11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 14:23

Une bonne nouvelle en demi teinte

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Le groupe américain maintient toutefois la demande de renouvellement de l'autorisation pour le maïs MON810, seul OGM actuellement cultivé dans l'UE.

 

Le groupe américain Monsanto a décidé de retirer toutes ses demandes d'autorisation de culture d'OGM dans l'UE, à l'exception du maïs MON810, a annoncé jeudi à l'AFP un de ses porte-parole en Europe. L'information a été confirmée par la Commission européenne qui a dit "prendre note de cette décision".

"Monsanto ne va plus demander d'autorisation de culture pour de nouveaux OGM en Europe et va se concentrer sur sa capacité d'importer des OGM dans l'UE", a annoncé dans un communiqué Brandon Mitchener, représentant de Monsanto en Europe. Le groupe américain maintient toutefois la demande de renouvellement de l'autorisation pour le maïs MON810, seul OGM actuellement cultivé dans l'UE, principalement en Espagne et au Portugal.

 

Le groupe avait présenté une demi-douzaine de demandes d'autorisation de culture pour d'autres OGM, essentiellement des semences de maïs et un soja. Il avait déjà fait part fin mai de son intention de retirer ses demandes pour la culture en raison de l'opposition croissante de l'opinion publique. Les organisations écologistes Greenpeace et Friends of the Earth ont salué cette "retraite" de Monsanto, mais laissé entendre qu'ils n'étaient pas dupes des intentions du groupe américain de continuer à commercialiser ses OGM en Europe.

 

Aucune majorité qualifiée

 

"Monsanto considère l'UE comme un territoire perdu pour la culture. Mais le groupe va continuer à les cultiver ailleurs et à inonder l'UE, qui est dépendante de l'extérieur pour son approvisionnement en protéines végétales d'alimentation de ses troupeaux. Ce n'est pas plus compliqué que ça", a commenté auprès de l'AFP une source communautaire. Monsanto, comme les autres géants de l'agrochimie, multiplie les demandes d'autorisation pour la commercialisation d'OGM dans l'UE. Le groupe a trois demandes en discussion, dont le SmartStax, un maïs OGM mis au point avec DowAgroScience. Une cinquantaine d'OGM ont déjà été homologués pour être utilisés dans l'alimentation animale et humaine dans l'UE.

 

Le processus d'évaluation pour les demandes d'autorisation de culture et de commercialisation d'OGM se déroule en quatre temps : consultation de l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) sur les risques pour la santé, demande d'autorisation aux États sur la base d'un avis favorable de l'EFS, et procédure d'appel si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les États. Si cette situation perdure, la décision finale revient à la Commission européenne. À ce jour, l'EFSA n'a jamais rendu un avis négatif et aucune majorité qualifiée n'a jamais été trouvée entre les États pour interdire ou autoriser un OGM. Toutes les autorisations de commercialisation ont en conséquence été promulguées par la Commission.

 

 


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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 13:42

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15 000 tonnes de miel ont été produites l'année dernière, un niveau historiquement bas, rapporte RTL. Les populations d'abeilles sont notamment particulièrement touchées par les pesticides.


2013, année noire pour les agriculteurs français, dont la production atteint des chiffres historiquement bas. L'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) s'inquiète notamment de l'effet nocif des pesticides sur les populations d'abeilles. Un apiculteur venu de la région Rhône-Alpes expliquera notamment ce mardi à Paris comment il a perdu la totalité de sa population d'abeilles en un an.


15 000 tonnes de miel seulement ont été produites en 2013, soit "la récolte la plus faible jamais connue en France", rapporte RTL. Principales causes de l'hécatombe citées par les apiculteurs: les grandes cultures -la radio nationale cite l'exemple d'"un champ de maïs immense sans aucune autre fleur-, les parasites et les pesticides.

Face à cette baisse inquiétante de la production, les apiculteurs demandent de l'aide au gouvernement et en appellent également aux agriculteurs, qui ont eux aussi besoin d'abeilles pour polliniser leurs cultures.


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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 15:35

Imaginez que, de même qu’il est possible d’acheter ses meubles en kit et de les monter soi-même, il soit possible de construire sa propre voiture. Avec le modèle Tabby, c’est le pari résussi d’OSVehicle, une startup italienne qui cherche à se faire une place sur le tout jeune marché de la voiture électrique. La Tabby est un concept « open-source » : les plans du véhicule ont été mis en ligne, OSVehicle cherchant ainsi à obtenir des recommandations de la communauté des acheteurs et des bricoleurs. Le kit de montage n’est composé que des parties les plus importantes de l'auto, ce qui le rend relativement économique. Il comprend quatre roues, deux ou quatre sièges et un volant monté sur un châssis nu.

