Macron a déclaré la guerre contre les médecines naturelles

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9 juillet 2018 : journée noire pour la santé des Français

 

 Le 9 juillet 2018, Emmanuel Macron a participé à un dîner secret avec le « Club Dolder ».

Cette puissante organisation internationale manœuvre en coulisses depuis 40 ans en vue d'établir un monopole total de Big Pharma sur la santé des Français…

 

https://ecp.yusercontent.com/mail?url=http%3A%2F%2Fimg.mailing.association-sante-naturelle.info%2F807exw6ftre.jpg&t=1544984359&ymreqid=06766c87-d772-447e-1c7e-6f000101bc00&sig=UrvP6VoKXgMyW2nqVub.tQ--~C

 

URGENCE ABSOLUE : en 2018, Emmanuel Macron a déclaré la guerre contre les médecines naturelles et il a bafoué comme jamais votre droit à vous soigner librement. En 2019, il a décidé de porter l’estocade contre l’homéopathie, et menace dangereusement les huiles essentielles et les plantes médicinales !

 

MOBILISEZ-VOUS ! SIGNEZ ICI la pétition de l’AIDMN contre la mise à mort des médecines naturelles. Faites respecter votre droit à vous soigner librement !

 Emmanuel Macron pourrait bien être le Président le plus corrompu de la Vème République française.


Le 9 juillet 2018, alors que tous les médias étaient tournés vers la coupe du monde de football, le Président Macron a rencontré les membres du Club Dolder lors d’un dîner ultra-secret.

Seuls quelques journalistes bien introduits ont eu connaissance de cette rencontre et ont publié l’information [1].


Je m’appelle Jacques Legrand et je vous écris au nom de l’association « Alliance Internationale pour la Défense des Médecines Naturelles » (AIDMN).
Vous n’avez probablement jamais entendu parler du Club Dolder et ce n’est pas un hasard.


Les membres du Club Dolder sont les patrons des 25 plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux

 

 

 

Le Club Dolder tire son nom d'un grand hôtel de Zurich, le Dolder Grand, une sorte de château alpin avec des tourelles semblant tout droit sorti d'un film de James Bond.

 

https://ecp.yusercontent.com/mail?url=http%3A%2F%2Fimg.mailing.association-sante-naturelle.info%2F807fqc6ftre.jpg&t=1544984359&ymreqid=06766c87-d772-447e-1c7e-6f000101bc00&sig=dgxowagY.OyDjfQikc39cA--~C

 
 

C’est là, à l’abri des regards indiscrets, que ce cercle de patrons puissants et richissimes s'est réuni pour la première fois dans les années 1970.

Depuis, les membres du Club Dolder se réunissent secrètement chaque année.

Encore aujourd’hui, le Club Dolder n’a pas de site officiel. Aucune mention du Club Dolder ne figure sur le site de la fédération internationale des fabricants pharmaceutiques (IFPMA), basée à Genève. Et vous allez maintenant comprendre pourquoi.

 

 Cette organisation fantôme manipule les politiques de santé depuis 40 ans

 Chaque année, les membres du Club Dolder prennent, dans le plus grand secret, des décisions qui MENACENT directement votre santé ou celle de l'un de vos proches.

 

 Les membres du Club Dolder sont soupçonnés de :

  • s’accorder pour vendre les médicaments à des prix choisis pour « tondre la Sécu », ce qui est parfaitement illégal : le fameux « trou de la sécu », ce sont eux qui le creusent, pas les malades ;
  • organiser les pénuries de médicaments afin de faire encore grimper les prix de leurs molécules brevetées ;
  • cacher la vérité sur l’existence de remèdes naturels efficaces contre les maladies afin de maintenir les ventes de leurs médicaments.

C’est grâce à ces méthodes mafieuses que les laboratoires pharmaceutiques sont devenus, en quelques années à peine, l’industrie la plus rentable au monde. Elle est même plus rentable que les secteurs du luxe, du pétrole, de la banque et… du crime organisé !

 

En tout, ce sont 826 MILLIARDS d’euros de chiffre d’affaires qui se sont assis à table avec le Président Macron le 9 juillet 2018 [2].Qu’est-ce que les membres du Club Dolder ont-ils demandé à Emmanuel Macron ? Qu’est-ce qu’Emmanuel Macron leur a-t-il promis ?

