18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 07:05

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A Bordeaux, deux jeunes diplômés viennent d'ouvrir une épicerie qui pioche ses produits dans un circuit de producteurs locaux, avec une particularité: La Recharge, qui lutte contre les gaspillages, ne propose aucun emballage mais invite ses clients à se munir de leurs propres contenants.

 

Nichée dans le quartier historique de Bordeaux, l'épicerie a ouvert mardi. Le local, un ancien magasin de meubles, est décoré avec simplicité: meubles chinés de-ci, de-là et retapés, étals confectionnés à l'aide de cagettes ou de caisses de vin...


Fruits et légumes bio, huile d'olive, vin, bière, bonbons, produits détergents, yaourts, fromages...: l'offre est conforme à celle d'une épicerie classique, à ceci près que la plupart des articles ne sont pas conditionnés. Les clients sont invités à faire leurs emplettes avec leurs propres sachets, bocaux, cageots, bouteilles... S'ils viennent les mains vides, bien sûr, «on leur propose nos propres contenants, qu'ils peuvent acheter et réutiliser», glisse Jules Rivet.

A 24 ans, ce diplômé de l'Institut d'administration des entreprises de Bordeaux est cofondateur avec Guillaume de Sanderval, 23 ans, titulaire d'un Master droit et fiscalité de l'énergie, de La Recharge.


Pour ces deux amis de lycée, l'histoire a commencé «il y a environ deux ans», explique Jules. «L'idée de faire un magasin +sans emballages+» est partie de la prise de conscience de «la quantité effarante de déchets que l'on produit et notamment des emballages jetables», poursuit le jeune homme, qui insiste: «On travaille directement avec des producteurs locaux», en privilégiant des circuits courts, «pour réduire, à la source, les emballages».

La finalité, c'est aussi d'avoir «un commerce de proximité, implanté dans le quartier», insiste-t-il. Quant aux choix de Bordeaux pour installer La Recharge, celui-ci s'est imposé de lui-même: Guillaume était étudiant à Paris mais la cité girondine offrait l'avantage d'être moins chère et, surtout, permettait «de travailler avec un terroir», confie Jules.


Ouverte mardi, La Recharge, financée en partie grâce à un site de collecte de fonds (crowdfunding), a connu des débuts encourageants. Michèle, Marseillaise d'origine de 62 ans, est conquise: «J'en ai entendu parler à la télévision (...) Cela n'est pas plus cher qu'ailleurs, ce sont des vrais produits (...) Pour moi, il n'y a que des avantages», s'enthousiasme la retraitée.

 


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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 17:56

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Pour éviter de laisser une trace du passage du Tour de France en montagne, un dispositif spécifique de collecte des déchets est mis en place…


Les pentes du Mont Ventoux s’en souviennent encore. En 2009, 500.000 spectateurs venaient admirer sur le sommet les prouesses du peloton du Tour de France, laissant derrière eux 20 tonnes de déchets. Les fans d’Alberto Contador, Andy Schleck et Bradley Wiggins n’avaient pas pris la peine de remporter avec eux leurs 30.000 bouteilles en plastique et 20.000 canettes, ni même de les jeter dans les conteneurs mis à leur disposition.


Pour éviter que cette mésaventure ne se reproduise, la société organisatrice du Tour (A.S.O.) signe depuis quatre ans un partenariat avec l’Agence régionale du développement durable de Midi-Pyrénées (Arpe) pour déployer un dispositif de gestion des déchets sur l’ensemble des étapes de montagne.

Distribution de sacs

Les 13 et 14 juillet, près de 3.800 sacs ont ainsi été distribués au public présent sur les deux étapes du massif vosgien sur le thème «C’est mon Tour, je préserve les montagnes». Rebelote à partir de ce vendredi pour les deux ascensions des Alpes et la semaine prochaine dans les Pyrénées.


«Dans les cols, il y a une concentration de public qui produit énormément de déchets d’alimentation, de boissons. Certains arrivent même bien avant l’étape du Tour, donc nous sensibilisons ces campeurs au respect de la montagne mais nous leur demandons aussi d’imaginer ce que cela leur ferait s’ils arrivaient sur une étape et que leurs prédécesseurs aient laissé l’endroit sale», explique Gérard Poujade, le président de l’Arpe qui constate que la caravane publicitaire a elle-même « réduit le nombre de goodies qu’elle distribue ».


Son agence travaille toute l’année sur ce dossier. En amont avec les collectivités pour organiser le jour du passage du Tour la mise en place de conteneurs et bornes de recyclages aux endroits clés, mais aussi recruter une équipe pour gérer ce dispositif. Et lors du passage du Tour pour distribuer plus de 25.000 sacs aux spectateurs de la Grand Boucle et les sensibiliser.

120 tonnes d’ordures collectées en 2013

En 2013, lors des 5 étapes de montagne, 120 tonnes d’ordures ménagères ont été collectées, ainsi que 7 tonnes d’emballages et une tonne de verre. Il y a quatre ans, ce chiffre était de 90 tonnes. «L’an passé, les collectivités ont constaté que le lendemain du passage du peloton, les cols étaient propres», assure Gérard Poujade.


Beatrice Colin

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 10:11

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Je retransmets ici une lettre de l'association Robin des Toits adressée à la ministre de la santé Marisol Touraine et à Monsieur Jacques Toubon , Défenseur des droits.

