24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 11:12

A l'occasion du septième Forum international de l'environnement et du développement de Chine, le gouvernement a annoncé son intention de réévaluer ses normes de qualité environnementale. De nouveaux seuils de pollution portant notamment sur l'air, l'eau, le sol et le bruit, seront mises en place dans les cinq prochaines années.


La Chine vient d'annoncer son intention de réévaluer les normes de la qualité de l'environnement du pays, et ce au cours des cinq prochaines années, rapporte le site Radio Chine Internationale. De nouveaux seuils d'émissions polluantes dans les secteurs industriels clés seront mis en place, a déclaré le vice-ministre de la Protection de l'Environnement Zhou Jian à l'occasion du septième Forum international de l'Environnement et du Développement de Chine.


Les normes concernant la qualité de l'air, de l'eau, du sol, mais aussi la pollution sonore seront révisées, tandis que des campagnes spéciales seront lancées pour faire face aux problèmes environnementaux auxquels est exposée la population chinoise. Parmi les problèmes urgents à traiter, la pollution de l'eau potable et le traitement des déchets, a souligné Zhou Jian.


En outre, la question des émissions de gaz à effet de serre a été abordée par le ministre chinois des Sciences et Technologies, Wan Gang, lors de la quatrième réunion ministérielle du Forum sur le leadership en matière de séquestration du carbone (CSLF). Il a assuré que la Chine souhaitait déployer des efforts communs avec les autres pays pour développer les technologies de captage et de stockage du CO2.

 

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 18:02

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé que la clause de sauvegarde prise par la France en février 2008 pour suspendre la culture du maïs transgénique MON810 était illégale en raison d’un vice de procédure.
Cette décision est lourde de conséquences : elle rouvre la porte à la culture de maïs OGM en France. A l’origine de cet épisode juridique? Monsanto. En 2008, cette dernière avait saisi le Conseil d’Etat, qui avait à son tour saisi la CJUE.

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Monsanto et ses complices habituels : l’Assemblée générale des producteurs de maïs (AGPM), le Syndicat des établissements de semences agréés pour les semences de maïs (SEPROMA) et plusieurs autres producteurs de semences tirent aujourd’hui profit d’un vice de forme ! Les industriels ne reculent devant aucune manœuvre pour sauver leur business.

Le gouvernement doit s’engager à prendre une nouvelle clause de sauvegarde

Maintenant que la CJUE a rendu son arrêt, l’affaire retourne devant le Conseil d’Etat français, qui devra annuler la décision prise en février 2008. Celui-ci peut mettre plusieurs mois à le faire mais quoi qu’il en soit, il devra tôt ou tard se conformer à la décision de la CJUE, comme le veut le droit européen.

Désormais, c’est au gouvernement de prendre ses responsabilités : s’il ne met pas en place une nouvelle clause de sauvegarde, le moratoire français sur la culture du maïs MON 810 sera bel et bien condamné et on risque de voir réapparaître les OGM dans nos champs dès le printemps prochain.

Le nécessaire respect du principe de précaution

La CJUE a déclaré la clause de sauvegarde française illégale en remettant notamment en cause le choix de la procédure mise en œuvre. Sur ce point, elle a estimé que la France s’était trompée de fondement juridique et qu’elle n’avait pas le droit d’adopter unilatéralement des mesures pour interdire la culture du MON 810.

Sur le fond, en février 2008, la clause de sauvegarde française avait été motivée par des « risques sérieux pour l’environnement » (dissémination, apparition de résistances sur les ravageurs cibles, effets sur la faune non cible) en application du principe de précaution. C’est donc un retour à la case départ…

Le principe de précaution est inscrit dans la Constitution française. En l’absence d’études suffisantes, il est évident qu’on ne doit pas planter des OGM. La France et les autres pays de l’Union européenne doivent donc enclencher des clauses de sauvegarde en se servant des fondements juridiques adaptés.

MàJ : le 8 septembre, OGM : NKM assure que la France prendra une « nouvelle clause de sauvegarde » si nécessaire sur LePoint.fr « Si la clause française était annulée pour des questions procédurales, nous prendrions une nouvelle clause de sauvegarde [...], car les questions environnementales, elles, demeurent sans réponse« , a indiqué la ministre dans un communiqué.
Ces déclarations se veulent rassurantes mais la vigilance des citoyens ne doit pas se relâcher, la nouvelle clause de sauvegarde doit voir le jour !

 

 

 

23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 07:46

La Mer de Glace est le plus grand glacier français. C'est donc tout naturel qu' il soit aussi le plus visité. Le problème? Chacun des 500.000 visiteurs annuels pense toujours être le seul à y abandonner un bâton d'escalade cassé ou un bout de semelle arraché. Un nettoyage de ce véritable patrimoine naturel est organisé le 23 septembre.Plus de deux tonnes de déchets ont été ramassés lors du nettoyage 2010. Ils sont acheminés en hélicoptère.

