Pour les fêtes, ayez du cœur, dites NON au foie gras !

Publié le par Notre Terre

canard gavé

Il y a quelques jours, l’association Animal Cross a lancé la campagne « Ayez du coeur, dites non au foie gras« . Vous vous en doutez, cette campagne vise à dénoncer le gavage et les atrocités qu’il engendre. L’association a décidé de demander à quelques personnalités et artistes de servir de porte-paroles de ce mouvement, c’est pourquoi on a pu voir récemment ce genre de photos sur les réseaux sociaux :

campagne non au foie gras

 

Aujourd’hui, le foie gras est assez controversé. La consommation de foie gras reste une tradition, notamment pendant les fêtes de fin d’année et, pourtant, beaucoup reconnaissent le gavage comme étant une pratique contraire à l’éthique. Les chiffres sont d’ailleurs un parfait exemple de ce paradoxe. En 2012, 72% des français ont déclaré aimer le foie gras (source : TNS 2012). En 2009 (veuillez m’excuser, je n’ai pas trouvé des chiffres de la même année, mais vous le verrez par la suite, l’ordre d’idée aurait été le même), d’après un sondage CSA/SNDA (Société nationale pour la défense des animaux), 44% des français étaient contre le gavage des oies et des canards et 63,2% pensaient que cette pratique était/est cause de souffrance pour les animaux concernés. On se retrouve donc avec beaucoup de personnes qui apprécient le goût du foie gras et également beaucoup de personnes qui sont contre l’élevage et qui reconnaissent que le gavage est une source de souffrance.

Ces chiffres sont malgré tout logiques. Beaucoup de gens savent que le gavage provoque de la souffrance mais il n’y en a pas autant qui sont contre le gavage justement parce que beaucoup apprécie le goût. La question est donc la suivante : le plaisir gustatif vaut-il la souffrance engendrée ?

Inutile de préciser que l’on parle d’un plaisir gustatif de quelques minutes seulement et d’une souffrance de plusieurs jours. Je n’ai pas envie de dire que la question précédente reviendrait à la suivante : « à quel point suis-je égoïste?« … mais presque.

Le goût serait alors l’argument principal qui nous pousserait à continuer à manger du foie gras. Cependant, il n’est pas le seul. D’autres arguments sont avancés :

  • la tradition : le foie gras serait une tradition en France. Déjà, pour ceux qui assimileraient le foie gras à la France, sachez qu’on y est pour rien du tout dans l’invention du foie gras puisque la pratique du gavage des oies remonterait à l’Egypte Ancienne. Ensuite, et quand bien même le foie gras serait une tradition, on peut légitimement se demander si toutes les traditions doivent être conservées. Faut-il rendre l’excision légitime dans les sociétés où elle est considérée comme traditionnelle ? Et oui, on parle bien de tradition et non de religion quand cette pratique précède les religions. Aurait-on dû garder les traditions françaises de torture sur la place publique et ainsi continuer à punir les gens en leur coupant les mains, la tête, la langue et en exhibant, bien évidemment, ces pratiques devant un public ? Parce qu’il me semble que ces pratiques existent toujours et qu’elles nous choquent particulièrement quand on en découvre les vidéos sur Internet…

 

  • l’économie : la France est le premier producteur mondial de foie gras. En effet, 75% du foie gras mondial est produit par la France. Evidemment, cette production engendre des revenus, pour les producteurs évidemment mais pas que. On peut facilement penser aux effets positifs sur le PIB. Cependant, la notion de richesse et de revenus liée au PIB est de plus en plus controversée quand on sait que la guerre, les catastrophes naturelles, la pollution (etc…) ont un effet positif sur le PIB et sont créateurs de richesse, tout comme le foie gras… En effet, ce qui est assimilée comme une richesse au niveau du PIB ne l’est pas forcément pour une société donnée. Le PIB n’a absolument rien à voir avec le bien être, l’éducation, la liberté… qui sont maintenant des éléments très importants pour analyser la vraie richesse d’un pays.

