Environnement : les bonnes nouvelles du 1er janvier

Publié le par Notre Terre

Environnement : les bonnes nouvelles du 1er janvier

Interdiction de pesticides dans les espaces verts. L’utilisation des produits phytosanitaires est interdite pour l’Etat et les collectivités territoriales dans l’entretien des espaces verts, des promenades, des forêts et des voiries en vertu d’un amendement adopté avec la loi de transition énergétique de juillet 2015. Les pesticides, fongicides et insecticides sont par ailleurs interdits à la vente libre.

 

Sacs plastiques bannis pour fruits et légumes. Après les sacs de caisse à usage unique au 1er juillet 2016, les sacs ultrafins utilisés pour les fruits et légumes sont bannis à compter du 1er janvier 2017. Après cette date, il faudra les remplacer par des sacs en papier ou des sacs qui sont à la fois «biosourcés» et «compostables de manière domestique», selon le décret paru en mars 2016. Plusieurs industriels se positionnent sur ce marché : Basf, Carbios, Sphère, Novamont, etc.

 

Pièces détachées d’occasion chez les garagistes. Dans le but de favoriser le recyclage, les garagistes auront le devoir de proposer aux automobilistes des pièces détachées de rechange d’occasion pour toute réparation. Cette disposition devrait faire baisser la facture des dépannages.

 

Travaux d’isolation thermique obligatoires en cas de travaux de rénovation. Pour lutter contre la mauvaise isolation de 20 millions de logements en France, les travaux de rénovation des bâtiments (ravalement de façades, réfection de toitures ou aménagement de locaux pour les rendre habitables) devront obligatoirement s’accompagner de travaux d’isolation thermique.

 

Le crédit d’impôt cumulable avec l’éco-prêt. Pour la réalisation des travaux de rénovation énergétique, le crédit d’impôt transition énergétique est désormais cumulable avec l’éco-prêt à taux zéro (PTZ).

 

Hausse marginale de la TICPE. La Taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TICPE), qui s’applique à tous les carburants, augmentera d’un centime par litre de gazole et diminuera d’un centime par litre d’essence, pour réduire l’avantage tarifaire du gazole, cancérogène. En revanche, comme l’indique l’association UFC-Que choisir, ces évolutions seront peu visible des automobilistes «dans un contexte de hausse générale des produits pétroliers».

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Canons à neige : le caprice au détriment de la raison

Publié le par Notre Terre

Canons à neige : le caprice au détriment de la raison

Comme certains le savent je vis dans les Hautes-Alpes et me suis distingué par le passé dans ma lutte pour la préservation de notre patrimoine naturel (fermetures de décharges sauvages, protection du Loup, sensibilisations autour de la pertinence de l'utilisation des canons à neige...).

Ce matin je suis allé randonner au col Bayard, petit col sans grande prétention culminant à 1200 mètres d'altitude et souffrant d'un déficit de neige alarmant, tout comme les stations de ski de moyenne altitude. Le réchauffement climatique est à l'oeuvre et nous en constatons les effets dramatiques, ils sont visuels, ils sont palpables, ils sont indéniables. Quand j'étais enfant nous connaissions de longs hivers froids et enneigés, c'était normal car c'était l'hiver, nous vivions avec et d'année en année, la neige montait toujours plus haut et arrivait toujours plus tard car lorsqu'on vit en montagne, le changement climatique est beaucoup plus criant qu'ailleurs.

 

Beaucoup d'emplois saisonniers dépendent du bon enneigement de nos stations, je le conçois, mais ce que j'ai vu aujourd'hui dépasse l'entendement : voir tourner un canon à neige par température positive avec un soleil radieux à si basse altitude pose un réel problème de bon sens. Lorsque je vois entre autre un énorme audi Q5 ressemblant plus à un camion qu'à une voiture immatriculé 13 (les bouches du Rhône) garé devant cette piste artificielle d'un mètre de large et de 30 ou 40 cm d'épaisseur, voir ces skieurs s'agiter pathétiquement sur ce circuit artificiel en plein gazon je ne puis réprimer du dégoût pour ces gens et cette politique insensée de l'or blanc.

