Un jeune ingénieur présente sa « douche infinie » écologique

Publié le par Notre Terre

Un jeune ingénieur présente sa « douche infinie » écologique

 

 

Que vous y restiez une minute ou une heure, cette douche révolutionnaire consommera la même quantité d’eau et pas une goutte de plus. Une création extraordinaire qu’on doit à un jeune finlandais qui teste en ce moment son idée en France, dans le cadre de la COP 21. Histoire d’une idée simple qui change le monde.

 

Les occidentaux nagent dans son apparente abondance, mais à l’échelle du monde, l’eau est une ressource rare et son manque est déjà à l’origine de violences dans certaines régions. Alors que nous gaspillons plus de 60 litres d’eau par douche, cette invention incroyablement simple pourrait remettre les pendules à l’heure et nous éviter un gaspillage colossal ici comme partout ailleurs.

 

Jason Selvarajan, un ingénieur finlandais de 29 ans, y songe depuis qu’il est adolescent. Dix ans plus tard, diplôme en poche, il crée une douche capable de récupérer l’eau en temps réel pour éviter son gaspillage. C’est dans son garage que l’écologiste a monté son premier prototype, avec les moyens du bord. « Certes, des tests supplémentaires sont encore nécessaires. » explique-t-il. « Mais jusqu’à présent tous ceux menés, même avec l’utilisation de savons, ont donné des résultats largement satisfaisants en matière de pureté de l’eau. »

 

En Août de cette année, le jeune homme présentait son prototype dans le cadre de l’aventure POC21. Le proof of concept 21, en référence à la conférence sur le climat COP21 qui se tiendra à Paris en décembre prochain, fut organisé par les collectifs Ouishare et Openstate dans une optique de promouvoir des solutions « libres » et résilientes en matière de transition écologique. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette douche atteint l’objectif fixé. Son prototype de douche infinie a fait, sans surprise, l’unanimité aux côtés de 11 autres projets.

 

La ShowerLoop, comme son nom l’indique, crée un cycle sans fin, récupérant l’eau du bac de douche qui sera réinjectée dans le circuit pendant toute la durée de la séance. Les maniaques de la propreté peuvent se rassurer, l’eau est tout aussi propre du premier au dernier passage. Ce, grâce à une filtration en temps réel. Pas moins de 5 filtres sont nécessaires pour rendre l’eau entièrement propre, dont du sable, du charbon actif et une lampe UV. En fin de douche, il suffit d’évacuer les eaux usées normalement. Les filtres sont à remplacer une fois par an, pas plus.

 

En pratique, 10 litres d’eau suffisent pour activer le cycle, soit jusqu’à 90% d’économie sur une douche traditionnelle. Par ailleurs, l’énergie nécessaire pour chauffer l’eau est en partie conservée par le système, ce qui, de-facto, réduit la facture énergétique de 70% selon l’inventeur. Enfin, les filtres offriraient une eau encore plus propre qu’à sa première sortie des canalisations. Toutes saletés, germes éventuels et présence chlore sont éliminés dès le premier passage.

 

Si de pareils systèmes existent déjà ailleurs sous formes de prototypes, l’invention de Jason Selvarajan est disponible en Open Source (libre partage) pour le plus grand bonheur de l’humanité (et surtout des bricoleurs). Néanmoins, nombre de consommateurs restent frileux à l’idée d’investir dans une douche sans fin. Pourquoi ? La réponse est peut-être dans les mentalités des consommateurs plus que dans la technique elle-même. Peut-être faudra-t-il attendre que l’eau de ville (potable, rappelons-le) soit si onéreuse que ce type de procédé devienne une obligation économique.

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Fairphone, le téléphone équitable, récolte 9 millions d’euros de fonds participatifs

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Fairphone, le téléphone équitable, récolte 9 millions d’euros de fonds participatifs

En dehors de vivre sans téléphone, ce que peu semblent enclins à concéder, le Fairphone est sans doute l’alternative la plus « éco-équitable » qui existe à ce jour en matière de smartphone. La seconde version du téléphone, lancée cet été, semble avoir conquis son public. La campagne de crowdfunding lancée cet été a généré près de 9 millions d’euros !

 

Les grandes marques de la téléphonique peuvent trembler, les alternatives à ce secteur, réputé pour ses impacts écologiques et l’esclavagisme moderne, remportent un succès grandissant. C’est du moins ce que semble démontrer l’aventure Fairphone, le premier téléphone alternatif conçu par une entreprise sociale Néerlandaise. Après un premier succès en 2013 avec 60 000 téléphones distribués, la petite société avait annoncé le 16 juin dernier la sortie d’une nouvelle version, plus performante et plus engagée encore.

 

Après deux mois de financement participatif, le succès fut à nouveau au rendez-vous. Plus de 17 000 consom’acteurs ont participé à l’opération en pré-commandant un Fairphone 2, générant plus de 9 millions d’euros de fonds. Une somme largement suffisante pour remplir les engagements de l’équipe Fairphone, à savoir l’investissement dans une technique de production équitable pour les travailleurs depuis l’extraction jusqu’à l’assemblage. Car c’est tout l’intérêt de la chose : démontrer qu’il est possible de produire une technologie de manière juste en limitant les externalités négatives de manière significative.

