L'ampoule éternelle est née!

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L'ampoule éternelle est née!

 

Il y a quelques mois, Benito Muros, entrepreneur espagnol, inventeur de l’ampoule « éternelle », « conçue sans obsolescence programmée », a annoncé le lancement d’une version améliorée celle-ci, écrit ABC.es. Elaborée il y a deux ans, l’ampoule IWOP (« I, without opsolescense ») possède un large culot et peut être achetée sur Internet ou dans une boutique de Barcelone au prix de 33,88 euros (TVA comprise). Cette ampoule utilise la technologie LED, elle peut être réparée et sa consommation est de 3,5 Watt pour une luminosité équivalant à celle d’une ampoule de 90-100 Watt.

 

La nouvelle version de l'IWOP est fabriquée en Catalogne : à Gérone, on réalise l’insertion de ses composants, le département Recherche et Développement se trouve à Barcelone et l’assemblage et le stockage sont pris en charge par le département d’Igualada, une commune de la province de Barcelone.

 

Benito Muros est à l’origine du mouvement espagnol « Sin obsolescencia programada » (SOP, « Sans obsolescence programmée ») qui dénonce la manipulation des « fabricants construisant des produits qui durent moins d’années ». Selon lui, l’idée de cette ampoule « éternelle » lui est venue lors d’un voyage aux Etats-Unis où il a pu observer la fameuse « ampoule centenaire» allumée sans interruption depuis plus d’un siècle dans le Parc de Pompiers de Livermore, en Californie, écrivait le quotidien La Vanguardia.

Avec son invention, Muros prétend démontrer que nos appareils peuvent être développés de manière durable en étant réparés ou recyclés. « En Espagne, on jette environ 47 millions d’ampoules par an, la plupart d’entre-elles à basse consommation et dans le monde, ce chiffre atteint les 7.000 millions par an. On peut éviter cette situation grâce à une ampoule réparable et actualisable », affirmait-il dans La Vanguardia.

 

Selon Muros, l’ampoule « éternelle » peut briller entre 80 et 100 ans. Muros explique qu'il a réalisé avec son équipe des tests de simulation temporelle, de chaleur et d’humidité afin de vérifier la résistance de son produit. La durabilité de l'ampoule se devrait aux composants électroniques durables, également utilisés dans le secteur de l’aviation, affirme Muros. Dans les faits, l’économie pour le consommateur serait de 96,5% si l’on compare avec une ampoule incandescente de 100 Watt, de 68% par rapport à une ampoule basse consommation. L'ampoule permettrait également de réduire de 70% les émissions de dioxyde de carbone, ajoute-t-il.

 

Du côté de la communauté scientifique, le scepticisme est de mise car on considère que l’ampoule IWOP possède toutes les caractéristiques du produit miracle. Dans un article de 2012, le journal en ligne suisse « La Méduse » expliquait que cette histoire avait tout l'air d'un buzz. En effet, l’entrepreneur a régulièrement affirmé être menacé de mort pour son invention par « un système qui refuserait que ce produit novateur et éthique ne vienne troubler les plans futurs du néo-libéralisme ». En outre, Benito Muros déclare collaborer avec la documentariste Cosima Dannoritzer, auteure du documentaire « Prêt à jeter » (« Comprar, tirar, comprar »). Toutefois, cette dernière a déclaré au journal La Méduse ne pas le connaître et a affirmé : « « Bien sûr que son ampoule pourrait rester allumée pendant 25 ans, mais ce n’est pas la seule ! Toutes les ampoules LED ont, en théorie, cette durée de vie ! ».

 

Enfin, malgré les critiques reçues à l’égard de son produit, Benito Muros a terminé parmi les finalistes du Prix des Entrepreneurs 2014 en Espagne (Premio Emprendedores).

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Noël 2015 : une sacrée gueule de bois pour la planète

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Noël 2015 : une sacrée gueule de bois pour la planète

 

 

Noël est terminé et la Terre se réveille avec une gueule de bois monumentale, bien plus importante encore que l'année passée :

Entre le  24 et le 25 décembre  l’obèse en rouge aura émis en moyenne soixante-dix millions de tonnes de CO2 soit l’équivalent des émissions totales du Qatar sur une année.

