Les océans n'ont jamais été aussi acides

Publié le par Gerome

Dernières années à vivre pour les coraux? Jeudi, des scientifiques ont déclaré que les océans du globe s'acidifiaient actuellement à un rythme sans équivalent depuis 300 millions d'années, risquant ainsi de venir à bout des récifs coralliens, qui fournissent un habitat à d'autres formes animales et végétales. Il devient plus difficile également aux huîtres et aux moules de construire leurs coquilles, et le développement des micro-organismes dont se nourrissent les poissons est perturbé.

 

 

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Mais les activités humaines, et notamment les combustibles fossiles, ont fait passer la densité de carbone de 280 parties par million (ppm) au début de la Révolution industrielle à 392 ppm aujourd'hui. Au XXe siècle, l'acidification des océans a augmenté de 0,1 unité de pH et les auteurs de l'étude pensent que le pH va augmenter de 0,2 à 0,3 d'ici 2100.

L'acidification préhistorique beaucoup moins forte qu'actuellement


Les océans s'acidifient lorsque la présence de carbone augmente dans l'atmosphère. Dans les temps préindustriels, cela se produisait périodiquement quand des poussées naturelles de carbone faisaient augmenter la température moyenne du globe, écrivent les scientifiques. Cela fut notamment le cas lors d'une très forte émission de carbone survenue voici 56 millions d'années, rappellent des chercheurs, dont les conclusions sont publiées par la revue Science.


Cette période de réchauffement, vraisemblablement due à un volcanisme intense, fut elle aussi marquée par une forte acidification des océans, au rythme de 0,008 pH par siècle. Un phénomène limité en regard de ce qui se passe sur Terre depuis le début de la Révolution industrielle voici un siècle et demi, déclare l'auteur de l'étude, Bärbel Hönisch, de l'observatoire terrestre Lamont-Doherty à l'université de Columbia.

 

 

 

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L'armée française devrait mieux prendre en compte le changement climatique

Publié le par Gerome

Selon un rapport parlementaire, les militaires français devraient anticiper les conflits qui pourront naître du changement climatique...

 

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Tsunamis, inondations, épidémies et risques de conflits: les dérèglements climatiques constituent un enjeu majeur en matière de sécurité et de défense, dont les pouvoirs publics doivent se saisir d'urgence. Un enjeu dont certains pays, comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, ont clairement conscience, mais qui suscite encore «un scepticisme très fort» en France dans les milieux de la Défense, «très peu sensibilisés à cette question», soulignent les députés André Schneider (UMP) et Philippe Tourtelier (PS), auteurs d'un rapport parlementaire sur le sujet.


Multiplication des conflits liés à la terre, à l'eau et aux sources d'énergie


Si le rythme d'accélération du phénomène reste difficile à évaluer, une augmentation de la température terrestre moyenne de 0,7% a été constatée au cours des 50 dernières années, soulignent-ils. Et les incertitudes ne doivent pas, selon eux, freiner la prise en compte du phénomène et de ses conséquences dans le domaine de la défense. «Si le réchauffement climatique ne fait pas spécifiquement apparaître de nouveaux risques environnementaux ou sociaux, il les exacerbe», écrivent les deux élus, membres de la Commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale, qui ont auditionné des dizaines de spécialistes pendant un an.


Les catastrophes naturelles - ouragans, cyclones, inondations... – «seront vraisemblablement non seulement plus nombreuses mais également plus dévastatrices», notent-ils. Or, les forces armées sont régulièrement déployées pour faire face aux situations d'urgence et se voient ainsi «détournées de leurs missions principales». Les bouleversements climatiques et leurs effets pourraient surtout engendrer une multiplication des conflits liés à la possession de la terre, à l'accès à l'eau, aux sources d'énergie, et provoquer crises alimentaires et migrations massives.