 Et surtout…

 Pourquoi cette rencontre fait peser une menace gravissime sur votre santé ?

 

Malgré le secret qui règne autour du Club Dolder, les noms de certains membres actuels ont fuité.

 Et vous allez voir qu’il existe des liens d’intérêt flagrants entre Emmanuel Macron et certains de ces puissants patrons :

  • Olivier Brandicourt, directeur de Sanofi, le géant pharmaceutique français dont le PDG est Serge Weinberg, un ami et soutien d’Emmanuel Macron depuis 2007, lorsqu’ils ont tous les deux collaboré dans le cadre de la commission Attali [3];
  •  Ian Read, PDG du géant pharmaceutique américain Pfizer, pour qui Emmanuel Macron, alors jeune banquier chez Rothschild, a réalisé une transaction financière de 9 MILLIARDS d’euros. Emmanuel Macron avait alors touché une commission rondelette de 2 MILLIONS d’euros ! [4];
  • Et la liste continue avec : Kenneth Frazier, PDG de Merck, l’autre géant américain du médicament ; Emma Walmsley, PDG de GSK, le monstre pharmaceutique britannique ; Lars Fruergaard Jørgensen, PDG de Novo Nordisk, laboratoire n°1 mondial dans le traitement du diabète ; Stefan Oschmann, PDG de Merck en Europe ; David Ricks, PDG du laboratoire Eli Lilly, mastodonte américain du médicament ; Kåre Schultz, PDG de Teva Pharmaceutical Industries, le n°1 mondial des médicaments génériques ; Pascal Soriot PDG français de AstraZeneca, géant pharmaceutique anglo-suédois ; Michel Vounatsos, PDG de Biogen, leader mondial dans les biotechnologies ; Christophe Weber, PDG français de Takeda, le géant pharmaceutique japonais.

 

Aucune information officielle n’a filtré suite à cette rencontre entre Emmanuel Macron et les géants de l’industrie pharmaceutique. Pourtant, les décisions prises dès le lendemain de ce dîner ne laissent place à aucun doute…

 … Emmanuel Macron a promis aux puissants patrons de ces laboratoires pharmaceutiques un monopole TOTAL sur votre santé, leur assurant ainsi des MILLIARDS de profits pour les années à venir !

 PREUVE : le lendemain de ce dîner, le Président Macron a fait sauter des procédures de contrôle sur les nouveaux médicaments ! [5]

 Il sacrifie publiquement la santé des Français au profit des laboratoires pharmaceutiques alors que Big Pharma a réalisé, tenez-vous bien, 71,5 MILLIARDS de dollars de profits en 2017 [6] !

 Pourtant, malgré la gravité de cette mesure pour votre santé, le pire est à venir. Car Emmanuel Macron prépare un coup de force inédit contre la santé des Français : il veut mettre à genoux les médecines naturelles afin d’offrir à Big Pharma le contrôle TOTAL sur VOTRE santé.

La mafia du médicament dîne avec Macron et c’est vous qui payez l’addition !

 

Mais si nous sommes des centaines de milliers à dire que NOUS REFUSONS le diktat de Big Pharma sur notre santé, Emmanuel Macron sera obligé de nous entendre. C’est MAINTENANT que cela se joue. Sinon, les lobbyistes de l’industrie du médicament décideront à votre place.

 Il faut frapper un GRAND COUP.

 Signez maintenant notre grande pétition nationale contre le diktat des laboratoires pharmaceutiques sur notre santé.

 

Transférez-la au maximum de personnes autour de vous afin que nous soyons des centaines de milliers à la signer. Gagnons ENSEMBLE cette bataille cruciale pour notre santé, celle de nos proches et celle des générations à venir.

