La pêche industrielle gaspille 10 millions de tonnes de poissons par an

Publié le par Notre Terre

La pêche industrielle gaspille 10 millions de tonnes de poissons par an

 

10 millions de tonnes de poissons seraient rejetées à la mer chaque année, soit 10% des prises. Un chiffre effrayant, bien qu’en baisse depuis quelques années.

 

Les universités de Colombie-Britannique et Australie-occidentale ont publié un rapport dans lequel ils évaluent les chiffres du gaspillage lié à la pêche. C’est le rapport “Sea Around Us“, qui a publié ses conclusions hier : 10 %  de la pêche mondiale serait rejetée à la mer chaque année.

 

Les douloureuses conséquences de la pêche industrielle

 

Vous trouvez que c’est beaucoup ? Ce chiffre est pourtant en baisse constante depuis 30 ans. En 1989 par exemple, 19 millions de tonnes de poissons avaient été rejetées à la mer, soit 15 % de la pêche totale.

 

Peu de poissons survivent à un tel traitement

 

Ce sont les bateaux de la pêche industrielle qui rejette à l’eau les prises non souhaitées. Les poissons, trop petits, pas assez prisés, sont en général morts ou en passe de l’être.  Seules certaines espèces peuvent survivre à un tel traitement, comme les requins ou les raies. Ces filets sont toutefois mortifères pour ces espèces en danger et tuent par exemple en masse les tortues marines.

 

Des habitudes scandaleuses de la pêche industrielle mènent à ces pratiques : “les bateaux continuent à pêcher même s’ils ont atteint leurs quotas. S’ils attrapent des poissons plus grands, les autres sont rejetés à la mer“, indique Dirk Zeller, le responsable de l’étude.

Ainsi, à quoi est due la baisse des rejets de la pêche industrielle ? Elle s’explique en partie par des progrès technologiques et au niveau de la sélection des espèces. Mais pour Zeller, cela s’explique par le déclin des poissons : “les rejets diminuent parce qu’on a déjà tellement pêché ces espèces que les bateaux en attrapent de moins en moins chaque année, et il y en a donc moins à jeter“. Des pratiques préoccupantes pour l’avenir de la pêche et de la biodiversité marine.

 

Source : consoglobe.com

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La Corée du Sud lance sa sortie du nucléaire

Publié le par Notre Terre

La Corée du Sud lance sa sortie du nucléaire

 

Et un nouveau pays qui s'éloigne du nucléaire civil. Après l'Autriche, l'Allemagne, la Suède, l'Italie, la Belgique, la Suisse et le Québec, la Corée du Sud fait acte de lucidité.

 

Le nouveau président Moon Jae-in enclenche une révolution énergétique. Il va fermer les centrales en fin de cycle et s’opposer à la construction de nouvelles tranches.

 

Comme il l'avait promis au fil de sa campagne électorale victorieuse, Moon Jae-in, le nouveau président sud-coréen , a enclenché ce lundi le processus de sortie de son pays du nucléaire, qui tire actuellement près de 30% de son électricité de 25 réacteurs en activité. "J'ai promis de construire une République de Corée sûre. Nous allons donc abolir notre politique énergétique centrée sur le nucléaire et progresser vers une ère sans nucléaire", a annoncé le chef de l'Etat, qui assistait à la cérémonie d'arrêt définitif du premier réacteur construit dans le pays en 1977.

 

La fin de l'exploitation de cette tranche Kori-1 de 580 MW, située près de Busan dans le sud de la péninsule, et son démantèlement avaient été décidés dès 2015 par l'ancien exécutif conservateur sud-coréen mais ont été approuvés par la nouvelle administration de centre-gauche. Moon Jae-in, qui voit dans cet arrêt "le début du voyage" vers une Corée sans énergie d'origine nucléaire, a indiqué que son gouvernement allait désormais refuser de prolonger l'exploitation de toutes les tranches au delà de leurs cycles normaux. "Nous allons fermer le réacteur de Wolsong 1 le plus tôt possible", a-t-il, encore, précisé ce lundi.

 

Selon les plans de la nouvelle majorité, le pays pourrait éteindre la totalité de ses centrales en exploitation sur un horizon d'une quarantaine d'années. Il refusera parallèlement la construction de nouveaux réacteurs et ordonnera même peut-être l'arrêt des chantiers de deux tranches actuellement en cours, au grand dam du géant du secteur Korea Hydro and Nuclear Power (KHNP). Le groupe affirme avoir déjà dépensé 1,3 milliard de dollars sur les chantiers des tranches 5 et 6 de sa centrale Shin Kori qui doivent, en théorie, être mises en ligne en 2022. Près de 28% des travaux auraient été achevés.


