Un savon collant pour nettoyer les marées noires

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Et si on pouvait nettoyer la mer avec du savon? Des chercheurs de l'université de Bristol, au Royaume-Uni, ont mis au point un savon à base de sels riches en fer.  En se dissolvant dans l'eau, ces sels deviennent magnétiques, et attirent comme un aimant les polluants, explique Livescience.


Facile à nettoyer

Ce savon pourrait ainsi être utilisé pour nettoyer des eaux usées industrielles mais aussi des marées noires. Son gros avantage, par rapport aux dispersants chimiques qui sont habituellement utilisés, c'est qu'il peut être facilement «ramassé» à l'aide d'un aimant qui l'attire vers la surface de l'eau, comme l'ont démontré les expériences menées par l'Institut Laue-Langevin de Grenoble.


En 2010, dans le golfe du Mexique, les critiques n'avaient pas tardé à s'abattre sur les dispersants chimiques utilisés pour réduire le pétrole en micro-particules: rajouter une dose de produits chimiques et disperser le tout en très petits fragments a fait craindre une pollution encore plus importante des eaux.

 

 

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FNE publie une carte des combats à mener pour l'environnement

Publié le par Gerome

L'organisation France Nature Environnement (FNE) vient de publier une carte de France recensant les nombreux combats pour l'environnement menés par les 3.000 associations qu'elle regroupe. Un état des lieux dressé dans le cadre de l'Appel des 3000 lancé voilà quelques jours aux candidats à la présidentielle.

 

L'arrêt de la construction de l'EPR de Flamanville, la protection des zones humides, l'interdiction de l'exploitation du gaz de schiste, comme du pétrole en eau profondes, l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ou encore la préservation de l'ours dans les Pyrénées : France Nature Environnement vient de dévoiler une carte de France recensant les combats emblématiques menés par les 3.000 associations que réunit l'organisation, mais aussi les "initiatives à encourager". Parmi ces dernières, l'arrivée du bio dans les cantines, une charte pour protéger les chauves-souris, le développement de l'énergie photovoltaïque, ou encore l'exploitation de l'éolien en mer Méditerranée.


"Chaque jour, les 3.000 associations du mouvement France Nature Environnement imaginent et mettent en pratique des solutions concrètes pour sortir des crises écologiques et économiques", affirme l'organisation quelques jours après avoir lancé un appel aux candidats à l'élection présidentielle. Tous ont été invités à participer au Congrès de FNE qui se déroulera samedi prochain à Montreuil, afin de débattre des nombreuses propositions émises par les associations écologistes. François Bayrou, François Hollande, Eva Joly, Corinne Lepage et Jean-Luc Mélenchon devraient être présents.


Avec cette carte des combats qu'elles mènent aux quatre coins de la France, les associations permettent aux politiques comme à tous les citoyens de prendre conscience de l'ampleur de leur travail en faveur de l'environnement. "Un certain nombre de ces combats sont connus, mais d'autres le sont moins comme le rejet des boues de dragage en mer sans contrôle" en Bretagne, explique à l'AFP Grégoire Lejonc, le coordinateur du projet.


Mais FNE ne se concentre pas seulement sur les points noirs environnementaux et met également en avant les initiatives déjà mises en oeuvre pour y remédier. "En les généralisant, on a déjà les clés de la transition écologique", affirme l'organisation.

 


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Des singes ont utilisé des outils pour s’échapper d’un zoo au Brésil !

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Huit singes capucins se sont échappés mardi du zoo de Cascavel, dans l’Etat du Parana (Brésil). Après avoir brisé les serrures de leur enclos à l’aide d’une pierre, ils se sont enfuit vers la forêt voisine. Dès mardi après-midi, deux d’entre eux ont été retrouvés grâce à des pièges en forme de cages remplies de fruits, essentiellement des bananes. Deux autres ont été récupérés dans la matinée d’hier alors qu’ils se trouvaient… dans un restaurant implanté à proximité du zoo. 