 

  • la nature : certains avancent un argument qui peut tout d’abord être séduisant pour défendre la production de foie gras et le gavage des oies mais qui se laisse vite démonter dès lors que l’on réfléchit 2 secondes. Pour ces personnes, les oies se gaveraient elles-même, naturellement, notamment juste avant la période de migration. Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus sur leur argumentation car elle n’est généralement pas plus développée que ça. En plus d’être peu développé, cet argument est facilement contestable. Il est vrai que lorsque l’on pense au gavage, on pense souvent aux oies. Cependant, pour produire le foie gras, ce sont presque exclusivement des canards mâles (appelés « mulards« ) et non des oies qui sont utilisés car leur gavage est plus rapide. Et, ces mulards sont des croisements entre une cane domestique et un canard de Barbarie qui est un animal non migrateur. Le canard que l’on gave pour le foie gras n’a donc pas du tout le besoin de se gaver comme le prétende certains. Et encore une fois, quand bien même on accorderait une once de crédibilité à cette thèse, rappelons que les canards gavés pour le foie gras finissent dans un si mauvais état physique qu’ils ont des difficultés respiratoires (car les poumons sont compressés par un foie 10 fois trop gros) et ont de grosses difficultés pour marcher. Donc, les canards migrateurs ne se gaveraient de toute façon pas de cette manière naturellement puisque sinon ils ne pourraient pas faire d’efforts, pourraient à peine bouger et donc ne pourraient pas migrer…

Et puis, il est inutile de comparer un canard dont le foie se retrouvera dans une assiette et un canard migrateur tant les conditions de vie sont différentes. Pendant la période du gavage, la période qui précède donc la mise à mort, « la majorité des canards (87%) sont maintenus dans une cage en plastique ou métallique de 20 cm de large, 50 cm de long et d’une trentaine de centimètres de hauteur, soit un peu moins de la surface d’une feuille A3. Les canards ne peuvent pas se retourner, ni étendre leurs ailes. Leur tête dépasse de la cage pour permettre le gavage. Les 13% de canards restants sont maintenus dans des enclos généralement de 3 m2 pour une quinzaine d’animaux. Les oies sont enfermées dans des cages collectives de 1 m par 1 m pour 3 animaux ou bien en enclos de 3 m par 1 m pour 9 animaux. » (source : Rapport du comité scientifique sur la santé le bien-être). Si vous n’arrivez pas à visualiser, voici un petit aperçu :

gavage canard

(Je vous épargne les vidéos car je comprends très bien que l’on ait pas envie de voir de telles horreurs, même si ca aide parfois à ouvrir les yeux…)

Evidemment, les conditions sont telles que le taux de mortalité explose. En période de gavage, il est multiplié par un nombre compris entre 10 et 20… D’ailleurs, c’est pour cette raison que la période de gavage ne dure pas plus de 15 jours, sinon il y aurait beaucoup trop d’animaux morts et donc de pertes. Parce que oui, les canards gavés sont malades.

Enfin, pour les personnes qui penseraient que les canards/oies aimeraient être gavé(e)s (parce que oui, certains semblent le penser), sachez qu’on en sait désormais un petit peu plus à ce sujet et que les études ne vous donnent pas raison (ca parait logique d’un côté…). Selon le Rapport du Comité scientifique de la Commission Européenne sur la santé et le bien-être des animaux, « les membres du Comité ont observé qu’avant une séance de gavage, les canards et les oies font preuve d’un comportement d’évitement qui indique de l’aversion envers la personne qui les nourrit et la procédure de gavage. Après une courte période, les oiseaux qui peuvent le faire [c’est-à-dire ceux qui ne sont pas cloîtrés dans une cage] s’éloignent de la personne qui les a gavés ». Voilà…

Après les longues heures de recherche que j’ai pu effectuer pour en savoir plus sur le foie gras, les conditions de gavage et les conditions de vie des canards et oies gavés, il ne me reste plus qu’un seul argument qui tienne debout : le plaisir gustatif. Tous les autres arguments sont facilement réfutables. J’en reviens donc à la question : A quel point suis-je égoïste ? Maintenant, je laisse chacun répondre à cette question…

