31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 06:39
Etats-Unis: 600 bébés tortues relâchés dans l'océan Atlantique

 

 

Un retour dans leur milieu naturel. Plus de 600 bébés tortues caouanne ont été, ce mardi, relâchés dans l’océan Atlantique, à Boca Raton dans l’Etat de Floride (États-Unis), rapporte Associated Press (AP). Un projet rendu possible grâce à une opération conjointe des gardes-côtes et du centre Gumbo-Limbo Nature, engagé dans la défense de l’environnement.

 

Des animaux désorientés par la lumière artificielle

 

Perdus, les bébés tortues n’étaient pas parvenu à regagner la mer après être sortis de leur œuf, comportement d’habitude instinctif. Coincés dans des morceaux de sacs en plastiques, les animaux avaient été repêchés par les gardes-côtes. D’après David Anderson, un spécialiste du centre, il arrive que les bébés tortues, lorsqu’ils sont désorientés par la lumière artificielle, nagent de manière « folle », ce qui les rend incapables de ramper hors du nid.

 

En joignant les efforts, les chances pour les tortues d’atteindre l’âge adulte sont multipliées, permettant aux animaux de vivre près de 25 ans, conclut Laurie Herrick, également chercheur du Gumbo-Limbo Nature.

 

 

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 19:20
Notre Terre fête ses 9 ans aujourd'hui!

 

 

Chers lectrices, chers lecteurs

 

Voilà 9 ans jour pour jour que Notre Terre vous informe. Il ne se passe pas un jour sans que l'environnement ne fasse pas l'objet de longs articles, de reportages, de débats... On découvre parfois des bonnes nouvelles, souvent des moins bonnes (d'où l'existence de ce site).

 

En 9 ans de consultations et de rédactions quasi quotidiennes d'articles de presse concernant l'écologie, je me suis aperçu d'une chose, la protection de la Terre devient peu à peu une cause  internationale. Dirigeants, associations, entreprises, familles... à tous les niveaux l'humanité agit. Tardivement mais elle agit. Maintenant on croise tous les doigts afin que nos actions ne soient pas irréverssibles.

 

Il y a cette espèce de syndrome d'autodestruction dont l'humain souffre qui consiste à scier la branche sur laquelle il est assis et en même temps ce côté paradoxal, où il fera le contraire en essayant de préserver la vie sur Terre.

 

Ces longues recherches dans ce domaine vaste qu'est l'écologie m'ont fait comprendre une bien belle lapalissade, l'être humain est capable du pire comme du meilleur et il le prouve tous les jours dans des actes nauséabonds et héroïques à la fois.

L'humain s'est coupé de la Nature car il estime qu'il n'en fait plus partie, c'est l'origine de tous nos maux. Le prochain grand défi sera à mon sens que l'homme la réintègre, la redécouvre, qu'il comprenne que les actes ne sont jamais sans conséquences, qu'il s'émerveille à nouveau et qu'il protège son lieu de vie.

Car "l'émerveillement est le premier pas vers le respect" pour reprendre une phrase connue de Nicolas Hulot.

 

Merci de votre soutien et de votre assiduité car grâce à vous on atteint presque le million de pages consultées, et à ceux qui viennent ici pour critiquer, se moquer, déverser leur venin, merci, vous prouvez par vos réactions que l'écologie vous touche aussi et qu'elle devient un sujet majeur.

 

A bientôt

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 12:43
Le gaz nigérien au secours de la déforestation et de la désertification?

 

 

Menacé par le désert qui a déjà envahi plus des deux tiers du territoire, le Niger, pays sahélien pauvre, fait la promotion de son gaz pour freiner la coupe sauvage du bois, principal combustible pour une écrasante majorité des habitants.

Panneaux géants aux carrefours de la capitale Niamey, publicités à la gloire du gaz chantées par des stars locales à la télévision et sur les ondes, opérations de porte-à-porte: les autorités ne lésinent pas pour atteindre leur objectif.