Les intérêts français en Afrique menacés


Région par région, les auteurs notent que «les effets du réchauffement sont susceptibles de générer des tensions entre les pays du sud et les pays du nord de l'Europe», et peser sur les finances des Etats. L'Afrique sera, selon eux, le continent le plus affecté, en raison de la poussée démographique. Les difficultés des Etats africains «à répondre aux attentes de la population peuvent conduire au développement de guerres civiles, de systèmes de types mafieux (par exemple, seigneurs de la guerre en Somalie) et à la montée de l'intégrisme islamique (Al-Qaida au Maghreb islamique)», écrivent-ils. L'Afrique étant le continent le plus proche de l'Europe, le réchauffement climatique pourrait, selon eux, impacter plus ou moins directement les intérêts de l'Europe «et plus particulièrement les intérêts français».


Aucun continent n'est à l'abri. En Asie, le Pakistan devrait figurer «parmi les nations les plus durement touchées». Le problème hydrique risque de s'aggraver au Proche-Orient et des sécheresses plus longues en Amérique du sud devraient renforcer la pression migratoire, notamment vers les Etats-Unis. Les Américains ont d'ailleurs réagi à la multiplication des facteurs de tension. «La volonté d'adapter les forces américaines aux défis de l'environnement international dans lequel elles doivent opérer inclut désormais cette problématique au plus haut niveau de l'Etat», écrivent les rapporteurs.


Au plan international, l'Onu est selon eux l'«instrument clef de la recherche d'une solution aux changements climatiques». Et les deux élus plaident pour «une mutualisation des renseignements et des actions» au sein de l'Union européenne, pour anticiper et «planifier le monde de demain».

 

 


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Bruxelles poursuit la France en justice pour la pollution aux nitrates

Publié le par Gerome

La Commission européenne reproche à Paris de ne pas avoir pris de mesures suffisantes pour protéger l'environnement.  La Commission européenne a décidé de poursuivre la France en justice pour ne pas avoir pris de mesures suffisantes afin de lutter contre la pollution des eaux aux nitrates, a indiqué une source européenne.

 

Une législation européenne à ce sujet existe depuis 1991, mais la Commission reproche à la France de ne toujours pas s'y être correctement conformée. La saisine de la Cour de justice européenne à Luxembourg doit être officialisée lundi dans la journée. La France n'a toujours pas désigné comme vulnérables à la pollution par les nitrates des zones qui le sont au vu des données scientifiques disponibles et n'a pas encore adopté les mesures permettant de lutter efficacement contre cette pollution dans ces zones, estime la Commission dans un document.

 

 


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Apple veut construire la plus importante installation solaire privée des Etats-Unis

Publié le par Gerome

Le data center d’Apple situé à Maiden, en Caroline du Nord (Etats-Unis), va faire peau verte.

La marque à la pomme fait actuellement beaucoup parler d’elle, mais pas forcément de manière négative. Car malgré ses déboires sociaux et environnementaux avec son sous-traitant Foxconn, lequel fait depuis peu l’objet d’une étroite surveillance, Apple poursuit aussi ses efforts pour réduire son empreinte écologique.


C’est qu’il y a de quoi faire, les activités de la marque à la pomme – tout comme celles de Facebook et Google, pour citer d’autres géants de l’informatique – étant par définition particulièrement énergivores. Outre la pollution engendrée, entre autres, lors de la fabrication de produits qui nécessitent notamment l’exploitation peu écologique de terres rares, le véritable cauchemar environnemental d’Apple et consorts réside dans les fameux data centers. Des installations qui représentaient à elles seules 1,5% de toute la consommation électrique des Etats-Unis en 2010, selon l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).


Il y a moins d’un an, Greenpeace pointait d’ailleurs du doigt la consommation énergétique élevée des centres de traitement de données de l’entreprise fondée par Steve Jobs, déplorant le fait qu’elle reposait majoritairement sur le charbon. Apple semble aujourd’hui avoir tiré des enseignements des admonestations de l’ONG et bien déterminée à redorer son blason. Aussi l’entreprise, désormais dirigée par Tim Cook, vient d’abattre une nouvelle carte « verte » sur la table.

