13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 06:24

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Quel lien entre cancer du cerveau et utilisation du téléphone portable ? Une question récurrente étayée par une nouvelle étude scientifique française, publiée il y a quelques jours par la revue Occupationnal and Environnemental Medecine. Une équipe de l'Isped -- l'institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement à Bordeaux, a mis en évidence le risque accru de tumeurs pour les utilisateurs intensifs de téléphone mobile, c'est à dire ceux qui s'en servent plus d'une demi-heure par jour.


D'abord ces chercheurs ont une forte légitimité.  Ils enregistrent toutes les tumeurs primitives du système nerveux central en Gironde, depuis 1999. Bénignes ou maligne. En 2004, ils lancent le programme CERENAT, pour examiner les liens entre tumeurs et... pesticides, solvants ou encore champs électromagnétiques,  précisément les résultats qui nous intéressent aujourd'hui. Les prélèvements ne concernent plus seulement la Gironde, mais aussi l'Hérault, le Calvados, et la Manche. 450 cas de cancers, près de 900 cas témoins donc pas malades. Chaque personne a été interrogée sur son utilisation du téléphone portable. Et son état de santé mis en corrélation.


Fort risque de gliomes ou de tumeurs temporales


Résultat : pour l'équipe scientifique, impossible de dire que les cas de tumeurs cérébrales sont liés à l'emploi régulier d'un portable. En revanche, pour ceux qui ont passé plus de 15h téléphone à l'oreille dans un mois -- le risque de gliomes ou de tumeurs temporales est deux fois plus élevé.

Les chercheurs ne peuvent pas définir un niveau de consommation à risque. Mais pour les militants de Priartem - littéralement Pour une Réglementation des Implantations des Antennes Relais de Téléphonie Mobiles - l'étude constitue une preuve supplémentaire du potentiel cancérigène des portables. Ils réclament des mesures de protection réelles de la population et plus particulièrement des enfants.

 

Par Beatrice Dugué-France Info

 


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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 06:14

L'interprofession du champagne a présenté lundi un nouveau document incitant à une viticulture plus écologique avec une certification spécifique, au plus haut niveau du label Haute Valeur Environnementale (HVE).

 

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Le référentiel technique destiné aux 20.000 déclarants de récolte que compte le vignoble champenois comporte 125 mesures dont 90% sont à valider pour obtenir la certification «viticulture durable de Champagne».

Parmi les mesures incontournables figurent l'obligation pour les viticulteurs de limiter à 30% le poids des intrants (engrais, insecticides, désherbants, carburants...) dans leur chiffre d'affaires, de conserver et entretenir les talus, les haies et les fossés, ou encore de favoriser l'enherbement et freiner l'usage des herbicides.


«Nous voulons montrer aux amateurs de champagne que ce produit d'exception est hautement respectueux de son terroir en accompagnant les viticulteurs vers une démarche écologique qui va au-delà des recommandations actuellement en vigueur», a expliqué à l'AFP Thibaut Le Mailloux, le porte-parole du Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC).

Selon lui, cette certification «viticulture durable» prend en compte des critères spécifiques à la Champagne comme la préservation des paysages, le recyclage des matériels, le traitement des effluents viti-vinicoles et le bilan carbone des exploitations.


«Un viticulteur certifié obtiendra simultanément le label HVE», a-t-il précisé.

«La Champagne était déjà à la pointe en 2001 avec le premier référentiel que nous avons actualisé avec l'ambition à terme d'obtenir une viticulture 100% écologique», a ajouté M. Le Mailloux.

«C'est dans notre vignoble que s'est le plus développé la technique de la confusion sexuelle (usage de phéromones pour perturber l'accouplement des insectes nuisibles ndlr) qui permet de lutter contre les ravageurs sans produit phytosanitaire», a-t-il rappelé.


Selon les chiffre du CIVC, depuis une dizaine d'années la Champagne a réduit de 15% l’empreinte carbone de chaque bouteille et divisé par deux l'usage des produits de protection de la vigne.

 


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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 16:39

Les autorités chinoises ont promis dimanche d'interrompre un projet de vaste incinérateur à ordures dans l'est du pays si celui-ci n'était pas approuvé par la population, au lendemain d'une manifestation contre ce chantier émaillée de violences.

 

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«Les habitants locaux seront invités à donner leur opinion avant que le projet débute officiellement», a assuré le gouvernement de Yuhang, un district de la grande ville orientale de Hangzhou.

«Le chantier de l'incinérateur sera interrompu (...) si nous n'obtenons pas le soutien de la population», ont ajouté les autorités, ce recul pouvant être interprété comme une victoire temporaire pour les riverains.

Ce projet d'usine d'incinération à Hangzhou suscite en effet une vive résistance chez les habitants, qui affirment qu'elle serait nocive pour leur santé.

Leur dernière manifestation samedi a provoqué le déploiement de centaines de policiers. Des heurts ont éclaté qui ont fait des dizaines de blessés, ont rapporté les médias officiels.


