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Le réchauffement climatique freiné par la dernière décennie

Publié le par Gerome

Selon une nouvelle étude, les températures pourraient moins grimper dans les prochaines années que redouté...

 

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Les études sur le climat soufflent le chaud et le froid sur la planète. Selon une équipe internationale de chercheurs, les températures pourraient moins augmenter que ne le prévoyait le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec). Du moins à court-terme : alors que le Giec tablait sur une hausse de 1 à 3°C dans les prochaines décennies, l'article publié dans Nature Geoscience limitent le réchauffement à une fourchette de 0,9 à 2°C.


«Les modèles qui tablent sur les températures les plus élevées à moyen terme semblent incohérents avec les données de la dernière décennie», explique Alexander Otto, de l'université d'Oxford, à la BBC. Selon son équipe, le réchauffement devrait être inférieur de 20% à ce qu'avait prévu le Giec. Mais attention, cela ne vaut que pour les prochaines années: à long-terme, les prévisions du panel de référence restent valables. Les chercheurs justifient cet écart par le fait que la chaleur émise lors depuis la fin des années 1990 a été absorbée par les océans. Une estimation jugée hasardeuse par d'autres climatologues, qui rappellent que la capacité de stockage du CO2 par les eaux du globe ne sont pas illimitées. Quoi qu'il en soit, une chose met tout le monde d'accord: les températures terrestres vont augmenter, à court-terme et à long-terme.

 

 

 

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Indonésie: Malgré un moratoire d'interdiction de défrichement, la forêt a perdu 450 000 hectares en 2011

Publié le par Gerome

L’Indonésie vient de décider de prolonger de deux ans son moratoire sur les permis de défrichement. Mais cette décision est loin de satisfaire les écologistes qui soulignent que l’interdiction ne concerne toujours pas les permis émis avant l'adoption du moratoire entré en vigueur en 2011.

 

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Mercredi, l’Indonésie a décidé de prolonger de deux ans le moratoire adoptée en 2011 pour réguler la déforestation, a indiqué dans un communiqué le bureau du président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono. Cet archipel abrite à lui seul le troisième bassin de forêts équatoriales dans le monde (après le Brésil et la République démocratique du Congo), d’où l’importance de cette décision qui interdit la mise en place de nouveaux permis de déboisement et d’exploitation des forêts primaires et des tourbières.

Il faut dire que, d’après les Nations unies, la déforestation représente 70% des émissions de l'Indonésie, 18e économie mondiale mais troisième émetteur de CO2. C’est la raison pour laquelle le moratoire annoncé en 2011 par le président Yudhoyono était une importante avancée qui donnait au pays un moyen de respecter ses engagements : réduire les émissions de CO2 d'au moins 26% d'ici à 2020.

L’arrêt de délivrance des nouveaux permis allait alors de paire avec un accord conclu avec la Norvège qui s'engageait à consacrer jusqu'à un milliard de dollars au programme REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts).

 

Un tableau en demi-teinte

 

Selon le ministère des Forêts indonésien, le moratoire a réussi à réduire le rythme de la déforestation, la faisant passer de 1,125 millions d'hectares par an en moyenne (entre 2000 et 2010) à environ 450.000 hectares (en 2011). Néanmoins, les écologistes contestent ces chiffres estimant que "les sociétés et les gouvernements locaux ont trouvé toutes sortes de façons de contourner l'interdiction", comme le souligne Zenzi Suhadi, de l'ONG Friends of the Earth.


 Ils regrettent également que le moratoire ne concerne toujours pas les permis émis avant son adoption en mai 2011, ce qui est considéré comme un échec par un ensemble d'organisations emmenées par Greenpeace. Un porte-parole de l’ONG a souligné, au début du mois, que le gouvernement indonésien "n'a pas réussi à faire cesser l'attribution de nouveaux permis. Aucune action n'est prise pour le faire appliquer".

 

Des forêts sans protection

 

L'actuel moratoire laisserait ainsi "près de la moitié des forêts primaires et des tourbières sans aucune protection", selon Greenpeace. Le projet dans la province d'Aceh (nord-ouest) visant à faire approuver la déforestation d'une région d'environ un million d'hectares est tout particulièrement montré du doigt. D’autant que les forêts primaires indonésiennes abritent certaines des espèces animales parmi les plus menacées de la planète, comme les orangs-outans ou les éléphants et tigres de Sumatra.


Sur ce dossier précis, le gouvernement indonésien indique que "seuls" 200.000 hectares de forêts sont concernés et que ce projet ne va pas à l'encontre du moratoire puisqu’il s'agit de la réactivation d'anciens permis d'exploitation. Un argument qui sans surprise, ne fait qu'alimenter les critiques des écologistes.

 

 


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Les Indiens se révoltent à nouveau contre le chantier de Belo Monte

Publié le par Gerome

Le chantier de l’usine hydroélectrique de Belo Monte, construite sur le fleuve Xingu, à Altamira (à 900 km de Belém), est occupé depuis quelques jours par près de 200 Indiens. L’occupation du site de Belo Monte a obligé près de 6 000 employés de CCBM (Consortium Constructeur de Belo Monte) à arrêter le travail.