 Vous avez le pouvoir de changer les choses :

https://www.sante-alerte.fr/macron-signature

Sources :
 
1] https://www.la-croix.com/Economie/Le-Dolder-club-ultra-discret-big-pharma-rendez-vous-lundi-Paris-2018-07-08-1300953430
[2] http://www.rfi.fr/economie/20180708-france-rencontre-secrete-patrons-industriepharmaceutique
[3] https://www.franceinter.fr/politique/emmanuel-macron-les-coulisses-d-une-ambition
[4] https://www.franceinter.fr/politique/emmanuel-macron-les-coulisses-d-une-ambition
[5] https://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/le-gouvernement-cede-t-il-a-l-industriepharmaceutique_2845553.html
[6] https://www.bastamag.net/Les-Pharma-Papers-tout-ce-que-les-labos-pharmaceutiques-voudraient-vous-cacher
[7] http://www.ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/db0566e3b2a9ab8aac2a545f190d2795.pdf
[8] http://www.leparisien.fr/societe/sante/homeopathie-74-des-francais-veulent-le-maintien-du-remboursement-08-11-2018-7938603.php
[9] http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/08/23/97002-20180823FILWWW00266-remboursement-de-l-homeopathie-reponses-en-fevrier.php
[10] https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/l-argent-de-l-influence/lobbying-a-parisbruxelles-et-washington-l-enorme-puissance-de-feu-des-labos/
[11] https://leprixdelavie.medecinsdumonde.org/fr-FR/#know-more
[12] https://www.bastamag.net/Les-Pharma-Papers-tout-ce-que-les-labos-pharmaceutiques-voudraient-vous-cacher
[13] https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/l-argent-de-l-influence/entre-les-labos-pharmaceutiques-et-les-medecins-14-millions-de-conflits-d-interets-potentiels/
[14] https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/l-argent-de-l-influence/entre-les-labos-pharmaceutiques-et-les-medecins-14-millions-de-conflits-d-interets-potentiels/
 

 

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CO2 et virus oubliés : le permafrost est "une boîte de Pandore"

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permafrost

Tandis que les règles d'application de l'accord de Paris ont été adoptées lors de la COP24 en Pologne, en Sibérie ou au Canada le pergélisol (permafrost en anglais) poursuit son dégel. Cette couche de sol renferme d'énormes quantités de carbone et des virus potentiellement dangereux pour l'Homme.

Les effets du réchauffement climatique sont multiples : hausse des températures, fontes des glaciers, hausse du niveau des mers, sécheresse, changements de la biodiversité, migrations humaines, etc. Parmi toutes ces catastrophes en cours ou à venir, il en est une majeure, qui se déroule en ce moment en Alaska, au Canada et en Russie. Selon les scénarios les plus optimistes, d'ici 2100, 30% du pergélisol pourraient disparaître. Entamé depuis plusieurs années, le dégel de cette couche géologique, composée de glace et de matières organiques, menace de libérer des quantités astronomiques de CO2, entraînant potentiellement un réchauffement climatique encore plus important et rapide que prévu. Le pergélisol préserve également de nombreux virus, oubliés ou inconnus. En 2016, un enfant a ainsi été tué par de l'anthrax. Le virus de la maladie du charbon avait été libéré suite au dégel d'un cadavre de renne vieux de 70 ans ! 

Pour étudier les risques liés au dégel du pergélisol, nous avons sollicité l'éclairage de deux spécialistes. Florent Dominé, d'une part, est chercheur, directeur de recherche au CNRS. Il travaille à l’Unité Mixte Internationale Takuvik, issue d'un partenariat entre l'Université Laval à Québec (Canada) et le Centre National de la Recherche Scientifique. Ses activités se concentrent essentiellement dans l’Arctique canadien où il travaille sur les problématiques climatiques et en particulier sur la transformation et le dégel du pergélisol. Sur place, il étudie également l’évolution de la végétation et de la biodiversité. Par ailleurs, concernant la question des virus, nous avons fait appel à Jean-Michel Claverie, professeur de médecine de l’Université Aix-Marseille, directeur de l’institut de Microbiologie de la Méditerranée et du laboratoire Information Génomique et Structurale. En 2014, lui et son équipe ont découvert deux nouveaux virus, des virus géants, datés de 30 000 ans, dans le pergélisol sibérien.

carte-permafrost

Un réservoir de gaz à effet de serre

Le pergélisol est un vaste territoire. Sa superficie est estimée entre 10 et 15 millions de mètres carrés (entre 20 et 30 fois la superficie de la France). On trouve du pergélisol au nord du Canada et de l'Alaska, ainsi qu'au nord de la Sibérie. Selon les zones, la profondeur de cette couche varie : de quelques mètres à environ un kilomètre dans certains points de la Sibérie où le pergélisol se maintient alors depuis des millions d'années. Selon certaines études, ces couches du sol renfermeraient des milliards de tonnes de carbone. Une analyse confirmée par le chercheur Florent Dominé : 