Je voudrais juste préciser qu’on peut totalement commencer par arrêter le foie gras sans arrêter la viande (dans un premier temps, ou pas). Je peux comprendre qu’arrêter la viande soit un peu plus compliqué car cela entraîne de changer un peu ses habitudes mais, honnêtement, pensez-vous vraiment qu’arrêter le foie gras change les habitudes ? Non. Ca ne coûte donc pas grand chose d’arrêter. Ca ne changera pas les habitudes alimentaires puisque l’on en consomme finalement assez peu souvent. Par contre soyez sûrs que chaque fois que vous direz non au foie gras c’est à au moins un animal que vous accorderez le droit de vivre. C’est donc un tout petit geste mais un grand pas. Si vous décidez alors d’arrêter de consommer du foie gras, vous pouvez vous aussi participer à la campagne « Ayez du coeur, dites non au foie gras ». Pour cela, c’est très simple, il suffit de se prendre en photo et faire un coeur avec ses doigts, au niveau du foie. Ensuite, vous n’avez plus qu’à partager votre photo sur les réseaux sociaux avec le #nonaufoiegras ! 🙂 Voilà un petit exemple de ma soeur qui a rejoins la campagne.

Source : laparenthèsebeauté

Publié dans Nature, Nutrition & Santé

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Victoire contre l'huile de palme!

Publié le par Notre Terre

huile de palme

Un vote historique sur l'huile de palme a eu lieu la nuit dernière à l'Assemblée nationale contre l'avis du gouvernement !

Un vote à 4 voix près !

A quelques voix près vers 4h du matin, les députés ont supprimé un avantage fiscal accordé à l'huile de palme. Pourtant, le gouvernement et le groupe La République en Marche auront tout fait pour s'opposer à ce vote pour protéger les intérêts de Total.

Résultats vote huile de palme
L'huile de palme est une catastrophe écologique

En Asie du Sud-Est pour les forêts : en 15 ans c'est l'équivalent de la superficie du Royaume-Uni qui a été détruit.
 
La fin de cette niche fiscale devrait progressivement mettre un terme à l'importation massive d'huile de palme en France puisque 75% (soit 700 000 tonnes) étaient utilisés comme agro-carburant.

Et maintenant ? 

Le gouvernement étant encore déterminé à préserver la multinationale Total, nous resterons vigilants sur la suite de ce vote et nous poursuivrons, avec vous, le combat si nécessaire.
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Macron a déclaré la guerre contre les médecines naturelles

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9 juillet 2018 : journée noire pour la santé des Français

 

 Le 9 juillet 2018, Emmanuel Macron a participé à un dîner secret avec le « Club Dolder ».

Cette puissante organisation internationale manœuvre en coulisses depuis 40 ans en vue d'établir un monopole total de Big Pharma sur la santé des Français…

 

https://ecp.yusercontent.com/mail?url=http%3A%2F%2Fimg.mailing.association-sante-naturelle.info%2F807exw6ftre.jpg&t=1544984359&ymreqid=06766c87-d772-447e-1c7e-6f000101bc00&sig=UrvP6VoKXgMyW2nqVub.tQ--~C

 

URGENCE ABSOLUE : en 2018, Emmanuel Macron a déclaré la guerre contre les médecines naturelles et il a bafoué comme jamais votre droit à vous soigner librement. En 2019, il a décidé de porter l’estocade contre l’homéopathie, et menace dangereusement les huiles essentielles et les plantes médicinales !

 

MOBILISEZ-VOUS ! SIGNEZ ICI la pétition de l’AIDMN contre la mise à mort des médecines naturelles. Faites respecter votre droit à vous soigner librement !

 Emmanuel Macron pourrait bien être le Président le plus corrompu de la Vème République française.


Le 9 juillet 2018, alors que tous les médias étaient tournés vers la coupe du monde de football, le Président Macron a rencontré les membres du Club Dolder lors d’un dîner ultra-secret.

Seuls quelques journalistes bien introduits ont eu connaissance de cette rencontre et ont publié l’information [1].


Je m’appelle Jacques Legrand et je vous écris au nom de l’association « Alliance Internationale pour la Défense des Médecines Naturelles » (AIDMN).
Vous n’avez probablement jamais entendu parler du Club Dolder et ce n’est pas un hasard.


Les membres du Club Dolder sont les patrons des 25 plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux

 

 

 

Le Club Dolder tire son nom d'un grand hôtel de Zurich, le Dolder Grand, une sorte de château alpin avec des tourelles semblant tout droit sorti d'un film de James Bond.

 

https://ecp.yusercontent.com/mail?url=http%3A%2F%2Fimg.mailing.association-sante-naturelle.info%2F807fqc6ftre.jpg&t=1544984359&ymreqid=06766c87-d772-447e-1c7e-6f000101bc00&sig=dgxowagY.OyDjfQikc39cA--~C

 
 

C’est là, à l’abri des regards indiscrets, que ce cercle de patrons puissants et richissimes s'est réuni pour la première fois dans les années 1970.

