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Japon: une nouvelle île soudainement apparue continue de grossir

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Une île soudainement apparue en novembre dernier à un millier de kilomètres au sud de Tokyo continue de grossir, selon les images prises cette semaine par les autorités japonaises.


Cette île, qui se présentait dans les premiers jours sous une forme à peu près ovale de 400 mètres de long sur 200 de large, a fini par rejoindre l'île inhabitée de Nishinoshima appartenant au petit archipel Ogasawara.

L'ensemble mesure désormais 1.550 mètres d'est en ouest et 1.350 mètres du nord au sud et selon un responsable des garde-côtes cité par la chaîne de télévision publique NHK, elle a des chances de s'étendre.

Trois cratères sont visibles sur les images tournées mercredi, dont deux crachent régulièrement de la lave, témoin d'une activité volcanique encore intense et qui a même tendance à s'accentuer.


Le nuage de poussière s'élève en outre jusqu'à 2.000 mètres d'altitude, trois fois plus haut que le mois dernier, et retombe à une distance de plusieurs centaines de mètres du cratère d'origine.

Depuis la fin de la guerre du Pacifique en 1945, quatre à cinq îles seraient soudainement apparues dans les eaux du Japon, un pays de séismes et de volcans, dont une en 1986, qui a disparu en l'espace de deux mois, et une en septembre 1973 également dans les parages de Nishinoshima. C'est toutefois la première fois depuis 40 ans qu'un nouvel îlot émerge dans cette zone.


La carte du Japon est déjà riche de quelque 6.852 îles, dont beaucoup de «cailloux» et quatre principales qui donnent sa forme filiforme au pays (Kyushu au sud-ouest, Shikoku au sud, Honshu au centre et Hokkaido au nord).

 


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Le mois de juin 2014 a été le plus chaud dans le monde depuis 1880

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Le mois de juin 2014 a été le plus chaud dans le monde depuis le début des relevés des températures en 1880, a indiqué lundi l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).


La température moyenne combinée à la surface des sols et des océans a atteint en juin 16,22 degrés Celsius, soit 0,72°C au-dessus de la moyenne du 20e siècle pour ce mois-là, dépassant ainsi le dernier record de chaleur pour juin, qui remontait à 2010, précise la NOAA.

«La majorité de la planète a fait face à des températures mensuelles supérieures à la moyenne, avec des records de chaleur dans des régions du sud-est du Groenland, du nord de l'Amérique du Sud, ou encore des zones de l'est et du centre de l'Afrique, ainsi que des parties du sud et du sud-est de l'Asie», explique l'agence dans un communiqué.

«Comme en mai, des zones éparpillées à travers tous les principaux bassins océaniques ont également connu des records de chaleur».


La dernière fois que la température d'un mois de juin a été inférieure à la moyenne du 20e siècle remonte à 1976, a indiqué le NOAA.

Pour ce qui concerne la seule température à la surface des océans, celle-ci a été en juin la plus élevée de toute l'histoire, battant un précédent record qui remontait à 1998, a aussi noté la NOAA.

Les glaces de l'Arctique ont également fondu davantage qu'en temps normal en juin. Leur niveau est à présent 5% en-dessous de la moyenne de la période 1981-2010.


Selon la même source, le mois de mai 2014 avait déjà été le plus chaud dans le monde depuis le début des relevés de températures en 1880, dépassant le précédent record de mai 2010.

 


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Les Etats-Unis vont reprendre les explorations pétrolières dans l'Atlantique

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Un drame se prépare. Comme à chaque fois lorsqu'il est question de pétrole. Les Etats Unis sont faits de paradoxes et j'ai de plus en plus de difficultés à en saisir la teneur. Le pays a aujourd'hui une réelle politique volontariste en matière de protection de l'environnement, politique impulsée par le duo Obama-Kerry, ce dernier d'ailleurs sillone la planète pour enchainer les conférences sur le climat.

A côté des beaux discours et des grands projets, notamment pour le solaire, d'autres projets moins glorieux mettent en avant les incohérences de ce pays...qui finalement perd en crédibilité.

