22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 06:29

... Quand bonté rime avec économie.

 

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A l'heure où la communauté internationale s'écharpe sur le sort des baleines, le Gabon, petit pays d'Afrique centrale, se pose en fervent défenseur des cétacés qui rejoignent ses côtes par milliers durant l'été, à la saison des amours.

Lorsque la Commission baleinière internationale (CBI), réunie jeudi en Slovénie, a rejeté la création d'un sanctuaire dans l’Atlantique sud, seul deux pays africains ont voté en faveur de cette initiative sud-américaine: l'Afrique du Sud et le Gabon, pays côtier qui accueille l'une des premières populations de baleines à bosse du continent africain.


«Le Gabon a une position un peu contraire à pas mal de ses voisins qui se sont alignés sur le Japon, le premier promoteur de la chasse à la baleine», explique le conseiller spécial du président Ali Bongo Ondimba, le scientifique américain Michael Fay.

Et de s'interroger: «Pourquoi le Niger et le Mali par exemple attachent-ils une si grande importance à cette chasse alors que ce sont des pays continentaux ? Il y a décidément beaucoup de politique autour de la baleine...».

«Si nous ne protégeons pas les baleines en Antarctique nous ne les verrons plus», avertit le scientifique à la tête du programme «Gabon bleu», visant à préserver les fonds marins et les ressources halieutiques grâce à la création d'aires protégées.

 


 

Chaque année, plusieurs milliers de baleines remontent l'Atlantique au début de l'hiver austral pour venir s'accoupler dans le golfe de Guinée. Certains cétacés continuent plus haut vers les côtes camerounaises, nigérianes et ghanéennes, mais la majorité reste dans les eaux chaudes du Gabon, à cheval sur l'équateur.

Commence alors le long ballet amoureux des baleines, qui va durer trois à quatre mois. On peut les observer s'ébattre sans crainte des harpons et évoluer autour des rares bateaux venant à leur rencontre.


«Elles viennent de plus en plus nombreuses chaque année», se réjouissent les ONG impliquées dans la conservation des fonds marins, même s'il reste difficile d'établir des données précises. Leur augmentation s'explique notamment par le moratoire international qui a interdit la chasse dite commerciale dès 1982, favorisant leur reproduction, selon les spécialistes.


Au Gabon, les baleine ont fait l'objet d'une chasse effrénée au 19e siècle, et jusque dans les années 50: «à l'époque, des centaines et des centaines ont été tuées par les flottes étrangères», mais les pêcheurs locaux se sont très peu intéressés aux baleines, étant donné l'abondance des ressources halieutiques dans l'océan, les lagunes et les rivières, souligne Michael Fay.


Aujourd'hui, le pays - dont l'exploitation pétrolière est la principale source de revenus - mise sur l'observation touristique des mammifères marins comme le font déjà l'Afrique du Sud,les Etats-Unis ou la Nouvelle-Zélande.

Les perspectives sont bonnes: selon une étude de la CBI en 2010, cette activité pourrait potentiellement rapporter 3 milliards USD/an et créer 24.000 emplois dans le monde.


 

Si le tourisme au Gabon reste embryonnaire, faute notamment d'infrastructures hôtelières adaptées et à causes des tarifs prohibitifs des billets d'avions, le potentiel y est exceptionnel grâce à la richesse de la faune.

Les baies de la Pointe Denis, à 20 minutes en bateau de la capitale Libreville, en offrent un aperçu: les plages où viennent pondre les tortues luth en hiver, lorsque les baleines sont reparties vers le sud, bordent une forêt équatoriale où vivent éléphants, singes et buffles.


Pour protéger les écosystèmes côtiers, les autorités ont déjà intégré 130.000 ha de territoire marin aux parcs nationaux qui longent les 800 km de littoral, et devraient encore augmenter cette proportion.

Reste toutefois une menace de taille dans les fonds marins. Les pollutions sonores générées par les études sismiques et les forages offshores des compagnies pétrolières peuvent perturber la migration des baleines et les désorienter.


Plusieurs d'entre elles se sont ainsi échouées sur les plages gabonaises ces dernières années. Il y a dix jours, une baleine de 16 mètres de long pesant 30 tonnes a été retrouvée sur une plage de la capitale économique, Port-Gentil (sud-ouest), où elle a fini par mourir déshydratée malgré les efforts des dizaines de volontaires pour l'arroser pendant plusieurs heures en attendant la marée haute.

 

 


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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 06:14

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«Des poules meurent dans les cages, sous les yeux de leurs congénères. Elles se décomposent dans l’espace de vie des poules pondeuses vivantes»: comme à son habitude, l’association L214 a frappé fort. La vidéo publiée ce mercredi par l’association de défense des animaux accuse la marque de grande distribution Super U de commercialiser des œufs pondus en batterie par des poules vivant dans des conditions d’hygiène déplorables.


Menée dans trois élevages du Morbihan, approvisionnant le groupe Système U, l’enquête de L214 montre des images choquantes de poules déplumées et de cadavres d’animaux en décomposition. D’après les observations de l’association, «les élevages sont non conformes à la réglementation: sol des cages entièrement grillagé, absence d'aire de picotage et de grattage, sol grillagé métallique dans le "nid", grattoir insignifiant voire inexistant». La directive européenne relative aux élevages de poules pondeuses prévoit en effet que les poules puissent se mouvoir dans un espace d’au moins 750cm2 (soit l’équivalent d’une feuille A4) et qu’elles aient un perchoir et une litière pour picoter et gratter.

