La spiritualité et la protection de l'environnement font-ils bon ménage?

Publié le par Gerome

La religion est un sujet qui soulève bien des polémiques. Et pourtant, sans langue de bois, les représentants des cinq plus grandes religions de France (catholique, musulmane, juive, protestante, bouddhiste) ont échangé le lundi 26 septembre à la Global Conference des Ateliers de la Terre sur le thème «Spiritualité et développement durable»...

 

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Guides spirituels et experts en développement durable, même combat?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le Grand rabbin de Strasbourg René Gutman rappelle qu’il est important de distinguer la religion de la spiritualité. «Alors que la première est délimitée par des frontières dogmatiques, la seconde est universelle et tente de résoudre les problèmes d’altérité.» Dit autrement par Mohammed Moussaoui, président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), «l’essence même de la spiritualité sont des valeurs qui ont permis à des hommes de lutter ensemble pour la liberté, l’égalité et la fraternité.»


Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la question de la spiritualité et du développement durable est abordée lors de rencontres internationales. En novembre 2009, près de 200 représentants de communautés religieuses et des experts environnementaux se sont réunis au Château de Windsor pour apporter des solutions concrètes au changement climatique. L’évènement était parrainé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l'Alliance des Religions et de la Conservation (ARC), une organisation fondée en 1995 par le Prince Philip, mari de la reine Elizabeth II. Et pas plus tard que le 25 juillet dernier, plusieurs responsables religieux se sont rassemblés à l’American Colony Hotel de Jérusalem pour déterminer, face à l’urgence du changement climatique,  des meilleures solutions de collaboration.         


Parallèlement, des figures emblématiques pour la protection de la planète sensibilisent l’opinion publique à la place de la spiritualité dans le développement durable. Dans un article du Monde du 15 avril 2011, Nicolas Hulot explique que «la spiritualité est le chemin que l’on cherche pour nous relier, parce que l’homme n’est pas le Tout, il est la fraction d’un Tout.» Même son de cloche chez Daniel Richard, ancien président de WWF-France, selon qui «en travaillant avec les traditions religieuses, c’est la nature même de la relation de l’homme à la nature que nous pouvons revisiter, afin de restaurer un équilibre plus harmonieux entre l’homme et l’écosystème dont il est partie intégrante


Crises économiques et environnementales: symptômes de la crise spirituelle

Autant de déclarations et d’actions qui incitent à se questionner sur les motifs expliquant un tel regain de spiritualité. Car «si elle était très présente en 1972 lors du Sommet mondial pour le développement durable à Stockholm, ce n’était pas le cas aux Sommets de Johannesburg en 2002 et de Rio en 1992», rappelle lors d’une conférence de presse Bettina Lavigne, directrice du comité d’orientation des Ateliers de la terre.


Pour l’évêque de Troyes, Mgr. Marc Stenger, l’engouement pour la spiritualité n’est pas anodin: «il s’explique par le fait que le monde va mal.» Raison pour laquelle Tampalawela Dhammaratana, vice-président de l'Organisation Mondiale des Bouddhistes, invite chacun d’entre nous à se mobiliser pour la planète: «Nous sommes tous responsables des catastrophes environnementales. Nous devons donc tous contribuer à préserver la nature.»


Aussi grave et pénible que soit la crise, cette période est positive pour Mohammed Moussaoui «car elle permet d’extraire le beurre du lait.» L’enseignement principal se lit donc dans la crise elle-même: «elle nous aide à nous secouer et à réfléchir sur ce que nous allons laisser à nos enfant.» Pour Jacques Varet,  membre de la Commission Eglise et Société de la Fédération Protestante de France, «cette période est l’occasion de promouvoir de nouvelles valeurs morales.»


Entre entreprenariat et solidarité faut-il choisir? 


Dans un monde où les crises environnementales, économiques et sociales se succèdent, une solution pour Mgr. Stenger serait de «développer une spiritualité de la frugalité». Pour lui, «l’enjeu de la spiritualité est de faire découvrir à l’humain sa vocation de solidarité et de responsabilité». Le rabbin René Gutman pousse plus loin le raisonnement en expliquant que «si l’homme est un être solidaire, il est aussi un entrepreneur. Rejeter l’une ou l’autre de ces facettes c’est rejeter une partie de nous-mêmes. Il faut savoir osciller entre la solidarité et le sentiment d’entreprise et d’exploration.»

 

 


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Plus de 2 millions de morts par an à cause de la pollution de l'air

Publié le par Gerome

Une étude de l'OMS estime que les maladies causées par la pollution de l'air serait responsable de deux millions de morts par an, dont 1,3 million dans les villes...

