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Le Rallye Monte Carlo fait rage dans les vallées alpines...pendant que le monde s'effondre

Publié le par Notre Terre

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A l’heure où les bolides du rallye de Monte-Carlo font entendre les hurlements de leurs moteurs, au sein des vallées alpines, il n’est peut-être pas inutile de rappeler les propos de Greta Thunberg, lors du sommet sur le climat devant les Nations Unies. Après beaucoup d’autres, dont de très nombreux scientifiques, elle pousse un cri d’alarme:

« Des gens souffrent, des gens meurent, et des écosystèmes s'écroulent. Nous sommes au début d'une extinction de masse, et tout ce dont vous parlez c'est d'argent, et de contes de fées racontant une croissance économique éternelle. Comment osez-vous ?………….

L'idée commune qui consiste à réduire nos émissions de moitié dans dix ans ne nous donne que 50% de chances de rester en dessous des 1,5° de réchauffement, et du risque d’entraîner des réactions en chaîne irréversibles et incontrôlables.

Avec les niveaux d'émissions actuels, le budget CO2 aura entièrement disparu en moins de huit ans et demi………………

Comment pouvez-vous prétendre que ceci peut être résolu en faisant comme d'habitude, avec quelques solutions techniques ?

Les yeux de toutes les générations futures sont tournés vers vous. Et si vous décidez de nous laisser tomber, je vous le dis : nous ne vous pardonnerons jamais »

Elle s’adressait, au nom de la jeunesse, à des décideurs politiques. Des décideurs qui ont été élus, mais qui manquent de courage, ou qui sont influencés, voire, paralysés par les lobbys.

Alors, comment ne pas être affligé par tant d’aveuglement ou d’inconscience, quand le Maire de Gap, ose dire « Je suis un maire gâté, et fier de voir la plus belle épreuve automobile sur route partir de Gap (2019) » ou encore, en 2020 : « Il faut vivre la vie telle que nous devons la vivre » (?!) avant d’affirmer que « l’automobile participe aussi à l’écologie » et de souhaiter que « la course soit reconduite à Gap et dans les Hautes –Alpes pour l’édition 2021 »

 

Pour EELV05

Francine Daerden et Bernard Derbez

 

Publié dans Hautes-Alpes, Pollution

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SCANDALE ENVIRONNEMENTAL EN COURS DANS LES HAUTES-ALPES :

Publié le par Notre Terre

Reportage "ferme aux mille porcs"

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Au printemps dernier, dans les Alpes du Sud (Hautes-Alpes-05), l’exploitation intensive d’une porcherie aux 1072 porcs aux portes du Parc National des Ecrins était déclarée illégale. Notre association, aux côtés des riverains, avait demandé l’annulation du permis de construire et de l’enregistrement de l’exploitation : la justice nous a donné raison.

L’exploitation menaçait gravement la ressource en eau locale, destinée à la consommation de dizaines de milliers d’habitants.

Fin de l’histoire... ? Pas du tout !

En cette fin d’année, plutôt que de demander l'arrêt de l’exploitation, la préfecture, poussée par le lobby agricole productiviste, tente un passage en force en demandant une simple régularisation de la situation de l’éleveur, niant nos alertes et arguments.

NOUS SOMMES DETERMINES A NOUS OPPOSER A CETTE NOUVELLE TENTATIVE ET VOUS POUVEZ NOUS AIDER :
Pour finaliser le dossier et autoriser la poursuite de l’exploitation, la Préfecture du 05 doit prendre l’avis des citoyens (consultation du public).

POUR AGIR AVEC NOUS :
PARTAGEZ CETTE PUBLICATION et surtout :
1/ Lisez et signez la pétition ici : http://chng.it/yqFKdJSf
2/ Participez à la consultation du public en suivant le guide pas à pas ici (temps nécessaire : 6/7 minutes) : http://www.sapn05.org/consultation-du-public-mode-demploi/

Argumentaire complet sur notre site internet : http://www.sapn05.org/consultation-du-public-porcherie-de-…/

https://m.facebook.com/watch/?v=2206236533015932

Publié dans Hautes-Alpes

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Gap, la ville française qui enchaîne les massacres d'arbres

Publié le par Notre Terre

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Massacre à la gapençaise

Les Etats-Unis ont Donald Trump, le Brésil a Bolsolnaro et nous à Gap, nous avons roger didier, un homme qui affiche un mépris pour la nature et pour ceux qui la protègent. Après avoir commis l'abatage de plus d'une soixante de grands arbres dans la ville (marronniers, platanes, tilleuls ...) en différents lieux au bénéfice de l'urbanisation et de l'aménagement du territoire, le maire de la ville vient de lancer aujourd'hui une nouvelle campagne d'abatage de grands platanes et d'érables dans le quartier de la gare.

