Urgence Planète Terre!

Publié le par Gerome



Voici une vidéo faite par un passionné d'écologie. Attention, l'ambiance n'est pas à la fête, c'est du vu et du revu en la matière mais une piqure de rappel ne peut pas faire de mal.

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Méthodes écologiques de détachant avant lavage

Publié le par Gerome

Le détachage avant lavage

L’une des difficultés de la lessive écologique, quelle qu’elle soit, est le détachage avant lavage. Ceci est vrai aussi, pour certaines taches, avec les lessives industrielles classiques. Cela ne pose pas trop de problèmes aux personnes qui travaillent dans un bureau, ne cuisinent pas de manière traditionnelle (pas de plats en sauce, jus de viande etc.) et n’ont pas d’enfants ou de chiens.

Le savon au fiel ou le savon noir suffisent en général pour les taches de ces personnes. Au pire, tremper le linge dans une solution de cristaux de soude ou de percarbonate de soude.

Les taches difficiles

Pour les autres, l’idéal est de traiter la tache de manière appropriée dès qu’elle vient d’être faite. Si vous n’avez ni le temps ni l’envie, faites un noeud dans le vêtement pour vous le rappeler lorsque vous mettrez votre linge en machine. De très nombreuses taches ne disparaîtront plus si elles ont été « cuites » en machine et/ou au fer à repasser. Il est donc indispensable de détacher avant lavage.

Voici quelques techniques pour des taches diffi ciles :

graisse et huile • Saupoudrer de blanc d’Espagne, d’argile ou de terre de Sommières.
transpiration • Frotter avec de l’eau vinaigrée jusqu’à disparition. Ou de l’alcool dénaturé à 70°.
rouge à lèvres • Alcool dénaturé à 70°.• OU mélange d’eau oxygénée (ou
percarbonate) + cristaux de soude.
fruits en général • Traiter immédiatement à l’eau bouillante (passer l’eau au travers du tissu).
• Sur une tache sèche, essayer le jus de citron ou l’eau vinaigrée, l’eau oxygénée, le percarbonate.
fruits rouges
• Faire tremper dans de l’eau tiède, savonner, ne pas rincer, et étendre au soleil. Laver ensuite en machine.
oeuf • Jamais d’eau chaude. • Frotter avec de l’eau oxygénée ou une solution de percarbonate.

vin rouge • Passer immédiatement du vin blanc (puis saupoudrer de sel) ou de l’eau gazeuse sur la tache.
• OU faire tremper dans de l’eau tiède, savonner, ne pas rincer, et étendre au soleil. Laver ensuite en machine.
sang • Surtout, jamais d’eau chaude !!! • Sur une tache fraîche, tremper et frotter dans un bain d’eau fraîche fortement salée. • Sur une tache sèche, tremper 1/2 heure dans un bain d’eau froide additionnée de cristaux de soude et de percarbonate de soude (ou d’eau oxygénée).
• Sur une tache « cuite » (ancienne) essayer de l’eau vinaigrée.
• Sur un tissu fragile, faire tremper dans un peu d’eau avec un cachet d’aspirine.

chocolat • Éponger la tache à l’eau tiède savonneuse, décolorer délicatement à l’eau oxygénée.
• Sur du cacao pur, oublier l’eau savonneuse.
thé • Frotter la tache avec du jus de citron (attention aux tissus fragiles, dans ce cas remplacer par du vinaigre). • OU de l’eau oxygénée. • OU une solution de percarbonate.
café • Rincer à l’eau froide, frotter à l’eau tiède savonneuse, rincer. • OU utiliser de l’eau oxygénée.
herbe • Tamponner avec du vinaigre.
roussi • Frotter avec un sucre en morceau. • OU avec de l’eau oxygénée.
humidité et moisissure • Tamponner la tache avec un tissu propre trempé dans du jus de citron salé. Frotter avec du savon de Marseille. Laver à 90 °C (indispensable pour tuer les spores) ou faire bouillir dans une casserole d’eau.