 

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Plus de 2 millions de personnes meurent chaque année dans le monde, du fait de maladies causées par la pollution de l'air, selon une étude publiée lundi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).


Sur ces 2 millions, 1,3 million meurent suite à la pollution dans les villes, qui touche autant les pays développés que les pays en développement. En outre, indique l'OMS, 1,1 million de décès auraient pu être évités, si les normes avaient été respectées. L'air pollué peut «pénétrer dans les poumons, entrer dans la circulation sanguine et provoquer des cardiopathies, des cancers du poumon, des cas d'asthme et des infections respiratoires», indique l'OMS, qui a compilé les données sur la qualité de l'air, fournies par 1.100 villes dans 91 pays.


Selon ces données, 80 des 91 pays ayant transmis des informations à l'OMS, ne respectent pas les valeurs de référence de l'organisation internationale, en matière de pollution de l'air. Dans de nombreuses villes, a indiqué lundi devant la presse le Dr Maria Neira, directrice du département santé publique et environnement de l'OMS, «la pollution atmosphérique atteint des niveaux dangereux pour la santé».


La concentration des particules jusqu'à 15 fois supérieure au seuil maximum


Les zones les plus dangereuses sont situées dans les pays à croissance rapide, comme l'Inde et la Chine. Dans certaines villes, indique l'OMS, qui se refuse à dresser un classement des villes les plus touchées, la concentration des particules fines est jusqu'à 15 fois supérieure au seuil maximum fixé par l'OMS. Cette pollution provient surtout de sources de combustion, comme les centrales électriques et les véhicules à moteur.


Pour le Dr Neira, si les pays «contrôlent et gèrent l'environnement correctement, nous pouvons réduire considérablement le nombre de gens qui souffrent d'affections respiratoires et cardiaques et de cancer du poumon». «De nombreux pays sont dépourvus de réglementation sur la qualité de l'air, et lorsqu'il y en a une, les normes nationales et leur application varient considérablement», a-t-elle ajouté.


Les premières causes de la pollution de l'air sont les moyens de transport, l'industrie, l'utilisation de biomasse ou de charbon dans les cuisines et pour le chauffage, ainsi que les centrales électriques au charbon. Selon l'OMS, les effets les plus graves de la pollution de l'air s'observent chez les personnes déjà malades, les enfants et les personnes âgées.


Pour lutter contre la pollution de l'air, l'OMS recommande le développement des transports publics, la promotion de la marche et du vélo, ainsi que la construction de centrales utilisant des combustibles autres que le charbon. La compilation de données publiée lundi par l'OMS est cependant incomplète, a relevé l'organisation internationale, car il manque les chiffres de nombreux pays, comme la Russie et certains pays africains.

 

 


Publié dans Pollution

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Le Français émet toujours plus de CO2

Publié le par Gerome

Les émissions du français moyen ont augmenté ces dernières années assure le cabinet Carbone 4. Qui appelle à un changement radical de notre mode de consommation...


Plus 13% de CO2 en 20 ans: un Français émet toujours plus de gaz à effet de serre pour s'équiper, se déplacer, se soigner, selon un cabinet d'experts qui rappelle que la lutte contre le réchauffement passera nécessairement par un changement de nos modes de consommation. «On croit, quand on regarde simplement nos émissions nationales, qu'on est sur la bonne voie et qu'on pourra réduire nos émissions sans violemment contraindre le consommateur. Nous, on constate que ce n'est pas vrai», explique à l'AFP l'ingénieur Jean-Marc Jancovici, co-fondateur du cabinet Carbone 4.


La question «combien un Français émet-il de gaz à effet de serre (GES)?» appelle en effet deux réponses bien différentes. Selon l'inventaire officiel des émissions françaises, établi par le réseau Citepa, la quantité de GES rejetées depuis le sol français est «restée stationnaire voire a légèrement diminué» depuis 20 ans alors que la population a augmenté. Par habitant, les émissions ont donc diminué, d'environ 25%.


Diminution de la part de la viande rouge

Un paradoxe dû à une différence de méthodologie: le cabinet a comptabilisé non pas le CO2 émis depuis la France mais celui généré par la production de tous les biens et services consommés en un an par un «Français moyen». «La philosophie de notre calcul est donc de chiffrer les émissions qui correspondent non pas à la production française mais à notre confort de vie», résume Jean-Marc Jancovici.


