5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 12:44

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Le guépard, l'animal le plus rapide au monde, a vu sa population passer de 100.000 il y a un siècle à 10.000 aujourd'hui. En cause? Les activités humaines et notamment l'urbanisation qui perturbe l'habitat de ces animaux, affirme une recherche publiée jeudi aux Etats-Unis.


Jusqu'alors le déclin de ces félins était surtout attribué aux autres prédateurs, comme les lions et hyènes, qui en leur dérobant régulièrement leurs trophées de chasse, les forcent à chasser davantage et donc à s'épuiser dans le processus.

Cette hypothèse s'appuie sur la croyance que les guépards, l'animal le plus rapide au monde, consomment beaucoup d'énergie pour poursuivre leur proie à grande vitesse.


Ces chercheurs, dont les travaux paraissent dans la revue américaine Science, ont en fait découvert que ce n'était pas le cas.

Selon eux, les guépards s'épuisent surtout en parcourant sans courir très vite des distances de plus en plus vastes pour trouver des animaux à chasser, alors que leur habitat est morcelé par des constructions et perturbé par les activités de l'homme en général.


«Nous avons étudié dix-neuf guépards vivant en liberté pendant deux semaines dans deux sites en Afrique du Sud, un dans le Désert de Kalahari et l'autre dans une région plus humide», a précisé Michael Scantlebury, de l'Ecole des sciences biologiques de l'Université Queen à Belfast, l'un des principaux auteurs de cette étude.

Ces chercheurs ont fait des injections d'eau lourde à ces guépards pour traquer leurs activités métaboliques, collectant leurs excréments à partir desquels ils ont pu déterminer les quantités de cette eau perdue et en déduire leur consommation d'énergie.

L'eau lourde contient du deutérium, un isotope naturel de l'hydrogène qui permet de la détecter.


«Nous avons constaté que la consommation de calories des guépards n'est pas très différente de celle des autres mammifères de la même taille, et si ces félins sont les Ferraris du monde animal, la plupart du temps ils courent à basse vitesse», a expliqué Michael Scantlebury.

«Notre recherche a montré que la plus grande partie de l'énergie qu'ils consomment est dans les longs déplacements plutôt que dans les courses-poursuites à grande vitesse pour attraper une proie», dit-il.

On peut imaginer la difficulté pour ces animaux de monter et descendre des dunes de sable dans la chaleur, sans eau, toute une journée à la recherche de proies pour se nourrir.


Ils peuvent supporter sans grande conséquence que des lions et des hyènes leur volent leurs proies de temps à autre, affirment ces chercheurs.

«En réalité, ce sont bien les activités humaines, comme par exemple l'édification de barrières ou la chasse excessive, qui forcent les guépards à aller de plus en plus loin pour se nourrir, c'est ce qui les épuise le plus» et contribue à leur disparition, concluent-ils.

 

 


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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 07:34

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67 hommes en arme composés de 30 chasseurs, 30 traqueurs, 3 lieutenants de louveterie et un garde de l'ONCF. Tous diligentés par décision du préfet des Hautes-alpes, Monsieur Besnard, pour traquer et tuer la bête au Diable qui sévit actuellement du côté d'Ancelle.Voilà pour les faits.

 

Il en faut peu pour imaginer l'évêque bénissant les fusils de nos valeureux chasseurs (sans quoi les pauvres hommes seraient dénués de tout pouvoir), réciter un Pater Noster et terminer par un "que Dieu vous accompagne!". Les chasseurs à peine partis, gonflés à bloc par les saintes paroles de l'homme d'église, ce dernier consulte son registre et part derechef conduire un tribunal inquisitorial afin de juger deux femmes qui avaient osé préparer des décoctions pour se soigner.

 

Mais tel le Diable, le Loup est un animal rusé et après des heures de battue, les chasseurs durent se rendre à l'évidence face à leur inéficacité. Chacun maugréant dans sa barbe et se promettant de planter la tête du canidé sur une pic et l'exhiber sur la place du village d'Ancelle. Voilà pour la prose.

 

Retour aux faits : combien à coûté une telle battue au contribuable français? Sur les 67 hommes présents, combien ont été payés? Ont-ils été défrayés pour leurs déplacements? Cet argent n'aurait-il pas été plus utile dans la modernisation des moyens de sécurisation des troupeaux? Beaucoup de questions autour de cet acharnement dont le Loup est victime, la polémique enfle et les gens sont majoritairement contre ces battues. Il faut un débat public.

 

Pour rappel : entre 1882 et 1889, c'est à dire en sept ans, plus de 6300 loups ont été abbatus. En 1940 il n'y avait plus un seul Loup sur le territoire français; la France rejoue ici un sinistre scénario.

Mais tournons nous quelques instants vers nos voisins européens : l'Espagne, le Portugal et l'Italie ont été parmi les premiers à s'interroger sur l'avenir de ce grand carnivore et à la nécessité de conserver une population significative à l'état naturel. Les enclos électriques et les chiens de berger sont des mesures qui ont été adoptées dans les pays voisins, et les résultats semblent sans appel. Qu'est ce qui se passe chez nous???

 

Pour finir, en Suède, malgré l'élevage de rennes sur 40% du territoire, les Loups sont protégés et leur population est stable. Ce pays scandinave prouve que l'on peut concilier élevage et Loups.

Nous en France on ne s'embarasse pas avec ce genre de questions, on tue et on avise après. C'est une fois de plus l'exception française dans toute sa splendeur.

