Le chantier du plus grand pont solaire au monde a débuté

Publié le par Gerome

Les panneaux photovoltaïques ont cela de pratique qu’ils peuvent venir se loger sur une large variété de surfaces et ainsi les valoriser. Agriculteurs, responsables de sites industriels, promoteurs immobiliers et autres ingénieurs en travaux publics ont bien compris leur intérêt financier, aussi peut-on aujourd’hui trouver des installations solaires sur les toits de stades, d’usines ou encore de tunnels ferroviaires, type d’infrastructure dans lequel la ville de Londres (Grande-Bretagne) s’est à son tour illustrée hier. Le chantier de la plus importante centrale solaire de la capitale britannique vient en effet d’être lancé.

 

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Dans le cadre de la rénovation de la station de Blackfriars, située entre la cathédrale St-Paul et l’ancienne gare Eurostar de Waterloo, c’est-à-dire au cœur de Londres, quelque 4 400 panneaux photovoltaïques seront installés d’ici la fin de l’année prochaine sur le pont ferroviaire qui enjambe la Tamise et conduit à Blackfriars.

 

Cet ouvrage victorien bénéficiera donc d’une couverture photovoltaïque de 6 000 mètres carrés qui aux dires de l’exploitant devrait produire pas moins de 900 000 kilowattheure (KWh) chaque année, soit environ la moitié des besoins énergétiques de la gare et une économie annuelle 511 tonnes de CO2.


Ce projet tient sa source dans l’engagement de Network Rail (l’équivalent britannique de Réseau Ferré de France) de diminuer de 25% les émissions de dioxyde de carbone par kilomètre parcouru et par passager. Les travaux de rénovation de la station de Blackfriars incluent par ailleurs d’autres mesures d’économies d’énergies comme la collecte des eaux de pluies et l’installation de puits de lumière pour favoriser l’éclairage naturel. Cerise sur le gâteau : le pont solaire sera visible depuis le London eye, la célèbre grande roue installée au bord de la Tamise. Sans doute un atout touristique de plus pour la capitale britannique…

 

 


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Mattel se met au vert

Publié le par Gerome

Accusé de détruire des forêts tropicales par Greenpeace,  le fabricant de jouet Mattel a décidé de revoir complètement les emballages de ces produits. D'ici fin 2011, 70% seront composés de matériau recyclé et de fibres issues du développement durable.

 

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Le fabricant de la célèbre Barbie, Mattel, n'a pas tarder à réagir concrètement. En juin dernier, Greenpeace accusait par l'intermédiaire d'une campagne originale, le producteur de jouets de participer à la déforestation en Indonésie. D'après l'organisation, les emballages des produits de Mattel étaient en effet fabriqués à partir de pâte à papier directement issue des forêts tropicales du pays et fournie par l'entreprise Asia Pulp and Paper. Face aux accusations, Mattel avait alors annoncé le début d'une enquête sur les activités de son fournisseur et avait rapidement cessé l'approvisionnement.


Mais aujourd'hui, c'est une mesure encore plus radicale que le fabricant a annoncée : désormais, les emballages des jouets de la marque seront fabriqués en grande partie à l'aide de papier recyclé. Plus précisément, d'ici fin 2011, 70% de ses emballages papier seront composés de matériau recyclé et de fibres issues du développement durable. Un taux qui grimpera à 85% d'ici 2015, a précisé l'entreprise dans un communiqué. Mattel s'engage "à progresser dans l'utilisation de papier issu du développement durable", a indiqué pour sa part Lisa Marie Bongiovanni, vice-présidente de Mattel citée dans ce même communiqué.


Ainsi, la compagnie entend bien dorénavant "éviter la fibre vierge d'origine controversée"; provenant "entre autres, d'Asian Pulp and Paper (APP)", a confié la firme à l'AFP. Devant l'efficacité qu'a eu la campagne, Greenpeace s'est félicitée de la décision prise par Mattel et a précisé que ses enquêtes "ont fait la preuve de la contribution majeure d'APP dans la déforestation des forêts indonésiennes".


Néanmoins, l'ONG a tout de même indiqué qu'elle "garderait un oeil sur Mattel pour s'assurer qu'elle respecte ses engagements et encouragera d'autres fabricants de jouets, notamment Disney et Hasbro, à prendre des actions semblables pour protéger les forêts tropicales humides."

 

 


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Les pollutions agricoles pèsent lourd sur la facture d'eau

Publié le par Gerome

Selon un rapport du Commissariat général au développement durable, les régions les plus polluées par les pesticides et les engrais voient leur facture d'eau augmenter considérablement...


Les excès d’azote et de pesticides coûteraient entre 1.000 et 1.500 millions d’euros aux ménages français. Un rapport du Commissariat général au développement durable (CGDD), publié le 30 septembre, alerte sur les coûts d’épuration des eaux polluées par l’agriculture: pour les ménages des localités les plus touchées, les dépenses supplémentaires pourraient atteindre 494 euros par ménage ou 215 euros par personne et par an.


Aller chercher l’eau plus loin coûte cher


Sur les 1.000 à 1.500 millions d’euros annuels que coûtent les pollutions diffuses agricoles, le CGDD estime que la facture d’eau est alourdie de 640 à 1.140 millions d’euros. Le retraitement de l’eau potable et des eaux usées représente à lui seul 480 à 870 millions d’euros par an, auxquels s’ajoutent les coûts de nettoyage des captages eutrophes. Les surcoûts d’énergie liés au pompage des conduites encombrées par les algues et végétaux coûte ainsi de 60 à 100 millions par an.


