Monsanto : les fossoyeurs de l'humanité

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Tout a été dit et redit à propos de Monsanto. Voici une vidéo d'excellente qualité provenant de la chaîne youtube Datagueule qui en 3 minutes va vous expliquer les troubles environnementaux qu'a causé l'empire du mal.

 

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Le bio des supermarchés : la belle escroquerie

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Le bio des supermarchés : la belle escroquerie

 

 

C’est assez clair, les consciences s’éveillent et les consommateurs se tournent de plus en plus vers la filière BIO : la conséquence de cet engouement (près de 9 Français sur 10 ont consommé des produits BIO au moins occasionnellement, et 6 sur 10 régulièrement) est alors un emballement du marché. Mais là où le marché fleurit, les industriels se ruent. Commence alors la guerre des prix pour « du BIO abordable pour tous » !

 

Dans « Les dessous de l’alimentation BIO », Claude Gruffat explique que « le modèle de la grande distribution est incompatible avec la Bio. ». L’engrenage infernal commence par une négociation des plus grosses centrales d’achats et de distribution : Carrefour-Promodès, Lucie (centrale d’achat commune à Leclerc et à Système U), Opéra (centrale d’achats regroupant Casino-Cora, mais aussi Franprix, Leader Price, Monoprix-Prisunic), Auchan, et Intermarché qui mettent la pression sur les producteurs. Or ces producteurs se trouvent à l’étranger car la production française n’arrive pas à suivre (4% seulement sont consacrées au BIO en France) et est trop chère.

 

Vite et mal

 

On se retrouve alors avec des produits estampillés BIO soumis à des normes permissives (par exemple, le label bio européen autorise 0,9% d’OGM dans les produits BIO et les traitements médicamenteux), mixés avec des produits non BIO et surtout, qui ont fait des milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos assiettes françaises. Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) souligne l’importance capitale de préférer un prix juste à un prix bas.

 

Aujourd’hui, le BIO de la grande distribution a largement dépassé celui des filières spécialisées (La Vie claire, Biocoop, Les Nouveaux Robinson, etc.) avec 45% de part de marché contre 37% et 18% pour les circuits courts (AMAP et vente direct). Seulement, les valeurs paysannes qui ont couvé les bases de l’agriculture biologique telles que le respect de la nature, la solidarité entre producteurs, l’autonomie alimentaire, la diversité des cultures et des élevages etc. en pâtissent beaucoup…

 

Distinction affirmée

 

Le directeur de la coopérative Norabio située dans les Hauts-de-France affirme qu’« aujourd’hui, une ferme de 1000 vaches en BIO, c’est possible. ». De son côté, l’association L214 a plusieurs fois dénoncé certaines fermes BIO et leurs conditions d’abattage déplorables en soulignant l’incapacité du BIO d’assurer une vie décente et une mort sans souffrances ou maltraitances des animaux.

Les normes du cahier des charges européen fixées en 1999 sont larges et permettent de contourner ce qui devrait être un véritable respect de l’environnement et un mode de production durable. Résultat : « une baisse des qualités gustatives des aliments, soit une standardisation-homogénéisation des produits, soit encore la disparition, la raréfaction ou le remplacement par des substituts industriels des produits artisanaux (fromages, charcuteries, pain, etc.) » expliquait Jean-Pierre Corbeau, professeur de sociologie à l’Université François Rabelais de Tours au XVIIème congrès de l’AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française en 2004.

 

Ethiquement bon

 

Les professionnels et les engagés dans la filière BIO se regroupent pour peser de tout leur poids dans la balance face à l’invasion industrielle ; par exemple, la marque « Ensemble, solidaire avec les producteurs » met un point d’honneur à privilégier l’adaptation aux conditions de production afin d’aJUSTEr les tarifs.