Priorité aux énergies renouvelables

 

Pour justifier cette révolution de la politique énergétique coréenne,le chef de l'Etat a longuement pointé, lundi, la potentielle dangerosité du nucléaire révélée par l'accident de Fukushima en mars 2011. Il a rappelé que les 170.000 personnes vivant dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale japonaise avaient dû être évacuées dans l'urgence après la catastrophe et, s'appuyant sur des chiffres inédits, il a assuré que 1.368 personnes étaient décédées des suites de cette crise dans les cinq années qui avait suivi. Selon lui, un accident de la centrale de Kori aurait des conséquences bien plus graves encore car 3,82 millions de personnes vivent aujourd'hui dans un rayon de 30 kilomètres autour du site.

 

Selon lui, cet accident et les progrès technologiques ont remis en cause la légitimité originelle du nucléaire. Cette énergie, explique le responsable, était justifiée dans la phase de développement initial de la Corée du Sud, qui ne pouvait s'appuyer, dans la seconde moitié du XXe siècle, sur une aucune ressource naturelle nationale pour alimenter ses centrales et devait massivement importer du charbon coûteux et polluant de l'étranger. Mais, détaille-t-il, le pays peut désormais s'appuyer les centrales au gaz et les énergies renouvelables pour constituer l'essentiel de sa sécurité énergétique tout en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre.

 

A l'horizon 2030, l'exécutif souhaiterait que 20% de l'électricité du pays provienne de sources renouvelables, contre 5% aujourd'hui. Le gaz devrait peser à hauteur de 27%, contre 18% aujourd'hui. Parallèlement, la part du charbon devrait plonger de 40% à 21,8% en 15 ans. Il y a quelques jours, Moon Jae-in avait ordonné la suspension de l'exploitation de huit centrales thermiques au charbon âgées de plus de 30 ans.

 

Source : les echos.fr

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La France exporte un pesticide interdit sur son sol vers des pays en développement

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La France exporte un pesticide interdit sur son sol vers des pays en développement

 

Une ONG dénonce l'exportation par la Suisse d'atrazine, un pesticide dangereux et interdit en Europe, vers des pays en développement. La France est elle aussi pointée du doigt.

 

C'est une bombe qu'a révélé l'ONG suisse Public Eye en mai 2017, après s'être procurée des documents confidentiels auprès de l'administration fédérale : la Suisse exporte des pesticides dangereux et interdits sur son territoire depuis plus de dix ans ! Leurs noms ? Atrazine et paraquat. "Ces derniers font partie des pesticides les plus toxiques au monde pour la santé et l'environnement", alerte l'ONG.

L'atrazine est un perturbateur endocrinien qui affecte le système reproducteur et augmente les risques de cancer. Quant au paraquat, il cause chaque année des milliers d’empoisonnements et est lié à plusieurs maladies chroniques, dont la maladie de Parkinson. Et le plus choquant dans les dénonciations de l'ONG est que ces substances dangereuses ont été exportées entre 2012 et 2016 à l’Argentine, le Brésil, le Cameroun, la Chine, l’Inde, le Pakistan, le Pérou et la Thaïlande. Bref, essentiellement des pays en développement. Mais la France n'a aucune leçon à donner à son voisin, puisqu'elle aussi exporte de l'atrazine vers l'Afrique, l'Asie...  Et contrairement à la Suisse, nul besoin de se procurer des données confidentielles : les exportations de l'Hexagone sont rendues publiques par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) sur son site internet !
142 exportations d'atrazine par la France depuis 2004.

 

Depuis le mois de janvier 2017, la France a autorisé l’exportation de 7 cargaisons d’atrazine vers la Chine, le Pakistan, l’Azerbaïdjan, le Soudan, l’Ukraine et la Suisse. Toutefois, les quantités de produits exportées ne sont pas indiquées. Si l'on remonte dans l'historique des exportations, l'on découvre que l'Hexagone a autorisé au total 142 envois d'atrazine depuis 2004.