Les quelque trois cent vingt-et-un mille tonnes de jouets auront parcouru cent quatre-vingt-seize millions de kilomètres.

 

La production des matières premières à leur distribution, l’ensemble des présents que les enfants retrouvent au pied du sapin ont généré un peu plus de soixante-huit millions de tonnes d’émissions de CO2, dont neuf cent quatre-vingt-trois mille ont été rejetées par les usines.

Quant à l’emballage papier utilisé pour confectionner les paquets cadeaux, il engendre à lui seul une émission de deux cent quatre-vingt-quatre mille tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

 

En plein bouleversement climatique a-t-on le droit d’agir ainsi ? Noël ne serait elle  pas la fête de trop ? Combien de Noël la Terre pourra encore supporter ?

Afin d'illustrer mon propos et à titre d’exemple, en octobre on recule d’une heure afin de faire des économies d’énergie et un mois plus tard les villes et villages s’illuminent  pour Noël faisant ainsi grimper la consommation énergétique ! C’est incompréhensible.

 

Il est temps de se questionner sérieusement sur l’empreinte écologique titanesque de cette fête qui en plus d’être consommatrice de ressource n’a plus rien à voir avec ses origines chrétiennes. Il est juste question ici d’une surconsommation capitaliste et je dirais même, d’une frénésie d’achat.

 

Nous avons en tant qu’être humains des responsabilités énormes. Nous vivons sur une planète surpeuplée, polluée, saccagée où les valeurs ancestrales ont cédées leur place au dieu argent. Nous partageons tous ensemble cette planète et nous agissons comme si demain n’existait pas, en ne se souciant absolument pas de nos enfants qui eux vraisemblablement vivront dans des bulles ou des bunkers car leurs parents auront été trop immatures en voulant « capter cet instant présent ». Le carpe diem a ses limites.

 

Nos pensées et nos actes présents ont des répercussions sur l’avenir et continuer à célébrer des fêtes de Noël de cette manière c’est faire un doigt d’honneur à nos enfants car le plus beau cadeau qu’on pourrait leur offrir serait un monde sain et non des cadeaux en plastique fabriqués par des inconnus en état de semi esclavage à l’autre bout du continent asiatique.

 

 

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NON à la ferme-usine des mille porcs à Chabottes!

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NON à la ferme-usine des mille porcs à Chabottes!

 

 

Un nouveau bâtiment d'engraissage industriel s'apprête à voir le jour au printemps 2016. Ces cochons seront élevés sans jamais voir le soleil des Hautes Alpes, ils vivront entassés sur des caillebotis dont il faudra couper la queue pour ne pas qu'ils se la mangent entre eux, des Cochons qui recevront des antibiotiques pour ne pas tomber malades, et qui recevront sans doute des antidépresseurs pour supporter de vivre comme cela...

 

Mais des Cochons qui auront l'honneur d'avoir l'appellation " Cochon de Montagne " à leur sortie de l'Abattoir. Quelle belle vie !Quelle belle mort ! La capacité du bâtiment sera de 1072 porcs! Ils seront engraissés en moins de 6 mois, cela fera plus de 2500 porcs par an. L'exploitaton aura lieu sur la commune de Chabottes, à 150m de la première maison du hameau de Chabottonnes. D'autre part, cette usine ne créera aucun emploi, elle ne valorisera pas la vallée du Champsaur, lieu touristique d'importance dans le département des Hautes-Alpes... Bien au contraire : elle aura un impact négatif sur l'attractivité de la vallée et sur le tourisme qui est le poumon de l'économie locale.

 

À proximité du site, se trouve une miellerie avec son petit magasin, des gîtes en activité, des chambres d'hôtes, une colonie de vacances, un petit hameau en pleine expansion dont la population de résident principal a doublé en quelques années ( 68 personnes en 1998 contre 124 en 2015 ).