 

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Selon les promoteurs de la Tabby, elle est aussi facile à monter… qu’un meuble Ikéa. Chez OSVehicle, on affirme qu’il ne faut pas plus d’une heure pour assembler la voiture, sachant que les ingénieurs de la startup y parviennent en 40 minutes.

Un modèle spécifique, l’Urban Tabby, est également doté d'une carrosserie primitive qui pourrait lui permettre d’être autorisée à circuler sur les routes. OSVehicle affirme qu’elle a l’intention de proposer plusieurs options pour le moteur : 3 moteurs électriques (4-kilowatts, 8 kW, et 15 kW), 2 moteurs essence (50 centimètres cubes ou 250 cc) et même un moteur hybride avec un moteur essence 250 cc couplé à un moteur électrique de 15 kW. L’ensemble coûterait environ 4000 dollars (environ 3000 euros).

Ce concept de véhicule électrique en open source restera probablement marginal sur le marché automobile, mais il fournit peut-être une vision de ce que pourrait être le futur du transport personnel.

Lors de sa venue au Salon Automobile de Detroit en janvier dernier, Alan Mulally, le CEO de Ford, a fait part de sa perception de ce que pourrait être l’avenir automobile. Il croit qu’il y aura de plus en plus de villes, et qu’elles seront de plus en plus grandes. « La mobilité personnelle va devenir d’une importance toujours croissante pour un style de vie acceptable dans les grandes villes » a-t-il dit.

Petite, bon marché, et personnalisable, la Tabby présente donc les qualités cruciales qui lui permettraient de s’adapter facilement aux futures conditions de circulation, probablement de plus en plus urbaines et congestionnées. 

 

 

 

Pour en savoir plus : http://www.osvehicle.com/

 

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 07:38

article pesticide

 

L'association écologiste Greenpeace a mené samedi une action d'information dans une vingtaine de supermarchés en France pour alerter les consommateurs sur les dangers des OGM et des pesticides "tueurs d'abeille".

Cette initiative visait à promouvoir le lancement d'un guide précisant la situation de 150 marques et de 300 produits alimentaires par rapport à la présence possible de l'un ou l'autre de ces composants.


"Nous voulons que l'agriculture écologique devienne la norme et pour cela, impliquer les consommateurs afin qu'ils puissent choisir en connaissance de cause", a expliqué à des journalistes Magali Martin, qui conduisait l'opération menée au Super U d'Hoenheim (Bas-Rhin), dans la périphérie de Strasbourg.

Bien que n'ayant pas été annoncée, l'intrusion pacifique de la dizaine de militants venus distribuer leurs fascicules en arborant, sur des affichettes, le slogan "Produits de l'agriculture toxique, ouvrez l'oeil!", a été accueillie avec bienveillance par les responsables de la grande surface.


"Tout ce qui touche à l'écologie, aujourd'hui, on ne peut qu'être pour", a reconnu le directeur Daniel Arnold. "Mais j'ai 17.000 clients par semaine. Ce sont eux qui décident et après eux, les industriels."

La réglementation européenne impose l'indication de la présence d'OGM dans un produit alimentaire dès qu'elle dépasse le seuil de 0,9%, mais Greenpeace dénonce le fait qu'elle ne dise rien des produits animaux issus de bêtes elles-mêmes nourries avec des OGM.


Quant aux pesticides incriminés, ils sont pour certains autorisés, pour d'autres en voie d'interdiction ou font l'objet de batailles juridiques entre les fabricants, les syndicats d'apiculteurs et les autorités européennes.

Le classement de Greenpeace, qui porte moins sur la présence de ces substances que sur la capacité du fabricant à en garantir l'absence, se fonde sur les réponses apportées par les marques à un questionnaire. L'association se réserve le droit de vérifier leurs dires par des analyses.


"57% des marques ayant répondu se fournissent en produits issus de l'agriculture toxique. Plus de la moitié des marques interrogées ont aussi préféré ne pas répondre à ce questionnaire", souligne-t-elle dans un communiqué.

Parmi les groupes de distribution, Casino, Carrefour, Intermarché et Auchan ont joué le jeu concernant leurs marques propres mais Leclerc a refusé.

Une majorité des marques ayant répondu ont toutefois engagé une démarche visant à garantir l'absence d'au moins un des composants dénoncés par Greenpeace.

 

 


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