Le pergélisol contient de la glace et de la matière organique issue essentiellement de la décomposition partielle des végétaux. Cette matière organique est formée en grande partie de carbone. Il y a environ deux fois plus de carbone dans le pergélisol que dans l’atmosphère. Ce carbone, quand il est gelé, est peu accessible à la minéralisation bactérienne. Les bactéries peuvent se nourrir de cette matière organique dès lors qu’elle est dégelée. Et là, les bactéries vont pouvoir la métaboliser et la transformer en CO2. Ce dioxyde de carbone va alors s’échapper dans l’atmosphère et potentiellement faire augmenter les teneurs de ce gaz à effet de serre.

En somme, le CO2 qui s'échappe dans l'atmosphère participerait au réchauffement climatique, qui lui-même accélère la fonte du pergélisol. Toutefois, difficile de prévoir exactement quelle sera la quantité réelle de ces émissions, comme le rappelle Florent Dominé : "La fourchette serait comprise entre 50 et 250 milliards de tonnes de CO2. Mais il y a tellement de rétroactions qui n'ont pas encore été découvertes et qui n’ont pas été incluses dans les modèles, que toutes ces projections sont soumises à d’énormes incertitudes. Et puis il y a des incertitudes sur le processus inverse qui est celui de la fixation de matière organique, de carbone, par la végétation. Imaginons : s’il fait plus chaud, la végétation pousse. La toundra herbacée est remplacée par de la toundra arbustive. Il y a plus de biomasse dans les arbustes que dans les herbes. Donc les sols arctiques vont servir de puits de carbone quand le pergélisol servira de source de carbone. Bref, il y a encore trop d’incertitudes. Mais quoiqu’il en soit, au nom de principe de précaution, il y a lieu de faire très attention à cette libération du carbone."

De plus, le CO2 n'est pas le seul gaz à effet de serre que peut produire le pergélisol dégelé. "Quand la matière organique du pergélisol dégèle, détaille le chercheur, et qu’il n’y a pas d’oxygène disponible parce que la zone est saturée en eau, alors à ce moment-là, on va avoir une fermentation bactérienne et donc une émission de méthane par le pergélisol. _Le méthane est un gaz à effet de serre trente fois plus puissant que le CO2_. Toutefois, dans le pergélisol, il y a 100 fois moins de méthane que de CO2." Du mercure a également été découvert dans certaines zones de l'Alaska mais d'après Florent Dominé, "le principal danger climatique reste le dioxyde de carbone".  

Biodiversité modifiée, infrastructures menacées

L'impact du dégel du pergélisol est donc potentiellement planétaire. Mais avant cela, les retombées négatives de ce réchauffement global se mesurent aussi localement. Dans les zones qui voient leur pergélisol dégeler, la biodiversité se modifie profondément. C'est ce qu'a constaté sur place Florent Dominé : "On a des changements phénoménaux dans les assemblages végétaux et dans les migrations d’espèces animales. Je travaille notamment près d’un village inuit, Umiujaq, au nord du Québec. Il y a 50 ans, la végétation était essentiellement composée de lichen à caribou. Désormais, c’est envahi par les bouleaux glanduleux, des bouleaux nains. Les renards arctiques ont disparu et ont été remplacés par des renards roux. Des orignaux commencent à arriver alors qu’avant ils étaient cantonnés plus au sud.

Ces changements d’écosystèmes fondamentaux peuvent également s'accompagner de la disparation pure et simple d'espèces végétales. "Il y a également le danger, poursuit le chercheur, que des espèces cantonnées beaucoup plus au nord, au désert polaire - certains types d’herbes ou de lichens – deviennent de plus en plus rares, voire même disparaissent avec le réchauffement climatique." 