cirage, cambouis, goudron, mazout
• Appliquer dès que possible de la matière grasse (beurre, huile, vaseline, lait).
• Enlever avec un couteau le cambouis qui n’a pas pénétré le tissu. Ramollir le reste en appliquant du beurre OU tremper plusieurs fois dans du lait bouillant en pétrissant le tissu. Frotter ensuite la tache avec de l’essence de térébenthine, étendre et verser de la poudre de Sommières (ou du blanc d’Espagne ou de l’argile). Laisser en place plusieurs heures et recommencer si nécessaire.
• OU bain de 12 h dans de l’eau chaude + savon noir (25 g) + cristaux de soude (15 g) + essence de térébenthine (5 g). Brosser.
nicotine
• Frotter à l’eau froide puis imprégner de glycérine + eau tiède.
• OU frotter à l’alcool.
rouille
• Presser un jus de citron dessus et saupoudrer de sel, laisser sécher et laver en machine.

peinture, encre
• Faire tremper dans du lait tiède. Remplacer le lait jusqu’à ce que sa couleur ne change plus. Laver à l’eau savonneuse et rincer abondamment. • OU frotter avec de l’alcool.
• Sur du coton blanc il n’y a pas grand chose à faire à part le teindre (ou l’eau de Javel).
• Essayer aussi éventuellement de l’essence de térébenthine.



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Au Brésil, un barrage écologiquement neutre

Publié le par Gerome

Entre collines et savane, c'est un immense chantier hydroélectrique comme un autre, avec son barrage, ses tunnels et ses remblais de terre ocre, au long du rio Sao Marcos, à trois heures de route de Brasilia. Mais la construction de la centrale Batalha, qui doit être inaugurée en 2011, donne lieu à un projet environnemental inédit à pareille échelle. Celui-ci sera présenté par le Brésil lors du Congrès mondial des grands barrages, Hydro 2009, qui se tient du 26 au 28 octobre à Lyon.


Un mot le résume : compensation. Le programme en cours a pour principal objectif de compenser, par une reforestation minutieuse, les émissions de gaz carbonique qui auront été générées du premier au dernier jour du chantier par les moteurs et les machines utilisés pendant les travaux.

Il s'agit d'être écologiquement neutre en reconstituant aussi fidèlement que possible le paysage naturel tel qu'il existait, dans sa diversité et son originalité, avant l'ouverture du chantier. Ce programme est conduit en partenariat par deux maîtres d'oeuvre de l'usine, géants de l'équipement brésilien : Camargo Corrêa, l'un des leaders, avec 30 000 employés, de la construction civile sud-américaine ; Furnas, qui a construit et gère 13 centrales électriques produisant 10 % de l'énergie du pays.

La compensation environnementale est mise en oeuvre par ce tandem à Cristalina, dans l'Etat de Goias, et sur deux autres chantiers, le premier, très proche d'ici, et le second dans le sud du Brésil. La construction des trois usines devrait "consommer", prédisent les experts, 36 millions de litres de diesel qui exigent, en échange, qu'on replante quelque 68 000 arbustes, dont la moitié est déjà en terre. Au rythme où s'accomplit la photosynthèse, précise l'ingénieur Eduardo Peixoto, l'opération de compensation sera intégrale au bout de vingt ans.

Le scénario mis au point est précis. Il commence, avant les travaux, par la collecte du germoplasme, le matériel génétique de plusieurs espèces végétales, notamment les orchidées et les bromélias, vitales pour la protection de la faune. Les premières retiennent l'eau et sont un milieu idéal pour les petits vertébrés, les reptiles et les amphibiens ; les seconds sont un lieu de nidification et de nourriture pour diverses familles de petits animaux.

Ces semences et beaucoup d'autres, représentatives de la diversité génétique de l'écosystème, grandissent ensuite dans des sachets de terre entreposés dans des pépinières. Celle de Batalha abrite 100 000 plants, représentant 40 espèces, qui sont repiquées sur les terres dégradées par le chantier et préalablement restaurées. La réhabilitation des espaces fortement dégradés par les travaux aux alentours de la future usine fait appel à diverses techniques. Par exemple, on récupère de gros volumes de terre mêlée aux arbustes de la savane sur la zone qui sera inondée par le lac de retenue du barrage ; on en recouvre ensuite, enrichis ou non d'engrais, les sols appauvris ou abîmés par le chantier.