Depuis, les membres du Club Dolder se réunissent secrètement chaque année.

Encore aujourd’hui, le Club Dolder n’a pas de site officiel. Aucune mention du Club Dolder ne figure sur le site de la fédération internationale des fabricants pharmaceutiques (IFPMA), basée à Genève. Et vous allez maintenant comprendre pourquoi.

 

 Cette organisation fantôme manipule les politiques de santé depuis 40 ans

 Chaque année, les membres du Club Dolder prennent, dans le plus grand secret, des décisions qui MENACENT directement votre santé ou celle de l'un de vos proches.

 

 Les membres du Club Dolder sont soupçonnés de :

  • s’accorder pour vendre les médicaments à des prix choisis pour « tondre la Sécu », ce qui est parfaitement illégal : le fameux « trou de la sécu », ce sont eux qui le creusent, pas les malades ;
  • organiser les pénuries de médicaments afin de faire encore grimper les prix de leurs molécules brevetées ;
  • cacher la vérité sur l’existence de remèdes naturels efficaces contre les maladies afin de maintenir les ventes de leurs médicaments.

C’est grâce à ces méthodes mafieuses que les laboratoires pharmaceutiques sont devenus, en quelques années à peine, l’industrie la plus rentable au monde. Elle est même plus rentable que les secteurs du luxe, du pétrole, de la banque et… du crime organisé !

 

En tout, ce sont 826 MILLIARDS d’euros de chiffre d’affaires qui se sont assis à table avec le Président Macron le 9 juillet 2018 [2].Qu’est-ce que les membres du Club Dolder ont-ils demandé à Emmanuel Macron ? Qu’est-ce qu’Emmanuel Macron leur a-t-il promis ?

 Et surtout…

 Pourquoi cette rencontre fait peser une menace gravissime sur votre santé ?

 

Malgré le secret qui règne autour du Club Dolder, les noms de certains membres actuels ont fuité.

 Et vous allez voir qu’il existe des liens d’intérêt flagrants entre Emmanuel Macron et certains de ces puissants patrons :

  • Olivier Brandicourt, directeur de Sanofi, le géant pharmaceutique français dont le PDG est Serge Weinberg, un ami et soutien d’Emmanuel Macron depuis 2007, lorsqu’ils ont tous les deux collaboré dans le cadre de la commission Attali [3];
  •  Ian Read, PDG du géant pharmaceutique américain Pfizer, pour qui Emmanuel Macron, alors jeune banquier chez Rothschild, a réalisé une transaction financière de 9 MILLIARDS d’euros. Emmanuel Macron avait alors touché une commission rondelette de 2 MILLIONS d’euros ! [4];
  • Et la liste continue avec : Kenneth Frazier, PDG de Merck, l’autre géant américain du médicament ; Emma Walmsley, PDG de GSK, le monstre pharmaceutique britannique ; Lars Fruergaard Jørgensen, PDG de Novo Nordisk, laboratoire n°1 mondial dans le traitement du diabète ; Stefan Oschmann, PDG de Merck en Europe ; David Ricks, PDG du laboratoire Eli Lilly, mastodonte américain du médicament ; Kåre Schultz, PDG de Teva Pharmaceutical Industries, le n°1 mondial des médicaments génériques ; Pascal Soriot PDG français de AstraZeneca, géant pharmaceutique anglo-suédois ; Michel Vounatsos, PDG de Biogen, leader mondial dans les biotechnologies ; Christophe Weber, PDG français de Takeda, le géant pharmaceutique japonais.

 

Aucune information officielle n’a filtré suite à cette rencontre entre Emmanuel Macron et les géants de l’industrie pharmaceutique. Pourtant, les décisions prises dès le lendemain de ce dîner ne laissent place à aucun doute…

 … Emmanuel Macron a promis aux puissants patrons de ces laboratoires pharmaceutiques un monopole TOTAL sur votre santé, leur assurant ainsi des MILLIARDS de profits pour les années à venir !

 PREUVE : le lendemain de ce dîner, le Président Macron a fait sauter des procédures de contrôle sur les nouveaux médicaments ! [5]

 Il sacrifie publiquement la santé des Français au profit des laboratoires pharmaceutiques alors que Big Pharma a réalisé, tenez-vous bien, 71,5 MILLIARDS de dollars de profits en 2017 [6] !