 

Il y a là de sérieuses raisons de s'inquiéter.

 


Madame la Ministre,
Monsieur le Défenseur des Droits,

L'association nationale Robin des Toits, qui assure l'information du public sur les dangers des technologies sans fil et alerte les pouvoirs publics afin de promouvoir une régulation efficace en la matière, a pris connaissance, dans Le Figaro daté du 10 juillet, de la commercialisation, par la société LG, d'un "bracelet connecté" permettant aux parents de suivre et de surveiller leurs enfants à distance et en continu.
L'association s'émeut des perspectives ouvertes par cet accessoire en termes d'exposition des enfants aux champs électromagnétiques (CEM). Le dispositif de transmission inclus dans le bracelet est sans doute loin d'être négligeable puisqu'il permet non seulement la géolocalisation du porteur mais aussi, sur activation des parents, la retransmission de tout l'environnement sonore de l'enfant. Les enfants seront donc exposés à une source continue d'ondes  électromagnétiques, au contact direct du corps, ce qui est une grave erreur sur le plan sanitaire.

Rappelons que les champs électromagnétiques, de toute nature, ont été classés comme cancérogènes possibles par l'OMS en mai 2011 ; rappelons également que tout le monde s'accorde à reconnaître que les enfants sont plus vulnérables aux champs électromagnétiques, dès lors que leurs os et leurs tissus sont plus fins et que leurs organes           sont en développement ; rappelons enfin que l'ANSES, dans son dernier rapport, bien que très soucieuse de ne pas agiter de "peurs irrationnelles" et peu réceptive aux signaux faibles, a tout de même relevé parmi ses points de préoccupation l'exposition des enfants aux champs électromagnétiques.
Dans ces conditions, quel parent bien informé équiperait son enfant d'un tel gadget, même dans un souci de sécurité ? "bien informé", toute la nuance est là, tant le silence sur les CEM et le danger sanitaire qu'ils représentent est pesant, et entretenu par de puissants intérêts financiers.
Face à cette aberration, qui montre encore une fois que la cupidité des équipementiers est sans limite et ne s'arrête             même pas devant la mise en danger des enfants, il est nécessaire de mobiliser les outils juridiques à notre disposition. L'article L5231-3 du code de la santé publique interdit la publicité pour les téléphones portables s'adressant aux moins de 14 ans; l'article L5231-4 permet d'interdire la commercialisation d'un terminal radioélectrique destiné aux moins de 6 ans. C'est le moment ou jamais de mettre ces dispositions en oeuvre, pour protéger les plus jeunes et les plus fragiles.

Eduquer un enfant, veiller à sa sécurité, ce sont des objectifs on ne peut plus légitimes. Mais ils passent par l'organisation attentive de l'emploi du temps de l'enfant, le fait de le confier à des tiers de confiance, de veiller à ses fréquentations et à ses activités, de le responsabiliser sur ses actions, de lui faire une confiance adaptée à son âge. Eduquer un enfant, ce n'est pas lui coller un "machin électronique" comparable (tout à fait similaire, en fait) à celui des sortants de prison.
Au-delà même de l'aspect sanitaire, les révélations récentes montrent que les informations et méta-données circulent bien au-delà de leurs destinataires normaux. Qu'est ce qui prouve que les informations relatives aux enfants équipés des bracelets LG ne se retrouveront pas entre des mains, soit commerciales, soit malveillantes, perspective qui ne peut que faire frémir ?

Pour contrer l'avidité d'acteurs commerciaux qui ne respectent aucune limite, il est plus temps que jamais d'arrêter de marteler qu'on ne peut rien faire et de mobiliser les outils existants. Ils existent !!  
Madame la Ministre, Monsieur le Défenseur des Droits, nous attendons des actions concrètes.

 

Etienne CENDRIER
Porte-Parole national

 

Permanences téléphoniques de Marc CENDRIER :
Tél. : 33 1 47 00 96 33
- le matin entre 8h00 et 9h00 (sauf samedi et dimanche matin)
- le soir entre 21h00 et 22h00
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 13:45

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Selon l'Agence internationale de l'énergie, les appareils électroniques connectés gaspillent actuellement près de 60 milliards d'euros par an en électricité à l'échelle de la planète. Alors que ce ce gâchis s'apprête à empirer, cette agence estime, dans un rapport chiffré, que les fabricants pourraient bien mieux faire.


Des smartphones aux téléviseurs, en passant par les tablettes, les boîtiers décodeurs, les imprimantes et les consoles de jeux : il y a aujourd'hui environ 14 milliards d'appareils connectés sur Terre, qu'ils soient en mode veille ou en état d'utilisation. Et d'ici quelques années, quand la maison intelligente sera devenue la norme, tout comme la vie mobile et connectée, ce chiffre aura monté en flèche pour atteindre 50 milliards d'appareils.


Cette demande explosive voudrait dire que, d'ici à 2025, l'utilisation d'énergie de tous ces appareils pourrait atteindre les 1.140 térawattheures par an. C'est la quantité d'énergie actuellement consommée chaque année par le Canada et l'Allemagne, soit 6 % de la consommation mondiale annuelle en électricité. C'est ce que détaille un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (IEA, International Energy Agency), qui vient d'être mis en ligne.

 

La solution : procurez-vous un bloc multiprises avec interrupteur et coupez vos appareils à la source lorsque vous ne vous en servez pas.

 

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