Localement, le dégel du pergélisol a également de lourdes conséquences sur les Hommes. Quand la glace du sol fond, cela peut conduire à un affaiblissement, voire à une destruction, des infrastructures bâties à une époque où le pergélisol était encore stable. "A Umiujaq, la route qui mène à l’aéroport s’est effondrée, se souvient Florent Dominé. A Iqaluit, la plus grande ville du territoire du Nunavut, la piste de l’aéroport a dû être refaite. A Salluit, à l’extrême nord du Québec, la caserne de pompier s’est effondrée. Et dans ce village construit quasiment entièrement sur une zone riche en glace et qui existe depuis des dizaines d’années, on parle de déménager tous les habitants. On en arrive à ces situations qui peuvent être dramatiques pour les populations locales." L'une des missions du chercheur Florent Dominé est donc notamment d'encourager les populations locales à construire sur des zones rocheuses, parfaitement stables et sans risque. 

Mines d'or et virus oubliés 

En découvrant dans une revue scientifique que des chercheurs russes étaient parvenus à faire ressusciter une espèce végétale prisonnière du pergélisol pendant 30.000 ans que le Professeur Jean-Michel Claverie s'est posé cette question : "Est-il possible de faire la même chose pour un virus ?" En 2014, le Pr Claverie et son équipe ont découvert deux virus géants, inoffensifs pour l'Homme, qu'ils ont réussi à réactiver : "Cette découverte démontre que si on est capable de ressusciter des virus âgés de 30.000 ans, il n’y a aucune raison pour que certains virus beaucoup plus embêtants pour l’Homme, les animaux ou les plantes ne survivent pas également plus de 30.000 ans.

Pour autant, nul besoin de replonger aussi loin dans le temps pour trouver des virus dangereux pour les espèces vivantes. En 2016 en Sibérie, des spores d'anthrax vieilles de 70 ans se sont libérées du cadavre d'un renne après le dégel d'une couche de permafrost. Cet épisode a causé la mort d'un enfant ; des milliers de rennes ont également été infectés. Un drame imputable au changement climatique selon le Pr Claverie : "On a beau dire que l’on a cloîtré un certain nombre d’agents bioterroristes comme la maladie du charbon (l'anthrax), mais l’on voit bien que chaque année, quand il y a un hiver un peu chaud en Sibérie, vous avez des épidémies gigantesques dans les troupeaux de rennes. Cela est lié au réchauffement climatique puisque ces étés chauds sont de plus en plus fréquents. Chaque été une couche du permafrost dégèle. Et cet été, en 2016, la couche dégelée a été plus profonde que les années précédentes."

Toutefois, aussi dramatiques que puissent être ces épidémies d'anthrax, les virus libérés par le réchauffement climatique sont ceux présents dans les couches superficielles du pergélisol. Ces agents infectieux sont donc les plus récents et ils sont par conséquence connus de la médecine moderne. C'est ce qui fait dire au Pr Claverie qu'en matière de virologie, ce dégel lent des couches superficielles n'est pas le danger le plus imminent : "A cause du réchauffement climatique, des routes maritimes sont désormais ouvertes six mois par an. Vous pouvez donc accéder assez facilement en bateau jusqu’à la Sibérie. Ces côtes et ces régions, auparavant désertiques, sont connus pour receler d’importants gisements de gaz et de pétrole ; il y a également beaucoup de métaux précieux comme l'or ou les diamants. Désormais ces zones peuvent être exploitées. Là est le danger ! Prenons les Russes. Ils installent des mines à ciel ouvert. Et ils retirent le pergélisol, parce que les minerais ne sont pas dans cette couche d’humus. Ces mines font 3 à 4 kilomètres de diamètre et jusqu’à un kilomètre de profondeur. On exhume alors du permafrost qui peut être âgé d’un million d’années. Et là on tripote des choses avec lesquelles on n’a jamais été mis en contact. C’est un peu la boîte de pandore. Et connaissant les Russes, ils ne prennent aucune précaution bactériologique, il n'y a aucun encadrement pour sécuriser au mieux ces mines. Les industriels n’extraient pas des minerais en situation de confinement biologique.