 

Nous manquons déjà d'eau et nous puisons encore dans les nappes phréatiques, les rivières et les retenues d'eau pour cultiver de la neige artificielle qui lorsqu'elle fondra retournera dans les sols, les polluant du fait de sa composition chimique (si utilisation du Snowmax qui est normalement interdit en France du fait de sa dangerosité sur la faune et la flore).

J'en appelle au Préfet des Hautes-Alpes, des arrêtés préfectoraux doivent être édictés et les canons à neige purement interdits au dessous de 1500 mètres d'altitude et par température positive. Nous sommes en train de sacrifier l'environnement sur l'autel du tourisme, de gaspiller notre eau pour distraire des personnes venant de loin avec de grosses voitures et qui n'ont que faire de nous, de nos montagnes et de leur protection. Cela doit cesser au plus vite car un cercle vicieux est en train de se créer.

 

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Noël 2016 : une sacrée gueule de bois pour la planète

Publié le par Notre Terre

 

Noël est terminé et la Terre se réveille avec une gueule de bois monumentale, bien plus importante encore que l'année passée :

Entre le  24 et le 25 décembre  l’obèse en rouge aura émis en moyenne soixante-dix millions de tonnes de CO2 soit l’équivalent des émissions totales du Qatar sur une année.

Les quelque trois cent vingt-et-un mille tonnes de jouets auront parcouru cent quatre-vingt-seize millions de kilomètres.

 

La production des matières premières à leur distribution, l’ensemble des présents que les enfants retrouvent au pied du sapin ont généré un peu plus de soixante-huit millions de tonnes d’émissions de CO2, dont neuf cent quatre-vingt-trois mille ont été rejetées par les usines.

Quant à l’emballage papier utilisé pour confectionner les paquets cadeaux, il engendre à lui seul une émission de deux cent quatre-vingt-quatre mille tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

 

En plein bouleversement climatique a-t-on le droit d’agir ainsi ? Noël ne serait elle  pas la fête de trop ? Combien de Noël la Terre pourra encore supporter ?

Afin d'illustrer mon propos et à titre d’exemple, en octobre on recule d’une heure afin de faire des économies d’énergie et un mois plus tard les villes et villages s’illuminent  pour Noël faisant ainsi grimper la consommation énergétique ! C’est incompréhensible.

 

Il est temps de se questionner sérieusement sur l’empreinte écologique titanesque de cette fête qui en plus d’être consommatrice de ressource n’a plus rien à voir avec ses origines chrétiennes. Il est juste question ici d’une surconsommation capitaliste et je dirais même, d’une frénésie d’achat.

 

Nous avons en tant qu’être humains des responsabilités énormes. Nous vivons sur une planète surpeuplée, polluée, saccagée où les valeurs ancestrales ont cédées leur place au dieu argent. Nous partageons tous ensemble cette planète et nous agissons comme si demain n’existait pas, en ne se souciant absolument pas de nos enfants qui eux vraisemblablement vivront dans des bulles ou des bunkers car leurs parents auront été trop immatures en voulant « capter cet instant présent ». Le carpe diem a ses limites.

 

Nos pensées et nos actes présents ont des répercussions sur l’avenir et continuer à célébrer des fêtes de Noël de cette manière c’est faire un doigt d’honneur à nos enfants car le plus beau cadeau qu’on pourrait leur offrir serait un monde sain et non des cadeaux en plastique fabriqués par des inconnus en état de semi esclavage à l’autre bout du continent asiatique.

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Monsanto Veut Modifier Génétiquement les Abeilles Pour qu’Elles Résistent à Ses Pesticides.

Publié le par Notre Terre

Monsanto Veut Modifier Génétiquement les Abeilles Pour qu’Elles Résistent à Ses Pesticides.