 

Le lisier produit par les cochons sera épandu dans 5 communes du Champsaur ( Chabottes, Buissard, Ancelle, St Léger et St Jean St Nicolas ), polluant ainsi les sols en les saturant de nitrates, de médicaments qu'auront ingérés les cochons. Polluant également l'eau jusqu'à la nappe phréatique, dont dépendent des dizaines de milliers de personnes. Ce projet n'a pas de sens, ce type d'élevage est inadapté à une époque où nous cherchons à manger de manière plus saine et raisonnée.

 

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Solaire : la France inaugure la plus grande centrale d’Europe

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Solaire : la France inaugure la plus grande centrale d’Europe

 

 

Neoen, une PME contrôlée par Jacques Veyrat, inaugure mardi une installation solaire photovoltaïque de 260 hectares. L’électricité produite sera vendue à 105 euros le mégawattheure.

 

En plein cœur de la COP 21, Xavier Barbaro, le PDG de Neoen, sera particulièrement à l’honneur ce mardi 1er décembre. La PME française contrôlée par Impala, le holding de Jacques Veyrat, s’apprête à inaugurer à Cestas, près de Bordeaux, la plus grande centrale solaire photovoltaïque d’Europe. Tout le « gratin » de la région sera là, à commencer par le président du Conseil Régional d’Aquitaine, Alain Rousset. L’installation est immense. Composée d’un million de panneaux solaires accolés les uns aux autres, elle s’étend sur 260 hectares -l’équivalent de 350 terrains de football. Sa puissance installée, 300 mégawatts crête (MWc), lui permettra de produire en moyenne 350 gigawattheures (GWh) par an, l’équivalent de la consommation moyenne de 50.000 foyers. C’est gigantesque. La centrale est directement reliée au réseau de transport de l’électricité.

 

L’une des centrales les plus rentables dans l’Hexagone

 

Conçue il y a deux ans et demie, cette centrale géante fait figure de vitrine aux yeux du monde entier. « Elle a été visitée par des délégations du Mozambique, de l’Australie, de chine, d’Egypte, etc », affirme Xavier Barbaro. Avec un tarif de vente de son électricité à EDF de 105 euros le MWh pendant 20 ans, elle figure parmi les centrales les plus rentables en fonctionnement dans l’Hexagone. Ce tarif reste supérieur au prix de l’électricité sur le marché en France (moins de 40 euros/MWh), mais il est emblématique de la forte baisse des prix du solaire ces dernières années.

 

« Dans une première version du projet, en 2010, nous arrivions à un prix de 300 euros  », indique Xavier Barbaro. Le groupe a bénéficié de la chute du prix des panneaux, qui ont été divisés par trois en cinq ans, mais pas seulement. « Nous avons revu le design du parc pour optimiser l’occupation de l’espace et augmenter sa densité, réorganisé le chantier, etc  », explique-t-il.

 

Celui-ci a démarré il y a à peine un an. Neoen a utilisé des panneaux construits par des groupes chinois (Yingli, Trina Solar et Canadian Solar), mais il a choisi des groupes français pour l’installation et les systèmes électriques : c’est Clemessy, une filiale d’Eiffage, qui a piloté le génie civil. Eiffage a fourni le câblage et Schneider Electric les onduleurs. « Les acteurs français ont un vrai savoir-faire et sont très compétitifs », dit-il. « Dans des centrales au sol de cette taille, le panneau représente environ 45 % du coût final  ». Pour financer l’investissement, de 360 millions d’euros au total, Neoen a réuni autour de lui huit partenaires : des fonds d’infrastructures comme Acofi, Morova, Omnes, ou le suisse KKB.

 

« Un tremplin à l’export »

 

« Cestas est un tremplin à l’export pour Neoen et pour ses partenaires Eiffage et Schneider  », affirme Xavier Barbaro. Et ce d’autant qu’en deux ans et demie, les prix de l’électricité photovoltaïque ont encore beaucoup baissé, y compris en France : dans le dernier appel d’offres lancé par le gouvernement, plusieurs développeurs ont proposé des prix de 70 euros/MWh. Dans le monde, le record a été atteint par la société saoudienne Acwa Power, qui a remporté il y a un an un appel d’offres sur la base d’un prix de 58,5 dollars/MWh (55 euros au cours actuel), à Dubaï.


Source : les échos

 

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