Qui plus est, le danger est potentiellement partout dans le permafrost, car "même si l’on se limite à creuser jusqu’à 30 mètres de profondeur, ce qui équivaut à 30.000 ans et donc à la disparition de Neandertal, cela peut être dangereux." Le professeur Claverie argue du fait que la cause de la disparition de Neandertal est inconnue : "Imaginons qu’il ait été tué par un virus particulier. On sait désormais que les virus peuvent survivre au moins 30.000 ans. Sauf que les médecins actuels n’ont jamais vu le type d’infections auxquelles devait faire face Neandertal. Il y a là un véritable danger, qui reste toutefois difficile à évaluer." De plus, ce danger est renforcé par la volonté politique du président russe Vladimir Poutine d'exploiter industriellement cette région du globe. "Le changement climatique fournit des conditions plus favorables pour développer le potentiel économique de cette région" avait-il déclaré en mars 2017 à propos du nord de la Russie.  

Source : franceculture

 

 

 

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Un bateau à hydrogène propulsé par des énergies non polluantes navigue 20 000 km sans faire le plein

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bateau à hydrogène

La question des énergies propres et moins chères est doublement d'actualité, entre la crise des "gilets jaunes" et la COP24 en Pologne, où les négociations s'embourbent. Et la réponse pourrait venir d'un bateau. Energy Observer, ancien catamaran de course devenu laboratoire flottant de nouvelles énergies, a fait le bilan lundi 10 décembre de sa première campagne de navigation au salon nautique de Paris. Lancé en 2017, il a parcouru presque 20 000 km autour de la France et dans toute la Méditerranée, uniquement propulsé par des énergies non polluantes et renouvelables. C'est peut-être l'avenir de la navigation et aussi celui de nos villes.
Un catamaran sans voile

La plupart des capitaines aiment leur bateau passionnément et Victorien Erussard n'échappe pas à la règle : "L’expérience est géniale !", s’exclame-t-il en évoquant son catamaran blanc, ancien bateau de course de Peter Blake. Mais sur Energy Observer, pas de voile, le navire avance grâce à plusieurs types d'énergies qui prennent le relais, propulsant le navire de Paris à Athènes en passant par La Rochelle, Marseille, Malte ou Venise, sans jamais faire le plein. "Cela nous permet de tester en conditions hostiles des systèmes énergétiques qui préfigurent le monde décarboné que l’on souhaite voir, poursuit Victorien Erussard, en associant une propulsion électrique avec différentes sources d’énergies renouvelables."
40% à l'électrique et 60% à l'hydrogène

En dix-huit mois, le navire a pu fonctionner à 40% à l'électrique et 60% à l'hydrogène, produit tout simplement à partir d'eau et de piles à combustible. Et demain, peut-être des maisons, voire des quartiers de villes pourront tourner sur cette association d'énergie. "Le bateau est un échantillon représentatif mobile de ces micro-réseaux d’énergie, explique Didier Bouix, ingénieur chef du projet. Et on pourra les adapter dans des micro-quartiers, dans des maisons, avec du solaire, du vent." En attendant, Energy Observer va repartir en mars pour l'Europe du nord avec un nouveau système en test : une paire d'ailes en carbone, plus efficaces que des voiles classiques.

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Il faut abandonner l'EPR et miser sur les énergies renouvelables, selon un rapport

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STOP EPR

Développer massivement les énergies renouvelables d’ici 2050 et 2060 est la meilleure façon de produire une électricité à un coût réduit et qui soit la moins chère possible pour les Français, selon une étude publiée lundi par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Cette étude, qui modélise plusieurs scénarios d’évolution de la production d’électricité française, conclut aussi que «si le prolongement d’une partie du parc nucléaire historique permettrait une transition efficiente, (...) le développement de la filière EPR ne serait pas compétitif».

Apporter "un regard à long terme"

Publiée deux semaines après l’annonce de la feuille de route énergétique de la France à horizon 2028 par le gouvernement, cette étude a pour but d’apporter «un regard de long terme» et de «s’assurer qu’un choix fait aujourd’hui ne va pas faire peser des coûts indus à nos enfants et petits-enfants quelques dizaines d’années plus tard», explique le président de l’Ademe, Arnaud Leroy.

«A chaque fois dorénavant qu’on parle trajectoire énergétique, se pose la question du coût, (...) donc il faut qu’on documente la question de la pertinence économique, de la viabilité économique» des choix possibles pour le pays, a-t-il expliqué.

Selon les conclusions de l’étude, l’optimum économique serait que les énergies renouvelables fournissent autour de 85 % de la consommation d’électricité française en 2050, et plus de 95 % en 2060, quelles que soient les variantes considérées (consommation, faible acceptabilité des énergies vertes, prolongement du nucléaire aisé, arrêt automatique des réacteurs nucléaires à 50 ans, etc.).