Trois arbres ont déjà été coupés mais plus d'une dizaine sont en sursis marqués d'une croix verte ou du terme "ok" comme pour acter leur mort imminente. Avec un collectif citoyen nous nous sommes battus aujourd'hui et avons réussi à faire abandonner les lieux par la société sous-traitante en charge des abatages mais on sait que le maire ne laissera pas tomber l'idée. Ces grands arbres centenaires qui ont vu naitre nos grands-parents vont disparaitre, noyés sous le béton pour agrandir une gare routière et aménager les abords de la gare pour créer un "pôle multimodal". Terme élégant et technique qui renvoie à la disparition de la Nature.

A l’heure du réchauffement climatique et de l’embrasement généralisé du globe, la politique de l’actuel Maire, Roger Didier devient tout simplement obsolète. Il n’est pas envisageable de devoir encore supporter pendant six ans une politique de dévastation de nos espaces naturels, une politique qui vise le développement urbain, l’abattage des grands arbres de la cité et l’accueil des sports mécaniques comme le rallye monte carlo.

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roger-didier, maire de Gap, capitaine tronçonneuse

Les arbres sont notre avenir, ils ont un rôle crucial à jouer pour continuer à vivre dans des villes fraiches et pérennes. La disparition des grands arbres est un très mauvais présage pour l'humanité, aujourd'hui plus que jamais nous sommes renseignés sur leur apport dans nos vies quotidiennes :

apport d'ombre et de fraicheur dans les villes et donc baisse des températures dans nos rues, empêchement de l'érosion des sols, captation du CO2 et libération d'oxygène nécessaire à nos vies, lieux de nidification des oiseaux, apports d'endorphine et baisse de cortisol pour celles et ceux qui sont à leur contact etc...

Si le chien est le meilleur ami de l'homme, si le cheval est la plus grande conquête de l'homme, l'arbre est sans conteste le plus grand sauveur de l'homme....

 

Publié dans Hautes-Alpes

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Récit d'un arbre abattu

Publié le par Notre Terre

Récit d'un arbre abattu

Tout comme vous, j’étais une graine, une toute petite graine. Tellement minuscule que je pouvais tenir dans le creux de la main.

Si vous me demandez d’où je viens, je vous répondrais : « des quatre vents », car pour être honnête avec vous, je ne sais pas d’où je viens.

 

Je me rappelle avoir été bercé par des courants d’air, des souffles tantôt chauds et tantôt froids.

J’entendais le vent siffler, je le sentais me porter avec grâce, parfois très haut, parfois très bas.

 

Si vous me demandez où étais-je avant de danser avec le grand Eole, je vous répondrais : « auprès de mon créateur », mais cela je le suppose car je n’ai aucune mémoire qui précède mon arrivée dans les cieux.

Un jour, le vent s’arrêta de souffler et la danse s’acheva, par la grâce de ma légèreté je tombais délicatement à terre.

 

Le vent décida où il fallait me déposer. Peu importe l’endroit, je savais qu’il serait de toute façon parfait.

Le sol était doux, il sentait bon, il était frais et humide. Je faisais connaissance avec celui qui m’accompagnerait pour toujours.

 

Je ne sais combien de temps je passais là, à la surface des choses, cela aurait pu être un jour ou une année car lorsqu’on est une graine, le temps n’existe pas.

Je ressentais le froid et le chaud, le sec et l’humide, le doux et le dur, comme si j’étais vivante. Mais l’étincelle de vie n’était pas encore en moi. Il fallait attendre. Je n’étais ni morte, ni vivante, j’attendais le souffle divin.

 

Et puis un jour, alors que j’étais là à attendre l’étincelle de vie, je pénétrai le sol d’un coup d’un seul ! Je me retrouvai dans un nouveau lieu de vie : dans la terre.

Elle sentait bon, elle était fraiche et accueillante. J’étais heureuse, je me sentais aussi bien que lorsque le vent me berçait.

 

Je n’ai jamais su par quel miracle je fus enterrée : un pied, une patte, une roue de brouette, que sais-je ? Je rendais grâce à cette vie qui commençait à jaillir de moi.

Les jours passèrent et ma petite coque se fêla tout doucement, laissant entrevoir un bout de moi dont j’ignorais l’existence. J’étais en train d’accoucher de moi-même.

Et puis un jour, je naquis. Je m’extrayais enfin de mon enveloppe, de mon cocon. Toutes mes extrémités n’aspiraient alors plus qu’à une chose : toucher le soleil !

 

Je finis par pousser la terre qui se trouvait au dessus de moi, c’était merveilleux. Le soleil caressait mes jeunes pousses qui deviendraient plus tard de robustes branches.

La vie, ma vie, était chaque jour un festival des sens. Je sentais à nouveau le vent qui agitait mes petites feuilles, la douceur du soleil qui me rappelait le bien être lorsque je volais dans les cieux et la rosée du matin qui me nourrissait.

 

Au fil du temps et à force de grandir, je dépassais les herbes, si bien qu’un être humain s’était aperçu de mon existence. Il plaça tout autour de moi des grosses pierres afin de signaler à tous ma présence. J’existais !