 

Monsanto, la multinationale tristement célèbre spécialisée dans la biochimie, investit dans la recherche. Mais pas n’importe laquelle : celle sur les abeilles. Cette nouvelle stratégie ne manque pas d’inquiéter les apiculteurs américains. Jusqu’alors Monsanto s’était contenté de concentrer son développement sur les semences génétiquement modifiées (OGM)… …et la production de produits phytosanitaires (pesticides). Mais l’appétit de la firme biochimique grandit ! Monsanto investit désormais dans le « bio-contrôle », tout particulièrement celui des abeilles.

 

Explications : On sait que ces petits insectes sont indispensables pour que notre écosystème perdure. En effet, 1/3 de notre alimentation dépend des abeilles ! Et leurs poids dans l’économie est tout aussi important. Selon l’INRA, elles ne représentent pas moins de 153 milliards d’euros par an. Pas mal pour une petite bête comme ça ! Une surmortalité des abeilles dues aux humains Malheureusement, les abeilles ne sont pas en grande forme de nos jours… Depuis 15 ans, le taux de mortalité des colonies d’abeilles atteint des records ! Il aujourd’hui à plus de 30 %, alors qu’un taux considéré comme normal avoisine les 10 %. Des facteurs humains expliquent cette mortalité excessive.

 

Les abeilles sont essentiellement sélectionnées en fonction de leur productivité plutôt que de leurs capacités à s’adapter à leur milieu. L’agriculture intensive a tendance à appauvrir la biodiversité et prive les abeilles de sources de nourriture. Les niches sont aussi trop fréquemment déplacées pour polliniser les cultures, notamment aux États Unis. Et il y a bien sûr les pesticides…

 

 

Monsanto, défenseur des abeilles ? Face à ce constat, Monsanto se pose paradoxalement comme le défenseur des abeilles. Et son arme, c’est la recherche génétique. En 2011, Monsanto rachetait Beeologic, une entreprise dont le cœur de métier est la santé des abeilles. Monsanto justifie sa démarche par un engagement dans le développement durable. « Monsanto sait que les abeilles sont une composante clé d’une agriculture durable dans le monde » affirme le géant biochimique dans ce communiqué de presse. Pour contrer le syndrome de l’effondrement des colonies d’abeilles, Beeologics travaille sur des répliques d’acide ribonucléique (ARN). Ces travaux permettraient aux abeilles de synthétiser les protéines pour lutter contre certains virus. L’entreprise estime que c’est un succès.

 

Une démarche qui inquiète les spécialistes car cette démarche ne fait pas l’unanimité parmi les scientifiques. Pour certains, le recul n’est pas suffisant pour connaître tous les effets réels. Ainsi Christoph Then, vétérinaire spécialiste des biotechnologies et ancien expert pour Greenpeace, estime dans le magasine Reporterre que « l’ARN utilisé n’est pas stable et peut passer d’un organisme à l’autre. Donc à ce stade, cette technologie n’est pas assez sûre pour être utilisée dans l’environnement. » En tout cas, Monsanto soigne sa communication !

 

Certes, ces technologies qui devraient se développer dans les années à venir ne rapporteront certainement pas énormément d’argent. Mais elles ont le mérite de cacher une vérité : les pesticides sont un des facteurs majeurs de la disparition des abeilles. Ce soudain intérêt de Monsanto pour la santé des abeilles interpelle les apiculteurs… À l’occasion du Congrès mondial des apiculteurs, Gilles Ratia, président de la Fédération Internationale des apiculteurs Apimundia, n’a pas manqué de rappeler l’activité historique de Monsanto dans les pesticides et la modification génétique du vivant : plantes, semences… Une question logique en découle : et si Monsanto s’intéressait aux abeilles pour les rendre résistantes aux pesticides qu’il produit, responsables de leur disparition ? La boucle serait bouclée…

 

cf: comment-economiser.fr

 

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