19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 08:44

Ce chiffre à première vue inquiétant est en réalité encourageant, toutes proportions gardées bien entendu. 4 600 tortues de mer retrouvées mortes dans les filets, c’est beaucoup trop certes mais c’est tout de même 65 000 de moins qu’il y a vingt ans.

 

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Reprenant les statistiques couvrant la période 1990-2007 du National Marine Fisheries Service (NMFS), l’agence gouvernementale chargée de la pêche, des chercheurs de l’université de Duke (Caroline du Nord) et du groupe Conservation International (CI) ont en effet constaté une nette amélioration en ce qui concerne la protection des tortues de mer dans les eaux territoriales américaines.


Il faut dire que plusieurs mesures capitales ont été instaurées durant cette période pour réduire les captures involontaires, notamment des systèmes d’exclusion rendus obligatoires dans les chaluts de pêche aux crevettes, ce qui a permis à de nombreux spécimens qui se sont retrouvés prisonniers de passer entre les mailles du filet au sens propre, et des dispositions interdisant la pêche dans certaines zones au moment où les tortues marines sont le plus susceptibles d’être présentes.

 

Le renforcement de la législation s’est traduit par une réduction de 55 % du nombre de captures depuis 1990. Il y a vingt ans, près de 300 000 tortues de mer étaient ainsi pêchées chaque année. Elles ne seraient plus aujourd’hui « que » 138 000 dont l’immense majorité peuvent être remises à l’eau saines et sauves. Un chiffre qui demeure toutefois bien trop important aux yeux des chercheurs, lesquels considèrent que malgré ses efforts le NMFS n’en fait toujours pas assez pour protéger l’espèce.


Précisons en outre que ces statistiques ne sont qu’une estimation puisqu’elles sont basées sur des observations que les scientifiques jugent « insuffisantes ». Ces derniers déplorent également que les limites autorisées de prises accessoires pour les tortues soient définies par zones de pêche et non à l’échelle nationale comme c’est le cas pour les dauphins et les baleines, ce qui empêche une évaluation globale des populations.


Rappelons enfin que la pêche n’est pas la seule menace auxquelles doivent faire face les tortues de mer. Pollution marine, dégradation de leurs plages de ponte, catastrophes naturelles : autant de maux qui fragilisent gravement les six espèces de tortues marines présentes aux Etats-Unis, toutes classées « menacées » ou « en danger ». Une triste réalité dont les côtes américaines n’ont malheureusement pas l’apanage…

 

 


Published by Gerome - dans Nature
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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 16:38

Selon le ministre de l'Environnement brésilien, la destruction de la savane brésilienne serait en nette recul. Elle aurait diminué de 16% de 2009 à 2010, comparé à 2008/2009. Mais la situation reste grave. C'est une bonne nouvelle qu'a annoncée cette semaine le ministère de l'Environnement du Brésil. Selon les chiffres qu'il a établis, la menace qui plane sur la savane brésilienne se serait récemment atténuée : sa destruction aurait ainsi diminué de 16% entre 2009 et 2010 comparé à la période 2008/2009.

 

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Plus précisément, environ 6.200 kilomètres carrés ont été dévastés de juin 2009 à juillet 2010, contre 7.400 entre 2008 et 2009, soit une réduction de plus de 1.200 kilomètres carrés si l'on en croit les données fournies par les satellites. "La tendance au recul (de la destruction de la savane) se confirme", s'est félicitée mardi la ministre de l'Environnement, Izabella Teixeira. Mais bien que la savane brésilienne s'étende sur environ deux millions de kilomètres carrés, soit l'équivalent de quatre fois la France, ces chiffres semblent encore bien trop élevés.

 

En effet, le Cerrado (savane brésilienne) est l'écosystème, le plus vaste derrière la forêt amazonienne. Or, il a déjà perdu 47% de sa couverture végétale et pour les seules années 2002-2008, 85.075 kilomètres, soit deux fois la superficie des Pays-Bas, ont été dévastés. D'où l'importance de réduire significativement la destruction.

 

L'an dernier, le Brésil a ainsi lancé un plan de préservation et de contrôle de la destruction et des incendies dans le Cerrado, écosystème qui renferme 5% de la biodiversité de la planète. Mais les incendies fréquents en raison des fortes températures et de la sécheresse rendent justement la tâche difficile, alors qu'un feu a détruit 25% de la forêt de Brasilia dernièrement.

 

 


17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 06:46

La Déferlante des restos Bio

Vous êtes en mission à Tokyo, étudiez à Madrid ou résidez à Montréal… C’est l’heure de la pause déjeuner et vous avez entre dix et quinze euros en poche. Pas de panique, dans la plupart des grandes villes du monde il est facile de manger sainement sans se ruiner.

A Montréal, notre correspondante Christine Lacaze nous livre ses restaurants coups de cœur: «le Crudessence  propose des menus 100% bio ou aucun aliment n'est cuit au-dessus de 40° pour préserver les enzymes ; et le ChuChai s’est spécialisé dans les mets à base de simili-viande de haute qualité».



