'étais posé la question de savoir pourquoi les religions monothéistes ne prônaient pas un message en faveur de la protection de l'environnement à leurs fidèles.
Je viens d'avoir la réponse ce matin en lisant les infos du net :

47139.jpgUne église typique de Norvège, faite tout en bois


"Tu ne réchaufferas point l'atmosphère": du simple pasteur à l'évêque le plus éminent, l'Eglise luthérienne de Norvège se mobilise contre le CO2 et les autres gaz à effet de serre dans une croisade des temps modernes dont l'enjeu n'est rien moins que le salut de la planète.

Installation de râteliers à vélos sur le parvis des églises, baisse du thermostat dans les lieux de culte, prières pour le climat: l'Eglise luthérienne multiplie les gestes pour se fondre dans la société "zéro émission" que le pays scandinave ambitionne de devenir en 2050.

"L'Eglise s'est toujours engagée pour des causes sociales et éthiques", explique Helen Bjoernoey, ministre norvégienne de l'Environnement, elle-même... pasteur de formation.
"Elle a été très impliquée dans la lutte contre l'apartheid et dans la lutte contre la pauvreté. C'est donc naturel qu'elle s'engage aussi dans le dossier le plus important du moment: le climat".
Dans le cadre de la Journée mondiale de l'environnement, le 5 juin, pour laquelle la cité norvégienne de Tromsoe dans l'Arctique a été retenue comme ville-hôte, l'Eglise de Norvège a institué une Journée de l'oeuvre du Créateur.
Chaque paroisse est invitée à cette occasion à adopter une liturgie spéciale.
"Nous admettons dans notre avidité et étroitesse d'esprit avoir troublé le cours délicat qui règle les courants marins, la météo, la pluie et le soleil", énonce le texte de contrition. "Dieu éternel, dans ta grande miséricorde, change nos coeurs", conclut-il.


"Nous devons tous partager la même cause, que l'on soit protestant, laïc, musulman ou bouddhiste. C'est la responsabilité de tous les hommes de transmettre un cadre de vie acceptable aux futures générations", estime Mme Bjoernoey.
Au jour le jour, l'Eglise tente de sensibiliser ses ouailles aux enjeux climatiques, tout en faisant la chasse aux émissions de CO2 chez elle.
Elle a créé un label "paroisse verte" attribué aux paroisses obéissant à certaines règles, telles l'utilisation du papier recto-verso, le recyclage des déchets, l'achat parcimonieux de fournitures, l'organisation d'une messe en plein-air ou la tenue d'un prêche sur l'environnement au moins une fois par an.

"Dans la Bible, l'homme n'est pas le maître de la nature mais son protecteur. Il doit l'exploiter avec respect", assure Hans-Jürgen Schorre, responsable des questions sociales au sein de l'Eglise de Norvège.
Joignant le geste à la bonne parole, quatre pasteurs ont parcouru à vélo les 480 km montagneux qui séparent Bergen et Oslo en 2005, afin d'obtenir que les déplacements professionnels sur deux-roues soient défrayés au même titre que les déplacements motorisés.
"Les pasteurs sont des personnes-clés parce que leur rôle, c'est de changer les comportements. C'est chose difficile mais il faut montrer que tout le monde peut contribuer en se fixant des objectifs accessibles", déclare Ingeborg Midttoemme, présidente de la Fédération des pasteurs.
La cohérence n'est pas toujours de mise: une partie des fonds de l'Eglise, gérés par un organisme distinct, est ainsi investie dans le capital de compagnies pétrolières et de transporteurs aériens, deux secteurs "climatiquement peu corrects".
Mais la Norvège est coutumière des paradoxes: si elle entend devenir "neutre en carbone" à l'horizon 2050 --en réduisant ses rejets de CO2 et par des achats de crédits d'émission--, elle est aujourd'hui l'un des principaux exportateurs de pétrole au monde.

Source : AFP

Publié dans Divers (Hors sujet)

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