Le recours à des captages en dehors des zones polluées et «systématiquement plus éloignés des agglomérations que les anciens», ainsi que le mélange d’eaux «contaminées» et d’eaux propres représentent 100 millions d’euros supplémentaires.  Cette pratique, «qui n’est pas sans révéler un désarroi certain des  collectivités locales concernées, écrit le CGDD, pose de vraies questions éthiques et a tendance à se généraliser depuis quelques années. Les producteurs d’eau potable des agglomérations disposant de plusieurs ressources d’eau d’origines géographiques distinctes se sont lancés dans le mélange des eaux contaminées avec les eaux «propres» au travers d’interconnections de réseaux de production d’eau potable».


Loin du principe pollueur-payeur


Si l’on ajoute 220 millions d’euros liés à la consommation d’eau en bouteille pour l’alimentation des enfants en bas âge et 160 millions pour le filtrage de l’eau du robinet à domicile dans les zones les plus polluées, les ménages supportent quasiment l’intégralité du coût des pollutions agricoles qui nuisent à la qualité de l’eau.


On est donc bien loin du principe «pollueur-payeur»: «Sur 2007 et 2008, les agences de l’eau ont engagé 144 millions d’euros au titre de la lutte contre la pollution agricole alors qu’elles n’ont encaissé qu’environ 11 millions d’euros de redevance de pollution des agriculteurs: l’analyse des budgets des agences de l’eau fait ainsi apparaître un solde net annuel de 60 à 70 millions d’euros de dépenses dues aux pollutions agricoles et majoritairement financées par la redevance domestique, c'est-à-dire par la facture d’eau potable du consommateur domestique», relève le CGDD.


Une des solutions pour améliorer la qualité de l’eau dans les captages et réduire les coûts de retraitement consiste à favoriser l’agriculture raisonnée ou bio au dessus des captages.

 

 

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Ce trou dans la couche d'ozone qui inquiète les scientifiques

Publié le par Gerome

Il se trouve au-dessus de l'Arctique...

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Un trou d'une taille équivalente à cinq fois la surface de l'Allemagne s'est ouvert dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique, égalant pour la première fois la diminution observée dans l'Antarctique, ont annoncé dimanche des chercheurs. Provoqué par un froid exceptionnel au Pôle Nord, ce trou record s'est déplacé durant une quinzaine de jours au-dessus de l'Europe de l'Est, de la Russie et de la Mongolie, exposant parfois les populations à des niveaux élevés de rayonnements ultra-violets, ont-ils ajouté.


L'ozone, une molécule composée de trois atomes d'oxygène, se forme dans la stratosphère où elle filtre les ultra-violets qui endommagent la végétation et peuvent provoquer des cancers de la peau ou la cataracte. Ce bouclier naturel est régulièrement attaqué au niveau des pôles au moment de l'hiver et du printemps, en partie à cause des composés chlorés (chlorofluorocarbones ou CFC) utilisés par l'homme dans les systèmes de réfrigération et les aérosols. La production de CFC est désormais quasiment nulle, grâce au protocole signé en 1985 à Montréal.


Une première


Le froid intense reste le facteur principal de la destruction de l'ozone. Sous l'effet du froid, la vapeur d'eau et les molécules d'acide nitrique se condensent pour former des nuages dans les couches basses de la stratosphère. Dans ces nuages se forment du chlore qui aboutit à la destruction de l'ozone. Le trou dans la couche d'ozone est habituellement beaucoup plus important en Antarctique qu'en Arctique car il y fait beaucoup plus froid. Les relevés effectués jusqu'alors au Pôle Nord indiquent que la diminution d'ozone est très variable et bien plus limitée que dans l'hémisphère sud.


Des observations satellitaires menées entre l'hiver 2010 et le printemps 2011 ont pourtant montré que la couche d'ozone avait été soumise à rude épreuve à une altitude comprise entre 15 et 23 km. La perte la plus importante -plus de 80%- a été enregistrée entre 18 et 20 km d'altitude. «Pour la première fois, la diminution a été suffisante pour qu'on puisse raisonnablement parler de trou dans la couche d'ozone en Arctique», estime l'étude publiée dimanche dans la revue scientifique britannique Nature.


«Des valeurs inhabituellement élevées» d'ultra-violets


Le responsable est un phénomène connu sous le nom de «vortex polaire», un cyclone massif qui se forme chaque hiver dans la stratosphère arctique et qui l'an dernier est né dans un froid extrême, a expliqué à l'AFP Gloria Manney, du Jet Propulsion Laboratory, en Californie (Etats-Unis). «La destruction de l'ozone a commencé en janvier, puis s'est accélérée à tel point que les concentrations d'ozone dans la région du vortex polaire étaient bien inférieures à celles de l'an dernier», dit-elle.


Des valeurs particulièrement basses ont été observées «durant 27 jours en mars et au début du mois d'avril, sur une surface d'environ deux millions de km2, soit à peu près cinq fois l'Allemagne ou la Californie», précise la scientifique. Un chiffre équivalent à la destruction de l'ozone en Antarctique au milieu des années 80. Courant avril, le vortex s'est déplacé au-dessus de régions plus densément peuplées de Russie, de Mongolie et d'Europe de l'Est durant une quinzaine de jours. Des mesures effectuées au sol ont montré «des valeurs inhabituellement élevées» d'ultra-violets avant que le vortex ne se dissipe, selon Gloria Manney.

 

 


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