« Chaque année, en fonction des aléas climatiques et des rendements obtenus, les prix des produits peuvent varier à l’intérieur d’une fourchette. Ils sont garantis par contrat sur trois ans avec un plancher et un plafond. », déclare François Péloquin, agriculteur BIO et gérant du GIE Ferme de Chassagne en Charentes. En effet, en tant que consommateur, il faut accepter de payer plus cher un fruit ou un légume si l’année a été moins productive, il faut consommer des produits de saison, exit les fraises en hiver ! Renoncer à un confort superficiel et monté de toutes pièces.

 

C’est en 2010 que la FNAB a créé un cahier des charges français, le label BIO Cohérence qui, ajouté à la réglementation européenne, offre de vraies garanties sur une alimentation juste et éthique (nourriture 100% BIO, cultures et élevages confondus, interdiction des OGM et de l’élevage hors-sol, vente directe…). Les associations Nature & Progrès ou Déméter (agriculture biodynamique) ont également mis sur pied des cahiers des charges prônant une agriculture vraiment biologique.

 

Récapitulons :

– Préférer les circuits courts et la vente directe
– Consommer les fruits et légumes de saison
– Être prêt à payer un prix juste
– Favoriser les AMAP

 

En plus de respecter l’environnement et les producteurs, ces mesures vous permettront de de consommer des produits de qualité, bons pour la santé et riches en goût !

Source : larelevedelapeste.fr

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Plus de 200 défenseurs de l’environnement tués en 2016

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Plus de 200 défenseurs de l’environnement tués en 2016

 

La glaçante tendance se confirme, année après année : il ne fait pas bon défendre l’environnement contre les intérêts industriels. En 2016, plus de 200 personnes l’ont payé de leur vie dans le monde.

 

Ils ne se définissent la plupart du temps pas comme écologistes : ils veulent simplement défendre leurs terres, leurs forêts, leurs rivières face au macabre réalisme des industriels. Et ils en meurent. Abattus par des tueurs à gages, des agents des services de sécurité privée, des groupes paramilitaires, des braconniers – et même des membres de l’armée ou de la police.

 

Défendre sa terre, sa forêt, sa rivière, et le payer de sa vie

 

185 morts de défenseurs de l’environnement avaient pu être prouvé en 2015. Ils ont été plus de 200 à perdre la vie en 2016. 2017 démarre sur les mêmes bases : déjà près de 100 morts. Le pire est que ce chiffre est probablement bien en dessous de la réalité, car de nombreux meurtres sont habilement passés sous silence.

Et quand ils ne meurent pas, ces simples citoyens déterminés à défendre le patrimoine naturel de leur région sont victimes de menaces de mort, d’arrestations arbitraires, d’agressions sexuelles, d’enlèvements, de harcèlement judiciaire.

 

Des industriels le plus souvent impunis

 

Les coupables ne se cachent pas, et l’impunité leur est le plus souvent offerte. En tête se trouvent les compagnies minières et pétrolières, responsables prouvés d’au moins 33 crimes, puis viennent les forestières et les agro-industrielles, avec 23 morts chacune, et les braconniers – 18 morts, dont 9 rangers de République Démocratique du Congo qui ont tenté de protéger les animaux des réserves naturelles.

 

L’Amérique Latine reste le pays où le pistolet est le moyen privilégié de faire taire l’activiste : 60% des meurtres s’y concentre, dont le quart pour le seul Brésil (49 morts). Le Nicaragua est en tête du nombre de morts par habitants : un canal interocéanique risque de faire expulser 200 000 indigènes – et ceux qui crient trop fort ne crient en général pas longtemps. La Colombie, le Honduras, les Philippines ou l’Inde affichent également plus de dix morts l’année dernière.

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Le quotient intellectuel recule, les perturbateurs endocriniens sont en ligne de mire

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Le quotient intellectuel recule, les perturbateurs endocriniens sont en ligne de mire

Un nombre croissant d’études montrent un recul généralisé du QI moyen. Un phénomène multifactoriel, qui met notamment sur la sellette les perturbateurs endocriniens.

