La production de viande de boeuf résumée en une seule image

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La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides

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La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides

 

 

Si les pesticides ont initialement un rôle de protection des cultures, ils présentent in fine, par leur migration dans les différents milieux, des dangers pour l’homme et les écosystèmes, avec un impact immédiat ou à long terme. La contamination des cours d’eau est quasi-généralisée en France, essentiellement par des herbicides en métropole et des insecticides en outre-mer.

 

Les secteurs aux teneurs les plus fortes correspondent aux zones de grande culture céréalière, maraîchère ou viticole : nord de la France, bassin parisien, Sud-Ouest, amont du Rhône, Martinique. De façon générale, les eaux souterraines semblent moins contaminées par les pesticides que les cours d’eau mais avec une large présence des produits de dégradation des pesticides.

 

 

Définition

 

Le terme « pesticide » désigne les substances ou produits destinés à lutter contre les organismes jugés nuisibles, qu’il s’agisse de plantes, d’animaux, de champignons ou de bactéries.
Les pesticides sont majoritairement utilisés en agriculture ; on parle alors de produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques. Ils font également l’objet d’un usage non agricole par les gestionnaires d’équipements ou de réseaux de transport, les collectivités locales ou les particuliers ; on parle alors de biocides. Ils peuvent être classés par type d’usage : herbicides, insecticides, fongicides, nématicides, rotondicides, acaricides etc.

 

L’indicateur est la moyenne annuelle des concentrations totales en pesticides par secteur hydrographique pour les cours d’eau et par aquifère (formation géologique contenant une nappe) pour les eaux souterraines. Les secteurs hydrographiques correspondent à un découpage géographique par bassins versants des rivières. Les entités hydrogéologiques correspondent à un ensemble d’aquifères regroupés par lithologie et grand type de fonctionnement. La France compte 222 secteurs hydrographiques, dont 35 en outre-mer (Mayotte étant assimilée à un secteur) et 222 entités hydrogéologiques dont 46 dans les DOM. Au-delà du seuil de 5 µg/l, l’eau est réglementairement impropre à la fabrication d’eau potable et au-delà du seuil de 0,5 µg/l, elle est impropre à la consommation humaine.

 

Pertinence

 

La protection à long terme des ressources en eau est une condition du développement durable.
Le Parlement européen et le Conseil ont adopté en 2000 la directive cadre sur l’eau (DCE). Cette directive a pour objectif la préservation et la restauration des eaux et des milieux aquatiques, elle s’applique aux eaux de surface, y compris les eaux littorales et les eaux de transition, et aux nappes d’eau souterraine. Elle instaure une obligation de résultat : le bon état de toutes les eaux en 2015, sauf report de délais ou définition d’objectifs moindres dûment justifiés. Le bon état est défini pour les eaux de surface comme un bon état chimique et écologique, et pour les eaux souterraines un bon état chimique et quantitatif.

Analyse

Résultats au regard de l’enjeu de développement durable

Les substances actives des pesticides et les molécules issues de leur dégradation, appelées métabolites, sont susceptibles de se retrouver dans les différents compartiments de l’environnement (air, sol, eaux, sédiments, etc.) ainsi que dans les aliments. Même si elles ont initialement un rôle de protection des cultures, elles présentent in fine, par leur migration dans les différents milieux, des dangers plus ou moins importants pour l’homme et les écosystèmes, avec un impact immédiat ou à long terme.

 

 

En 2011, dans les cours d’eau, sur les 176 secteurs hydrographiques que le réseau de surveillance permet de caractériser en France métropolitaine, 63 présentent une concentration moyenne supérieure à 0,5 µg/l, dont 4 dépassent 2 µg/l. Certains secteurs présentent des points de mesure aux concentrations moyennes supérieures à 5 µg/l, seuil réglementaire de potabilisation. Ils sont situés dans les zones de grande culture : bassin parisien, sud-ouest, nord de la France.
La contamination en pesticides n’épargne pas l’outre-mer : 7 secteurs sur les 12 caractérisés dépassent 0,5 µg/l en moyenne.