Ainsi, l'ONG Public Eye accuse la Suisse et la France - mais aussi les autres États signataires, soit l’Italie, les Pays-Bas, la Belgique et l’Espagne - de violer les termes de la Convention de Bâle et de celle de Bamako. La première interdit "l’exportation de déchets dangereux et d’autres déchets dans les Parties qui ont interdit l’importation de tels déchets", la seconde stipule que sont considérés comme déchets dangereux "les substances dangereuses qui ont été frappées d’interdiction [...] dans les pays de production pour des raisons de protection de la santé humaine ou de l’environnement".  Or le Cameroun, qui a reçu son lot de pesticides dangereux de la Suisse, est signataire de la Convention de Bamako. Tout comme le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Mali et le Soudan, qui ont reçu au total 33 cargaisons d'atrazine de la France depuis 2004.

 


"Une violation des droits humains"

 

"Pour les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les déchets toxiques et sur le droit à l’alimentation, le fait d’exposer la population d’autres pays à des toxines dont il est avéré qu’elles provoquent de graves problèmes de santé, et peuvent même entraîner la mort, constitue une violation des droits humains", rappelle l'ONG Public Eye, qui a interpellé le parlement suisse via la conseillère nationale (équivalent d'une députée en France) écologiste Lisa Mazzone.

 

Pour les pays de l'Union européenne, "c'est le ministère de l'Environnement qui est responsable de ces autorisations d'exportations", indique l'ECHA. Pour l'instant, en France, c'est silence radio du côté du ministère de la Transition écologique et solidaire. Or l'urgence est de mise, selon l'ONG suisse. "Les pesticides sont à l’origine de quelque 200.000 décès par intoxication aiguë chaque année, dont 99 % surviennent dans les pays en développement", rappelle-t-elle.

Source : sciences&avenir

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95% de l’électricité en Uruguay est issue des énergies renouvelables

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En moins de 10 ans seulement, l’Uruguay a considérablement réduit son empreinte carbone. L’électricité issue des énergies renouvelable pour 94,5%, a vu son prix baisser sans subventions publiques. D’autre pays auraient beaucoup à apprendre de ce succès uruguayen, exemplaire en bien des points. - See more at: http://www.mieux-vivre-autrement.com/95-de-lelectricite-en-uruguay-est-issue-des-energies-renouvelables.html#sthash.tPKQfkAo.dpuf
En moins de 10 ans seulement, l’Uruguay a considérablement réduit son empreinte carbone. L’électricité issue des énergies renouvelable pour 94,5%, a vu son prix baisser sans subventions publiques. D’autre pays auraient beaucoup à apprendre de ce succès uruguayen, exemplaire en bien des points. - See more at: http://www.mieux-vivre-autrement.com/95-de-lelectricite-en-uruguay-est-issue-des-energies-renouvelables.html#sthash.tPKQfkAo.dpuf
En moins de 10 ans seulement, l’Uruguay a considérablement réduit son empreinte carbone. L’électricité issue des énergies renouvelable pour 94,5%, a vu son prix baisser sans subventions publiques. D’autre pays auraient beaucoup à apprendre de ce succès uruguayen, exemplaire en bien des points. - See more at: http://www.mieux-vivre-autrement.com/95-de-lelectricite-en-uruguay-est-issue-des-energies-renouvelables.html#sthash.tPKQfkAo.dpuf

En moins de 10 ans seulement, l’Uruguay a considérablement réduit son empreinte carbone. L’électricité issue des énergies renouvelable pour 94,5%, a vu son prix baisser sans subventions publiques. D’autre pays auraient beaucoup à apprendre de ce succès uruguayen, exemplaire en bien des points.


Les dirigeants du monde entier, réunis à Paris pour la COP21, ont la lourde tâche de substituer les énergies renouvelables aux combustibles fossiles. Un petit pays d’outre-Atlantique avec ses 3,4 millions d’habitants, a relever « l’énorme défit », avec une simplicité déconcertante et abordable.

 

En moins de 10 ans, l’Uruguay a réduit son empreinte carbone sans subventions du gouvernement, ni surcoûts pour les consommateurs ; d’après son ex-directeur national de l’Energie, Ramón Méndez représentant son pays à Paris.

 

Dans les faits, l’Uruguay affirme qu’actuellement :

les énergies renouvelables fournissent 94,5% de l’électricité du pays.
les prix sont plus bas que dans le passé par rapport à l’inflation.
Il y a aussi moins de coupures d’électricité en raison de la diversification des sources énergétiques.

Si l’on regarde 15 ans en arrière, les choses étaient bien différentes dans ce pays. Au tournant du 21ème siècle, le pétrole représentait 27% des importations de l’Uruguay et un nouveau pipeline était sur le point de débuter l’acheminement de gaz importé d’Argentine.