On peut aussi semer des herbacées à croissance rapide qui protègent de l'érosion, reconstituer des "galeries" d'arbustes, ou même installer des perchoirs artificiels qui attireront les oiseaux et les chauves-souris. Une autre technique consiste à composer des "îlots de forte diversité", regroupant cinq plants d'espèces différentes, qui, en poussant ensemble, garantiront une pluralité écologique. Tous ces procédés sont bon marché et respectueux de l'environnement.

Ce programme revêt, aux yeux des Brésiliens, une valeur exemplaire. Directeur de la construction chez Furnas, Marcio Porto souligne qu'en le présentant à Lyon, son pays "veut montrer au monde que les entreprises brésiliennes ont de fortes préoccupations environnementales et développent des projets innovateurs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre."

Avec quelque 25 % des espèces recensées dans le monde, le Brésil possède la plus grande biodiversité de la planète. A l'exception de l'Amazonie, ses biomasses sont cependant fortement dégradées. C'est le cas de la Mata Atlantica, la forêt primaire atlantique, et du Cerrado, la savane centrale. Tous deux figurent sur la liste mondiale des 25 "hotspots" - régions prioritaires - de la biodiversité, à la fois biologiquement très riches et fortement menacées.

Directeur de projets chez Camargo Corrêa, Marco Bucco insiste sur l'urgence d'une "conscientisation environnementale""centres intégrés d'éducation" qu'ont déjà fréquenté plus de 6 000 personnes, très jeunes en majorité. de la population, à laquelle les deux entreprises concernées contribuent en créant sur les chantiers des

Ce "changement de culture" passe par l'école. Près de Cristalina, une ancienne fazenda est devenue "réserve du patrimoine naturel".

Les élèves d'alentour viennent y apprendre in situ les rudiments de l'écologie. Et lorsqu'on demande à une classe d'une trentaine d'enfants d'expliquer le processus de la photosynthèse, toutes les mains se lèvent, pour le plus grand plaisir de leur professeur.

Jean-Pierre Langellier Le Monde

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L'Indonésie mise sur l'énergie géothermique

Publié le par Gerome

En prévoyant de présenter son programme de lutte contre le changement climatique, le 7 décembre, à l'occasion du sommet sur le climat à Copenhague, l'Indonésie compte bien redorer son blason environnemental sur la scène internationale. Le pays s'est en effet doté d'un plan d'action en quarante-cinq points, qui vise à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.


Energies, forêts, industries, transports : tous les secteurs responsables de rejets font désormais l'objet d'une surveillance et d'études d'impact sur l'environnement. L'objectif est simple : descendre du podium que l'Indonésie occupe avec la Chine et les Etats-Unis au palmarès des pays émettant le plus de dioxyde de carbone (CO2). Dues en majorité à une déforestation à outrance (800 000 hectares par an) et à de vastes incendies de tourbières, ces émissions devront diminuer de 26 % d'ici à 2020, a annoncé le gouvernement lors de la réunion du G20 qui s'est tenue en septembre à Pittsburgh (Etats-Unis).

Pour y parvenir, l'Indonésie a une botte secrète : son sous-sol. Situé le long de la ceinture de feu du Pacifique, avec près de 170 volcans en activité, l'archipel détient le plus gros potentiel géothermique au monde : 27 gigawatts (GW) d'énergie souterraine, soit 40 % des réserves mondiales.

Plusieurs régions, nichées au coeur de massifs volcaniques, recèlent des "gisements" importants de vapeur d'eau. En témoignent ces éruptions de geysers et ces sources chaudes qui embrument les plantations de thé de Priangan, dans la province de Java ouest. Signe d'une intense activité tellurique, deux centrales géothermiques sont construites ici, à l'ombre des monts Patuha, Wayang et Tilu.