 

De façon générale, les eaux souterraines semblent moins contaminées par les pesticides que les cours d’eau. En 2011, seules 4 des 176 entités hydrogéologiques métropolitaines (nappe de Beauce, nappe de la Gâtine occidentale, nappe purbeckienne des Charentes, nappe de la molasse dans le Vaucluse et les Alpes de Haute-Provence) présentent une concentration totale en pesticides qui dépasse la norme de 0,5 µg/l fixée par la DCE. En revanche, plusieurs nappes des DOM, dont 70% des nappes martiniquaises, dépassent ce seuil. Dans 29 % des nappes françaises les concentrations totales en pesticides atteignent ou dépassent 0,1 µg/l. 38 % montrent une contamination faible, avec des concentrations inférieures à 0,1 µg/l, et 22 % des nappes sont sans pesticide détecté. Mais 12% des nappes n’ont pas fait l’objet de mesure en 2011.

 


Étant donné les temps de transfert vers les nappes et la lenteur de leurs écoulements, les molécules de dégradation des pesticides (métabolites), qui ne sont pas toutes connues en 2011, y sont plus largement retrouvées que les molécules mères.

Disparités territoriales

La contamination des cours d’eau en pesticides est quasi-généralisée en France. Seuls 7% des points en sont exempts. Ils sont majoritairement situés dans les régions peu agricoles ou à agriculture peu intensive : quart sud-est, Auvergne.
A l’inverse, les régions céréalières, de maïsiculture ou de viticulture, notamment dans le bassin parisien, en Adour-Garonne et le long du Rhône, ou à tradition maraîchère, comme en Martinique et Guadeloupe présentent les plus fortes concentrations en pesticides.

 


Cette contamination est souvent le fait d’un grand nombre de pesticides : plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18% des points de mesure. Elle est également liée aux types de cultures pratiquées et aux conditions climatiques : essentiellement des insecticides en Outre-mer et des herbicides en France métropolitaine.

 

En 2011, les contaminations des nappes phréatiques par les pesticides sont essentiellement localisées, pour les plus fortes, en région Centre, dans les Charentes, le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence, en Martinique, ainsi qu’au Sud de la Guyane et de Basse Terre en Guadeloupe, avec des concentrations totales de pesticides dépassant 0,5 µg/l (norme de qualité DCE).

 

Au nord de l’Hexagone, en nord Bretagne, dans le couloir rhodanien et le Sud-Ouest, les concentrations totales en pesticides des nappes sont fréquemment supérieures à 0,1 µg/l.
Les nappes sous couverture argileuse (en Aquitaine et à l’est du bassin parisien) et les nappes de montagne, est et sud du Massif Central, Pyrénées, Alpes, sont les plus préservées puisqu’aucun pesticide n’y est détecté. Le reste du territoire, montre une contamination généralisée des nappes, même si elle reste majoritairement faible, avec des concentrations inférieures à 0,1 µg/l, respectant les normes de qualité DCE.

Pour en savoir plus

Source

Les données proviennent des réseaux de surveillance mis en œuvre par les agences de l’eau en France métropolitaine et les offices de l’eau dans les départements d’outre-mer en application notamment de la directive cadre sur l’eau (DCE).

 

Couverture, échelon territorial

France entière.

Échelle temporelle

Année ou période de la série chronologique : 2011
Fréquence de mise à jour : annuelle

Méthodologie de l’indicateur

 

Les données utilisées proviennent des réseaux de surveillance mis en œuvre notamment en application de la directive cadre sur l’eau. Pour les eaux souterraines, seules les mesures du réseau de contrôle de surveillance de la DCE ont été prises en compte. Chaque point du réseau de surveillance des cours d’eau fait l’objet d’au moins 4 prélèvements par an en France métropolitaine. L’indicateur est la concentration moyenne annuelle totale en pesticides dans les prélèvements issus de chaque secteur hydrographique ou entité hydrogéologique pour les eaux souterraines. Les points des réseaux de surveillance n’ont pas permis de caractériser 34 des 222 secteurs hydrographiques du territoire et 26 des 222 entités hydrogéologiques (aquifères), regroupées à partir des contours de la BDRHFV1 du BRGM, pour la France métropolitaine, et correspondant aux masses d’eau souterraine pour les DOM.