 

Les Etats-Unis ont ouvert la voie vendredi à la reprise de l'exploration pétrolière dans l'océan Atlantique, interdite depuis le début des années 1980 sur fond d'inquiétudes environnementales.

Les autorités ont «identifié une voie à suivre afin de répondre aux besoins de mettre à jour les données sur la région, vieilles de près de 40 ans, tout en protégeant la vie sous-marine», a indiqué dans un communiqué l'agence fédérale chargée de la gestion des océans (Boem).

Concrètement, la décision prise vendredi ne permet pas formellement la reprise de l'exploration pétrolière dans la région mais définit un «schéma» permettant aux entreprises de solliciter des autorisations auprès des autorités, explique le Boem.

 

L'agence «examinera les demandes de permis et d'autres autorisations pour des activités géologiques et géophysiques dans les zones prévues du centre du littoral Atlantique et de l'Atlantique-Sud», assure le communiqué.

Le Boem souligne toutefois qu'il veillera à limiter l'impact d'une éventuelle exploration pétrolière --notamment via les techniques de forage sismique-- sur la faune aquatique et spécialement sur les baleines.

Les industriels de l'énergie, qui militent pour la reprise des forages offshore en Atlantique, ont salué la décision tout en s'inquiétant des restrictions qui ne seraient pas «fondées scientifiquement», a indiqué l'American Petroleum Institute dans un communiqué.

 

La décision a, en revanche, suscité l'inquiétude des organisations de défense de l'environnement.

Les limites posées par les autorités «ne vont pas assez loin pour combattre les menaces qui pèsent sur la pêche, l'économie et les animaux marins», a estimé l'organisation Oceana, assurant que la technique des forages sismiques pourrait conduire à une catastrophe similaire à celle du golfe du Mexique en 2010.

L'explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon avait alors entraîné le déversement de 4,9 millions de barils de brut dans les eaux du golfe du Mexique, la plus grande marée noire de l'histoire des Etats-Unis.

 


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La technologie, clé contre le changement climatique

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La limitation du réchauffement climatique à 2° Celsius est possible mais seulement si d'importants progrès technologiques sont réalisés et si les principaux pays émetteurs adoptent des politiques ambitieuses sur le carbone, selon un rapport remis jeudi à Laurent Fabius.


Paris accueillera fin 2015 le prochain sommet sur le climat qui doit sceller le premier accord global sur les émissions de gaz à effet de serre depuis le protocole de Kyoto.


Le rapport dresse des trajectoires spécifiques pour les quinze pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre, leur enjoignant de développer l'efficacité énergétique, d'abandonner les énergies fossiles les plus polluantes et de produire une électricité "décarbonée".

"La réalisation de ces trajectoires dépend des progrès technologiques qui seront réalisés car la technologique actuelle ne permettra pas de satisfaire les besoins des pays émetteurs", a déclaré Jeffrey Sachs, du centre de recherche américain SDSN, qui a réalisé ce rapport avec l'IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales).


Le chercheur cite notamment le stockage de l'électricité et le captage et le stockage de carbone, qui seront centraux dans le processus mais qui n'en sont aujourd'hui qu'au stade des expérimentations.

L'énergie nucléaire, notamment les recherches sur les réacteurs de quatrième génération, apparaît comme l'un des facteurs qui permettront de réduire "l'intensité carbone" de l'électricité, aux côtés des énergies renouvelables, dit le rapport.( Notre Terre.org ne cautionne pas, le nucléaire n'est pas la seule issue)


La Chine, l'Afrique du Sud, l'Australie ou encore la Russie sont parmi les pays où cette intensité carbone est la plus élevée, c'est à dire que l'électricité y est massivement produite à partir de charbon, voire de gaz.

La France a le taux d'intensité carbone le plus bas des pays membres de l'OCDE, en raison notamment de l'importance du nucléaire et de l'hydraulique, souligne le rapport.


"Ce rapport apporte un élément d'optimisme face à ce qui est parfois un sentiment de climato-fatalisme (... ) Il montre qu'agir est possible, nécessaire et qu'une action ambitieuse est à notre portée", a dit Laurent Fabius.