 

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« Ce fut une surprise car ce n’est pas la jungle ici, et voir [un singe] entrer dans mon établissement était amusant », a commenté son propriétaire, manifestement ravi d’accueillir ces visiteurs inhabituels. La coordinatrice du zoo Gladis Dalamina a quant à elle déclaré poursuivre les recherches avec d’autres responsables de la ménagerie pour retrouver les quatre singes capucins encore en fuite, bien que l’équipe pense avoir arrêté les « cerveaux » de l’évasion. Un vieux singe capturé nommé Ceara serait avec sa compagne Amarela à la tête de cette escapade audacieuse. « Nous espérons désormais être en mesure de récupérer les quatre autres. Ils vont revenir car ils sont encore jeunes », assure M. Dalamina.

 

L’évasion de singes capucins n’est pas une première au Brésil. En juillet dernier, la ville de Rio de Janeiro a en effet été assaillie par une bande de singes évadés qui se sont faufilés dans les maisons pour voler de la nourriture aux résidents, provoquant désordre et chaos au sein des habitations. De manière générale, les singes capucins s’échappent à l’âge d’un an environ et font des trous dans les clôtures de leurs cages.


L’épisode de Cascavel a donc surpris par la méthode employée, les animaux ayant utilisé pour la première fois un « outil » pour détruire les serrures de l’enclos. Considéré comme l’espèce de primate la plus intelligente du continent américain, le singe capucin se servait jusqu’ici de pierres pour ouvrir les noix qui composent son alimentation et a fait honneur à sa réputation. Transmis de génération en génération dans la mesure où les jeunes individus observent leurs aînés, ce geste a été « détourné » par les singes capucins du zoo de Cascavel qui souhaitaient en finir avec leur captivité. Comme si le désir d’être libre avait amené ces animaux à redoubler d’ingéniosité pour s’évader.

 

 

 

 

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E-cat : se chauffer pour 20 EUR par an dès 2013

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Si tout se passe bien, vous devriez bientôt pouvoir adjoindre à votre chauffage central actuel un dispositif révolutionnaire de 400 à 500 dollars / euros vous permettant de chauffer votre maison avec une simple cartouche recyclable à base de poudre de nickel, pour moins de 20 dollars/euros par an.

 

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Jusqu’il y a peu le prix du dispositif avait été estimé à 4000 dollars. Grâce à la volonté de son concepteur, l’ingénieur Andrea Rossi (1950), au partenariat industriel avec National Instruments aux Etats-Unis, et une fabrication hautement automatisée, le prix a été divisé par dix, de façon à couper l’herbe sous le pied des copies par retro-engineering qui ne manqueront pas d’apparaître une fois le système lancé à grande échelle. Objectif : 1 million d'unités domestiques par an à partir de début 2013. (*)

De la taille d’un ordinateur portable (le processeur a la taille d’un paquet de cigarettes) et d’une sécurité annoncée comme totale, ce système révolutionnaire dit de réaction nucléaire à basse énergie n’émet selon Rossi (et le professeur Focardi de l’université de Bologne) aucune radiation ni émission d’aucune sorte.


Le nickel est abondant sur Terre et n'est pas cher, mais il est toxique, surtout en poudre, et son traitement doit être fait par des professionnels. La quantité de nickel consommée dans le processus est extrêmement réduite. Pour fixer les idées, selon Andrea Rossi, un gramme permet de produire 23.000 mégawatt heure d’énergie (oui : vingt trois mille mégawatt heure).

L’E-cat est un système thermique révolutionnaire qui utilise de la poudre de nickel, une quantité infime d’hydrogène, un ou des catalyseurs spécifiques, de même que des radiofréquences permettant de faire travailler les forces de répulsion (Coulomb) entre particules subatomiques de façon avantageuse, un peu à l’image de ce qui se passe dans les arts martiaux orientaux.


Au lancement, le processus de préchauffage du système consomme 3000 watt pendant une heure. Puis, une fois lancé, la consommation électrique devient insignifiante, comme celle d’un ordinateur, tout en produisant une quantité extraordinaire d’énergie thermique, permettant de chauffer de l’eau de façon stable et contrôlée à 120°C. Le système peut être complètement arrêté en 30 à 60 minutes.

L’E-cat est en cours de certification aux Etats-Unis par UL (Underwriters Laboratories). Une usine entièrement robotisée serait en voie de construction, semble-t-il au Massachussetts, avec National Instruments comme partenaire industriel.

A terme (12-24 mois ?), le système pourra également produire de l’électricité, une fois surmontées les difficultés de maintien de la température à 400°C (plutôt que 120°C actuellement).