 Pourtant, malgré la gravité de cette mesure pour votre santé, le pire est à venir. Car Emmanuel Macron prépare un coup de force inédit contre la santé des Français : il veut mettre à genoux les médecines naturelles afin d’offrir à Big Pharma le contrôle TOTAL sur VOTRE santé.

La mafia du médicament dîne avec Macron et c’est vous qui payez l’addition !

 

Mais si nous sommes des centaines de milliers à dire que NOUS REFUSONS le diktat de Big Pharma sur notre santé, Emmanuel Macron sera obligé de nous entendre. C’est MAINTENANT que cela se joue. Sinon, les lobbyistes de l’industrie du médicament décideront à votre place.

 Il faut frapper un GRAND COUP.

 Signez maintenant notre grande pétition nationale contre le diktat des laboratoires pharmaceutiques sur notre santé.

 

Transférez-la au maximum de personnes autour de vous afin que nous soyons des centaines de milliers à la signer. Gagnons ENSEMBLE cette bataille cruciale pour notre santé, celle de nos proches et celle des générations à venir.

 Vous avez le pouvoir de changer les choses :

https://www.sante-alerte.fr/macron-signature

Sources :
 
1] https://www.la-croix.com/Economie/Le-Dolder-club-ultra-discret-big-pharma-rendez-vous-lundi-Paris-2018-07-08-1300953430
[2] http://www.rfi.fr/economie/20180708-france-rencontre-secrete-patrons-industriepharmaceutique
[3] https://www.franceinter.fr/politique/emmanuel-macron-les-coulisses-d-une-ambition
[4] https://www.franceinter.fr/politique/emmanuel-macron-les-coulisses-d-une-ambition
[5] https://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/le-gouvernement-cede-t-il-a-l-industriepharmaceutique_2845553.html
[6] https://www.bastamag.net/Les-Pharma-Papers-tout-ce-que-les-labos-pharmaceutiques-voudraient-vous-cacher
[7] http://www.ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/db0566e3b2a9ab8aac2a545f190d2795.pdf
[8] http://www.leparisien.fr/societe/sante/homeopathie-74-des-francais-veulent-le-maintien-du-remboursement-08-11-2018-7938603.php
[9] http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/08/23/97002-20180823FILWWW00266-remboursement-de-l-homeopathie-reponses-en-fevrier.php
[10] https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/l-argent-de-l-influence/lobbying-a-parisbruxelles-et-washington-l-enorme-puissance-de-feu-des-labos/
[11] https://leprixdelavie.medecinsdumonde.org/fr-FR/#know-more
[12] https://www.bastamag.net/Les-Pharma-Papers-tout-ce-que-les-labos-pharmaceutiques-voudraient-vous-cacher
[13] https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/l-argent-de-l-influence/entre-les-labos-pharmaceutiques-et-les-medecins-14-millions-de-conflits-d-interets-potentiels/
[14] https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/l-argent-de-l-influence/entre-les-labos-pharmaceutiques-et-les-medecins-14-millions-de-conflits-d-interets-potentiels/
 

 

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CO2 et virus oubliés : le permafrost est "une boîte de Pandore"

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permafrost

Tandis que les règles d'application de l'accord de Paris ont été adoptées lors de la COP24 en Pologne, en Sibérie ou au Canada le pergélisol (permafrost en anglais) poursuit son dégel. Cette couche de sol renferme d'énormes quantités de carbone et des virus potentiellement dangereux pour l'Homme.

Les effets du réchauffement climatique sont multiples : hausse des températures, fontes des glaciers, hausse du niveau des mers, sécheresse, changements de la biodiversité, migrations humaines, etc. Parmi toutes ces catastrophes en cours ou à venir, il en est une majeure, qui se déroule en ce moment en Alaska, au Canada et en Russie. Selon les scénarios les plus optimistes, d'ici 2100, 30% du pergélisol pourraient disparaître. Entamé depuis plusieurs années, le dégel de cette couche géologique, composée de glace et de matières organiques, menace de libérer des quantités astronomiques de CO2, entraînant potentiellement un réchauffement climatique encore plus important et rapide que prévu. Le pergélisol préserve également de nombreux virus, oubliés ou inconnus. En 2016, un enfant a ainsi été tué par de l'anthrax. Le virus de la maladie du charbon avait été libéré suite au dégel d'un cadavre de renne vieux de 70 ans ! 