 

Aujourd’hui, c’est l’éolien qui pèse le plus lourd dans la balance énergétique du pays. La biomasse et l’énergie solaire ont également joué un rôle important, associées à l’énergie hydroélectrique qui existait depuis longtemps déjà. Au total les énergies renouvelables représentent désormais 55% de l’enveloppe énergétique du pays, carburants liés au transport compris. Ce niveau atteint par l’Uruguay est à considérer comme il se doit, au regard des faibles performances globales estimées à 12% seulement pour le monde entier.

 

Malgré sa petite taille et seulement 3,4 millions d’habitants, l’Uruguay force le respect des observateurs étrangers depuis quelques années déjà. Il a notamment promulgué la légalisation de la marijuana, est un pionnier de la lutte contre le tabagisme et, mène une politique parmi les plus libérales en Amérique latine sur l’avortement et le mariage homosexuel.


 

L’ Uruguay est aujourd’hui reconnu, pour ses progrès pour la décarbonisation de son économie, qui ont été salués par la Banque mondiale et la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes. L’an dernier, le WWF (le Fond mondial pour la nature) a nommé l’Uruguay parmi ses «Leaders Green Energy« , proclamant que:

Ce pays donne la tendance au monde entier par son investissement pour les énergies renouvelables. Fort de cette réputation, Méndez est allé représenter son pays aux négociations de l’ONU, annonçant à la COP21 l’un des engagements nationaux les plus ambitieux au monde:

une baisse de 88% des émissions de carbone d’ici 2017, par rapport à la période 2009-2013.

 

C’est d’autant plus remarquable, qu’il n’y a aucun « miracle technologique » en place, l’énergie nucléaire est totalement absente du panel et, aucune nouvelle centrale hydroélectrique ne sera construite pour les deux décennies à venir. Au lieu de cela, explique Méndez, la clé du succès est simple et reproductible:

 

    des prises de position et des décisions claires.
    un environnement de réglementations favorables.
    un partenariat solide entre les secteurs public et privé.

 

Conséquence d’une telle politique : les investissements en faveur des énergies renouvelables ont explosés en Uruguay au cours des cinq dernières années, faisant un bond de 7 milliards de dollars, soit 15% du PIB annuel du pays. Ce chiffre représente cinq fois la moyenne en Amérique latine !

Ce que nous avons appris est que les énergies renouvelables représentent un « marché économique », a dit Méndez. Les coûts de construction et d’entretien sont faibles, alors tant et aussi longtemps que vous donnez aux investisseurs un environnement sécurisé, le secteur est très attrayant.

 

Des sites gigantesques

 

Les effets sont visibles sur la route 5 de Montevideo au nord. En moins de 200 miles, vous passez trois usines agro-industrielles fonctionnant au biocarburant et trois parcs éoliens. Le plus grand d’entre eux est l’usine Peralta de 115MW construit et géré par la société allemande Enercon. Chacune de ses énormes turbines se dressent à 108 mètres de hauteur telle une tour dominant les prairies pleines de troupeaux et côtoyant les oiseaux de Rhéa.

 

Sur un site ou le vent est constant – à une moyenne d’environ 8 mph – la principale attraction pour les investisseurs étrangers comme Enercon est un prix fixe pour 20 ans qui est garantie par les services de l’Etat. Parce que les coûts de maintenance sont faibles – avec seulement 10 employés – et stables, ce qui garantit un bénéfice.

En conséquence, les entreprises étrangères font la queue pour obtenir des contrats de parcs éoliens. La mise en concurrence des sociétés a eu pour effet de faire baisser le montant des investissements puis réduire les coûts de production de l’électricité de plus de 30% au cours des trois dernières années.

 

Christian Schaefer, technicien en chef chez Enercon a déclaré que son entreprise espérait s’agrandir. D’ores et déjà, une autre société allemande Nordex à construit une usine encore plus grande, plus au nord le long de cette même route 5. Les camions transportant des turbines, des tours et des pales sont maintenant monnaie courante sur les routes du pays.

Comparé à la plupart des autres petits pays ayant de fortes proportions d’énergies renouvelables, ici le panel est varié. Tandis que le Paraguay, le Bhoutan et le Lesotho comptent presque uniquement sur l’hydroélectricité et l’Islande sur la géothermie, l’Uruguay a une répartition diversifiée qui la rend plus résistante aux changements climatiques (voir les chiffres à la fin de cet article).