L’étude montre également le rôle du nucléaire historique pour accompagner la transition, avec une fermeture progressive des réacteurs à 40 et 50 ans. En revanche, si la France se lance dans un programme industriel de construction d’EPR, alors la part des énergies renouvelables baisserait autour de 75 % en 2050 et le coût de production moyen de l’électricité serait globalement plus cher.

Un tel programme industriel représenterait un surcoût d’au moins 39 milliards d’euros sur la période, a évalué l’Ademe.

"On n'a rien à vendre"

Par ailleurs, ajoute Arnaud Leroy, «on se rend compte qu’on n’a plus besoin de subvention dès 2035, à la fois pour l’éolien terrestre et le solaire», qu’aucun besoin de stockage massif n’est nécessaire avant cette date et que ces scénarios permettent d’accompagner un développement important des véhicules électriques, comme d’assurer la stabilité du réseau électrique.

Le président de l’Ademe défend aussi la neutralité de l’Agence, alors que certaines de ses précédentes études ont suscité des polémiques. «On est un opérateur étatique, on n’a rien à vendre», affirme-t-il.

«Nous avons fait attention de prendre des hypothèses qui ne soient pas contestables», en choisissant celles de RTE sur l’évolution de la consommation et l’évolution des véhicules électriques, ou d’EDF sur le coût des EPR, a insisté Fabrice Boissier, directeur général délégué de l’Ademe.

Le déploiement massif des énergies renouvelables suppose «un rythme qu’on saura faire», a-t-il ajouté, avec notamment 2 gigawatts par an d’éolien terrestre (contre 1,7 actuellement) et 3 GW/an pour le solaire, conforme aux objectifs du gouvernement dans sa feuille de route énergétique.

L’Agence prévient toutefois que son étude n’a pas pris en compte certains éléments, comme ses conséquences sociales en termes d’emploi.

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Enquête : Le massacre de la forêt française

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forêt

Depuis le XIXe siècle, notre pays a presque doublé sa surface forestière. Mais quelle forêt ? Défenseurs de l’environnement, propriétaires et agents forestiers se mobilisent contre les méthodes de l’office national des forêts.

Il y a neuf ans, Michelle M. a hérité d’une centaine d’hectares de bois en Poitou. L’année suivante, mauvaise surprise : un gestionnaire forestier, agréé par l’Office national des forêt, vient… couper à ras une dizaine d’hectares, dont 180 chênes centenaires ! Michelle découvre ainsi qu’elle a également hérité d’un plan de gestion de la forêt, obligatoire pour toute propriété de plus de 25 hectares sauf à rentrer dans des procédures compliquées pour vendre du bois et à perdre les avantages fiscaux sur les droits de succession et l’impôt sur la fortune. Elle accepte de mauvaise grâce.
 
Deux ans plus tard, les tronçonneuses sont de retour. Michelle proteste et propose que l’on pratique au moins une coupe sombre (on ne coupe que quelques arbres de façon à ce que la lumière n’atteigne pas directement le sous-bois). Refus du forestier : ça prendrait trop de temps, il est plus rentable que les engins coupent tout là où ils sont. "J’apprends par la même occasion que mes chênes ne sont pas destinés à l’ébénisterie mais au bois de chauffage. Je dois “nettoyer” le sol de tous les noisetiers et autres arbustes, et replanter des espèces qui produiront des troncs les plus hauts possibles, sans branches basses pour éviter les nœuds qui gênent les industries du bois."
 
Michelle se rebiffe, prend contact avec des associations et propose un plan de sénescence qui vise à préserver la forêt en la laissant évoluer. Mais les experts forestiers ne l’acceptent que pour 20 % de la propriété… La propriétaire poitevine vient de découvrir ce que l’ONF, appelle "la sylviculture dynamique". Une industrialisation de la forêt contre laquelle s’élèvent de plus en plus défenseurs de l’environnement, propriétaires et agents de l’ONF...

Source : wedemain

la suite de cet article sur la boutique en ligne de wedemain : https://wedemain.aboshop.fr/common/product-article/36?utm_source=headersite%2F

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