Pour étudier les risques liés au dégel du pergélisol, nous avons sollicité l'éclairage de deux spécialistes. Florent Dominé, d'une part, est chercheur, directeur de recherche au CNRS. Il travaille à l’Unité Mixte Internationale Takuvik, issue d'un partenariat entre l'Université Laval à Québec (Canada) et le Centre National de la Recherche Scientifique. Ses activités se concentrent essentiellement dans l’Arctique canadien où il travaille sur les problématiques climatiques et en particulier sur la transformation et le dégel du pergélisol. Sur place, il étudie également l’évolution de la végétation et de la biodiversité. Par ailleurs, concernant la question des virus, nous avons fait appel à Jean-Michel Claverie, professeur de médecine de l’Université Aix-Marseille, directeur de l’institut de Microbiologie de la Méditerranée et du laboratoire Information Génomique et Structurale. En 2014, lui et son équipe ont découvert deux nouveaux virus, des virus géants, datés de 30 000 ans, dans le pergélisol sibérien.

carte-permafrost

Un réservoir de gaz à effet de serre

Le pergélisol est un vaste territoire. Sa superficie est estimée entre 10 et 15 millions de mètres carrés (entre 20 et 30 fois la superficie de la France). On trouve du pergélisol au nord du Canada et de l'Alaska, ainsi qu'au nord de la Sibérie. Selon les zones, la profondeur de cette couche varie : de quelques mètres à environ un kilomètre dans certains points de la Sibérie où le pergélisol se maintient alors depuis des millions d'années. Selon certaines études, ces couches du sol renfermeraient des milliards de tonnes de carbone. Une analyse confirmée par le chercheur Florent Dominé : 

Le pergélisol contient de la glace et de la matière organique issue essentiellement de la décomposition partielle des végétaux. Cette matière organique est formée en grande partie de carbone. Il y a environ deux fois plus de carbone dans le pergélisol que dans l’atmosphère. Ce carbone, quand il est gelé, est peu accessible à la minéralisation bactérienne. Les bactéries peuvent se nourrir de cette matière organique dès lors qu’elle est dégelée. Et là, les bactéries vont pouvoir la métaboliser et la transformer en CO2. Ce dioxyde de carbone va alors s’échapper dans l’atmosphère et potentiellement faire augmenter les teneurs de ce gaz à effet de serre.

En somme, le CO2 qui s'échappe dans l'atmosphère participerait au réchauffement climatique, qui lui-même accélère la fonte du pergélisol. Toutefois, difficile de prévoir exactement quelle sera la quantité réelle de ces émissions, comme le rappelle Florent Dominé : "La fourchette serait comprise entre 50 et 250 milliards de tonnes de CO2. Mais il y a tellement de rétroactions qui n'ont pas encore été découvertes et qui n’ont pas été incluses dans les modèles, que toutes ces projections sont soumises à d’énormes incertitudes. Et puis il y a des incertitudes sur le processus inverse qui est celui de la fixation de matière organique, de carbone, par la végétation. Imaginons : s’il fait plus chaud, la végétation pousse. La toundra herbacée est remplacée par de la toundra arbustive. Il y a plus de biomasse dans les arbustes que dans les herbes. Donc les sols arctiques vont servir de puits de carbone quand le pergélisol servira de source de carbone. Bref, il y a encore trop d’incertitudes. Mais quoiqu’il en soit, au nom de principe de précaution, il y a lieu de faire très attention à cette libération du carbone."

De plus, le CO2 n'est pas le seul gaz à effet de serre que peut produire le pergélisol dégelé. "Quand la matière organique du pergélisol dégèle, détaille le chercheur, et qu’il n’y a pas d’oxygène disponible parce que la zone est saturée en eau, alors à ce moment-là, on va avoir une fermentation bactérienne et donc une émission de méthane par le pergélisol. _Le méthane est un gaz à effet de serre trente fois plus puissant que le CO2_. Toutefois, dans le pergélisol, il y a 100 fois moins de méthane que de CO2." Du mercure a également été découvert dans certaines zones de l'Alaska mais d'après Florent Dominé, "le principal danger climatique reste le dioxyde de carbone".  