«Nous refusons de choisir pour le consommateur»

L’association L214 demande donc à Système U de cesser la commercialisation des œufs pondus dans ces élevages «sordides et non conformes aux réglementations». «Nous avons demandé l’adresse exacte des élevages filmés car s’il s’avère qu’ils travaillent avec nous, n’étant pas conformes à la législation, nous arrêterons notre collaboration», déclare Thierry Desouches, responsable des relations presses de Système U interrogé par 20 Minutes.


Mais si la loi est respectée, le groupe ne voit pas pourquoi il devrait interrompre ses approvisionnements en œufs: «Aujourd’hui, en France, il n’y a pas suffisamment d’élevages de plein air ou bio pour répondre à la demande, poursuit Thierry Desouches. Il y a aussi une différence sensible du coût de production et donc du prix de vente pour le consommateur: un œuf bio coûte 40 centimes l’unité, un œuf de plein air 30 centimes et un œuf de cage 10 centimes. Nous avons 28 références différentes dans nos magasins: quelqu’un qui souhaite consommer un œuf issu d’une poule élevée dans des conditions plus dignes peut le faire, mais nous refusons de choisir pour le consommateur.»


Selon un sondage OpinionWay réalisé pour L214, 84% des Français se déclarent favorables à la suppression des œufs de poules élevées en batterie dans les supermarchés.

 

 


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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 19:37

Les catastrophes naturelles ont provoqué en 2013 le déplacement de trois fois plus de personnes que les conflits, ce qui prouve l'urgence à s'attaquer au changement climatique, indique ce mercredi une étude. Selon le Norwegian Refugee Council (NRC, Conseil norvégien pour les réfugiés), une organisation indépendante spécialisée dans l'aide d'urgence, 22 millions de personnes ont été déplacées en 2013 en raison des désastres naturels.


Le rapport de l'association humanitaire est publié avant le sommet sur le climat qui aura lieu mardi prochain au siège des Nations unies à New York. Le problème est en train de s'aggraver avec deux fois plus de déplacés dans le monde que dans les années 1970, ajoute le rapport, qui l'explique par la montée de l'urbanisation lors des 40 dernières années dans les pays les plus vulnérables.

Faire de la question des déplacés une priorité

Le NRC, dirigé par Jan Egeland, ancien coordonnateur de l'ONU pour l'aide d'urgence, a appelé les politiques à faire de cette question des déplacés une priorité, à l'occasion des discussions en vue d'un accord sur le changement climatique en 2015.

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«Les gouvernements doivent s'assurer que les projets et les donateurs soient attentifs à ce risque grandissant des déplacements, en facilitant les migrations et en prévoyant des relogements d'une façon qui respecte les populations vulnérables», suggère le rapport. L'étude pointe les résultats des études du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), qui estime que l'activité humaine est responsable du nombre croissant de ces désastres.


Plus de 80% des personnes déplacées par les catastrophes naturelles l'an dernier se trouvaient en Asie, ajoute-t-elle. Les Philippines ont subi l'an dernier les catastrophes les plus sérieuses, avec les typhons Haiyan (ou Yolanda) et Trami qui, à eux deux, ont déplacé 5,8 millions de personnes.

Les nations riches pas épargnées

Par rapport à la taille de leur population, huit des 20 catastrophes les plus graves ont eu lieu en Afrique sub-saharienne, ajoute le rapport, selon lequel l'Afrique risque de plus en plus d'être touchée en raison de la croissance plus forte qu'ailleurs de sa population.


Les nations riches ne sont pas épargnées, comme le Japon avec le typhon qui a touché la région de Chubu (centre), les Etats-Unis avec les tornades dans l'Oklahoma (sud), et le Canada avec les inondations en Alberta (ouest) qui ont déplacé ensemble 600.000 personnes. Le rapport alerte également sur les risques naturels dans les régions en conflit, avec les inondations survenues en 2010 au Pakistan.

 


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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 06:53

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La Casa de Barro ("Maison d'argile"), ou Casa Terracota, à Villa de Leyva, est tout droit sortie de l'imagination débordante de l'architecte colombien Octavio Mendoza Morales. La construction a duré une douzaine d'années. Aujourd'hui, à mi-chemin entre le musée et l'outil didactique environnemental, le singulier édifice est tout bonnement captivant. Et une grande source d'inspiration pour sa propre déco…


L’architecte a construit la maison en argile, la même utilisée  pour les fameuses poteries. Croyez-le ou non, il a construit à la main ce véritable château à l’aide d’argile qu’il a laissée cuire au soleil.


Cette demeure de 160 mètres carrés est au coeur d’un paysage à couper le souffle. De plus, cette maison unique offre toutes les commodités dont on a besoin: des panneaux solaires pour l’approvisionnement en eau chaude, des mosaïques pour agrémenter le décor, deux étages avec un salon, une chambre et une cuisine… On y retrouve même des ustensiles de cuisine et des meubles fabriqués eux aussi en céramique!

 

 


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