 

 

3 lieutenants de louveterie et 1 garde de l'ONCFS
3 lieutenants de louveterie et 1 garde de l'ONCFS
3 lieutenants de louveterie et 1 garde de l'ONCFS
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 06:34

energie champ eoliennes

 

L'éolien a redémarré en 2014 en France et représente toujours «un levier de création d'emplois pour l'ensemble des régions françaises», selon l'Observatoire de l'éolien, publié pour la première fois jeudi par la fédération France énergie éolienne (FEE).


Aujourd'hui, le secteur représente 10.840 emplois en France répartis dans 18 des 20 régions de France métropolitaine, selon cette étude de la FEE, organisation qui regroupe 90% des acteurs du secteur éolien présent en France.

Ces emplois sont logiquement répartis dans les couloirs des principaux vents français, à savoir le nord-est du pays, le bassin parisien, les régions Rhone-Alpes et Bourgogne, l'arc méditerranéen et les départements du littoral atlantique.

Certaines régions présentent même «une activité éolienne comparativement plus importante par rapport à la taille de leur bassins d'emplois», comme le Languedoc-Roussillon, la Bourgogne et la Champagne-Ardenne, la Picardie, la Lorraine ou le Centre.


L'Observatoire note également que le marché est «concurrentiel», avec 760 entreprises actives dans le secteur, même si sur la dizaine de constructeurs de turbines, quatre seulement (Enercon, Vestas, Senvion et Nordex) représentent 75% de la puissance cumulée installée à la mi-2014.

En revanche, l'exploitation des parcs est «plus éclatée» avec une centaine d'exploitants actifs en France et treize d'entre eux gèrant «seulement 50% du parc éolien».


Les deux géants français de l'énergie traditionnelle dominent également le marché de l'éolien. GDF Suez est le premier producteur (1.000 MW), devant EDF Energies nouvelles, filiale d'EDF (650 MW), suivi par EoleRes (380 MW).

Par ailleurs, l'étude relève que le secteur a connu d'importantes évolutions technologiques qui permettent de «diminuer de façon continue les coûts de production», «d'accéder à des sites présentant des gisements de vent plus faibles», mais aussi une «montée en puissance des parcs», avec des parcs en projets qui concernent des puissances de 15 à 30 MW, contre 10 à 15 MW pour ceux déjà installés.


Après trois années de «décrochage d'activité» à cause des incertitudes sur les tarifs d'achat et les «blocages» du cadre juridique, le secteur s'attend à une reprise en 2014, note enfin l'étude.

Elle a déjà commencé, avec 410 mégawatts (MW) éoliens raccordés au premier semestre, contre 580 sur toute l'année 2013, et une capacité cumulée qui atteint désormais 8.200 MW.

 

 


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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 14:13

Une bien triste nouvelle; à ce rythme les derniers animaux descendants d'animaux sauvages se trouveront dans les zoos...

 

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L'action de l'homme a entraîné la disparition, en 40 ans, de plus de la moitié des animaux sauvages de la planète: ce constat brutal est au cœur du rapport Planète Vivante 2014 de l'ONG WWF, dernier état des lieux d'une Terre surexploitée.

«Les différentes formes du vivant sont à la fois la matrice des écosystèmes permettant la vie sur terre, et le baromètre de ce que nous faisons vivre à notre planète», écrit le directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF International), Marco Lambertini.

Aucun ralentissement prévu

«Et en nous désintéressant de leur sort, nous courons à notre perte», alerte-t-il. Entre 1970 et 2010, l'Indice Planète Vivante -qui mesure l'évolution de 10.380 populations de 3.038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons- a chuté de 52%.

Et «cette tendance lourde ne donne aucun signe de ralentissement», selon la 10e édition du rapport, pour qui il est encore possible d'agir pour renverser ce déclin et combiner développement et sauvegarde de l'environnement.

La baisse annoncée de 52% est beaucoup plus marquée que dans les rapports précédents. Dans son dernier rapport bisannuel, datant de 2012, le WWF faisait état d'une baisse de 28% des espèces sauvages entre 1970 et 2008. L'indice ne couvrait alors que 2.699 espèces.

Des causes diverses pour espèces raréfiées

Les causes de ce déclin: la perte et dégradation des habitats (en raison de l'agriculture, l'urbanisation, déforestation, l'irrigation, les barrages hydroélectriques...), la chasse et la surpêche (y compris les prises accidentelles comme pour les tortues marines), et le changement climatique.

Ainsi, de nombreux poissons et animaux de rivage ont disparu du Coorong, zone du sud de l'Australie où le prélèvement d'eau pour l'irrigation a augmenté la salinité. Ou encore, en Afrique, l'aire de répartition de l'éléphant ne représentait plus en 1984 qu'environ 7% de son aire historique. Et dans cette portion congrue, à cause du braconnage, le nombre d'éléphants s'est effondré de 60% entre 2002 et 2011.


Et la «biocapacité», soit la superficie disponible pour assurer ces biens et services, ne cesse de se contracter avec l'explosion de la démographie mondiale. Entre 1961 et 2010, la population est passée de 3,1 à près de 7 milliards d'habitants, et la biocapacité disponible par tête de 3,2 à 1,7 d'hectare global (qui représente la productivité moyenne mondiale d'un hectare biologiquement productif).

A qui la faute?

«La population mondiale devant atteindre 9,6 milliards d'habitants en 2050 et 11 milliards en 2100, la biocapacité disponible pour chacun de nous va continuer à régresser».

A qui la faute? Les pays les plus riches sont globalement ceux dont l'empreinte écologique par habitant est la plus élevée. En 2010, le Koweit arrivait en tête, suivi du Qatar, Emirats arabes unis, Danemark, Belgique, Trinidad et Tobago, Singapour, Etats-Unis, Barheïn et Suède. La France arrivait en 23e position.

 

 


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