Selon l'agence de presse Chine nouvelle, plus de 30 voitures ont été renversées, les protestataires ont incendié deux véhicules de la police et en ont détruit quatre autres.

Des photos circulant dimanche sur les réseaux sociaux montraient une voiture de la police renversée, ainsi que des manifestants tentant de faire de même avec un autre véhicule.

Interrogé dimanche par l'AFP, l'un des contestataires a affirmé que la mobilisation se poursuivait, les manifestants ne faisant pas confiance aux promesses des autorités locales.


«Nous ne les croyons pas. Notre manifestation a attiré l'attention du gouvernement central, et le niveau local, sous pression, a pris (ces engagements) pour éteindre temporairement la controverse et éviter de se faire punir par sa hiérarchie», a expliqué ce protestataire, M. Li.

Selon lui de «nombreux» manifestants ont été blessés, «frappés par les policiers, mais personne n'est décédé».

«Si le gouvernement reprend le projet, nous continuerons à nous y opposer», a dit M. Li.

L'agence Chine nouvelle, citant dimanche Xu Wenguang, chef du Parti communiste du district de Yuhang, a confirmé qu'une concertation avec la population locale allait s'engager, impliquant les habitants «à tous les stades des procédures préliminaires du projet».


Les Chinois, en particulier les classes moyennes émergentes, sont devenus plus conscients des conséquences sur leur santé de certaines installations industrielles et la contestation se renforce, inquiétant même le gouvernement.

Hangzhou, construit autour du célèbre lac de l'Ouest, est une destination touristique majeure en Chine, mais la ville de 9 millions d'habitants a ces dernières années perdu de son attrait à cause de ses problèmes de pollution atmosphérique.

La métropole a annoncé en mars qu'elle allait restreindre le nombre de plaques d'immatriculation qui y sont officiellement délivrées, afin de réduire la circulation automobile.

 

 


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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 07:17

Barack Obama a vanté vendredi l'énergie solaire comme moyen de lutter contre le réchauffement et de stimuler l'économie, un dossier où le président américain a subi des déconvenues et des attaques de ses adversaires républicains.

 

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Trois jours après la publication d'un état des lieux sur les effets actuels et à venir du changement climatique aux Etats-Unis, M. Obama a souligné que «la hausse du niveau des mers et des tempêtes plus violentes seront mauvaises pour l'économie».

«Donc nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre» face au réchauffement, a ajouté M. Obama depuis une grande surface du géant de la distribution Walmart à Mountain View (Californie, ouest), au sud de San Francisco.

Walmart fait partie des quelques 300 entreprises, organisations et collectivités locales qui se sont engagées à investir davantage dans l'énergie solaire en répondant à un appel de M. Obama selon la présidence.


Ces mesures «prouvent qu'il y a des façons de lutter contre le réchauffement en bénéficiant à l'emploi. Souvent, nous entendons (...) des gens dire que nous ne pouvons pas nous le permettre, que l'économie en pâtira. L'économie en bénéficiera à long terme, mais si nous n'agissons pas, elle souffrira», a prévenu le dirigeant.

En juin 2013, M. Obama avait dévoilé une vaste initiative pour combattre le réchauffement climatique, en s'attaquant aux émissions de gaz à effet de serre et en développant davantage les sources d'énergie propre, le but étant de réduire d'ici à 2020 les émissions de ces gaz de 17% par rapport à leur niveau de 2005.


Vendredi, M. Obama a aussi annoncé l'allocation de deux milliards de dollars supplémentaires à la modernisation énergétique de bâtiments publics. L'administration a montré l'exemple en installant des panneaux solaires sur la Maison Blanche au second semestre 2013.

L'administration Obama veut en outre aider à former 50.000 techniciens spécialisés dans les installations solaires à l'horizon 2020.

Même si l'exécutif démocrate vante une capacité de production d'énergie solaire décuplée depuis son arrivée aux affaires en 2009, la part du solaire dans la production d'électricité américaine reste encore anecdotique, environ 0,5%. Un peu plus de la moitié émane de compagnies d'électricité, le reste de particuliers ayant installé des panneaux photovoltaïques.


La part des énergies renouvelables dans la production électrique américaine est de 12% au total, selon les derniers chiffres de l'agence d'information sur l'énergie (EIA) qui prévoit une hausse à 16% de cette proportion d'ici à 2040.

Grande promesse de M. Obama pendant sa campagne de 2008, les emplois issus d'une transition vers l'énergie «verte» ont peiné à se matérialiser, victimes de la crise économique qui a accablé son premier mandat, puis de la concurrence chinoise sur les équipements.


Les adversaires républicains du président l'ont en outre beaucoup attaqué sur l'affaire Solyndra, fabricant de panneaux solaires qui a fait faillite en 2011 en engloutissant plus de 500 millions de dollars de prêts publics.

M. Obama, à six mois des législatives de la mi-mandat, a aussi lancé vendredi une pique aux républicains «climatosceptiques». «A Washington, il y a toujours des personnes qui nient la réalité du changement climatique, ils parlent fort mais ils font perdre du temps à tout le monde. Le changement climatique est un fait établi», a-t-il insisté.