Principaux objectifs nationaux

Dans le défi de la Stratégie nationale de Développement durable 2010-2013 (SNDD) portant sur la Conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles, un des choix stratégiques est de « réduire les pressions sur les écosystèmes et les ressources naturelles ».
La loi Grenelle I n°2009-967 du 3 août 2009 assigne un objectif de bon état en 2015 pour 2/3 des masses d’eau (art. 27).

Autres indicateurs liés

 

Indicateur de développement durable national « Consommation de produits phytosanitaires » :
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr, rubrique Développement durable > Indicateurs et indices > Indicateurs de développement durable nationaux
www.insee.fr, dossier Développement durable

 

Bibliographie

 

– CGDD – SOeS, juin 2010, Références, « L’environnement en France – Édition 2010 », chapitre « L’eau », pp. 19-26.
– CGDD – SOeS, octobre 2011, Études & documents n° 54, « Bilan de présence des micropolluants dans les milieux aquatiques continentaux, période 2007-2009 », 56 p. et « Annexes partie 1 – Pesticides », 117 p.
–   
www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr site du CGDD – SOeS, rubrique « Essentiel sur », thème « Environnement », article « Les pesticides dans les eaux ».

Source : http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

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Mozambique: la moitié des éléphants décimés en cinq ans

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Mozambique: la moitié des éléphants décimés en cinq ans

 

 

Le nombre d’éléphants a été divisé par deux en cinq ans au Mozambique, chutant de 20.000 à près de 10.000, à cause du braconnage pour l’ivoire, selon un comptage de l’ONG américaine Wildlife Conservation Society (WCS).

 

« Le dernier comptage montre une baisse dramatique de 48 % du nombre d’éléphants dans les cinq dernières années, passant de 20.000 à 10.300 éléphants. Cette baisse est due au braconnage effréné qui vise les populations d’éléphants les plus importantes », a affirmé WCS dans un communiqué envoyé mardi à l’AFP.

Sur l’ensemble du continent africain, on estime à 30.000 le nombre d’éléphants illégalement abattus chaque année pour alimenter le commerce d’ivoire, essentiellement à destination de la Chine et d’autres pays d’Asie.

 

Il reste 470.000 éléphants d’Afrique sauvages, selon un comptage de l’ONG Elephants Without Borders (EWB), contre 550.000 en 2006.

Mené par WCS pour le compte du gouvernement, le comptage des éléphants du Mozambique a été réalisé par avion sur un échantillon de 10 % du territoire, à partir duquel les chiffres ont été extrapolés.

 

« 95 % des éléphants décimés l’ont été dans la partie nord du Mozambique, où la population d’éléphants est passée de 15.400 à 6.100 individus », précise WCS dans son communiqué. La réserve de Niassa, qui jouxte la frontière tanzanienne et abritait jusque-là près de 70 % des éléphants au Mozambique, est particulièrement touchée.

Ces chiffres s’expliquent par la venue en masse de braconniers tanzaniens, alors que la population d’éléphants en Tanzanie a été décimée à échelle industrielle et qu’il en reste très peu, d’après Alastair Nelson, le directeur de WCS au Mozambique, dont l’organisation administre la réserve de Niassa.

« Le principal problème est celui de la gouvernance. Le nord du pays a toujours été reclus et peu gouvernable, avec de forts niveaux de corruption. Certains policiers et douaniers se laissent facilement acheter, d’autres louent même leurs armes aux braconniers », a t-il expliqué à l’AFP. Dans l’est du pays, les braconniers mozambicains passent également la frontière sud-africaine pour abattre les rhinocéros du célèbre parc Kruger.

 

Maputo a pourtant tardé à se lancer dans la lutte contre le braconnage. Sous la pression internationale, le pays a adopté en juin 2014 une nouvelle loi sur la biodiversité qui criminalise l’abattage d’animaux protégés. Avant cela, les braconniers s’en sortaient avec une simple amende pour port d’arme illégal.

Depuis, des braconniers ont été arrêtés puis jugés, mais également des agents de police et des douaniers. « En avril/mai 2015, la nouvelle police environnementale a arrêté quatre officiers de l’armée qui tuaient des éléphants », détaille le communiqué de WCS, y voyant des signes encourageants.