D'une puissance totale installée de 427 mégawatts (MW), les usines de Kamojang et Wayang Windu produisent de l'électricité grâce à la chaleur des entrailles de la Terre. Elles fonctionnent selon un procédé qui trouve sa source à des kilomètres de profondeur : d'immenses turbines, reliées à des réservoirs d'eau chauffée par le magma ou les roches chaudes, transforment cette vapeur en courant électrique.

Devant une telle énergie naturelle et renouvelable, les exploitants des centrales géothermiques ont déjà prévu d'augmenter leurs capacités de production. A Wayang Windu, l'extension du site a été signée cet été. Deux nouvelles unités devraient voir le jour dans trois ans, portant la puissance de l'ensemble à 400 MW.

Alternative propre au pétrole, au gaz et au charbon, la géothermie est un filon qui est pourtant loin d'être exploitée autant qu'il le pourrait en Indonésie. Avec sept installations, réparties sur les îles de Java, Sumatra et Sulawesi, la puissance installée totale n'excède pas un gigawatt (992 MW exactement), soit 2 % de l'offre énergétique du pays.

En termes de puissance installée d'électricité d'origine géothermique, l'Indonésie arrive en troisième position dans le monde, seulement devancée par les Etats-Unis et par les Philippines, d'après les données de l'Observatoire des énergies renouvelables.

 


Selon Joël Daligault, directeur de l'Agence française de développement (AFD) à Jakarta, qui accompagne la démarche environnementale de l'Indonésie, deux facteurs grippent la machine géothermique : "D'une part, le coût important de l'exploration des sous-sols, ainsi que des forages, avec le risque pour les investisseurs de tomber sur un site peu productif. De l'autre, le prix d'achat de l'énergie, trop bas pour rentabiliser les investissements."

La vapeur pourrait cependant être rapidement renversée : des mesures sont sur le point d'être mises en place pour séduire de nouveaux investisseurs. "Il y a eu beaucoup d'études pour améliorer le dispositif. Le pays s'oriente vers un système de subventions ou de fonds de garantie qui prendrait en charge les risques liés à l'exploration", poursuit Joël Daligault.

Autre avancée significative : la révision des tarifs d'achat de l'électricité. Un accord aurait été trouvé avec la compagnie publique PLN pour acheter plus cher le courant aux centrales géothermiques. Vendu aujourd'hui 4,5 cents de dollar (3 centimes d'euros), le kilowatt/heure pourrait finalement être négocié aux alentours des 7 cents (4,5 centimes).

L'Indonésie ne veut plus perdre de temps dans le domaine des énergies renouvelables. Son programme national, tel qu'il sera présenté à Copenhague, prévoit un renforcement notable de l'offre géothermique. On annonce, d'ici à trois ans, l'installation de 10 nouveaux gigawatts de puissance électrique installée dans le pays, dont plus de la moitié proviendrait de la chaleur terrestre, ce qui permettrait d'éviter, selon les spécialistes, l'émission de 82 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère.


Sur l'île de Bali, des prospections ont eu lieu dans le nord de l'île, à Bedugul, une région de lacs et de montagnes. C'est dans ce secteur, éloigné des plages touristiques, que pourrait être implanté un des nouveaux grands projets géothermiques du pays. Selon Ni Made Widiasari, consultante et spécialiste de l'environnement, le site est idéal pour l'implantation d'une centrale : "On se trouve au coeur d'une plaine volcanique datant de l'ère du quaternaire, avec la présence de lave et de roches pyroclastiques (projetées en l'air lors d'une éruption). Des mesures ont permis de trouver des sources d'eau chaude souterraines dont la température s'élevait à 290 °C", a-t-elle expliqué en juillet, à Bali, lors d'une conférence mondiale sur la géothermie.

Le projet est ambitieux et intéresserait déjà certains investisseurs. D'une puissance totale annoncée de 175 MW, il pourrait voir le jour dès 2010.

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