Selon un récent rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), la température moyenne de la planète pourrait augmenter jusqu'à 4,8° Celsius d'ici la fin du siècle, loin de l'objectif de limiter le réchauffement à 2° Celsius.


Le réchauffement climatique représente une menace croissante pour la santé, pour les perspectives économiques, de même que pour l'alimentation et les ressources en eau douce de milliards d'habitants, selon le Giec.

 

Reuters

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La fusion nucléaire : Barroso réaffirme son soutien à une chimère qui coûte les yeux de la tête

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16 Milliards d'euros! C'est le coût (encore provisoire) du fameux réacteur ITER qui est censé reproduire le fonctionnement du soleil...rien que ça!

ITER est un projet trop ambitieux qui traine en longueur car il faut aujourd'hui trouver des matériaux qui ne fondent pas lors des réactions thermonucléaires, la maitrise et la gestion d'une production massive de tritium semble elle aussi un obstacle quasi insurmontable.


Dans la théorie, écologiquement ce projet vend du rêve : une production d'éléctricité infinie et presque non polluante, très peu de déchets nucléaires ayant une durée de vie beaucoup moins importante que les déchets nucléaires actuels, risque d'accident nucléaire quasi nul. Dans la pratique le projet coûte un bras et n'avance guère...

 

Ces 16 milliards d'euros auraient été bien plus utiles pour développer et promouvoir des technologies propres déjà existantes : solaire, éolien offshore, énergie maréemotrice etc... Avec tout cet argent on aurait pu faire de l'Europe un continent propre et autonome en énergie. Mais les bureaucrates et les technocrates de Bruxelles qui aiment penser et agir pour nous ont décidé de jeter l'argent par les fenêtres pour un projet chimérique.

 

José Manuel Barroso, dont le mandat à la tête de la Commission européenne s'achève en octobre, a réaffirmé vendredi le soutien de l'Europe au projet international «ambitieux» de réacteur expérimental à fusion nucléaire Iter de Cadarache (sud de la France), à l'occasion d'une visite sur ce site.


«C'est l'un des projets les plus ambitieux au monde, sinon le plus ambitieux en termes de coopération internationale», a indiqué le président de la Commission européenne, soulignant l'engagement de l'Europe qui finance environ 45% du budget d'Iter.

Outre les pays de l'Union européenne, Iter Organization réunit le Japon, la Chine, l'Inde, la Corée du Sud, la Russie et les Etats-Unis autour de ce projet qui vise à démontrer la faisabilité de recourir à la fusion comme source d'énergie quasi illimitée.


José Manuel Barroso a rappelé qu'il avait défendu en 2005 aux côtés du président français de l'époque, Jacques Chirac, le choix du site de Cadarache, qui était alors en concurrence avec trois autres sites, au Canada, au Japon et en Espagne.

Mis à part l'UE, qui finance notamment la construction de bâtiments, la particularité de ce chantier titanesque est que les différents pays contribuent «en nature» en fournissant des pièces à ce que le directeur général d'Iter Organization, le Japonais Osamu Motojima, appelle un «puzzle géant».

M. Barroso a salué «un projet difficile, notamment sur le plan du management», puisqu'un demi-millier d'ingénieurs, de comptables, d'administrateurs ou de physiciens de 35 nationalités coopèrent sur le chantier.


La mise au point de cette technologie, étalée sur 35 ans, se veut une solution de rechange à la fission de noyaux d'atomes lourds des centrales nucléaires actuelles, source de déchets.

Depuis son lancement, le projet a vu son coût tripler. Il s'élèverait désormais à plus de 13 milliards d'euros.


Le chantier de construction du réacteur a commencé en août 2010, mais l'obtention d'un premier plasma n'est pas attendue avant fin 2020.

Vendredi, le président de la commission européenne a assisté au coulage du second plancher (un premier plancher reposant sur la roche porte les 493 plots antisismiques) sur lequel sera installé le complexe Tokamak, le cœur du réacteur.

 


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