Viva la Vida est le titre d’une célèbre peinture de Frida Kahlo. Mais aussi et surtout, dans le cadre de cette enquête, le nom d’un célèbre buffet et supermarché bio espagnol, à l’instar du centre d’éco-philosophie Ecocentro.

A Tokyo, que ce soit à l’Ukafe, l’Irving place ou l’Eat More Greens manger des «Yuki Shokuhin» (des aliments biologiques) est aujourd’hui facile.

Certains établissements vont au-delà du bio et rajoutent une dimension solidaire et sociale à leur activité. Au Peper, un squat légalisé d’Amsterdam métamorphosé en restaurant, ce sont des volontaires qui servent les plats tout comme au restaurant le Robin des bois de Montréal.



Et dans la ville du Cap en Afrique du Sud, notre correspondante Magalie Barbet apprécie la convivialité qui règne dans The Old Biscuit Mill, une vieille usine à biscuits rénovée qui propose des produits bio et du terroir. «De nombreuses tables sont installées le samedi au milieu d’une sorte de hangar géant pour y déguster un plat en famille ou entre amis.»

Fast-foods bio pour citadins pressés

New York n'est pas à proprement parler une métropole verte, elle compte néanmoins bon nombre de restaurants bio dont le «Sun in Bloom, réputé pour ses brunchs et ses salades, et le One Lucky Duck considéré comme le meilleur restaurant bio de la ville» nous confie Max Goldberg, le fondateur de livingmaxwell.com, l’un des blog dédié à l’alimentation bio les plus réputés aux Etats-Unis. Et au royaume du fast-food, il suffit d’ouvrir la porte d’O'Naturals à Portland ou de Pizza Fusion en Floride pour savourer, pour moins de 10 euros, des hamburgers ou des pizzas biologiques. A noter que les bâtiments de la chaine Pizza Fusion sont alimentés à l'énergie éolienne, que les livraisons se font dans des véhicules hybrides et que la vaisselle jetable est en bioplastique.



Soulignons aussi que les fastfoods bio ont aussi le vent en poupe dans le reste du monde ! Que ce soit l’Het Houten Huisje à Amsterdam, les Imbiss bios de Berlin tels que le Neu Bio Bratwurst ou le Wittys, ou encore le Freshness Burger de Hong Kong, les snackbars bios envahissent les grandes villes.

Gagner plus pour manger mieux?

Attentifs à l’évolution des tendances de consommation, les supermarchés ont progressivement créé des rayons spécialisés ou développé leur propre marque bio. C’est notamment le cas de Rewe en Allemagne ou Tesco à Londres. Gare tout de même aux arnaques ! La valeur du label des produits estampillés «Agriculture Biologique» est presque nulle en Chine à cause d’une gestion très aléatoire. Résultat, beaucoup de Chinois se mettent à cultiver sur leur terrasse. «J'ai des amis qui le font c'est amusant, ça les rapproche de la nature», nous informe notre correspondant Pascal Bonnisseau.



Le fond du problème, comme le rappelle Magalie Barbet, est qu’en Afrique du Sud [et dans de nombreux pays] «s’il y a de nombreux cafés bios, y compris le Quensch et la Kwalapa, où déguster des salades au quinoa, les gens qui en bénéficient sont issues des «middle and upper class». Mais face aux problèmes de santé publique (près d’un américain sur quatre souffre d’obésité), les initiatives des jardins communautaires se multiplient à travers le monde. Au final, comme le rappelle Christine Lacaze, «manger bio, c'est aussi apprendre à cuisiner !»

 

 

16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 08:16

L'ancien vice-président américain Al Gore a lancé, jeudi 15 septembre, sa campagne Internet planétaire de vingt-quatre heures destinée à mobiliser davantage l'opinion publique sur le changement climatique.

 

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Le projet, appelé '24 heures de vérité', consiste en une présentation multimédia accessible en ligne et exposant les dernières avancées scientifiques sur le changement climatique. Ces présentations reprennent en partie le format de son documentaire de 2006, 'Une vérité qui dérange', qui avait à l'époque tiré avec succès la sonnette d'alarme sur le réchauffement du climat.


Elles sont successivement diffusées depuis différents endroits du monde, dont New York, Pékin, Delhi, Jakarta, Londres, Istambul, Séoul et Rio de Janeiro. La campagne, en une dizaine de langues, a débuté à Mexico à minuit GMT (2 heures, à Paris) jeudi et s'achèvera à 23 heures GMT par une présentation de M. Gore, Prix Nobel de la paix (2007), depuis New York. Peu après 14 heures GMT, plus de 3,1 millions de personnes avaient accédé au site, selon les organisateurs.


LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, UNE 'RÉALITÉ'


Le but de cette opération est 'de retenir l'attention dans le monde sur toute la vérité, l'étendue et l'impact de la crise climatique', avait indiqué en début de semaine M. Gore. 'Aujourd'hui, le changement climatique n'est plus une prédiction mais une réalité', insistait-il.

Malgré cela, 'dans le monde, nous sommes encore soumis à la désinformation financée par les pollueurs, et à la propagande visant à tromper le public sur les dangers auxquels nous faisons face avec la crise climatique'.