 

 

De plus en plus d'études pointent la même inquiétante tendance : à peu près partout dans le monde occidental, le quotient intellectuel moyen de la population baisse dangereusement depuis une quinzaine d'années. Cette découverte est venue de l'analyse des résultats obtenus aux tests psychométriques par les jeunes conscrits. Toute l'Europe du Nord, en particulier, s'est révélée touchée.

En 2013, une étude parue dans la revue « Intelligence » et ayant consisté en une méta-analyse des mesures systématiques faites en Angleterre, pays du pionnier de la psychométrie Francis Galton, depuis 1884, montre que les Britanniques ont perdu en moyenne 14 points de QI depuis la Seconde Révolution industrielle. Plus troublant encore, contrairement à ce que pourrait faire croire l'avènement du numérique et des jeux vidéo, les temps de réaction à un stimulus ont augmenté : non seulement les sujets de Sa Gracieuse Majesté raisonnent moins bien que leurs ancêtres de l'ère victorienne, mais ils pensent aussi plus lentement !

 

La France n'est pas mieux lotie que sa voisine d'outre-Manche. Une autre étude, elle aussi parue dans « Intelligence », a débouché sur un constat qui, s'il se vérifiait, serait à la fois stupéfiant et extrêmement alarmant : les Français auraient perdu en moyenne 3,8 points de QI entre 1999 et 2009, soit seulement une décennie !

 

Cette baisse, amorcée au tournant des années 1990 et 2000, constitue un reflux dans la mesure où elle fait suite à une augmentation généralisée des QI moyens sous l'effet des progrès des conditions sanitaires et sociales tout au long du XXe siècle. Un effet établi en 1987 par un spécialiste néo-zélandais des recherches sur l'intelligence, James R. Flynn, et connu sous le nom d'« effet Flynn ». Le même James R. Flynn, aujourd'hui professeur émérite à l'université d'Otago de Dunedin en Nouvelle-Zélande, a été l'un des premiers à tirer la sonnette d'alarme en pointant du doigt le renversement de tendance.

 

« Crétin des Alpes »

 

« Nous sommes sortis d'un siècle de croissance rapide du QI moyen au cours duquel l'effet Flynn a joué à plein », constate le prospectiviste Laurent Alexandre, qui met ces années de croissance au crédit notamment de la diminution drastique des accidents obstétricaux entraînant une mauvaise oxygénation du cerveau et de la fin des carences en iode -- élément chimique nécessaire au développement harmonieux du cerveau -- dans les régions éloignées du littoral comme les Alpes. L'expression « crétin des Alpes » provient d'ailleurs des nombreux enfants de cette région condamnés au XIXe siècle au crétinisme faute d'avoir reçu dans leur alimentation suffisamment d'iode.

 

Quant aux causes du retournement constaté ces quinze dernières années, elles sont multiples, et leur poids relatif dans le phénomène n'est pas aisé à déterminer. Difficile d'incriminer en bloc les systèmes éducatifs, puisque les pays touchés par cette baisse de QI en possèdent de très différents, certains de ces pays étant par ailleurs bien classés dans les études Pisa. Il en va de même pour un autre facteur régulièrement avancé, l'importance prise par le numérique chez les plus jeunes, puisque parmi les pays aux QI moyens le plus élevés figurent des pays d'Asie très technophiles.

 

Une des explications les plus politiquement incorrectes est que les personnes les plus instruites ont tendance à retarder le moment d'avoir un premier enfant, notamment pour pouvoir poursuivre leurs études, et en font donc moins que celles appartenant aux couches plus défavorisées de la population.

 

« C'est ce que le grand biologiste Jacques Monod écrivait déjà en 1970 dans "Le Hasard et la Nécessité" », rappelle Laurent Alexandre, qui cite à l'appui de cette hypothèse une étude génétique menée sur plus de 100.000 Islandais nés entre 1910 et 1990 et parue en décembre 2016 dans la revue « PNAS ». « Cette étude a mis en évidence un ensemble de variants génétiques appelé PolyEDU, lequel est fortement corrélé avec un bon niveau d'études. Or cette analyse montre que ces "bons" variants sont soumis au fil des décennies à une accumulation croissante de mutations génétiques défavorables, du fait de l'absence de sélection naturelle » -- en clair, le fait moralement bienvenu que les personnes dotées de faibles capacités cognitives ne sont pas naturellement éliminées au sein de nos sociétés.