Biodiversité modifiée, infrastructures menacées

L'impact du dégel du pergélisol est donc potentiellement planétaire. Mais avant cela, les retombées négatives de ce réchauffement global se mesurent aussi localement. Dans les zones qui voient leur pergélisol dégeler, la biodiversité se modifie profondément. C'est ce qu'a constaté sur place Florent Dominé : "On a des changements phénoménaux dans les assemblages végétaux et dans les migrations d’espèces animales. Je travaille notamment près d’un village inuit, Umiujaq, au nord du Québec. Il y a 50 ans, la végétation était essentiellement composée de lichen à caribou. Désormais, c’est envahi par les bouleaux glanduleux, des bouleaux nains. Les renards arctiques ont disparu et ont été remplacés par des renards roux. Des orignaux commencent à arriver alors qu’avant ils étaient cantonnés plus au sud.

Ces changements d’écosystèmes fondamentaux peuvent également s'accompagner de la disparation pure et simple d'espèces végétales. "Il y a également le danger, poursuit le chercheur, que des espèces cantonnées beaucoup plus au nord, au désert polaire - certains types d’herbes ou de lichens – deviennent de plus en plus rares, voire même disparaissent avec le réchauffement climatique." 

Localement, le dégel du pergélisol a également de lourdes conséquences sur les Hommes. Quand la glace du sol fond, cela peut conduire à un affaiblissement, voire à une destruction, des infrastructures bâties à une époque où le pergélisol était encore stable. "A Umiujaq, la route qui mène à l’aéroport s’est effondrée, se souvient Florent Dominé. A Iqaluit, la plus grande ville du territoire du Nunavut, la piste de l’aéroport a dû être refaite. A Salluit, à l’extrême nord du Québec, la caserne de pompier s’est effondrée. Et dans ce village construit quasiment entièrement sur une zone riche en glace et qui existe depuis des dizaines d’années, on parle de déménager tous les habitants. On en arrive à ces situations qui peuvent être dramatiques pour les populations locales." L'une des missions du chercheur Florent Dominé est donc notamment d'encourager les populations locales à construire sur des zones rocheuses, parfaitement stables et sans risque. 

Mines d'or et virus oubliés 

En découvrant dans une revue scientifique que des chercheurs russes étaient parvenus à faire ressusciter une espèce végétale prisonnière du pergélisol pendant 30.000 ans que le Professeur Jean-Michel Claverie s'est posé cette question : "Est-il possible de faire la même chose pour un virus ?" En 2014, le Pr Claverie et son équipe ont découvert deux virus géants, inoffensifs pour l'Homme, qu'ils ont réussi à réactiver : "Cette découverte démontre que si on est capable de ressusciter des virus âgés de 30.000 ans, il n’y a aucune raison pour que certains virus beaucoup plus embêtants pour l’Homme, les animaux ou les plantes ne survivent pas également plus de 30.000 ans.

Pour autant, nul besoin de replonger aussi loin dans le temps pour trouver des virus dangereux pour les espèces vivantes. En 2016 en Sibérie, des spores d'anthrax vieilles de 70 ans se sont libérées du cadavre d'un renne après le dégel d'une couche de permafrost. Cet épisode a causé la mort d'un enfant ; des milliers de rennes ont également été infectés. Un drame imputable au changement climatique selon le Pr Claverie : "On a beau dire que l’on a cloîtré un certain nombre d’agents bioterroristes comme la maladie du charbon (l'anthrax), mais l’on voit bien que chaque année, quand il y a un hiver un peu chaud en Sibérie, vous avez des épidémies gigantesques dans les troupeaux de rennes. Cela est lié au réchauffement climatique puisque ces étés chauds sont de plus en plus fréquents. Chaque été une couche du permafrost dégèle. Et cet été, en 2016, la couche dégelée a été plus profonde que les années précédentes."