En résulte un véritable «bilan carbone» de la «sphère privée» d'un Français: nombre de kilomètres parcourus hors travail, surface des logements, kilos de viande mangés, achat et usages des téléviseurs, portables, etc. Bilan: en 20 ans, les émissions dues à l'alimentation - premier poste émetteur - ont baissé en raison d'une diminution de la part de viande rouge et celles liées aux logements restées quasi-stables.


Ecrans plat et ordinateurs expliquent la hausse des émissions


Mais c'est loin d'être le cas partout. La principale cause de la hausse des émissions du Français identifiée par cette étude serait ainsi l'apparition en masse des joujoux high-tech comme les téléviseurs à écran plat et les ordinateurs familiaux, qui, loin d'être «verts», réclament «un très lourd parc industriel en amont». Et génèrent des émissions de CO2 en grande partie hors de nos frontières, notamment en Asie où beaucoup sont fabriqués, et n'apparaissent donc quasiment pas dans l'inventaire national français.


Le Français émet également de plus en plus de CO2 pour se déplacer - hors travail - non pas tant à cause de sa voiture, dont les émissions restent plutôt stables, que de l'avion, dont l'accès s'est largement démocratisé. Une autre source non négligeable de la hausse des émissions tient au développement des «services» utilisés par le Français, au premier rang desquels les dépenses de santé, souligne Carbone 4.


«Tout ça nous rappelle, certains ont parfois tendance à l'oublier, qu'on ne pourra rien faire pour lutter contre le changement climatique sans toucher à la consommation», souligne Jean-Marc Jancovici. Même si, nuance Jean-Pierre Fontelle, directeur général du Citepa, «le consommateur n'a pas toujours les moyens de savoir où est fabriqué le produit qu'il achète». «On peut essayer d'acheter ses fruits et légumes en local, mais ce n'est pas toujours aussi facile pour d'autres produits».

 

 


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L'Afrique du Sud veut sauver ses rhinocéros

Publié le par Gerome

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Le 22 septembre c’est la Journée sans voiture, une bonne initiative pour tenter de convaincre les populations de privilégier les modes de transports doux et ainsi de soulager la planète. C’est également une date importante pour la biodiversité  puisqu’on a célébré hier la Journée mondiale du rhinocéros . Traqués par les braconniers pour leurs cornes, ces mammifères sont particulièrement menacés.


Le rhinocéros blanc du Nord  (Ceratotherium simumcottoni) en particulier a vu sa population fondre comme neige au soleil, au point de ne plus atteindre aujourd’hui qu’une dizaine d’individus qui vivent tous en captivité. Quant à ses « cousins », leur situation n’est guère plus réjouissante. 287 individus ont en effet été tués par des braconniers depuis le début de l’année en Afrique du Sud , dont seize rhinocéros noirs (Diceros bicornis), une espèce pourtant en danger critique d’extinction selon la liste rouge établie l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

 

Ces actes de barbarie, qui se sont déroulés en grande majorité dans le célèbre parc national Kruger, la plus grande réserve animalière du pays, ont été sévèrement réprimés par les agents de sécurité locaux. Depuis janvier, ces derniers auraient selon le WWF procédé à 165 arrestations, les condamnations allant parfois jusqu’à douze années de réclusion. « Les autorités sud-africaines prennent le problème très au sérieux et commencent à démanteler les gangs à l’origine de ces tueries. Placer ces criminels puissants derrière les barreaux pour 10 ou 20 ans, c’est envoyer un message fort à ces réseaux pour les inciter à stopper ces pratiques », a commenté le Docteur Joseph Okori, responsable du Programme Rhinocéros d’Afrique de l’ONG.


Les autorités sud-africaines se préparent également à recevoir des émissaires chinois et vietnamiens pour débattre des moyens à mettre en œuvre pour contenir la hausse de la demande de cornes de rhinocéros . Rappelons en effet qu’elles sont particulièrement prisées en Asie, où elles sont utilisées dans la médecine traditionnelle et où les populations leur prêtent des vertus qui n’ont pour l’heure pas été  scientifiquement prouvées. « La demande pour la corne de rhinocéros et l’ivoire d’éléphant menace de détruire une grande partie du patrimoine naturel de l’Afrique. Nous voulons voir pour de bon la fin de ces marchés illicites en Asie », a indiqué le Docteur Morne du Plessis, directeur général du WWF Afrique du Sud.


Les délégations étudieront enfin les possibilités de mener conjointement des enquêtes criminelles et d’assurer un meilleur respect de la législation. Le temps presse…

 

 


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