 

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Bien que la Police Militaire ait donné l’ordre de retirer les Indiens du chantier, aucune action n’a pour le moment été menée en ce sens. La police était apparemment au courant de l’arrivée des Indiens mais elle n’a pas réussi à éviter l’occupation.


Les Indiens veulent être consultés


Des Indiens riverains des fleuves Xingu, Tapajós et Teles Pires, qui seront affectés par la construction de Belo Monte, demandent la suspension des travaux et des études supplémentaires sur les impacts environnementaux avant la construction des barrages, ainsi qu’une consultation préalable des peuples indigènes. Les manifestants exigent également le retrait des troupes militaires qui se trouvent sur leurs terres, à Belo Monte.

« Vous devez arrêter tous les travaux et les études, ainsi que les opérations policières sur les fleuves Xingu, Tapajós et Teles Pires. Nous souhaitons dialoguer, mais vous ne nous laissez pas parler. C’est pourquoi nous occupons votre chantier. Vous devez simplement tout arrêter et nous écouter », extrait de la lettre adressée au gouvernement fédéral.


D’après le Mouvement Xingu Vivo Para Sempre (Xingu vivant pour toujours), des représentants de huit peuples occupent le chantier, ainsi que des pêcheurs et des riverains. Tous ont cosigné une lettre expliquant leur mouvement. Ils affirment que l’occupation est à durée indéterminée, et qu’elle ne sera levée que lorsque le gouvernement fédéral aura répondu aux revendications présentées.


La construction va affecter 24 000 personnes


Le MPF (Ministère Public Fédéral) a demandé une étude sur la construction de Belo Monte. Il y a un an, un rapport de l’Institut de Technologie de l’UFPA (Université Fédérale du Pará), a montré que la construction de l’usine hydroélectrique de Belo Monte allait affecter 25 400 personnes, soit 9 000 familles de plus que ce que prévoyait le rapport d’impacts environnementaux du projet élaboré par la société Norte Energia, consortium formé par la compagnie nationale d’électricité Eletrobras et des entreprises privées brésiliennes.


La hausse du nombre d’indemnisations va faire augmenter le prix de la construction de l’usine de Belo Monte. D’après le MPF, Belo Monte est le projet le plus cher du Brésil, avec 30 milliards de reais d’investissements prévus, soit 11,5 milliards d’euros.

 


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26 éléphants massacrés dans une réserve classée au patrimoine mondial

Publié le par Gerome

Au moins 26 éléphants ont été massacrés lundi par des braconniers dans le site classé au patrimoine mondial de l'humanité de Dzanga Bai, au sud-ouest de la Centrafrique, selon un communiqué du WWF vendredi.

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"Au moins 26 éléphants ont été massacrés (...) après l'entrée de 17 individus armés de kalachnikov dans cette réserve unique d'éléphants", rapporte l'ONG. Les braconniers "se sont présentés comme faisant partie des forces du gouvernement de transition (Séléka)", au pouvoir depuis six semaines, ajoute l'ONG. 

Mardi, le WWF avait déjà alerté les médias de la présence de ces braconniers dans le parc, appelant "la communauté internationale à aider à rétablir la paix et l'ordre en République centrafricaine qui a été secoué par la violence et le chaos depuis le début de l'année" et à aider "à préserver ce site unique du patrimoine mondial". 

L'Afrique centrale est régulièrement frappée par des opérations de braconnage. En février 2012, au moins 300 éléphants ont été tués pour leur ivoire dans le parc national de Bouba N'Djidda (nord du Cameroun).

 


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Les oiseaux migrateurs menacés par la montée des océans

Publié le par Gerome

Une étude réalisée sur les flux des vols migratoires entre la Russie et l’Asie révèle que la montée des océans fait peser une menace plus grande que prévue sur les oiseaux migrateurs. Les espèces marines pourraient être les plus sévèrement touchées car leurs aires de reproduction seront submergées.

 

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Parmi les nombreuses catastrophes qu’entraînera dans les prochaines années la montée des océans due au réchauffement climatique provoqué par l’Homme, se trouve la menace qui pèse sur les oiseaux migrateurs. Ce sont plus particulièrement les espèces marines qui risquent d’être affectées, la montée des eaux devant détruire leurs aires de reproduction.


L’étude à l’origine de ces prévisions s’est basée sur une nouvelle modélisation mathématique. Elle montre que les flux migratoires se réduisent beaucoup plus vite que l’habitat perdu des dix oiseaux migrateurs côtiers utilisant la route Asie de l'Est-Australasie. Ainsi, les scientifiques relèvent "que si la montée des océans inonde entre 23 et 40% de l'estran [zone littorale couverte par la marée] sur leurs routes migratoires, elle entraîne une réduction de flux de population pouvant atteindre 72%".


 Or, on observe déjà que certaines zones possèdent une fréquentation inférieure de 30 à 80%. "Ces zones humides sont extrêmement vulnérables à la montée des océans et pourraient être perdues dans quelques décennies. Si les oiseaux ne peuvent plus y faire étape pour 'faire le plein', ils sont incapables de terminer leur voyage vers leurs lieux de nidification", explique le chercheur Richard Fuller cité par l'AFP.


Au sein des espèces les plus menacées, on compte la barge rousse, le bécasseau cocorli, le bécasseau de l'Anadyr, le chevalier de Sibérie, le pluvier de Mongolie ou encore le bécasseau maubèche.

 

 


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