 

Le rôle de l'iode

 

Ces facteurs dits « dysgéniques » ne sont évidemment pas les seuls à jouer. Un autre élément d'explication est la relative banalisation du haschisch, dont les études ont montré que, contrairement à d'autres drogues comme la cocaïne par exemple, sa prise répétée avait un impact négatif sur le cerveau (les gros consommateurs auraient en moyenne 8 points de QI de moins que les autres).

Pour la physiologiste Barbara Demeneix, professeur au Museum national d'histoire naturelle et auteur l'an dernier du « Cerveau endommagé » (Odile Jacob), le principal responsable de cette déconfiture cérébrale est à chercher du côté des perturbateurs endocriniens, dont certains viennent déranger l'action bénéfique de l'iode. Celle-ci est en effet l'élément chimique qui permet à la glande thyroïdienne de produire l'hormone du même nom, laquelle joue un rôle crucial dans le développement du cerveau.

 

Si on peut aujourd'hui trouver du sel iodé jusqu'au fin fond des Alpes, le problème de l'iode n'en est pas levé pour autant, ou plutôt il est redevenu subrepticement d'actualité ces dernières décennies. En effet, l'industrie chimique raffole des substances dites « halogénées », c'est-à-dire qui contiennent un halogène. Les halogènes sont une classe d'éléments chimiques extrêmement réactifs, qui se lient très facilement aux autres et sont donc pour cela prisés des chimistes. L'iode en est un. Mais les plus utilisés en chimie sont le chlore, que l'on trouve par exemple dans le PVC (ainsi que dans l'insecticide DDT, interdit depuis longtemps mais toujours présent dans l'environnement), le brome des retardateurs de flamme (agents ignifuges), le fluor des surfactants (agents émulsifiants).

 

« Un grand nombre des molécules inventées par la chimie pour les besoins de l'industrie, parce qu'elles contiennent d'autres halogènes que l'iode, sont susceptibles d'interférer avec le système thyroïdien et de l'empêcher d'orchestrer harmonieusement le développement du cerveau », explique Barbara Demeneix qui se dit « particulièrement inquiète » des conséquences de ce phénomène sur les capacités cognitives de nos enfants et petits-enfants. La chercheuse appelle à l'avènement d'une « chimie alternative », sur le modèle des énergies alternatives poussées en avant pour le bien de l'environnement.

 

La preuve par les grenouilles

 

En 2011, une étude américaine sur les substances chimiques trouvées dans le sang et les urines de femmes enceintes avait permis de constater que, parmi tous les perturbateurs endocriniens, une quinzaine de molécules étaient présentes chez tous les sujets. Barbara Demeneix et son équipe du Museum national d'histoire naturelle ont entrepris de passer au crible toute la littérature scientifique pour déterminer dans quelles proportions ces quinze « molécules ubiquitaires » étaient présentes dans le liquide amniotique, et ce partout dans le monde.

 

Ils ont ensuite voulu savoir quel effet ce cocktail, avec les dosages moyens observés, pouvait avoir sur le système thyroïdien des bébés. Pour ce faire, ils l'ont administré à leurs animaux cobayes, des têtards de grenouille (le système thyroïdien, apparu très tôt dans l'évolution, a le même rôle chez cet amphibien que chez l'homme). Les résultats de cette étude, qui paraîtra prochainement, sont extrêmement inquiétants. Les têtards exposés à cette pollution chimique ont vu leur système thyroïdien dysfonctionner. Leur cerveau ne s'est pas développé normalement et leur comportement diffère de celui des têtards sains. Ce qui est mauvais pour les grenouilles serait-il bon pour nous ?


Source : Yann Verdo. lesechos.fr

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