La distribution et la vente se fera via des partenaires agréés, de même que par Internet. Les précommandes, sans engagement financier, peuvent être faites via le site Ecat.com dès maintenant.

Etant donné les risques inhérents à ce type de projet industriel d’avant-garde, Andrea Rossi ne souhaite pas à ce stade ouvrir le capital à des investisseurs particuliers, n’acceptant le soutien que de milieux d’affaires et d’organisations souhaitant investir de faibles sommes d’argent.


En guise de conclusion, ces réflexions de Brian Josephson, prix Nobel de physique 1973 : « A ce jour, rien ne permet de douter des affirmations de Rossi  » et « des réacteurs de type Rossi sont déjà en production et selon Dennis M. Bushnell, Scientifique en chef de la NASA, ils pourraient "changer complètement la géo-économie, la géo-politique et résoudre [des problèmes] de climat et d'énergie". » (lien).

En cas de confirmation, il semble que nous soyons bel et bien en présence d'un changement de paradigme en matière d'énergie. Probablement comparable à la découverte de la roue ou du feu.


A titre de comparaison, le projet internatinal de fusion (très) chaude ITER à Cadarache (France) dont on espère, à coup de dizaines de milliards d'euros d'argent public, pouvoir extraire les premiers kilowatts dans cinquante ans ou plus et dont on connaît mieux aujourd'hui le caractère hautement aléatoire et non raisonnable (voir l'article publié le 13/01/12 sur Mediapart : "Iter, le naufrage"), ... peut aller se rhabiller et surtout se réorienter vers un projet plus utile pour la société.

 

 

 

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Un tiers des plantes d’Île-de-France sont menacées de disparition

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Natureparif, l'agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, a révélé la semaine dernière que 85 espèces végétales (soit 6% de la flore) semblent avoir disparu de cette région et 400 autres (26%) sont aujourd'hui menacées. 128 d'entre elles (8%) courent même un risque majeur d'extinction...


La première Liste rouge régionale


Pour arriver à ces résultats, 1.537 espèces de plantes à fleur et de fougères franciliennes ont été analysées par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP), un service scientifique du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).

Les critères internationaux de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ont été utilisés pour élaborer ce qui constitue la première Liste rouge régionale des espèces menacées de disparition (à télécharger sur le site de Natureparif).

Les espèces sont classées en plusieurs catégories: RE=Disparu au niveau régional; CR?=En danger critique, probablement éteint; CR=En danger critique; EN=En danger; VU=Vulnérable; NT=Quasi menacé; LC=Préoccupation mineure; DD=Données insuffisantes; NA=Non applicable.


L’urbanisation et l’agriculture mises en cause


«Cet état des lieux met en évidence l’appauvrissement et la banalisation de la flore francilienne», s’alarme Natureparif dans un communiqué de presse. Selon elle, «la destruction et la dégradation des habitats naturels représentent la principale cause de régression des espèces végétales.» L’urbanisation et les changements de pratiques agricoles sont les premières activités humaines pointées du doigt.

Ce constat est d’autant plus inquiétant que le quart de la flore française métropolitaine est présent en Île-de-France. Pour enrayer le phénomène, certaines espèces bénéficient déjà d’un plan national d’actions pour assurer leur sauvegarde. C’est le cas par exemple du Flûteau nageant (Luronium natans), classé En danger, ou des messicoles (plantes associées aux moissons). Toutefois, Natureparif admet que «beaucoup reste encore à faire pour préserver ce patrimoine naturel commun.»


Quelques exemples de plantes menacées


La Vigne sauvage (Vitis vinifera) est une espèce médio-européenne en limite de répartition en Île-de-France. Elle est classée dans la catégorie CR (En danger critique). Cette plante est considérée par les spécialistes comme l’ancêtre ou le plus proche parent sauvage des vignes cultivées.

 L’Orchis négligé (Dactylorhiza praetermissa) est une espèce des régions du Nord et atlantiques. Elle est classée dans la catégorie CR (En danger critique).

 La Renoncule à fleurs nodales (Ranunculus nodiflorus) est une espèce caractéristique des mares de platière du Gâtinais, habitats naturels remarquables de l’Île-de-France. Elle est classée dans la catégorie EN (En danger).

 

 


 

 


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