Toutefois, aussi dramatiques que puissent être ces épidémies d'anthrax, les virus libérés par le réchauffement climatique sont ceux présents dans les couches superficielles du pergélisol. Ces agents infectieux sont donc les plus récents et ils sont par conséquence connus de la médecine moderne. C'est ce qui fait dire au Pr Claverie qu'en matière de virologie, ce dégel lent des couches superficielles n'est pas le danger le plus imminent : "A cause du réchauffement climatique, des routes maritimes sont désormais ouvertes six mois par an. Vous pouvez donc accéder assez facilement en bateau jusqu’à la Sibérie. Ces côtes et ces régions, auparavant désertiques, sont connus pour receler d’importants gisements de gaz et de pétrole ; il y a également beaucoup de métaux précieux comme l'or ou les diamants. Désormais ces zones peuvent être exploitées. Là est le danger ! Prenons les Russes. Ils installent des mines à ciel ouvert. Et ils retirent le pergélisol, parce que les minerais ne sont pas dans cette couche d’humus. Ces mines font 3 à 4 kilomètres de diamètre et jusqu’à un kilomètre de profondeur. On exhume alors du permafrost qui peut être âgé d’un million d’années. Et là on tripote des choses avec lesquelles on n’a jamais été mis en contact. C’est un peu la boîte de pandore. Et connaissant les Russes, ils ne prennent aucune précaution bactériologique, il n'y a aucun encadrement pour sécuriser au mieux ces mines. Les industriels n’extraient pas des minerais en situation de confinement biologique.

Qui plus est, le danger est potentiellement partout dans le permafrost, car "même si l’on se limite à creuser jusqu’à 30 mètres de profondeur, ce qui équivaut à 30.000 ans et donc à la disparition de Neandertal, cela peut être dangereux." Le professeur Claverie argue du fait que la cause de la disparition de Neandertal est inconnue : "Imaginons qu’il ait été tué par un virus particulier. On sait désormais que les virus peuvent survivre au moins 30.000 ans. Sauf que les médecins actuels n’ont jamais vu le type d’infections auxquelles devait faire face Neandertal. Il y a là un véritable danger, qui reste toutefois difficile à évaluer." De plus, ce danger est renforcé par la volonté politique du président russe Vladimir Poutine d'exploiter industriellement cette région du globe. "Le changement climatique fournit des conditions plus favorables pour développer le potentiel économique de cette région" avait-il déclaré en mars 2017 à propos du nord de la Russie.  

Source : franceculture

 

 

 

Publié dans Nature

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Un bateau à hydrogène propulsé par des énergies non polluantes navigue 20 000 km sans faire le plein

Publié le par Notre Terre

bateau à hydrogène

La question des énergies propres et moins chères est doublement d'actualité, entre la crise des "gilets jaunes" et la COP24 en Pologne, où les négociations s'embourbent. Et la réponse pourrait venir d'un bateau. Energy Observer, ancien catamaran de course devenu laboratoire flottant de nouvelles énergies, a fait le bilan lundi 10 décembre de sa première campagne de navigation au salon nautique de Paris. Lancé en 2017, il a parcouru presque 20 000 km autour de la France et dans toute la Méditerranée, uniquement propulsé par des énergies non polluantes et renouvelables. C'est peut-être l'avenir de la navigation et aussi celui de nos villes.
Un catamaran sans voile

La plupart des capitaines aiment leur bateau passionnément et Victorien Erussard n'échappe pas à la règle : "L’expérience est géniale !", s’exclame-t-il en évoquant son catamaran blanc, ancien bateau de course de Peter Blake. Mais sur Energy Observer, pas de voile, le navire avance grâce à plusieurs types d'énergies qui prennent le relais, propulsant le navire de Paris à Athènes en passant par La Rochelle, Marseille, Malte ou Venise, sans jamais faire le plein. "Cela nous permet de tester en conditions hostiles des systèmes énergétiques qui préfigurent le monde décarboné que l’on souhaite voir, poursuit Victorien Erussard, en associant une propulsion électrique avec différentes sources d’énergies renouvelables."
40% à l'électrique et 60% à l'hydrogène

En dix-huit mois, le navire a pu fonctionner à 40% à l'électrique et 60% à l'hydrogène, produit tout simplement à partir d'eau et de piles à combustible. Et demain, peut-être des maisons, voire des quartiers de villes pourront tourner sur cette association d'énergie. "Le bateau est un échantillon représentatif mobile de ces micro-réseaux d’énergie, explique Didier Bouix, ingénieur chef du projet. Et on pourra les adapter dans des micro-quartiers, dans des maisons, avec du solaire, du vent." En attendant, Energy Observer va repartir en mars pour l'Europe du nord avec un nouveau système en test : une paire d'ailes en carbone, plus efficaces que des voiles classiques.

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