 

Il faut «accroître la consommation du gaz» pour «inverser la tendance à la déforestation», a récemment lancé Foumakoye Gado, le ministre de l'Energie.

La campagne de sensibilisation a démarré en 2012. Pour stimuler les consommateurs, les réchauds, via des subventions d'Etat, ont vu leur prix diminuer de 35% (passant de 23.000 à 15.000 francs CFA, soit de 35 à 23 euros) et les bonbonnes de 6 kilos de près de 50% (1.800 FCFA au lieu de 3.500, soit 2,74 euros au lieu de 5,34).

 

De nouvelles baisses devraient être annoncées prochainement.

 

Les entreprises du secteur ont également négocié avec les banques locales des «conditions souples» d'emprunt pour que les particuliers s'équipent en cuisinières à gaz, explique Mahamoud Ali, directeur de la société privée «Ganigaz».

Il est même possible de s'en offrir une en épargnant du crédit de son téléphone portable, convertible ensuite en monnaie sonnante et trébuchante, ajoute M. Ali.

Tous les moyens sont bons pour séduire les Nigériens, dont le pays produit annuellement depuis 2011 44.000 tonnes de gaz domestique. Mais la consommation reste marginale en raison du faible pouvoir d'achat des ménages.

 

Dépassant les préoccupations économiques, le principal enjeu est écologique. «Si les Nigériens arrivaient à consommer la totalité du gaz produit localement, cela compenserait largement les pertes environnementales engendrées par les coupes de bois», estime un expert onusien requérant l'anonymat.

Car «plus de 90%» des ménages n'utilisent que le charbon de bois - fabriqué à partir de bois, alors même que le sous-sol contient du charbon fossile - pour se chauffer durant le court hiver nigérien, s'éclairer et cuisiner à longueur d'année, selon les services nigériens de l'Environnement.

Quelque 200.000 tonnes de bois sont ainsi consommées tous les ans, soit «l'équivalent de 100.000 hectares de forêt détruits», s'alarme Ibro Adamou, un agent des Eaux et forêts.

 

- 1% de zones forestières -

 

L'impact est intenable pour l'aride Niger, dont le Nord est recouvert par le Sahara. «Nous sommes aux portes du désert et nous continuons à détruire le peu de bois qui nous reste», peste Moustapha Kadi, dirigeant de l'ONG CODDAE promouvant l'accès à l'énergie.

Depuis 1990, les zones forestières du Sud ont perdu «un tiers» de leur surface, pour ne plus représenter que «1% du pays», d'après le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

«Avant on coupait du bois à cinq kilomètres de Niamey. Aujourd'hui il faut aller à 200 kilomètres, à l'intérieur du Burkina Faso voisin», explique Hama Maïgari, un vendeur de bois.

 

Faute d'arbres, le désert s'étend inéluctablement et «engloutit doucement les terres fertiles», au moment où «la population de plus en plus nombreuse en a besoin pour l'agriculture», déplore l'expert onusien.

Etat le plus fécond au monde, avec 7,6 enfants par femme, le Niger devrait voir sa population tripler d'ici 2050, pour passer de 17 à 56 millions d'habitants.

Les surfaces arables sont en ce sens autant de trésors pour un pays abonné aux crises alimentaires, notamment dues à la sécheresse et aux changements climatiques, où 80% de la population vit d'une agriculture de subsistance.

Face «au rythme alarmant des pertes des terres productives, la lutte contre la désertification est une urgence», assène le ministre de l'Environnement, Adamou Cheffou.

 

Les efforts des autorités sont plutôt fructueux: la consommation de gaz a plus que quintuplé en trois ans, passant de 3.000 tonnes en 2012 à plus de 17.000 tonnes en 2015, selon les statistiques gouvernementales.

Ce «bond important» permet de «sauver» 40.000 hectares de bois par an, se réjouit le forestier Ibro Adamou.

Mais au-delà des efforts gouvernementaux, «une vraie reconversion des mentalités» est nécessaire, affirme Moustapha Kadi, qui se désole que «certains ministres cuisinent encore au bois».