A l’échelle du continent, des experts récemment réunis en congrès au Botswana ont estimé que l’éléphant pourrait disparaître à l’état sauvage d’ici une vingtaine d’années si le braconnage continue sur le même rythme, qui ne permet plus aux populations de se renouveler.

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Le monde sans foi, ni loi de la finance s'engage en faveur du climat

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Le monde sans foi, ni loi de la finance s'engage en faveur du climat

 

 

C'est l'histoire de satan qui se réveille un matin et qui se dit qu'il va donner des ronds à la fondation Brigitte Bardot. Voilà l'effet que ça me fait. De belles annonces, de belles promesses qui n'engagent que ceux qui les écoutent. Il est à rappeler que la finance mondiale est basée sur le capitalisme et la mondialisation, responsable et unique coupable du déréglement climatique et de l'effondrement de la biosphère.

 

La sphère financière veut réduire voire arrêter le financement du charbon, investir dans les énergies vertes, publier l'empreinte carbone de ses portefeuilles d'actifs... Les gansters en cravate ont multiplié les annonces en faveur du climat vendredi, mais les ONG se demandent légitimement si elles seront suivies d'effets.

 

A la tribune du «Climate finance day», forum financier organisé en vue de la COP21, la grande conférence internationale qui se tiendra à Paris en décembre, les interlocuteurs étaient formels: le monde financier a conscience de l'enjeu du réchauffement climatique et est prêt à assumer sa part de l'effort.

 

L'assureur Axa a ouvert le bal, son PDG annonçant une série de mesures, dont un retrait de ses investissements placés dans les entreprises les plus consommatrices de charbon à hauteur de 500 millions d'euros.

 

Dans le détail, l'assureur sortira du capital des compagnies minières dont plus de 50% du chiffre d'affaires provient du charbon et de celui des énergéticiens dont plus de 50% du chiffre d'affaires est issu de centrales à charbon.

 

Parallèlement, il s'est engagé à tripler ses investissements verts d'ici 2020 pour atteindre plus de 3 milliards d'euros.

La banque Crédit Agricole a également annoncé il y a quelques jours son souhait de stopper tout financement du charbon.

La Caisse des dépôts a pour sa part indiqué qu'elle allait publier l'empreinte carbone de toutes les entreprises dont elle est actionnaire -- en fait, toutes celles du CAC 40 -- et les inciter à réduire cette empreinte sous peine de retirer ses fonds. Elle consacrera également 15 milliards d'euros au financement de la transition énergétique entre 2014 et 2017 sous la forme de prêts aux collectivités locales et aux entreprises.

 

Pour Les Amis de la Terre, si ces annonces vont dans la bonne direction, la question qui se pose désormais est celle de la transparence, du suivi de l'engagement et de la vérification, indique à l'AFP Lucie Pinson, chargée de campagne au sein de l'ONG.

 

 

«C'est insuffisant pour l'instant mais si ça lance un signal, une dynamique pour le marché, c'est bien», estime-telle.

Les financements du charbon, responsable de 45% des émissions de gaz à effet de serre, proviennent pour plus de la moitié du marché, et non directement des banques, explique-t-elle.

Reste qu'en France, le premier créancier de cette énergie fossile, BNP Paribas, ne s'est pas engagé, souligne-t-elle, regrettant aussi le flou des critères des annonces faites par les acteurs financiers.

 

«Stopper le financement des énergies fossiles, qui représentent 75% de l'énergie, 95% des transports, n'est pas réaliste. La transition va se faire peu à peu et ces entreprises ont besoin de financements pour investir dans les énergies propres», objecte de son côté Abyd Karmali de Bank of America, banque américaine qui a également annoncé son intention de réduire son exposition au charbon.

 

Pour M. Karmali, il existe de réelles incitations pour le secteur à s'engager dans la finance verte. «Les marchés financiers commencent à se réorienter sérieusement vers le secteur, pour plusieurs raisons: le couple rendement/risque est orienté dans la bonne direction, grâce à la baisse des coûts des énergies renouvelables, au contexte favorable que créent les politiques mondiales et au développement de nouveaux produits».