 

Dans son rapport environnemental de 2012, tout juste publié, on apprend en effet qu’Apple souhaite entre autres « bâtir la ferme solaire privée appartenant aux utilisateurs finaux la plus importante des Etats-Unis ». Point de greenwashing : le géant américain a déjà dressé les plans pour accueillir ces panneaux photovoltaïques, qui seront installés à proximité de son data center de Maiden, en Caroline du Nord.  Selon le rapport, cette ferme solaire s’étendra sur près de 40,5 hectares, aura une capacité de production de 20 mégawatts (MW), et pourra fournir pas moins de « 42 millions de kilowattheures (KWh) d’énergie propre et renouvelable par an » (!)


« Nous nous engageons à continuer d’améliorer l’efficacité énergétique en augmentant la part des énergies renouvelables pour répondre aux besoins grandissants de notre data center », affirme la direction, qui évoque également la construction d’une unité de production d’électricité adjacente au data center précité, et qui serait elle aussi la plus importante du pays – dans le domaine du privé en tout cas – à fonctionner grâce à des piles à combustion. « Cette installation de 5 MW (…) sera alimentée à 100% par du biogaz, et fournira plus de 40 millions de KWh d’énergie renouvelable par an », précisent les auteurs du rapport.


L’idéal serait bien sûr d’étendre de tels projets à tous les data centers de la marque à la pomme, dans une situation financière assez confortable pour procéder à un verdissement encore plus poussé. Et que d’autres grands noms de l’informatique tout aussi prospères lui emboîtent le pas.

 

 


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Faire le tour du monde en voiture solaire

Publié le par Gerome

 

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Des étudiants allemands ont mis au point une voiture solaire qui a entrepris depuis l’année dernière un tour du monde. Cette voiture à l’allure hors du commun est partie en octobre 2011 de Darwin en Australie.

La voiture solaire baptisé SolarWorld GT par ses concepteurs a été mise au point grâce à un partenariat entre la compagnie Solar World et l’université des Sciences Appliquées de Bochum. Cette voiture a été conçue dans le but de parcourir des dizaines de milliers de kilomètres en utilisant seulement l’énergie solaire. SolarWorld GT possède une allure spéciale avec son design simple, originale et aérodynamique. Ne pesant que 260 kg, elle possède, en outre, une batterie électrique en lithium-ion de 4,9 kWh qui est alimenté par l’énergie solaire. Pour capter cette énergie, la voiture est équipée d’un panneau solaire de 3 m² qui couvre son toit et sa partie arrière. À l’arrivée, SolarWorld GT dispose d’une autonomie de 275 km et peut rouler jusqu’à 100 km/h sans émettre de bruit et surtout sans rejeter de dioxyde de carbone (CO2).


SolarWorld GT a entamé le tour du monde en octobre 2011. Elle est partie de Darwin en Australie et a traversé l’Australie et la Nouvelle Zélande. Son périple devrait ensuite la conduire aux États-Unis, en Europe et enfin en Asie. Elle achèvera sa tournée en revenant d’où elle partie en Australie. En tout, SolarWorld GT devrait parcourir 29 251 km en 355 jours.

 

Ce n’est pas la première fois que des personnes décident de faire un tour du monde pareil. Le premier à avoir mené à bien une telle aventure est l’ingénieur Louis Palmer. Celui-ci avait entamé son périple le 3 juillet 2007 afin de parcourir la planète d’ouest en est. Un an et demi plus tard, M. Palmer a réussi à boucler son voyage de 53.451 km. Ce périple l’a conduit dans une quarantaine de pays et quatre continents. La voiture dont il s’est servi était baptisé Solartaxi, une biplace à trois roues alimentées en énergie par des panneaux photovoltaïques installées sur une remorque.


De telles initiatives ont pour but de montrer la fiabilité des énergies renouvelables et d’en faire la promotion. C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé M. Palmer aux journalistes quant aux motivations de son action. Il faut dire que sa voiture a accueilli plusieurs personnalités parmi lesquels le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

 

 


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