 

 

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 13:35
La défense de la Nature devient enfin une préoccupation religieuse

 

 

Au Sommet des consciences, chefs d’États, hauts fonctionnaires et dignitaires religieux ont pris la parole mardi 21 juillet à Paris, pour présenter leur vision de l’engagement pour l’environnement.

 

À l’initiative notamment de Nicolas Hulot, envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète et de Bayard, le Sommet des consciences réunit au Conseil économique social et environnemental (Cese) de nombreux responsables religieux et autorités morales du monde entier.

 

Jean-Paul Delvoye, président du Cese, a ouvert le Sommet en ces termes : « Nous sommes ici car nous avons conscience que quelque chose nous transcende ». Ce quelque chose, c’est la responsabilité vis-à-vis de l’environnement. Le ton est donné : « Le capitalisme non régulé, la science sans conscience excluent l’homme et son intériorité. On humanise la machine, on machinise l’homme » a-t-il affirmé. Voilà posé le thème qui va dominer toute la matinée : l’articulation entre humanité, progrès et nature.

 

> Vidéo : Suivez le Sommet des consciences en direct

 

Le progrès sans orientation détruit la nature, et l’homme y perd son humanité ont - en substance - expliqué Nicolas Hulot, le président François Hollande ou encore de nombreux dignitaires religieux comme le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée 1er.

 

Réflexion spirituelle

 

Pour le professeur Abdou Filali Asnary, directeur de l’Institut pour l’Étude des Civilisations musulmanes, l’enjeu du problème est bien de nature spirituelle : « Ce n’est que depuis le XVIIe siècle que l’homme se considère comme le maître de la nature. Or, dans le Coran, l’homme est dépositaire de la nature, il est une partie de la création. » Une réflexion en droite ligne avec la récente encyclique du pape François Laudato si’.

 

> Vidéo : « Laudato si’», les enjeux d’une encyclique

 

Toute solution exige donc de commencer par une réflexion sur la place de l’homme. Et le professeur de proposer, sous les applaudissements, la création, sur le modèle de la charte des droits de l’Homme, d’une charte de ses devoirs vis-à-vis de la nature.

Remettre l’homme à sa place, c’est aussi l’occasion de lui permettre de retrouver ce « sens du progrès » évoqué par François Hollande dans son allocution. Le président avait fustigé « une profusion de science » qui s’accompagne d’un « déficit de conscience ».

 

Mais la lutte contre le réchauffement climatique est aussi une question d’action concrète. Pour Marina Silva, sénatrice de l‘Etat d’Acre, au Brésil : « Tous les pays à hauts et moyens revenus doivent accepter de réduire de manière conséquente leurs émissions de gaz à effet de serre. Tous les pays doivent éliminer complètement les encouragements à l’utilisation des énergies fossiles. Tous les pays à hauts revenus doivent aider les pays à faible revenu dans cette transition. »

 

Lutter contre l’injustice

 

Le P. Rigobert Minani-Bihuzo est directeur des centres sociaux jésuites en Afrique. Il a regretté pour sa part des débats sur le réchauffement « confisqué par les experts, à la solde d’intérêts privés et de gouvernements. Des pays qui mettent leurs intérêts nationaux au-dessus du bien commun auront demain à répondre des conséquences de leurs choix » a-t-il prévenu.

 

Pour le prêtre, deux actions sont prioritaires dans l’immédiat. « Il faut sauver la forêt du Congo, deuxième poumon de l’humanité. Là vivent 80 millions d’habitants. L’autre point, c’est l’accès à l’eau potable. Les maladies liées à l’eau tuent des gens tous les jours. Et ce sont des pauvres. »

Le cardinal ghanéen Peter Turkson, président du conseil pontifical Justice et Paix et probable représentant du pape à la COP21, a lui appelé à emprunter la « route difficile » d’un « changement de trajectoire » sur le climat, un « engagement éthique » à ses yeux.

 

Source: La Croix

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