4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 16:55

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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté dimanche tous les pays du monde à agir «rapidement» pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et enrayer le réchauffement du climat.


«Je les invite à annoncer de courageux engagements et actions qui catalyseront le changement dont nous avons besoin», a déclaré M. Ban à l'ouverture à Abou Dhabi d'une réunion ministérielle qui doit préparer un sommet sur le réchauffement climatique prévu le 23 septembre à New York.

«Si nous n'entreprenons pas une action urgente, tous nos plans pour accroitre la prospérité et la sécurité mondiales n'aboutiront pas», a-t-il prévenu devant un parterre de représentants des pays membres de l'ONU, réunis pendant deux jours dans la capitale des Emirats.


Un Groupe intergouvernemental d'experts sur le Climat (GIEC) a averti dans un rapport publié en avril à Berlin que limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle est encore possible, mais implique d'agir vite pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70% d'ici 2050.

Sans changement majeur et rapide dans le mix énergétique mondial très dépendant du charbon et du pétrole, la hausse du thermomètre mondial sera de 3,7 à 4,8°C à l'horizon 2100, avertit le GIEC.


«La première priorité de l'ONU est maintenant de rendre ce monde durable non seulement économiquement et socialement mais aussi au plan de l'environnement», a rappelé M. Ban lors d'une conférence de presse.

En prévision du sommet de septembre, «j'invite les dirigeants (des pays membres) à venir à des objectifs courageux et ambitieux, et à catalyser et accélérer les actions sur le terrain», a-t-il ajouté.

De difficiles négociations internationales, impliquant les grands pollueurs dont les Etats-Unis et la Chine, doivent aboutir en 2015 à Paris à un accord ambitieux et contraignant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et financer les actions d'adaptation.


«Je suis confiant» quant à la possibilité d'aboutir à un accord en décembre 2015 à Paris, tout en avertissant que «plus nous tardons, plus nous payerons» le prix du réchauffement climatique.

La conférence d'Abou Dhabi, à laquelle participent des ministres, des chefs d'entreprises et de représentants de la société civile, doit clore ses travaux lundi, avec la mission de concevoir des mesures concrètes à soumettre au sommet de New York, prévu à la veille de l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU.

 

 


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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 06:40

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L'association environnementale Générations Futures a fait analyser les mèches d'une trentaine d'enfants en recherchant des résidus de produits qui perturbent le système hormonal : les perturbateurs endocriniens.  Les enfants y sont particulièrement sensibles.  Les résultats sont édifiants.  Plus de 600 résidus de pesticides de ce type ont été retrouvés.


C'est un cocktail de produits chimiques d'une vingtaine de substances différentes que l'on retrouve en moyenne sur chaque enfant. Il s'agit d'enfants de 3 à 10 ans qui tous vivent dans des zones agricoles. Ils vont à l'école ou ils habitent tout près des champs ou des vignes traités avec des produits phytosanitaires.


Treize substances interdites dans les cheveux 


On retrouve donc dans leurs échantillons de cheveux des molécules utilisés en agriculture mais pas seulement. Le Fipronil par exemple est interdit pour les cultures mais il est encore largement utilisé dans les colliers ou les lotions anti-puce des chiens et des chats. Les insecticides domestiques : les diffuseurs anti moustiques, les produits contre les pucerons des rosiers sont aussi une source de contamination. Tout comme l'alimentation puisqu'ils ne mangent pas que du bio. Au total, treize substances interdites dans l'agriculture comme de l'Endosulfan, ont été retrouvé dans les cheveux de ces enfants.

Certes l'échantillon est faible et partiel mais pour l'association Générations Futures il s'agit surtout de rappeler que l'Europe a proposé en 2011 d'interdire les perturbateurs endocriniens et qu'elle attend toujours que cela se fasse.

 

Par Anne-Laure Barral- France Info

 


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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 06:24

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Les émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés ont reculé de 1,3% en moyenne en 2012, et de 3,4% pour les seuls Etats-Unis, montrent des statistiques officielles recueillies par Reuters.

L'année dernière, le niveau des émissions d'une quarantaine de pays était de 10% inférieur à celui enregistré en 1990.


Mais le rythme de cette baisse ne peut suffire à contenir les effets du réchauffement climatique dans la mesure où les autres économies, en particulier celles des pays émergents, ont tendance à produire plus de gaz.

En 2012, "la bonne nouvelle est venue du déclin des émissions des Etats-Unis", selon Glen Peters, du Centre de recherche internationale sur le Climat et l'environnement, basé à Oslo. "En Europe, il y a une croissance économique faible contrebalancée par un retour au charbon dans certains pays."


En Allemagne et en Grande-Bretagne, par exemple, on a eu davantage recours au charbon pour la production d'électricité tandis que le ralentissement économique en Italie, en Espagne ou en Grèce conduisait à une diminution des émissions liées aux transports.

Dans l'Union européenne, les émissions ont baissé de 1,3% en 2012 pour atteindre un niveau de 19,2% inférieur à celui de 1990, selon les données de l'Agence européenne de l'environnement.

Aux Etats-Unis, où les émissions ont atteint leur plus bas niveau depuis 1994 d'après les chiffres de l'Agence de protection de l'environnement, la baisse s'explique notamment par un hiver doux et une meilleure efficacité énergétique dans les transports.


Globalement, les pays industrialisés ont émis en 2012 17,3 milliards de tonnes de gaz à effet de serre, contre 17,5 en 2011 et 19,2 en 1990, l'année de référence définie par les Nations unies.

 

 


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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 07:13

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Avec 76 000 tonnes répandues sur son sol en 2008, la France est le premier consommateur de pesticides en Europe. Et la viticulture est le plus important consommateur du secteur agricole : si les vignes ne couvrent que 2 % des surfaces cultivées, elles consomment 15 % des produits phytosanitaires. Ceux-ci permettent certes de prévenir les maladies de la vigne (oïdium, mildiou, etc.), mais surtout d’abaisser les coûts de production de raisin. Ainsi le désherbage total par la chimie est-il près de trois fois moins cher que l’entretien des sols en labourant.

 

De nombreuses études viennent confirmer la présence de ces molécules de synthèse dans les vins, en quantités faibles mais souvent cancérigènes.

Les vignes sont généreusement arrosées avec des fongicides et autres herbicides produits le plus souvent par les sociétés BAYER et BASF, au centre de nombreux scandales sanitaires.

 

Cependant l’Union européenne a réduit le nombre des produits phytosanitaires autorisés de 700 à 300, ce qui reste toutefois considérable. Le vin reste une industrie polluante et surtout dangereuse pour les vignerons et leurs enfants qui naissent parfois avec des déformations (la plus connue étant le micro-pénis). Les ouvriers agricoles sont bien entendus exposés; la dernière affaire toute récente de château Monestier La Tour, en Dordogne, condamné pour avoir surexposé une de ses employés aux pesticides : http://www.notreterre.org/article-pesticides-un-chateau-viticole-condamne-pour-faute-inexcusable-123443238.html

 

On a longtemps fustigé à raison le coca-cola connu pour ses effets néfastes sur le corps humain (colorant cancérigène, aspartame, sucre en trop grande quantité) mais aujourd'hui boire un verre de vin est un véritale acte de foi! Il faut avoir foi en son corps et en l'avenir lorsqu'on boit du vin.

 

Seule véritable alternative, le vin bio. Un français sur trois en consomme, ce qui prouve une réele prise de conscience concernant notre environnement et notre santé. Au cours des cinq dernières années, les surfaces du vignoble bio ont presque triplé. Elles sont passées de 22 509 à 64 800 hectares entre 2007 et 2012.

 

 


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