 

En outre, selon Philippe Germa, le directeur général de WWF France, le secteur n'a pas le choix: «la finance est au cœur de nos attentes, elle doit comprendre que les choses vont changer».

Le problème, c'est qu'elle est structurée pour le court terme, alors que les besoins de l'écologie s'inscrivent dans le long terme, regrette-t-il.

 

Pour lui, les annonces du jour sont encourageantes, même si elles ne marquent que le démarrage d'une transition. «On espère que ce n'est pas du +greenwashing+, il va falloir maintenant travailler en profondeur avec eux».

 

La prochaine étape, décisive, restera l'éventuel accord des pays participant à la conférence sur le climat, sans lequel le secteur privé ne pourra pas faire grand-chose, selon lui.

Pour Thomas Vellacott, directeur général de WWF Suisse, cette conférence se prépare sous de meilleures auspices que les précédentes, justement du fait de l'adhésion unanime du secteur privé et financier.

 

 

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Les grands projets français d'énergies marines

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Les grands projets français d'énergies marines

 

 

De la technologie marine la plus mûre, l'éolien offshore, à la plus expérimentale, l'énergie thermique des mers, en passant par les hydroliennes, voici les principaux projets d'énergies marines renouvelables au large de la France.

- Six projets de parcs éoliens marins, de 450 à 498 mégawatts (MW) chacun, soit l'équivalent chacun de la consommation électrique annuelle de 600.000 à 700.000 personnes, ont été choisis par le gouvernement après deux appels d'offres. La France n'atteindra toutefois pas son objectif de 6.000 MW dans ce domaine en 2020.

 

Alors que selon le GWEC (conseil mondial de l'énergie éolienne), 2.488 turbines étaient opérationnelles fin 2014 sur 74 sites au large de 11 pays d'Europe, les quatre premiers champs français sont annoncés pour 2018 à 2020.

Trois sont menés par EDF au large de Fécamp en Seine-Maritime (83 éoliennes de 6 MW, à 13 km minimum des côtes), de Courseulles-sur-Mer dans le Calvados (75 éoliennes, à 10 km minimum des côtes) et de Saint-Nazaire (80 éoliennes, à plus de 12 km). Les machines sont construites par Alstom. Les enquêtes publiques sont prévues au second semestre 2015.

 

Un quatrième est prévu pour 2020 au large de Saint-Brieuc (62 éoliennes de 8 MW à 17 km minimum des côtes), mené par l'espagnol Iberdrola. Les éoliennes

doivent être fabriquées par Adwen, récente société commune d'Areva et de l'espagnol Gamesa. L'enquête publique est prévue en 2016.

 

Ces quatre parcs de 2 à 2,5 milliards d'euros chacun doivent créer 10.000 emplois directs, avait annoncé Paris en 2012.

Deux autres parcs de 62 éoliennes chacun ont été ensuite choisis par le gouvernement pour une mise en service «envisagée à partir de 2021». Ils seront construits au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée). Leur maître d'oeuvre, Engie (ex-GDF Suez), a assuré que ces projets d'une capacité totale de 1.000 mégawatts allaient créer 6.000 emplois directs et indirects.

 

 

- Hors appels d'offre, un parc de 30 MW via 13 éoliennes flottantes (les autres sont posées au sol) est annoncé par le port de Marseille à l'horizon 2018 au large de Fos-sur-Mer.

- En matière d'hydroliennes, deux projets de fermes pilotes, à l'horizon 2018, ont été choisis par le gouvernement, au large de Cherbourg. L'un de 5,6 MW (quatre hydroliennes) est mené par Engie et Alstom, l'autre, de 14 MW (sept hydroliennes), par EDF et DCNS.

Dans cette technologie, la France est «plutôt en avance», selon le syndicat des énergies renouvelables (SER). Une dizaine seulement de ces turbines immergées qui tournent avec les courants créés par les marées sont testées dans le monde, selon le SER.

 

- Enfin, DCNS a annoncé la construction d'ici 2018, en Martinique, d'une centrale flottante de 15 MW exploitant la différence de température entre la surface et le fond de la mer, un concept réservé aux eaux tropicales.

 

 

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