 

Des parcs éoliens comme celui de Peralta relayent désormais les centrales hydroélectriques de sorte que les barrages peuvent maintenir un niveau haut de réservoir plus longtemps après la saison des pluies. Selon Méndez, c’est ce qui a permis de réduire les conséquences liées aux sécheresses de l’ordre de 70% – ce qui est conséquent pour l’économie du pays, considérant qu’une année de sécheresse peut coûté à l’Uruguay jusqu’à 2% de son PIB. Ce n’est pas le seul avantage pour l’économie :

    Depuis trois ans, nous n’avons pas importé un seul kilowatt-heure, dit Méndez. Nous avions l’habitude de dépendre des importations d’électricité en provenance d’Argentine, mais maintenant c’est nous qui leur en exportons. L’été dernier, nous leur avons vendu un tiers de notre production d’électricité.

 

Certes il y a encore à faire. Le secteur des transports dépend toujours beaucoup du pétrole. Les énergies fossiles représentent encore 45% de l’enveloppe énergétique globale du pays. Mais l’industrie est maintenant alimenté principalement par des énergies issue de la biomasse, valorisant ainsi les déchets végétaux.

 

Méndez a attribué le succès de l’Uruguay à trois facteurs clés:

 

La crédibilité : une démocratie stable qui n’a jamais manqué à ses dettes attire les investissements à long terme.
Des conditions naturelles favorables : du vent, un taux de rayonnement solaire important et beaucoup de biomasse provenant de l’agriculture.
Des entreprises publiques fortes : elles sont un partenaire fiable pour les entreprises privées et peuvent travailler directement avec l’Etat afin de créer un environnement d’exploitation attrayant.

 

Bien que tous les pays au monde ne peuvent pas reproduire ce modèle l’Uruguay a prouvé que :

les énergies renouvelables peuvent réduire les coûts de production.
Fournir plus de 90% de la demande d’électricité en évitant le recours au charbon ou aux centrales nucléaires.
Les secteurs public et privé peuvent travailler ensemble efficacement dans ce domaine.

 

Mais peut-être que la plus grande leçon que l’Uruguay peut donner aux délégués à Paris est l’importance de la prise de position claire et forte. Car pendant les précédentes conférences sur le climat organisées par l’ONU, l’Uruguay s’était déjà retrouvé paralysé par des débats interminables et rancuniers sur la politique énergétique. Tout cela a changé lorsque le gouvernement a finalement adopté un plan à long terme qui a trouvé le soutien de tous les partis.

 

Il y a eu une période de crise avant d’atteindre ce résultat. Nous sommes restés 15 ans dans une impasse, a déclaré Méndez. Mais en 2008, nous avons lancé une politique énergétique à long terme qui recouvrait tout… Enfin nous avions de la visibilité.

Ce nouvel engagement a rendu possible une transition rapide, dont les fruits sont récoltés aujourd’hui.

 

Ces petites nations, géants du renouvelables :

 

L’Uruguay : produit 94,5% de son électricité à partir d’énergies renouvelables. En plus des ancienne centrales hydroélectriques; avec un investissement considérable dans l’éolien, la biomasse et l’énergie solaire au cours des dernières années : la part de ces sources d’énergies représente 55% de l’enveloppe énergétique nationale, à comparer à la moyenne mondiale de 12% et environ 20% en Europe .

 

Le Costa Rica : record de 94 jours consécutifs sans aide de combustibles fossiles pour produire l’électricité, grâce à un mélange de 78% d’énergie hydroélectrique, 12% de géothermique et 10% d’éolien. Le gouvernement a fixé un objectif d’énergie renouvelable à 100% en 2021. Mais dans le secteur des transports, tout reste à faire.

 

L’Islande : a l’avantage d’être une nation de volcans, qui lui a permis d’exploiter les sources géothermiques pour 85% de son chauffage et, avec l’énergie hydraulique en complément : 100% de son électricité. Cela place ce pays au rang de plus grand producteur d’énergie verte au monde par habitant.

 

Le Paraguay a un énorme barrage hydroélectrique « Itaipu » qui fournit 90% de l’électricité du pays.

 

Le Lesotho : produit 100% de son électricité à partir de barrages en cascade qui ont une capacité de réserve suffisante lui permettant d’exporter de l’électricité en Afrique du Sud.

 

Le Bhoutan : des ressources hydroélectriques abondantes génèrent un surplus d’électricité qui représente plus de 40% des recettes d’exportation du pays. Mais une trop grande dépendance à une seule source de production, peut être un problème. En saison sèche, le pays importe de l’électricité en provenance d’Inde.

 

Sources : The Guardian.com

mieux-vivre-autrement.com

 

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