La vie était belle et simple, je ne manquais de rien. La vie quotidienne des humains se déroulait sous mes yeux et cela me distrayait énormément.

 

J’aimais que les enfants jouent avec moi en s’accrochant à mes branches. J’aimais les voir essayer de récupérer leurs ballons et leurs cerfs-volants qui restaient parfois accrochés à moi des jours durant.

Même si cela n’était guère agréable, j’aimais voir les amoureux marquer leur amour sur mon écorce. J’étais le témoin des idylles naissantes, des lecteurs qui cherchaient la fraicheur de mon ombre et qui s’asseyaient à mon pied. Il m’arrivait de pouvoir sentir leurs cœurs battre contre moi.

 

J’aimais voir les saisons passer, chaque automne je mourais un peu pour renaître encore plus fort le printemps venu. Et parfois les hivers où la neige tombait en abondance, les extrémités de mes branches  cédaient  sous son poids.

 

Nous échangions souvent mes frères arbres et moi-même. Bien sûr, nous ne discutions pas comme peuvent le faire les humains, mais nous nous envoyions des messages portés par le vent.

Je faisais partie de la vie de la cité, j’avais ma place dans l’univers. J’appris même que j’étais un tilleul ; mais je crois que j’aurais préféré ne jamais le savoir car le  jour où je su qui j’étais allait marquer le début de ma fin…

Je suis un Tilleul, il paraît que j’ai plus de cent ans. Enfin, moi je ne sais pas car lorsqu’on est un arbre, le temps importe peu.

C’était le gentilhomme qui s’était un jour attaché à moi pour me sauver des mauvais hommes qui me le dit.

J’entendais les gentilles personnes qui pleuraient ma perte proche. Il parait que j’étais gênant, mais je ne savais pas pour qui et pourquoi.

 

Pourtant je pensais que le vent ne se trompait jamais lorsqu’il déposait une petite graine à terre, je pensais que tout était toujours parfait.

Le grand jour arriva. J’entendis la camionnette se garer un peu plus bas dans la ruelle. Il faisait nuit, je n’entendais ni les pleurs, ni les protestations des gentilles personnes. J’aurais aimé qu’elles soient là, au moins une dernière fois car je me sentais seul et j’étais terrifié.

 

Trois hommes arrivèrent près de moi. Ils me regardèrent, ils me contemplèrent je crois. J’avais la sensation qu’ils n’étaient pas heureux de me tuer. L’un deux posa sa main sur mon écorce. Malgré la froideur du matin, elle était chaude, c’était ma dernière caresse.

Ils approchèrent de moi muni de quelque chose de très effrayant. Cela avait des dents et cela criait très fort. Une fumée bleue qui sentait mauvais s’en dégageait. Comme celle des voitures que je voyais souvent passer.

 

Les dents de fer s’approchèrent de mon écorce en hurlant. Je pleurais, je criais, j’avais peur. J’aurais tant aimé que le gentilhomme vienne me protéger, mais il devait dormir car nous étions la nuit.

Avant de recevoir le premier coup de dents, mes frères les arbres qui étaient autour de moi me parlèrent. L’un d’entre eux me raconta une histoire, il me raconta que ce n’était pas la fin. Il me demanda de me souvenir lorsque j’étais une graine et que je volais, portée par le vent.

 

Cela me faisait du bien de me souvenir de mes premiers jours. Cela aurait pu être hier comme le siècle passé car lorsqu’on est un arbre le temps ne compte pas.

Pendant ce temps, à mon pied, la machine à dents rentrait un peu plus loin dans mon tronc. J’avais mal, je criais, je ne comprenais pas ce que j’avais fait pour devoir mourir ainsi.

Mes amis les arbres me parlaient toujours, certains chantaient pour moi alors que d’autres demandaient au créateur de m’accueillir.

Je craquais de plus en plus, je tanguais sous les coups féroces de cette machine et je finis par chuter dans un bruit terrible dans le silence de la nuit. Mes amis les oiseaux,posés sur d’autres arbres, paniquèrent et s’envolèrent par dizaines au moment de ma chute.

Il y eut un long silence. Les hommes ne parlèrent pas, le temps s’était arrêté et moi pendant ce temps je quittai la terre, conscient de ma vie. Je ne saurais vous dire si elle a été courte ou longue mais je l’aimais.

J’étais une graine portée par le vent qui se transforma un jour en une jeune pousse verte, je devins par la suite un arbuste, et puis un arbre. Un arbre étalé dans une ruelle, abattu parce qu’il gênait.

 

Mais ne pleurez pas mes amis car j’ai rejoint mon créateur, séchez vos larmes je vous en prie. A vous qui me lisez, je ne vous demanderai qu’une chose : aimez et protégez mes frères qui sont encore ici autour de vous. Aimez-les de tout votre cœur, protégez-les avec force.

J’étais un tilleul centenaire à Gap, au square Henri Dunant.

 

Jérôme Garnier

Publié dans Hautes-Alpes, Nature

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