 

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Pas très écologique me direz-vous, mais nécessaire vu la quantité de déchets et les 70 mètres d'échelle qu'il faudrait monter pour arriver au chemin de fer qui dessert le site ! D'une surface de 40 km2, le glacier sera nettoyé par une soixantaine de volontaires de l'entreprise Lafuma et du Club Alpin Français de Chamonix.


La Mer de Glace est un lieu exceptionnel en raison de sa taille et de sa beauté, mais aussi grâce à un accès facilité pour les touristes grâce au chemin de fer qui arrive au dessus du site. Pendant les 5 kilomètres de la traversée en train, on profite d'un panorama exceptionnel sur la Mer de Glace, ainsi que sur les vallées situées entre son point de départ Chamonix et son terminus Montenvers.


On savait déjà le site menacée de disparition par la pollution atmosphérique et le réchauffement climatique. C'est pour mieux comprendre les enjeux de la sauvegarde et de l'entretien des glaciers que le glaciologue Luc Moreau se rendra sur place afin d'expliquer aux volontaires ce qu'est un glacier et qu'elles sont les enjeux de sa préservation.


L'épaisseur de la Mer de Glace se réduit de 4 à 5 mètres par an depuis 1994. Cette année encore il a fallut rajouter des échelles supplémentaires pour pouvoir l'atteindre.

 

 


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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 06:56

Les ressources générées par la Terre pendant un an seront épuisées dès la fin septembre...

 

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Une nouvelle fois, les Terriens vont finir l'année à découvert: dans quelques jours, ils auront consommé l'équivalent des ressources naturelles que peut générer la Terre en un an sans compromettre leur renouvellement. La date symbolique a été fixée au 27 septembre par le think tank Global Footprint Network. Pour finir l'année, l'humanité en est donc réduite à vivre écologiquement à «découvert» et à puiser dans des «stocks» chaque année plus maigres. C'est-à-dire à pratiquer une pêche qui va entretenir la baisse des stocks de poissons dans les océans, à détruire plus d'arbres qu'elle n'en replante ou à rejeter plus de CO2 que ce que la planète ne peut absorber. «C'est comme avoir dépensé son salaire annuel trois mois avant la fin de l'année, et grignoter ses économies année après année», explique dans un communiqué le président de Global Footprint Network, Mathis Wackernagel.

L’humanité vit au-dessus de ses moyens depuis 30 ans

Une vie «à découvert» que les bientôt 7 milliards de Terriens -- le cap devrait être franchi fin octobre selon les prévisions onusiennes -- débutent chaque année un peu plus tôt: fin septembre, donc, en 2011, contre début novembre en 2000, en appliquant les calculs utilisés cette année. Le «think tank» basé à Oakland (Californie) s'est fait une spécialité de calculer l'«empreinte écologique» de l'humanité et la comparer avec ce que la Terre est en capacité de générer comme ressources renouvelables -- sans toucher aux stocks -- et d'absorber comme déchets.


Bilan de l'équation posée par l'organisation: si la Terre a été pendant très longtemps à même de répondre aux besoins des hommes sans s'épuiser, on a franchi un seuil «critique» au cours des années 70. Et depuis plus de 30 ans, l'humanité vit au-dessus de ses moyens et il faudrait en fait 1,2 à 1,5 Terre pour assumer aujourd'hui les besoins d'une population toujours croissante. En 2010, un rapport du WWF avait mis en exergue les fortes disparités entre habitants de la Terre, qui consomment en fait 4,5 planètes et demie s'ils vivent aux Etats-Unis ou aux Emirats arabes unis mais moins d'une moitié s'ils vivent en Inde.

Une date symbolique

En arrêtant chaque année une date symbolique où l'humanité commence à puiser dans les ressources, le Global Footprint Network entend d'abord permettre de prendre conscience de cet écart grandissant. «Mais il n'est pas possible, bien sûr, de déterminer avec une précision absolue le moment exact où nous dépassons notre budget. Ce jour où nous dépassons la capacité de la Terre est plus une date estimée qu'une date exacte», précise le think tank.


Même si l'application cette année de nouvelles méthodologies de calcul ne permet pas une comparaison directe avec les années précédentes, la tendance reste la même avec un épuisement croissant des ressources en dépit de la crise économique mondiale, selon l'organisation. «Alors que nous cherchons à reconstruire nos économies, c'est le moment de se présenter avec des solutions qui resteront opérationnelles et pertinentes dans le futur», estime Mathis Wackernagel. «Une reconstruction à long terme ne peut réussir que si elle est conduite avec une réduction systématique à notre dépendance aux ressources.»

 

 


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