 

En matière de service après vente, le Fairphone 2 est conçu de manière modulable afin d’être totalement réparable. Grâce à des tutoriels gratuits et la vente facilitée de pièces détachées, il sera simple de réparer son smartphone pour lui donner une meilleure longévité. De quoi satisfaire nombre de « consommateurs responsables » qui aiment faire durer le plaisir. Restera à lutter contre l’obsolescence perçue, irrationnelle par nature, qui nous pousse à rester au top de la mode. En outre, Fairphone prévoit de collaborer avec des développeurs pour offrir aux utilisateurs un choix et un contrôle plus importants sur leur système d’exploitation.

 

« Ensemble, avec notre communauté, nous changeons la manière dont les choses sont produites ! » expriment les responsables du projet. Pour Fairphone, ça passe notamment par une transparence totale, avec les bons, comme les moins bons côtés d’une fabrication. Ainsi, sur leur site, on peut découvrir des photographies des usines, des travailleurs, des lieux d’extractions de minerais, des laboratoires, etc… Un pari risqué que l’entreprise sociale, droit dans ses bottes, n’a pas peur de prendre. Reste à observer l’évolution de l’idée sur le long terme, si les consommateurs osent l’aventure. Loin d’être un objet de grande consommation, leur téléphone n’est disponible que dans leur e-boutique jusqu’à épuisement du quota. Plus de détails sur le site officiel.

 

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Collecte de pesticides : botanic remet ça cet automne 2015 !

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Collecte de pesticides : botanic remet ça cet automne 2015 !

 

 

Les 25 et 26 septembre et les 3 et 4 octobre, botanic renouvelle sa collecte nationale « Passons-nous des pesticides ».

Deux week-ends pour se débarrasser de ses pesticides

La LPO est partenaire de botanic® dans le cadre du programme Refuges LPO. Seule enseigne de jardinerie à avoir retiré les pesticides et engrais chimiques de tous ses magasins, les jardineries botanic® invitent les Français à venir déposer les pesticides dont ils souhaitent se débarrasser, dans l’un des 65 magasins de l’enseigne, les week-ends du 25 et 26 septembre et du 3 et 4 octobre 2015.

 

Ces produits, une fois collectés, seront acheminés vers des centres de traitement agréés et éliminés. En échange des produits rapportés, botanic® offrira un bon d'achat de 5 € (valable à partir de 35 € d'achat sur les rayons jardin et le marché bio, voir conditions en magasin ou sur www.botanic.com).

Cette opération exceptionnelle a pour objectif d'agir concrètement et de proposer à un large public de jardiner au naturel en se débarrassant des pesticides chimiques.

Avec la mobilisation de plus de 5 000 personnes, botanic® totalise déjà 15,6 tonnes de pesticides rapportées et supprimées grâce à cette collecte qui se déroule deux fois par an.

 

Les Refuges LPO

 

Pour rappel, la LPO développe à travers le programme Refuges, une initiative valorisant l'engagement volontaire des particuliers, collectivités locales, entreprises et établissements. Avec plus de 17 500 propriétaires de Refuges, le réseau Refuges invite à respecter une charte de bonnes conduites et notamment à ne pas utiliser de produits phytosanitaires (principe n°2 de la charte). Devenez un Biodiv'acteur de terrain en rejoignant le premier réseau de jardins écologiques en France !

 

 

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Le nombre de déchets spatiaux en orbite a atteint un seuil critique

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Le nombre de déchets spatiaux en orbite a atteint un seuil critique

 

 

Le scientifique qui avait prévu à la fin des années 1970 le danger que ferait peser les collisions de déchets spatiaux, estime que l'on a atteint aujourd'hui le "seuil critique".

 

L'un des éléments du scénario du film Gravity est de plus en plus plausible. "Nous avons atteint ce que nous appelons la 'densité critique', celle où il y a tant de grands objets dans l'espace qu'ils entrent en collision les uns avec les autres et créent, par effet domino, de nouveaux débris qu'on ne peut éliminer", avertit le scientifique Donald Kessler, ancien responsable du bureau des débris orbitaux de la Nasa. 

 

Comme on le voit dans Gravity, plus que leur taille, c'est leur vitesse qui rend ces débris si dangereux. A 300km de la surface du globe, les objets peuvent se déplacer à plus de 28 000 km/h. Aujourd'hui, la Nasa dépense près de 7 million de dollars par an pour tenter d'éliminer ces fameux débris, selon le site MarketPlace. 

 

Plus d'un million de déchets spatiaux tournent actuellement autour de la Terre, précise le site Business Insider qui révèle que Donald Kessler a renoncé à sa retraite pour reprendre du service face à ce danger. "Environ 23 000 de ces objets ont au moins la taille d'une grosse balle de baseball." 

 

Une menace pour les satellites de communication

 

Donald Kessler est l'homme qui a théorisé, en 1978, le risque de "densité critique" et lui a donné son nom: on parle de "syndrome de Kessler. Le scientifique craint qu'au-delà d'un certain seuil, l'augmentation des débris freinera l'exploration spatiale et mettra en danger les satellites artificiels sur certaines orbites. 

 

Ce qui posera un sérieux problème dans les orbites entre 900 et 1000 km au dessus de la terre, où circulent la plupart des satellites de communications, ceux qui pilotent nos GPS et nos télévisions" a expliqué Donald Kessler. "Sans ces engins dans l'espace, beaucoup de choses que les gens prennent pour acquis seraient menacées de disparition." 

Source : l'express

 

 

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